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Superbe avec un Jean Dujardin remarquable comme à son habitude et une Nastya Golubeva exceptionnelle.
Un peu long, on va pas se mentir, mais très très bien filmé, raconté, scénarisé, joué. On se rend bien compte d'à quel point l'époque était trouble, complexe, comment les comportements peuvent glisser, devenir répréhensibles, combien il devait être difficile, en temps réel, de comprendre ce qui était à l'œuvre, de faire face ou de se voiler la face.
Très bonne surprise que ce film. Tout y est juste! L'histoire entre lumières et ombres, le jeux des acteurs (Dujardin magnifique!), la mise en scène. Les plus de trois heures de film (ce qui peut faire un peu peur) nous embarquent et nous transportent?.
spoiler:
"-Je ne savais pas. -Est ce que tu as cherché à savoir ?"
À l'instar de cinéastes tels que Marcel Ophüls (Le Chagrin et la Pitié), Louis Malle (Lacombe Lucien) ou encore Costa-Gavras (Section Spéciale), c'est aujourd'hui au tour de Xavier Giannoli de nous dépeindre une période peu reluisante (et très peu traitée sur grand écran) de l'Histoire française : celle de la Collaboration en temps de guerre.
Le réalisateur-scénariste des «Illusions Perdues» nous plonge dans une fresque ambitieuse, réfléchie et évitant le piège du manichéisme simpliste, pour mieux nous retracer les (vrais) destins entrecroisés de Jean Luchaire, patron de presse, sa fille Corinne, jeune actrice en pleine ascension, et leur ami Otto Abetz, professeur d'art, et leur bascule progressive vers le côté sombre de l'Histoire, qu'ils en soient pleinement conscients ou pas.
spoiler: Ou comment, de pacifistes dans l'entre-deux-guerres, défendant la réconciliation franco-allemande, ils vont, lentement mais sûrement, devenir les portes-voix du parti national-socialiste, arrivé au pouvoir en Allemagne en 1933, et envahissant la France vaincue en 1940. Des "collaborateurs sincères", rendant l’inacceptable acceptable. Persuadés qu'ils agissent pour la bonne cause en pactisant avec le pire, ils deviennent les outils de propagande et les complices (in)directs de ce régime de plus en plus répressif et sans pitié. Et reproduisent ce "Plus jamais ça", qui n'est plus qu'un lointain souvenir, une illusion rassurante dans laquelle ils se bercent pour se convaincre qu'ils agissent pour le bien commun. Et ce mensonge, à mesure qu'on se le répète, fini par devenir "LA vérité". Une vérité dévorant les esprits, mais aussi les corps (à moins que ce ne soit dû à l'énorme quantité de cigarettes fumées au cours du film), venant illustrer métaphoriquement ce pacte avec le Diable que le père aimant "transmet" à sa fille.
Illustrée par une reconstitution et une photographie des plus soignées et incarnée par un trio principal des plus convaincants (Jean Dujardin, August Diehl et la jeune Nastya Golubeva Carax), une œuvre dense, solide et nuancée, nous dépeignant des personnages ambigus, pris dans un engrenage qu'ils ont eux-mêmes provoqué, et dressant notamment le portrait d'un milieu mondain s’accommodant du pire, que ce soit par fanatisme et/ou par opportunisme, dansant avec la trahison pour mieux profiter de ce pouvoir opulent et éphémère.
Et surtout une œuvre historique, traitant de la collaboration, personnelle comme étatique, et trouvant une étrange (et pas forcément rassurante) résonance avec notre présent.
Malgré certaines redondances dans le récit (une demi-heure en moins n'aurait sans doute pas changé grand-chose au bon déroulement du film), voilà sans doute l'une des productions françaises qui devraient marquer durablement cette année 2026 au cinéma.
Le cinéma qui est et restera, encore et toujours, un passage de témoin entre les époques et les générations.
Pour ne pas oublier ce qui nous a précédé, en bien comme en mal, et toujours nous rappeler que ce qui s'est produit peut se reproduire un jour ou l'autre, sous une forme ou une autre.
À l'instar de cinéastes tels que Marcel Ophüls (Le Chagrin et la Pitié), Louis Malle (Lacombe Lucien) ou encore Costa-Gavras (Section Spéciale), c'est aujourd'hui au tour de Xavier Giannoli de nous dépeindre une période peu reluisante (et très peu traitée sur grand écran) de l'Histoire française : celle de la Collaboration en temps de guerre.
Le réalisateur-scénariste des «Illusions Perdues» nous plonge dans une fresque ambitieuse, réfléchie et évitant le piège du manichéisme simpliste, pour mieux nous retracer les (vrais) destins entrecroisés de Jean Luchaire, patron de presse, sa fille Corinne, jeune actrice en pleine ascension, et leur ami Otto Abetz, professeur d'art, et leur bascule progressive vers le côté sombre de l'Histoire, qu'ils en soient pleinement conscients ou pas.
spoiler: Ou comment, de pacifistes dans l'entre-deux-guerres, défendant la réconciliation franco-allemande, ils vont, lentement mais sûrement, devenir les portes-voix du parti national-socialiste, arrivé au pouvoir en Allemagne en 1933, et envahissant la France vaincue en 1940. Des "collaborateurs sincères", rendant l’inacceptable acceptable. Persuadés qu'ils agissent pour la bonne cause en pactisant avec le pire, ils deviennent les outils de propagande et les complices (in)directs de ce régime de plus en plus répressif et sans pitié. Et reproduisent ce "Plus jamais ça", qui n'est plus qu'un lointain souvenir, une illusion rassurante dans laquelle ils se bercent pour se convaincre qu'ils agissent pour le bien commun. Et ce mensonge, à mesure qu'on se le répète, fini par devenir "LA vérité". Une vérité dévorant les esprits, mais aussi les corps (à moins que ce ne soit dû à l'énorme quantité de cigarettes fumées au cours du film), venant illustrer métaphoriquement ce pacte avec le Diable que le père aimant "transmet" à sa fille.
