Les Rayons et les Ombres
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709 critiques spectateurs

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Sylvana
Sylvana

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2026
Excellent film, scénario, éclairage, mise en scène et interprétation magistrale, avec toutefois des longueurs. J'aime beaucoup ce film car il nous fait réfléchir sur le présent à partir d'un épisode trouble et douloureux de notre histoire. Comment le pacifisme peut conduire à l'engrenage de la collaboration, comment on peut être amené à renier toutes ses valeurs pour garder ses privilèges. Le film résonne fortement avec aujourd'hui !!
Zabou Thibault
Zabou Thibault

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 avril 2026
Je suis malheureusement sortie durant la projection, le devoir de mémoire me motivant à rester encore un peu plus. Mais je n'ai pas tenu. Deux heures m'ont suffi. J'ai eu la nette sensation d'assister à un reportage sur la tuberculose. Trop de toux, trop de crachats. Je ne comprends pas le choix de la réalisation : en quoi l'omniprésence (on parle d'un film de 3h20) de ces éléments peuvent aider le récit ? Pour moi, c'est incompréhensible. Il en va de même pour la cigarette : c'est un concours du film qui détiendra le plus de clopes allumées dans l'histoire du cinéma ? Le ton et le rythme sont lisses et monotone, ce qui renforce l'aspect grisâtre du film, dans tous les sens du terme
Adripois
Adripois

12 abonnés 23 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 avril 2026
Très decu de ce film. C’est long. On s’ennuie énormément. Nastya Golubeva n’est vraiment pas convaincante pour moi et je ne comprenais pas ce choix de casting jusqu’à ce que je comprenne que c’est « une fille de ». August Diehl et Jean Dujardin sont bien plus convaincant. Les décors et les costumes sont vraiment très bons. Mais ça ne m’a pas suffi pour apprécier ce film qui tourne en rond et n’amène aucune tension. On ne s’attache pas aux Luchaire, on ne se dit jamais qu’ils avaient des bonnes intentions dans leur collaboration macabre avec les allemands. Bref j’ai pas aimé
Tik Tik
Tik Tik

2 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2026
C’est le genre de film pour lequel on est content d’aller au cinéma et d’y avoir mis le prix, 3h 20 oui c’est un sacré morceau, avec quelques longueurs et redondances mais c’est une très belle œuvre avec un duo d’acteur exceptionnel. Un film qui vous fait réfléchir, qui vous donnera parfois la nausée mais un film à voir absolument!
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2026
L'intérêt majeur de ce film est de s'intéresser à une période sombre de notre histoire: l'occupation allemande et la collaboration avec les Nazis durant la seconde guerre mondiale.
Mais la lourdeur de la réalisation et les répétitions scénaristiques. finissent par lasser le spectateur. Le casting est inégal et Jean Dujardin ne parvient pas vraiment à convaincre.
Le pire est finalement le manque d'émotions au bout de 03h19 de projection. Un comble avec un tel sujet !
alain barbanel
alain barbanel

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5,0
Publiée le 22 mai 2026
Jean Luchaire, le journaliste collaborateur mondain sous l’occupation

Le personnage central du dernier film de Xavier Giannoli Les Rayons et les Ombres interroge le glissement progressif d’un homme qui croit défendre le Bien, vers le mal absolu. Dérangeant mais salutaire.

Alain Barbanel, journaliste

« Dis moi, à quel moment devient-on collaborateur ? » S’adressant à son père au cours d’une fête organisée par l’ambassade d’Allemagne à Paris, Corinne, star montante du cinéma sous l’occupation, interroge son père Jean Luchaire, journaliste, et patron de la presse collaborationniste. « Pourquoi cette question ? », semble t-il répondre d’un regard interloqué. Le film salutaire de Xavier Giannoli, Les Rayons et les Ombres, se joue dans cette question qui plane comme une ombre sur plus de trois heures. Si « Lacombe Lucien » de Jean Malle explorait le parcours d’un citoyen ordinaire et insipide plongeant sans état d’âme dans les affres de la milice, nous voici en face d’un intellectuel, fils de bonne famille, radical socialiste, soutien de Léon Blum, pacifiste et…journaliste. C’est un militant convaincu par le rapprochement des peuples et le dialogue entre l’Allemagne et la France, pour éviter selon lui, avec un idéal chevillé au corps, la catastrophe annoncée. Son obsession : la boucherie de la Grande guerre de 14-18 et la volonté inflexible d’assurer à sa jeune fille un avenir dans une Europe apaisée. Proche des ligues antiracistes dont la Lica (Ligue internationale contre l’antisémitisme fondée en 1927), citée au début du long-métrage, il parcourt la France avec son ami allemand Otto Abetz, artiste en galère et progressiste, pour propager la bonne parole.



« Servir le pays ! »

C’est au nom d’une grande « Cause » que l’amitié se renforce entre les deux hommes. Elle deviendra fusionnelle. Au nom du Bien…qui glissera progressivement vers le mal absolu : la collaboration intégrale pour Luchaire en qualité de patron de presse qui doit la survie de son titre moribond Les nouveaux temps aux subventions de la propagande nazie, l’ascension fulgurante d’Abetz dans la hiérarchie du régime jusqu’à devenir ambassadeur du IIIe Reich à Paris.
Sous l’occupation, les deux hommes ne se quitteront plus. De petits services en arrangements réciproques, ils s’inventent un destin. Luchaire, le journaliste mondain idéaliste pour lequel le fantasme d’une paix peut justifier tous les moyens, Abetz, le nazi francophile, rêvant d’un destin culturel entre les Nations. « Il faut continuer à discuter avec les allemands, et penser à une collaboration modérée », persiste Luchaire. Il ne dira jamais le mot nazi…Jusqu’à son procès à la libération où il continuera de déclarer que toutes ses actions n’avaient qu’un seul but : « servir le pays », rappelant au passage avoir sauvé la vie de quelques famille juives grâce à ses relations…Comme beaucoup d’autres collaborateurs bien placés à l’époque dans la hiérarchie.



Passionnément antisémite

Au-delà du parcours de l’homme, le film interroge sur l’art et la manière de composer avec soi-même, en se cherchant des raisons pour justifier le salaud qui prend forme. Comment justifier l’ignominie, la part d’inhumanité qui se révèle sans jamais la remettre en cause, jusqu’à se satisfaire de ses mensonges et de son déni. Ne pas vouloir voir, feindre de ne pas savoir, laisser faire en se protégeant derrière ses rêves de jeunesse. À preuve, cette séquence où le rédacteur en chef des Nouveaux temps, se propose d’écrire un édito passionnément antisémite qu’il défend devant des journalistes sceptiques. L’un d’entre eux dit : « Luchaire approuve t-il ? ». Et le rédacteur en chef de répondre : « Non mais il me fait confiance ! » Un épisode que le patron de presse utilisera ensuite pour se défendre d’avoir été l’un propagandiste de la politique antisémite de Vichy. Comme il évoquera aussi cette lettre envoyée à Céline qui l’accusait d’avoir été « enjuivé », pour se démarquer du pamphlétaire antisémite de Je suis partout. Même attitude pour justifier ses agissements concernant le marché noir d’œuvres d’art spoliés aux familles juives auxquelles il a participé avec son complice Otto Abetz pour, dira-t-il, éviter qu’elles ne tombent dans des mains… étrangères. Même si au passage, il empochait de grasses sommes d’argent.

Pas d’état d’âme jusqu’à la chute finale

Jusqu’au bout, Luchaire se définira comme un journaliste qui ne cherchait qu’à préserver son titre et à le faire prospérer pour maintenir ses salariés en place, avec la complicité des ouvriers du Livre. Au prix infamant de relayer la propagande allemande qui lui tenait la plume pour mieux diffuser dans l’opinion publique les mérites de la collaboration. Peu soucieux des mots qui finissent par tuer, sans doute aveuglé par son auto-persuation, Luchaire aurait pu être l’un des personnages clés des « Illusions perdus », qui finit par se perdre lui-même, au carrefour de la manipulation politique, du journalisme, des réseaux et des personnalités en vue à connaître pour soigner sa carrière. Jusqu’à se mentir à soi-même, pour finalement se noyer. Mais à l’opposé de Jean-Baptiste Clamence, le narrateur solitaire du roman d’Albert Camus « la chute », Jean Luchaire s’accroche à son récit, refuse d’affronter sa conscience en face, nie sa propre vérité, estimant sa chute finale annoncée comme une injustice. Il n’éprouve pas d’état d’âme pour ses agissements, ni aucun regrets. Jusqu’à la fin. Non coupable. Jugé, il sera fusillé le 22 février 1946 au fort de Châtillon, laissant derrière lui l’image d’un homme qui n’a pas su dire non et restera l’incarnation de la presse collaborationniste sous l’occupation.

Les Rayons et les Ombres
Réalisé par Xavier Giannoli
Avec jean Dujardin, Nastya Golubeva.
Actuellement sur les écrans.
Stéphane Micro
Stéphane Micro

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2026
La prestation de la jeune Nastya Golubeva Carax est fascinante ! Les trois heures passent à grande vitesse.
Thierry Maquaire
Thierry Maquaire

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2026
3 heures d'une fresque portée par 2 acteurs formidables qui incarnent le lien entre un père et sa fille qui partagent tout, jusqu'à la maladie. Les discours tenus par ces journalistes collabos trouvent un écho dans la puanteur actuelle de certains médias détenus par des milliardaires qui appellent à la haine de l'autre sous couvert de liberté d'expression. Une bonne leçon également pour méditer sur les attitudes des uns et des autres face à des circonstances politiques spécifiques. Si demain certains partis extrêmistes prennent le pouvoir, que ferons nous ? Allégeance ? Résistance ? Ou pire, résistance de la 25ème heure ???
Eriksen
Eriksen

15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2026
Bien fait mais un peu long.
un humaniste qui mène la grande vie avec l'argent du journal... Le film montre comment on peut dériver de l’humanisme à l'abjection, par manque de colonne vertébrale. Comme quoi, à 80 ans d’écart les choses se répètent.
Marchampion14
Marchampion14

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2026
Excellent à tout niveau
Le niveau des acteurs
3h30 de film sans aucune longueur ni voir le temps passé
Le sujet est très bien traité avec une juste description
Qu’aurions-nous fait à leur place à cette époque ? 
Franchet11
Franchet11

3 abonnés 57 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2026
Film très, très long.. alors que paradoxalement il ne s'y passe pas grand chose
Plutôt que de nombreuses digressions sur la tuberculose de Jean et Corinne Luchaire ( ils toussent du début à la fin ), on aurait préféré un focus plus élargi sur la collaboration de la presse française avec les conséquences que celà entrainait.
Une vision par le petit bout la lorgnette sur deux personnes ayant existé qui rétrécit le souffle de ce qui se voulait être une grande fresque.
Fab-Fab69
Fab-Fab69

14 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 avril 2026
Le sujet est intéressant. Mais je me suis ennuyé pendant y a des films ou sur le papier les ingrédients sont bons mais la mayonnaise ne prend pas. Peut être un jeu d’acteur limité ? Un Jean Dujardin que j’ai du mal à apprécier ? Mais surtout une histoire facile, pleine de clichés et sans rebondissements. Des colabos et des nazis décrit comme des escrocs, mais où on ne fait apparaître aucune des violences et des crimes. Quand je vois la note globale des téléspectateurs qui est de j’y suisallé les yeux fermés. Bon il ne faudra plus se suffire de cet indicateur.
C B
C B

1 abonné 1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 avril 2026
un film ennuyeux au possible pour la première fois de ma vie au bout de 2h j'ai craqué et je suis sortie. Que de scènes inutiles voire dérangeantes (sexe, crachats et toux....) qui tournent en rond. Dommage! le thème était intéressant et intellectuel. j'ai du mal à comprendre toutes ces critiques élogieuses. Sont-elles vraiment sincères ?
ATR-Critiques
ATR-Critiques

6 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2026
Les rayons et les ombres, c’est tout ce que le cinéma français sait être : brillant, troublant, profondément humain.

Le film explore avec finesse la complexité de la collaboration, cette période sombre de l’histoire française.

Un très beau film, qui ose affronter une vérité parfois dérangeante et qui, forcément, ne plaira pas à tout le monde.
claude milhaud
claude milhaud

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 avril 2026
Un film coup de poing, une œuvre remarquable portée par un duo d’acteurs d’une rare justesse. Ce film aborde de façon très nuancée le thème de la collaboration et la dérive d’un homme qui en croyant sauver la France des pires maux et soutenir le régime de Vichy , va se perdre totalement. Ce film traite également de la paternité, de l’idéalisme et de la maladie en ligne de fond. Une oeuvre majeure, presque scorcesiene à ne pas manquer.
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