Les Rayons et les Ombres
Note moyenne
4,2
4989 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

758 critiques spectateurs

5
192 critiques
4
329 critiques
3
124 critiques
2
80 critiques
1
22 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Gilles C.
Gilles C.

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2026
Un gros contraste entre la qualité du film et un scenario très criticable. L'histoire est racontée comme l'héroine est censée l'avoir vécue, ou plutot comme elle se le raconterais à posteriori, au travers des frasques et des orgies de la collaboration. La guerre et la realité n'y apparraissent que par effraction, suprebticement, sans jamais aller y voir de plus près. L'amour du père et de sa fille, leur maladie tiennent toute la place comme une excuse venant completter une justification d l'idée toujours présente de bout en bout du film, que la collaboration aurrait pu se justifier pour éviter l'anéantissement. Que l'héroine se le raconte ainsi on le comprendra mais que le film n'en décole pas c'est génant ...
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2026
Belle page d'histoire qui montre comment un humaniste-honnête homme se laisse compromettre, par les opportunités offertes par la collaboration.
X. Giannoli filme de façon adroite la glissade de Jean Luchaire, mû au départ par des idées européano-pacifistes mais qui, devient assez rapidement un grand Collabo, poussé par :
• la vieille amitié de J Luchaire avec l'ambassadeur d'Allemagne, dont il tient à profiter,
• sa volonté de développer son journal, au départ pour assurer la diffusion de ses belles idées, mais assez vite par ambition personnelle et pour pouvoir se servir sur la bête, quitte à y promouvoir des idées nauséabondes,
• son goût du luxe facile et sa malhonnêteté
• ses relations équivoques avec sa fille Corine, dont il est plus amoureux qu'un père en doit l'être, et dont il se sert se sert pour faciliter ses relations...
• sa maladie (il est tuberculeux).
Le personnage de sa fille Corinne est, au plan historique, bien moindre même si elle a été une jeune star prometteuse, oubliée dasn les piyubelles de l'Histoire...
Le film est long, mais on ne s'ennuie pas... même si on connaît la fin...
La performance de Dujardin est excellente, mais j'ai regretté de ne pas percevoir le moment où Jean Luchaire perd l'estime de soi... Sa maladie, ainsi que celle de Corinne, prend une place importante dans le récit, au détriment sans doute de l'évolution morale du héros.
India
India

5 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 avril 2026
Un film vaste et subtil qui ne prend pas parti ,Belle direction d’acteurs. Nous rappelle les drames contemporains à travers les tragédies du passé. Une belle leçon d’histoire individuelle et collective
Marion
Marion

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2026
Très bon film sur la collaboration. Un rédacteur de journal qui perd peu à peu ses valeurs humanistes en resserrant ses liens d’amitié avec un allemand qui devient nazi. Ce français est prêt à tout pour sauver son journal et profiter des plaisirs de la vie. Il ferme les yeux sur les atrocités commises par les allemands pour son intérêt personnel. Il se donne bonne conscience en rendant des petits services à des personnes persécutés par la politique nazi. Il embarque sa fille avec lui dans les soirées mondaines, ils tombent dans les excès, la déchéance mais la fin de la guerre les fait redescendre de leur nuage malsain et la justice est rendue. Réflexion sur le tabagisme aussi, les personnages ont la tuberculose et n’arrivent pas à préserver leur santé, ils fument sans cesse, ils sont accros à ce plaisir, ils ne sont pas raisonnables sur ce point, à l’image des autres aspects de leur vie.
Pierre Marionnet
Pierre Marionnet

3 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2026
J'ai vraiment adoré. Je craignais que ce fût long pour moi, je n'ai pas vu le temps passer. C'est un film prenant du début à la fin. Je trouve par ailleurs que c'est un magnifique film contre le manichéisme. Bravo.
Jean-pierre Barbisan
Jean-pierre Barbisan

1 abonné Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2026
Film impressionnant.
Sa longueur n'est en aucun cas rédhibitoire, bien au contraire : on regrette lorsque les lumières s'éteignent
de ne pouvoir poursuivre ce voyage dans le passé encore un peu.
Scénario et dialogues remarquables.
Rien à jeter.
Et Dujardin sobre et juste .
Un rôle de composition sans doute!
Et on tombe amoureux de l'actrice évidemment.
Basile DESHAYES
Basile DESHAYES

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2026
Quel film. Quelle claque. Un véritable chef-d’œuvre.

La mise en scène est tout simplement exceptionnelle : précise, immersive, et d’une grande maîtrise. Le film explore une page sombre de l’histoire de France, celle des tensions entre résistants et collaborateurs, avec une justesse et une profondeur remarquables.

Xavier Giannoli confirme ici tout son talent.
Aussi humble qu’inspiré, il livre une réalisation d’une grande élégance qui pourrait bien être saluée lors des prochaines cérémonies.

Jean Dujardin signe sans doute l’une de ses meilleures performances depuis longtemps.
Il parvient, avec une finesse troublante, à insuffler de la complexité et presque de l’empathie à un personnage de collaborateur :
un tour de force rare et marquant.

August Diehl est majestueux, tandis que Nastya Golubeva illumine l’écran par sa présence.

