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Thomas P.
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5,0
Publiée le 27 avril 2026
Ne tenez pas compte de ce qu'on entend ici ou là. Xavier Giannoli (Illusions perdues, D'argent et de sang) a travaillé pendant sept ans avec les meilleurs spécialistes des trois personnages dont il raconte l'histoire vraie. Et ça ce sent. A titre personnel, c'est la première fois que j'arrive à mettre un visage et une mécanique sur le glissement d'âme que représente la collaboration. Comme le dit Giannoli lui-même, ce film ne prétend pas dresser le profil type du collaborateur de l'époque, mais explorer la psychologie d'un homme bien particulier, que rien à priori ne destinait à se compromettre. Si le sujet est niche, en revanche, son traitement a une porte universelle qui résonne avec le contexte géopolitique actuel. A travers celle de Jean Luchaire, c'est aussi l'autopsie de la vulnérabilité humaine que réalise sans la moindre complaisance Xavier Giannoli. La réalisation est magistrale, à l'instar de son chef d'oeuvre précédent Illusions perdues, dont on retrouve par moment l'ambiance de débauche qui entoure une collaboration opportuniste et "payante". A ne manquer sous aucun prétexte.
Un bon film qui fait réfléchir et sans temps mort. On a par contre un peu tendance à voir Dujardin l'acteur et pas son personnage, peut-être à cause de sa notoriété. Quelques raccourcis historiques également.
Très bon film du virtuose Giannoli, Dujardin nous surprend dans ce rôle de collabo, mention spéciale à la révélation de l'année Nastya et au maestro August Diehl
Rien ne va dans ce film, tout sonne faux, les acteurs, le scénario, la réalisation et c'est tellement long. Le sujet est passionnant malheureusement le film passe à côté
Un jean Dujardin magistral, une part de notre histoire narrée avec sincérité et sans complaisance. La lente glissade vers la trahison. Film magnifique.
Assez amusant ou pathétique de constater l'interprétation politique actuelle de ce film historique en cette période troublée. Tandis que la gauche l'accuse d'être trop complaisant avec son personnage principal, la droite en profite pour accuser celle-ci à travers ce personnage pacifiste d'avoir entraîné la collaboration. Le jugement de l'histoire et l'accusation du camp politique adverse est toujours plus facile afin de se croire dans le bon camp, celui de la Résistance. En réalité, la majorité de la France était collabo à l'époque et ça on préfère l'oublier en accusant la gauche ou la droite de l'avoir trahie. Jean de Luchaire était en fait un naïf doublé d'un opportuniste qui ne cherchait qu'à profiter du système en place. Et son pacifisme initial s'apparentait à la recherche à tout prix et trop anticipée d'une amitié franco-allemande s'apparentant à celle de l'après-guerre. Le fait d'avoir déjà vécu une guerre nous fait aussi comprendre son entêtement à ne pas vouloir en vivre une autre. Certains collabos de cette époque, comme lui, pensaient sans doute bien faire et épargner ainsi des vies, en fermant néanmoins les yeux sur celles qui ne l'étaient pas. Encore un film qui fait écho à notre époque, et il serait intéressant de voir dans quel camp se retrouveraient ceux qui se drapent de vertu patriote ou pacifiste si une telle situation se reproduisait... C'est plus à ça que devrait servir ce film plutôt que de juger quel camp politique était collabo à l'époque.
Rendu excellent de l'Intrigue, de l'Ethique et des Émotions avec Brio tant pour l'Écriture que le Talent et la Performance des Acteurs posant très intelligemment le Problème épique de l'Engrenage des Evénements, comme la Collaboration "involontaire" avec l'Ennemi
« Les rayons et les ombres » film de Xavier Giannoli et Jacques Fieschi, film au budget considérable (le plus important pour la société Gaumont depuis 2018), étonne par son intérêt pour des figures plutôt méconnues et assurément médiocres de l’appareil collaborationniste…qui avait entendu parler de Jean Luchaire, Otto Abetz, l’ambassadeur d’Allemagne durant l’occupation, sans doute un peu plus…Quand à Corrinne Luchaire, étoile filante du cinéma français, qui se souvient de « Prison sans barreaux » ? Xavier Giannoli choisit de ne pas figurer directement la violence nazie à l’écran (les exactions et les rafles ne sont qu’évoquées) – les seules scènes de « barbarie » seront même l’apanage de la Résistance, à la toute fin du film. Mais ce désir de sonder l’aveuglement (en partie volontaire) d’une poignée de collaborationnistes bute sur la clarté pédagogique d’un récit déplié par une complice repentie : l’histoire est racontée par Corinne quelques années plus tard, alors qu’elle vit recluse dans la crainte des représailles. Devant son micro, la fille raconte l’avilissement du père au cours d’une démonstration tautologique, sa voix off venant expliciter ce que la mise en scène, le jeu très expressif de Dujardin en amateur de bonne chère, des dialogues appuyés suffisent à faire comprendre…C’est finalement assez ennuyeux…fallait-il 3heures 19 pour cela ? j’en doute…était-il bien nécessaire de s’appesantir du la tuberculose de Jean Luchaire qu’il transmettra à sa fille… insister sur les taches noires visibles sur les poumons des tuberculeux, sur les crachats, sur le sang, sur ce mal qui les ronge, comme une allégorie de la peste nazie qui infeste l'Europe…c’est assez déplaisant. Je n’avais pas adhéré aux « Illusions perdues », que je trouvais trop long, trop mécanique…alors là que dire de cet énorme pudding très ennuyeux qui, malgré sa longueur, manque du souffle épique qui pourrait transcender une simple page d’une histoire des plus sombres et qui n’arrive pas à bien nous expliquer comment des pacifistes de gauche se sont retrouvés aux côtés des nazis et des idées antisémites de la collaboration…malgré cela ses interprètes sont remarquables, que cela soit Jean Dujardin ou August Diehl qui se coulent dans leurs rôles, et d’une ressemblance physique surprenante avec les vrais protagonistes de l’histoire et Nastya Golubeva touchée par la grâce, qui fait revivre cette jeune femme malade, dans un temps qui ne l'était pas moins, et qui disait ne pas avoir su, alors qu'elle n'avait jamais cherché à savoir. Trop jeune, trop écervelée ou trop inconsciente…
Film admirable ! Très bonne mise en scène. Les 3 acteurs principaux sont vraiment parfaits! Xavier Giannoli s'impose comme un réalisateur français de premier plan après Marguerite et les illusions perdues.
J’ai quitté la salle. Je n’en pouvais plus d’assister à l’histoire misérable de ces quelques individus sans importance. Ces pauvres gens sans dignité, gavés de champagne, que les petits tracas de la guerre perturbent. Je pensais aux concentrationnaires, qui eux, aux même moments… j’ai eu mal au cœur
Un très beau film avec un gros bémol !!!! TOUT PUBLIC NON. Ce film est réservé aux adultes. Certaines scènes peuvent choquer un jeune public. J'ai vu le film avec mon petit fils de 15 ans et je trouve que c'était limite en terme d'âge. Cela n'enlève rien au jeu des acteurs et au film qui est très beau, poignant et qui montre une autre facette de cette guerre horrible en se plaçant différemment du côté des profiteurs.