Derniers Avis : Les Rayons et les Ombres - Page 10
Les Rayons et les Ombres
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Suzelbee
3 critiques
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5,0
Publiée le 21 avril 2026
Ce film brillamment excécuté est d'une finesse extrême et sait nous mettre en situation. Les 3h20 sont nécessaires pour se travail tout en patience qui retrace les destins d'individus plongés dans cette période incertaine que fut la seconde guerre mondiale et l'occupation qui s'en suivit. Un GRAND film, c'est certain
Un film très compliqué à analyser pour plusieurs raisons.
Parlons déjà des points forts : le jeu d’acteur est incroyable (les trois premiers rôles), et notamment l’acteur allemand jouant l’ambassadeur. La reconstitution de la France occupée est très crédible : on sent que le budget et les talents du cinéma français ont été mis à contribution. Enfin, et c’est particulièrement notable, comme le dit Dujardin dans ses interviews : 3 h 19, mais un ressenti de 1 h 40. C’est vraiment ça : le film est très prenant et on ne sent pas trop sa durée.
Malgré ces qualités indéniables, le film présente quelques défauts. Déjà, et même si le film passe relativement vite, certains passages sont peut-être en trop. Toutes les scènes relatives à la maladie des personnages se ressemblent finalement un peu et appuient trop sur ce point : une ou deux scènes auraient suffi ; là, c’est vraiment un sujet central du film.
Surtout, le positionnement du film est délicat. Je comprends qu’il s’agit d’une œuvre et non d’un documentaire historique, mais les « héros », sans aller jusqu’à dire qu’ils sont réhabilités, sont un peu protégés par le film. On montre leurs bons côtés sans que cela soit justifié par la vérité historique et, à trop vouloir expliquer, on a parfois l’impression que l’on cherche à excuser. Ok, ils sont malades, ok ils sont pacifistes à la base, ok ils ont des problèmes d’argent, mais tout cela ne justifie pas de fermer les yeux et de profiter de la situation.
Plusieurs scènes posent problème. Dujardin surprend des résistants en train d’imprimer des tracts… et ferme les yeux. A priori, cette scène n’a jamais existé : pourquoi l’inventer alors que le personnage est déjà suffisamment « sympathique » ? La fin est également problématique : on voit des FFI odieux et dégueulasses sans raison, par opposition à des collaborateurs finalement très polis et humains. On passe sous silence l’attitude de Luchaire, jusqu’au-boutiste, qui prendra des fonctions officielles jusqu’à Sigmaringen, en le présentant simplement comme un homme contraint de se cacher et de fuir, qui aurait gardé de la distance avec les collaborateurs. Enfin, même le procureur, chargé de juger Luchaire et qui aurait dû livrer une plaidoirie rappelant la gravité des faits, semble passer pour un « méchant » qui juge sans savoir et sans tenter de comprendre.
Il s’agit sans doute de maladresses, mais tout cela laisse un goût bizarre à la fin du film…
Il n’en reste pas moins que ce film est un objet cinématographique à part, de très grande qualité, qui mérite d’être vu, ne serait-ce que parce qu’il aborde un sujet trop rare dans notre cinéma.
Superbe film. On est pris ( et touché) comme si on ne connaissait pas la fin. "heureusement, il y a le cinéma"; bravo Monsieur Giannoli. Nota: Jean Dujardin est parfait mais August Diehl porte le film d'une façon exceptionnelle, je ne comprends pas qu'il soit "escamoté" de cette facon dans tous les commentaires et critiques auxquels je me suis intéressée.
Ce film montre avec finesse comment la frontière entre "résistant" et "collab0" est floue et diffuse, et comment ces catégories ne sont pas bien définies, ni réelles en elles-mêmes. Il montre aussi comment la seconde guerre mondiale a plongé des hommes dans un dilemme entre suivre leur morale, ou l'abandonner pour le luxe inédit qui se présentait devant eux. Comment être collab0 n'est pas qu'une question individuelle, mais peut être une insouciance cumulée à l'amour d'un conjoint, d'un père. La douleur d'aimer profondément un père collab0. Comment juger le comportement des individus à cette époque est difficile, et qu'il est absolument nécessaire de tenir compte du contexte, des informations dont disposaient les gens pour se faire un avis. Enfin, on est aussi invités à réfléchir sur les comportements des vainqueurs au sortir de la guerre, des peines de morts décidées. Ce film, émouvant, excelle aussi sur les autres plans. Un très beau résultat !
