Les Rayons et les Ombres
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Patrick Grimal
Patrick Grimal

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2026
Les Rayons et les Ombres

De Xavier Giannoli

Tiré d une histoire vraie la vie de Jean et Corinne Luchaire
Je ne raconterai pas quoique ce soit des choses vues et entendues car si comme moi vous voulez rentrer dans cette histoire, il fait arriver l’esprit vide de toutes informations
L ideologie qui pourrait apparaitre louable quand il s agit de préférer parler échanger collaborer au lieu de se battre peut rapidement perdre de vue son objectif et plonger dans une inconscience paroxystique inacceptable et coupable des pires excès .
C est tout ce cheminement aveugle ou le plaisir la jouissance faussement justifiées par l objectif premier de collaborer plutôt que de se battre que nous fait parcourir ce film dans une irréalité profondément égoïste honteusement sans limites.
On en sort ravagé.
Cette période 1920-1950 paraissait enterrée….le film nous renvoie à la dure réalité : sous des masques légèrement différents, nous recommençons ….il suffit de voir comment aujourd’hui les pouvoirs incontrôlés sont prêts à « collaborer » sans aucune vision humaniste….l humanisme qui était la première motivation qui s est perdue dans les pires dérives.
Allez voir cette réalisation portée par des acteurs exceptionnels plus vrais que les vrais…chaque mot dit appelle à la prise de conscience…
Respirez un grand coup avant les premières images, vous aurez besoin d oxygène pour les 3 heurs qui vont suivre spoiler:
Léa
Léa

8 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 mai 2026
Un film aveugle qui ne donne pas à voir et qui s’évertue à ne pas montrer.
Un film qui n’aide pas à réfléchir sur ce personnage qui est pourtant à la base extrêmement passionnant et qui n’aide pas à réfléchir plus généralement sur ce qui fait un homme, quels processus fabriquent un homme : est-ce que ce sont des processus qui font que le ver était dans le fruit dès le début ou qu’il y ait eu un certain nombre de bascules ?
Un film pétri de paradigmes moraux et cette façon de problématiser le sujet dans les termes « Luchaire est-il méchant ou modérément méchant » est à tout le moins un problème.
Un film qui fait n’importe quoi avec les dates et les points de vue : énormément de choses qui nous sont montrées ne peuvent pas avoir été vues par la fille alors même que ce film adopte censément le point de vue de la fille de Luchaire.
Le choix de mettre au cœur un lien familial père-fille (en présentant Corinne Luchaire comme la seule enfant, ce qu’elle n’est pas dans la réalité) sans aucune conflictualité avec des lunettes filtrantes faisant de Luchaire un père calme qui ne sortira de ses gonds que lors de la scène spoiler: finale inventée par Giannoli, souillant les Résistants de la FFI
ou presque, explique ma notation. Vous l'aurez compris : j’attendais autre chose qu’un film mainstream, pas incarné, familial et confortable et faisant peu de cas de la vérité historique.
deny67
deny67

1 abonné 40 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2026
Excellent film qui dépeint avec précision la vie privilégiée des nantis sous l’Occupation à Paris. Les Rayons et les Ombres séduit par sa reconstitution et sa justesse psychologique, mais souffre d’une longueur excessive — deux heures auraient suffi. Les cinq dernières minutes,, redonnent sens et équilibre à l’ensemble, dissipant toute ambiguïté morale.
Supernono74
Supernono74

18 abonnés 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2026
Intéressant d'aborder le côté collaboration de la seconde guerre mondiale. Qui plus est avec un angle assez ambigüe pour ne simplifier le propos.
L'évolution de la situation en France, de l'entre 2 guerres jusqu'à la libération est qui plus est très bien retranscrite.
Malgré quelques longueurs, les 3h du film ne se sentent pas passer. La reconstitution est très bien, bien interprété évidemment et très instructif.
Patrice Evreux
Patrice Evreux

18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2026
Excellent film porté par d'excellents acteurs. J'ai vu des critiques s'interroger sur une éventuelle complaisance avec la collaboration mais je n'ai absolument pas ressenti cela.
À voir pour se faire une opinion
Mickkado
Mickkado