Illustrée par une reconstitution et une photographie des plus soignées et incarnée par un trio principal des plus convaincants (Jean Dujardin, August Diehl et la jeune Nastya Golubeva Carax), une œuvre dense, solide et nuancée, nous dépeignant des personnages ambigus, pris dans un engrenage qu'ils ont eux-mêmes provoqué, et dressant notamment le portrait d'un milieu mondain s’accommodant du pire, que ce soit par fanatisme et/ou par opportunisme, dansant avec la trahison pour mieux profiter de ce pouvoir opulent et éphémère.
Et surtout une œuvre historique, traitant de la collaboration, personnelle comme étatique, et trouvant une étrange (et pas forcément rassurante) résonance avec notre présent.
Malgré certaines redondances dans le récit (une demi-heure en moins n'aurait sans doute pas changé grand-chose au bon déroulement du film), voilà sans doute l'une des productions françaises qui devraient marquer durablement cette année 2026 au cinéma.
Le cinéma qui est et restera, encore et toujours, un passage de témoin entre les époques et les générations.
Pour ne pas oublier ce qui nous a précédé, en bien comme en mal, et toujours nous rappeler que ce qui s'est produit peut se reproduire un jour ou l'autre, sous une forme ou une autre.
Très bon un peu de longueurs. Mais une très belle représentation de ce que fut la banalité de la collaboration avec l'Allemagne nazie.
Ce film est presque un chef d’oeuvre,
Tout y est soigné : decor et costumes,
L’hstoire est basée sur des faits réels , Jean Dujardin joue brillamment, les autres acteurs sont également tres bons.
L’histoire est riche et pleine de rebondissements.
Tout y est soigné : decor et costumes,
L’hstoire est basée sur des faits réels , Jean Dujardin joue brillamment, les autres acteurs sont également tres bons.
L’histoire est riche et pleine de rebondissements.
Un film origibal par son sujet et son format.
Le sujet, comment un homme pacifiste et idealiste devient un collaborateur pedant l occupation entrainabt sa fille qu il adore dans sa chute.
Le format, un film de plus de 3h, ce qui n est pas banal, mais on ne les sent pas passer.
Beaucoup de tres bons acteurs, Dujardin tres bon dans un role qui le change.
Une tres beau film tout en ambiguite qui revisite la periode trouble de l occupation.
Le sujet, comment un homme pacifiste et idealiste devient un collaborateur pedant l occupation entrainabt sa fille qu il adore dans sa chute.
Le format, un film de plus de 3h, ce qui n est pas banal, mais on ne les sent pas passer.
Beaucoup de tres bons acteurs, Dujardin tres bon dans un role qui le change.
Une tres beau film tout en ambiguite qui revisite la periode trouble de l occupation.
Ce film est excellent. De très bons acteurs et un film qui se vit. Nous sommes pris dans le récit historique de ces années d occupation
Complaisanrt, en surplomb, sans contre champs, 3 minutes à la fin pour nous montrer les petits cailloux didpersé pour se racheter
Quand a la lusisue.. à la truelle.
Quand a la lusisue.. à la truelle.
Une belle fresque pour enfin dépeindre une époque du point de vue du collaborateur. Passionnant.
Trop de glaires, de toux et de tabagisme à mon goût
Trop de glaires, de toux et de tabagisme à mon goût
Le sujet est intéressant mais des longueurs et les voix trop languissantes ; me suis un peu ennuyée …
film long mais nécessaire, très réussi et l'interprétation surprise et impressionnante de Nastya Golubeva tient le film sur toute la durée et Jean Dujardin avec une interprétation impeccable
Je trouve inadmissible de permettre aux acteurs fumer tellement sans cesse, je comprends que le réalisateur à voulu faire vivre l’époque mais aujourd’hui nous connaissons tous l’influence des lobbys et les dangers de la cigarette. J
3h19, mais ça passe très vite tant le rythme est élevé . Un excellent Dujardin tout en sobriété , et Nastua Golubeva, une découverte fabuleuse au talent prometteur. Une histoire dans l’Histoire, mais subtilement racontée. Du grand art…
Retourner au cinéma pour goûter à la beauté du cinéma était un chemin que je n’avais pas encore franchi. C’est fait avec ce film qui passe vite, qui se révèle incarné par deux premiers rôles principaux forts. Mais, je reste un peu curieux de l’ambition même de ce film. Qui sont ces deux personnages réellement ? Pourquoi ne pas accompagner davantage le spectateur vers l’ambiguïté ?
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