Quelques longueurs, atmosphères lourdes, sensations étrange, si on laisse de côté les querelles d’histoiriens inérentes à tout films historiques c’est une réussite grâce aux jeux d’acteurs .
Le film aurait pu etre innovant, derangeant, memorable, mais,il tombe hélas dans les ,collaborateurs etaient vraiment des,méchants, de,plus des escrics,et des pervers avec des scènes surréalistes d'orgies nazies digne de Visconti. Pourtant l 'idee eta8t louable, montreer le parcours de Luchaire, un authrntique,directeur de journal et de sa fille actrice debutante, qui au depart prone la reconciliation Franco Allemandecet le pacifisme. La distribution a bien du merite avec un Jean Dujardin attachant et perplexe, sa fille candide et attirante et un excellent Alfred Diel qui campe unbOtto Abetz francophile et sincère. Fallait 8l tomber dans,des longueurs,excessives, des répétitions inutilesxsur lexsort des Juifs, des collaborateurs avides, des,Allemands,pervers, etc. Le tableau realiste d une collaboration prise à son jeu, le cercle infernale de la guerre suffisait à faire réfléchir tout le monde.
C'est l'histoire d'un engrenage et de ses origines: le ver (goût de l'argent) était déjà dans le fruit pour le père, déni pour la fille. J'ai trouvé la reconstitution juste et bien jouée, et j'ai appris quelques détails historiques que je ne connaissais pas spoiler: (retour de l'Aiglon). J'ai aussi aimé la manière dont la fille se défend en se présentant comme naïve et victime, pour être contredite par les images montrées. Ensuite... A mon avis ce film est trop long; spoiler: plus précisément, les longueurs concernent l'insistance sur la tuberculose qui devient presque larmoyante et tend à affaiblir le propos; a contrario, aussi celle sur les fêtes, orgies et tutti quanti. 2 heures auraient largement suffi. J'ai l'impression qu'il y a quelques anachronismes: je ne suis pas sûr qu'on employait les mots "extrême droite" et "désinformation", et encore moins "gauche radicale", à l'époque. Autre clin d'œil à la nôtre: le réalisateur qui insiste pour s'exprimer en Ukrainien (???)
Corinne Luchaire était beaucoup moins jolie en réalité que dans le film. Céline est très bien croqué.
Mauvais. Très mauvais. Vraiment mauvais. Sur le fond et c’est bien le plus grave. Mais sur la forme aussi : 3h15 d’ennui total et rien absolument rien pour tenter d’expliquer le glissement irrépressible de deux sales types. Et lecplaidoyer dans la bouche d’une gamine qui entretient des relations bien malsaines avec son père et inversement.
Un biopic trop long et trop mou, répétitif et finalement ennuyeux. J'ai failli partir au bout de 2 heures, c'était déjà beaucoup, mais je me suis battu, j'ai résisté et suis allé jusqu'au bout pour voir une fin un peu plus captivante. Même si le thème abordé, la collaboration, est intéressant et un peu inédit au cinéma, ce film est une belle déception avec l'impression pour moi d'être en grand décalage avec la critique générale.
Un film qui mérite d'être vu sans aucun doute. Cette période trouble autour de la seconde guerre mondiale balaye les certitudes et le manichéisme qui aurait consisté à avoir été dans le camp du bien ou dans celui du mal avec des personnages qui basculent du compromis à la compromission. Toutefois, l'omniprésence de la cigarette m'a beaucoup gêné et j'avais l'impression d'étouffer quand les deux personnages Jean Luchaire, alias Jean Dujardin et sa fille Corinne (Nastya Golubeva) atteints de tuberculose crachaient leurs poumons, ces scènes naturalistes étaient très dérangeantes et n'apportaient rien bien au contraire.