Anecdote :
Le titre du film fait écho au recueil de 44 poèmes de Victor Hugo, écrit après 1830 et publié en 1840.

spoiler: Je terminerai avec cette phrase du film, qui résonne longtemps après le générique : « Il nous reste le cinéma. » 勞
Piyub
Piyub

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2026
"Les rayons et les ombres" est le très beau titre choisi par Xavier Giannoli pour son nouveau long-métrage. C'est la vie d'un père et de sa fille adorée (Jean Luchaire, patron de presse et Corinne Luchaire, actrice de cinéma) qui nous est racontée. Leur histoire, tirée de faits réels, sert de support à l'évocation d'une période très sombre de l'Histoire de France, celle de la collaboration. A force d'inconséquence, d'aveuglement et de compromission, Jean et Corinne, comme de nombreux autres français, sont devenus des traitres. Jean Dujardin et la jeune Nastya Golubeva incarnent ce "couple" avec intensité.

L'un comme l'autre ont leur part d'ombre et de lumière. Jean Luchaire est, dans les années 30, une figure du mouvement pacifiste. Directeur de journal, il oeuvre à la bonne entente entre la France et l'Allemagne car "plus jamais ça" est la ligne directrice qui guide sa vie. Sa fille Corinne, quant à elle, perce dans le milieu du cinéma, devient une vedette connue et reconnue. Une grande amitié lie Jean Luchaire à Otto Abetz, futur ambassadeur d'Allemagne en poste à Paris pendant l'Occupation...

Quand la défaite de la France devient une réalité à partir de l'été 40, Jean Luchaire veut coûte que coûte continuer à travailler et à faire vivre son journal. Son amitié avec l'ambassadeur est alors décisive. Elle est synonyme de petits arrangements, de services rendus et de malversations financières. Collaborer avec les nazis apparaît comme évidence pour ce patron de presse ambitieux et vénal. Comme dans "Illusions perdues" (précédent film du réalisateur), la critique du monde journalistique est féroce. Corinne Luchaire, très proche de son père, suit le mouvement et profite elle aussi de tous les avantages et privilèges d'une vie proche des cercles de pouvoir...

Xavier Giannoli signe un film nerveux de plus de trois heures pendant lequel le spectateur ne s'ennuie pas une seconde. Un sentiment de malaise parcourt le film de bout en bout. Que se passe t-il dans la tête des deux protagonistes, qui luttent l'un comme l'autre contre la tuberculose ? Ont-ils des scrupules, ressentent-ils de la honte ? Difficile à dire. Les quatre années d'occupation restent une période difficile à appréhender et à comprendre dans toute leur complexité. "Les rayons et les ombres" est donc un film audacieux et nécessaire.
Dignou L.
Dignou L.

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2026
Ce film est d’une lourdeur ( dans le bon sens du terme) impressionnante. On s’enfonce dans la spirale avec les personnages, les images de ces personnes qui se gavent pendant que le peuple est en détresse prennent un sens extraordinaire, car on ne montre pas la souffrance du peuple mais elle est en fond pendant tout le film. Et j’ai pu lire et entendre que ce film réhabilite les collabod, alors avant de dire ça ces personnes devraient compencer par voir le film...pour appel à ceux qui critiquent les faits soient non réels, le film a été fait avec deux spécialistes de Jean Luchaire...pas des historiens en toc des plateaux télé...chapeau piur ce film, qui l’a retourné le bide tout autant que le pianiste ou Schindler en adoptant un point de vue nécessaire qui nous questionne tous . De mlus l’actu politique française et internationale résonne avec ce film, à bon entendeur...
claus lodd
claus lodd

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2026
Enfin les rayons et les ombres est un excellent film français de la maison de production Gaumont.

si le film raconte l histoire de la diplomatie franco-allemande dans l entre deux guerres a travers la vie des Luchaire père et fille jusqu'en 1946. le film dramatique historique se veut sombre par son manque de lumière mais respectant tous les codes du drame dans les différentes parties de la structure du film depuis le prologue intégrant l'introduction du thème et les circonstances initiales jusqu'à la dernière scène où se conclut de manière tragique.

j aurai mis 5 étoiles pour l equipe technique au top mais la seule raison pour laquelle je n'ai pas donné 5 étoiles dans mon avis est qu'il y a un problème technique et ce n'est pas celui des caméras comme je croyais mais j ai trouvé grâce a Google qu'il y avait un défaut des transitions entre séquences ce qui fait que quand j'étais vraiment transporter dans le film j'ai eu envie de faire à l image un signe pour qu'elle avance au lieu de ralentir. Et puis j ai pas aimé trop de visionner les plans de style photographique a regarder en 3h pourtant il y avait tout ce qu'il fallait jusqu'à voir l'intérieur de la voiture d'époque conduite par Jean Dujardin , sauf des rails pour les caméras et on aurait pu en plus faire des meilleurs cadrages bref c est ces petites faiblesses qui font qu' on aurait dit que le storyboard a été finit sous le rush.