10 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2026
Une ambitieuse fresque sur une période sombre de l’histoire Française : la collaboration durant la seconde guerre mondiale, à travers l’histoire vraie de Jean et Corinne Luchaire, magistralement interprétés par Jean Dujardin et Nastya Golubeva. Corruption, désinformation, antisémitisime, ces maladies rongent la France comme la tuberculose ronge les personnages. Long mais passionant récit d’un destin brisé par amour pour son père. A voir !
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2026
Une comédie, plutôt un drame historique de Xavier Giannoli qui dissèque magistralement une période si sombre de la France, celle de la collaboration avec l’ ennemi envahisseur Nazi, en revenant sur le portrait et les faits du père, patron de presse, homme de gauche, socialiste endurci ( à l’ époque cela voulait dire quelque chose ) Jean Luchaire et sa fille ainée Corinne. La réalisation prend son temps, plus de trois heures, pour nourrir le propos et décrire ce douloureux épisode, afin que chacun puisse se forger un avis et un regard personnel. Et malgré cette durée plus que confortable, les acteurs Jean Dujardin et Nastya Golubeva régalent dans leurs rôles respectifs, l’ un par un aplomb à toute épreuve, ainsi qu’ une confiance immodérée envers son ami Otto Abetz ( August Diehl ), devenu ambassadeur du Troisième Reich à Paris, en tout cas au début, et la seconde, à la jeunesse trop dorée, emboîtant les pas de certaines mistinguettes ( nom justement utilisé dans les années 1920-1930 ) à l’ image d’ une Maryline Monroe, aux atouts plus esthétiques qu’ intellectuels, tombant fatalement dans les travers du « métier » de comédienne, et plus encore, s’ agissant d’ une période pleine d’ excès tandis que d’ autres tentaient difficilement de survivre à la montée du nazisme et ses dérives épouvantables. Xavier Giannoli ne répond pas à toutes les questions, mais suggère simplement. C’est un film ambitieux, avec des interprétations sobres, réalistes, à l’ ambigüité tenace, qui replace heureusement le curseur de la moralité à sa juste valeur, car il serait trop facile pour de bonnes et de mauvaises raisons d’ être endormi et anesthésié par un vilain virus déjà à l’ époque, qui aura exterminé tout de même près de 100 000 Français et plus de 6 millions de victimes globalement. J’ ai aussi appris un terme : « indignité nationale » ( la condamnation de Corinne ).Les reconstitutions sont magnifiques, y compris les aspects médicaux liés à la tuberculose. Merci pour ce regard pertinent, nécessaire pour ne jamais oublier et s’ approcher au plus près de vérité même horrible…… !!**
Séverine Boulant
Séverine Boulant

8 abonnés 81 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2026
Malgré la durée un film obligatoire une approche nuancée de l âme humaine qui pourra faire bondir et réfléchir…
Un trio de haute volée
Une mention spéciale à Nastya Golubeva que je n avais pas reconnue depuis Annette , quelle performance son papa Leos C peut être fier
J ai été très touchée par son rôle et cet amour filial qui pardonne tout
Yoann7533
Yoann7533

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 avril 2026
C'est bien la première que je vois un film noté avec plus de 4 de moyenne pour lequel je sors déçu. Le scénario est intéressant mais que le film est aussi plat et long ! Et Jean Du Jardin a une présence mais pour tenir un film de plus de 3 heures, ce n' est pas suffisant.
Vinn henry
Vinn henry

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2026
quelle façon subtile de conter l'Histoire, d'en montrer les paradoxes, les subtilités , de donner cohérence aux errances humaines !
Baba S
Baba S

18 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2026
Xavier Giannoli continue de porter son regard critique sur le monde médiatico-politique avec cette fresque historique aussi juste que déroutante.
Avec une focale placée dans l'antre de la collaboration vichyste, le film se saisit du passé pour heurter le rôle de nos contemporains, tout en participant à documenter précisément cette période historique et la dimension profondément systémique de la France pétainiste (on ressent fortement le rôle des historiens, dont le travail d'archivage a fortement contribué à dessiner un portrait sans concession des visages collaborationnistes).
La mise en scène et la construction scénaristique s'avèrent efficaces (surtout sur 3h20) et l'on assiste avec malaise et effroi au glissement progressif des "pacifiques" franco-allemands, portés par le fabuleux August Diehl et un Jean Dujardin éclipsé par la révélation Nastya Golubeva Carax qui affiche une impressionnante palette de jeu (à suivre de très près !).
En bref, une œuvre qui demeure à la hauteur de ses ambitions et qui réussit à nous faire côtoyer avec précision la création et la banalité du mal. A méditer!
Philippe Cases
Philippe Cases

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2026
Je suis sorti de la salle sous le charme. Et c'est exactement là que le film voulait me mettre.
Le titre est trompeur pour ceux qui ont lu le recueil de poeme de Victor Hugo. Dans le film, les rayons sont factices. La lumière — les projecteurs, les flashs, le luxe étalé — ne révèle pas l'humain : elle est là pour l’éblouir, pour que l'ombre reste invisible à ceux qui la produisent comme à ceux qui la subissent.
Giannoli filme la Collaboration non pas comme une page d'Histoire mais comme une bulle — psychologique autant qu'économique. L'argent coule à flot dans un pays plongé dans la misère, et le cinéaste enferme ses personnages dans des appartements et des cabarets qui fonctionnent comme des vases clos, étanches au monde réel. Les passages brutaux — de l'opulence des salons parisiens à Sigmaringen, puis à la fuite pathétique — ne sont pas des ruptures de ton : ils sont le retour du refoulé, le moment où la bulle explose.
On pense à Pasolini, inévitablement — à ce huis clos du pouvoir où les puissants abusent de leur position tant que l'extérieur ne peut pas encore les atteindre, à cette micro-société qui, se sachant condamnée, s'enfonce dans les plaisirs avec une frénésie désespérée. Mais là où Pasolini filmait la cruauté pure et le cynisme assumé, Giannoli filme quelque chose de plus insidieux : la vacuité, l'aveuglement, la tragédie de l'insouciance. Ses personnages ne sont pas des monstres. C'est bien pire. Ce qui est pire, c’est qu’ils restent accessibles à notre empathie. Ils ne sont pas hors de l’humain ; ils montrent comment l’humain lui-même peut se rendre habitable à l’inacceptable.
Alors arrive Torreton. Son procureur a raison sur tout — les faits, la trahison, le sang. Il incarne une vérité froide et irréfutable. Mais il juge in abstracto, depuis le territoire du Droit et de l'Histoire. En face, Luchaire et Corinne sont dans la vérité de la chair : leurs failles, leur santé fragile, leur amour filial maladroit, leur peur animale. Et c'est là que le film referme son piège : pendant trois heures, Giannoli nous a fait vivre avec eux. Le charme que j'ai ressenti en sortant, c'était ça — l'adhésion malgré tout à leur humanité corrompue. Le procureur a raison. Mais c'est avec eux que j'étais.
Noël C
Noël C

18 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2026
Un chef d’œuvre ! Complet, tendu, réaliste, drôle, tragique, ce film nous plonge d’abord dans cette “drôle de guerre” à Paris, pendant les quelques mois de vie facile et libertine que les parisiens et se sont offerts, en attendant …que les Allemands envahissent la France. Ensuite, la prouesse du réalisateur est de nous “obliger” à entrer dans tous les personnages, qui ont tous une vraie capacité à susciter l’empathie, voire l’adhésion!
La “collaboration” : oui, c’est de collaborer, mais aussi de co-élaborer, voire de créer la corruption… à revoir sans aucun doute plusieurs fois
Daniel Gonzalez10
Daniel Gonzalez10

3 abonnés 158 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2026
Oui c est un excellent film avec une beau scénario une belle photo et 3 acteurs top
Découverte pour corinne
Il y a du montand dans ce girardin là
Ce n est pas un film sur la collaboration c est l histoire d un patron de presse et de sa fille qui au loto de l histoire ont gagné le 1 er prix période collaboration
Ce qui tue luchaire c est sa lâcheté et sa venalile il surfe sur son époque en profitant de ce qu elle lui apporte cf les discussions avec son comptable
Céline le décrit bien et son courrier ne change rien
Et tout ça avec la mort qui rode cf cette tuberculose
Génétique
Le proc a vraiment forcé le trait et surajoute par rapport à la réalité peinte par ce film
Ce luchaire là méritait il l'a mort?
Si oui pourquoi beaucoup d autres y ont échappé.
Apres ce film sur la collaboration vue des puissants
A quand un film sur l épuration ?
Merci à Guinolli d avoir ouvert ce chapitre de notre histoire !°
Vianney S.
Vianney S.

26 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 avril 2026
Le film démarre plutôt bien, mais on a compris le propos assez rapidement et ensuite c'est trop long, beaucoup trop long. Sans doute que le problème vient du fait que le réalisateur soit aussi le scénariste, il a du avoir du mal à couper. Ça tourne à l'overdose de cigarettes, de toux et d'alcool, sans faire profondément avancer le récit. Le propos reste néanmoins très intéressant.
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