Mais bravo au réalisateur et à l equipe du film c est un film a faire des copies et à faire rentrer au Panthéon.
Kouto
Kouto

33 abonnés 4 791 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2026
C’est un projet sacrément risqué et sensible que ce film centré sur le journaliste et patron de presse Jean Luchaire et de sa fille qui lors de la Seconde Guerre Mondiale se retrouvent pris dans l’engrenage de la collaboration.
Aux commandes de ce long-métrage, le réalisateur Xavier Giannoli parvient à orchestrer un film aussi dense que riche. Malgré sa durée fleuve de 3h15, le film ne souffre d’aucune baisse de régime et se montre passionnant de bout en bout. Il faut pour cela souligner en premier lieu la rigueur de l’écriture qui refuse de se positionner sur ses personnages troubles. Toute la difficulté étant de trouver une bonne distance pour ne pas juger d’amblé ni créer un sentiment d’empathie trop prononcé à leur encontre. L’intelligence du scénario parvenant à jouer sur cet équilibre et les zones d’ombre entourant toutes ses figures liées au collaborationnisme.
La qualité de la réalisation est également à mettre à l’honneur. Non seulement la reconstitution historique est soignée mais aussi la mise en scène à la fois précise et ambitieuse. Elle appuie parfaitement le propos du récit, dévoilant avec acuité une vision acérée de cette période bien trouble. Pour incarner ce journaliste pourtant ancien homme de paix et sa fille tombant avec zèle dans le cercle de la collaboration, l’acteur Jean Dujardin livre une prestation haut de gamme mais il faut surtout mettre l’accent sur le rôle tenue par la jeune actrice Nastya Golubeva incarnant avec autant de nuance et de fragilité la fille du journaliste entre candeur et fausse naïveté.
C’est une œuvre majeure, troublante par ce qu’elle raconte d’autant malheureusement des parallèles avec l’actualité récente sont possible à faire et importante pour l’histoire.
Chevtchenko2
Chevtchenko2

50 abonnés 1 394 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2026
Fresque magistrale sur la collaboration, Les Rayons et les Ombres est un film-fleuve sombre, dérangeant et somptueux. Porté par des acteurs au sommet dont la jeune actrice Nastya Golubeva, déjà impressionnante, cette œuvre provoque la réflexion et expose toutes les nuances et la complexité de ses personnages. Une référence sur un sujet très peu abordé.
GMichel
GMichel

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2026
Excellent film avec d'excellents acteurs. Jean Dujardin, Nastya Golubeva,et August Diehl admirables;;;Un vrai film porté par un contexte historique particulièrement douloureux voire ignoble. On suit facilement le parcours des 3 personnages principaux et leurs renoncements progressifs. Un grand film à voir absolument pour tout public; le film n'est pas du tout manichéen. Ce sont des personnages en chair et en os avec une morale à géométrie variable. Mais c'est aussi et heureusement l'envers d'un documentaire. On est entre Docteur Jivago et Lacombe Lucien et c'est ça qui est formidable...
Zeugax Ouvier
Zeugax Ouvier

25 abonnés 192 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2026
Je râle souvent sur la faible capacité des réals français à faire de bons films historiques (hors ww1 et ww2) comparativement aux brits par exemple... Et bien voila un film excellent qui suit le déjà remarquable "illusions perdues", un film dérangeant et honnête qui remet le point sur les "i" sur la collaboration et la résistance. ça fait beaucpoup de bien de sortirr des comptes poru enfants qu'on nous sert habituellement.
Quelques regrets j'aurai aimé savoir comment Abetz est retourné idéologiquement par l'idéologie nazi et devient antisémite, peut-être qu'à force de compromission et répétition...
C'est une très saine réflexion sur le "mal ordinaire" tel que la décrit Harrendt, également ce "on ne savait pas" qui ne tient pas très bien face au "avez-vous voulu savoir ?" .
Un film qui nous renvoie à nos petites et grandes lâchetés à nos misères nos fragilités et cette dangereuse pente douce qui peut tous nous faire chuter.

PS : après lecture du Wiki sur Luchaire, il semblerait que le personnage était nettement moins ambiguë que celui présenté : antisémitisme avéré des 33, denonciation de ses dérives par son père à la même époque, journal totalement demonetisé et abandonné par les gens sérieux bien avant guerre, etc... Je comprends mieux les critiques négatives.
MasterCinéphile.05
MasterCinéphile.05

1 abonné 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2026
Décidément ce film a fait beaucoup de bruit, il s'est fait entendre très positivement. Je l'ai vu et je m'attendais vraiment un un film excellent mais j'ai été un peu déçu. Il reste quand même un bon film.
✅ Points positifs : il traite vraiment bien de la collaboration et surtout avec une certaine "neutralité". L'histoire n'est pas tirée par les cheveux et, je pense, est assez proche de la réalité. Un peu de suspens, beaucoup de notions importantes sur la seconde guerre mondiale. L'amitié entre Jean et Otto perdure tant bien que mal et c'est très intéressant de les voir évoluer.
❌ Points négatifs : Un peu trop long et parfois répétitif. Le film est un peu trop axé sur la tuberculose mais surtout beaucoup trop de scènes de sexe trop visibles (le film serait très bien sans).
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse