Derniers Avis : Les Rayons et les Ombres - Page 13
Les Rayons et les Ombres
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Un visiteur
3,5
Publiée le 11 avril 2026
Giannoli signe une œuvre ambitieuse sur la collaboration et la faillite morale, servie par un Jean Dujardin d'une justesse chirurgicale. Si le sujet est traité avec une intelligence rare, le film finit par s'asphyxier sous son propre poids.
Un portrait psychologique brillant : Voir ce personnage se débattre avec sa propre conscience alors qu'il s'enfonce dans le camp du mal est la grande force du film. C'est une étude de caractère d'une grande finesse, loin de toute caricature.
La limite de l'endurance : Malheureusement, la longueur excessive (plus de 3 heures) dilue la tension. Ce qui aurait dû être un uppercut moral devient une longue marche parfois monotone. Le film s'écoute un peu trop parler et finit par perdre cette immédiateté qui fait les grands chefs-d'œuvre.
Une esthétique impeccable mais pesante : La reconstitution est somptueuse, mais elle contribue à cette sensation de film "lourd". On est face à une machine cinématographique impressionnante qui manque cruellement d'élagage pour rester percutante.
En résumé : Un film nécessaire et porté par un grand acteur, mais qui aurait gagné à être plus resserré. Un 3,5/5 pour la profondeur du propos, gâché par un manque de rythme qui empêche l'immersion totale.
Ce film est long, ennuyeux, sale, abject, caricatural et étrangement peu instructif. Tout n'est pas à jeter, mais au moins une bonne moitié l'est. Je regrette de l'avoir vu au cinéma, où l'on ne peut pas passer les dizaines de scènes de crachats glaireux (en gros plan s'il vous plaît), de harcèlement, d'orgies, de torture, de fumette, de dialogues insipides, de visage qui pleure (en gros plan aussi) ou de répliques répétées 7 ou 8 fois d'affilée.
Film passionnant, parfois fascinant, mais trop long, cela aurait pu tenir en 2 heures avec un montage plus dynamique. Remarque de boomer : les personnages allument un nombre de clopes qui dépasse l'entendement, c'est un peu lassant...
Film d'un haut niveau tant sur le scénario, le jeu des acteurs , les sujets de réflexion soumis, la musique ,..... Un film de 3h 20 sans longueurs qui vous bouscule ! Mériterait vraiment une palme d'or au festival de Cannes s'il faisait partie de la sélection
Passionnant et éducatif. Je n'ai pas vu passer les 3h et quelques du film. Ce côté de l'histoire est rarement abordé au cinéma et pourtant il nous permet de comprendre beaucoup de choses. Je n'ai pu m'empêcher de mettre les faits en perspective avec l'actualité...
Xavier Giannoli a réussi là un grand film. La mise est scène est remarquablement maîtrisée, la narration moderne, la distribution des rôles impeccable, avec un Jean Dujardin qui se confirme comme un excellent comédien dramatique. Le propos du film est intéressant et sujet à polémique. Il montre à travers la vie de Jean Luchaire le cheminement qui amène un journaliste classé à gauche à devenir un collaborateur actif du régime nazi. On reproche à Xavier Giannoli sa complaisance envers cette attitude, et c’est vrai qu’on peut avoir cette impression puisqu’elle est décrite sans condamnation, mais on peut aussi comprendre sa volonté de montrer le subtil glissement vers une compromission gravissime à laquelle conduisent ces petits renoncements quotidiens que l’intéressé refuse de voir par opportunisme, vénalité et lâcheté. Le film aurait quand même gagné à être raccourci de quelques scènes. Trois heures, c’est long !
sa passe a coter de son sujet sa vague entre cinemas collabo es vise versa sur 3h20 ses long pour ce que ses 1h de moins facile sa aurais etais plus convenable les acteurs jouent bien ses pas un chef d’oeuvre ses pas nul juste moyens
Excellent ! Je lui donne tous les Cesar. Du vrai cinéma : notre histoire pendant l’occupation n’avait jamais été traité ainsi . Les acteurs sont extraordinaires Mention spéciale pour Jean Dujardin . C’est très bien tourné. les décors et tenues sont magnifiques Une ou deux scènes auraient pu être plus courtes mais on ne voit pas passer les 3 heures de film
J'y allais un peu à reculons en raison de la longueur du film, mais je n'ai pas vraiment vu les trois heures et quelques passer. Le destin de Jean Luchaire d'abord pacifiste et partisan d'une entente franco allemande, puis glissant peu à peu vers la collaboration, raconté par sa fille Corinne (actrice que je ne connaissais que de nom) et en parallèle celui de son ami Otto Abetz, ambassadeur d'Allemagne en France. C'est cette amitié qui plane au dessus de toutes les compromissions faites par l'un et l'autre. Jouent-ils double jeu ? C'est ce que je me suis demandé une bonne partie du film. S'il semble parfois ne pas adhérer aux thèses nazies, il se laisse tout de même manipuler par Otto Abetz, et de compromis en compromis, il dérive vers l'indéfendable .Et la participation de Luchaire aux fêtes (d'orgies, parfois) où participent les occupants allemands, et où le champagne coule à flot, ne font que conforter cette dérive. Quant à Corinne, jeune actrice qui veut profiter de la vie, elle suit le mouvement sans vraiment remettre en cause les prises de positions de son père. Bon, on aurait pu peut-être nous épargner toutes ces scènes de toux et de crachats...Le trio d'acteurs, Jean Dujardin (en passe de devenir le meilleur acteur français du moment), Nastya Golubeva et August Diehl sont formidables.
Déjà le film est très répétitif et ennuyeux, et en plus la tentative de réhabilitation des collaborateurs donne la nausée, et 3h15 de nausée c’est très très long.
Je crois que j'en attendais un peu trop. Après le chef-d'œuvre qu'était Illusions Perdues, Xavier Giannoli revient avec une histoire de collabos dont le protagoniste est incarné par Jean Dujardin. Alléchant. Et l'ensemble est vraiment bon, avec un très bon casting en général et une douce chute jusqu'à l'irrémédiable. Sans parler du film, il est bon tout de même d'avoir des films qui parlent des collabos, qui les montrent, qui ne font pas que mettre la résistance en avant. Et tout ça, en plus de 3 heures, c'était un pari. Un pari réussi dans les grandes lignes, même si le film finit par s'étirer un peu trop longtemps sur certaines séquences. En 2h30, il y a avait sûrement de quoi être encore plus percutant. Contrairement à Illusions Perdues, ce qui manque peut-être ici est cette absence de pureté au sein des personnages. Dans le sens où certains passages sont parfois un peu trop pensés pour le spectateur et pas pour les personnages, ce qui les rend quelquefois moins attrayants, moins réalistes. Mais ne chipotons pas, l'ensemble reste excellent.
Ce film nous entraîne avec force dans les méandres de l'âme humaine. Nous naviguons entre les deux faces d'une même pièce et sommes peu à peu confrontés aux paradoxes qui nous constituent. La puissance de jeu de Jean Dujardin n'y est pas pour rien. Du vrai cinéma au delà des mots.
Le nouveau long-métrage de Xavier Giannoli a beau avoir de nombreuses qualités, sa durée de près de trois heures et vingt minutes est le principal écueil sur lequel va buter le potentiel succès du film. En effet, étirer autant en longueur l’histoire de Jean Luchaire et de sa fille n’apporte finalement pas une grande valeur ajoutée au récit. Malgré tout, le sujet est passionnant, les interprètes brillants et la mise en scène impeccable. Le réalisateur nous offre une plongée dans la France collaborationniste comme on ne l’avait jamais vu auparavant. Évidemment, cela fait réfléchir et cela met aussi souvent mal à l’aise. En effet, on est parfois amené à se demander si le long-métrage ne prend pas le risque d’une trop grande complaisance avec ce qu’ont été les actes de ce journaliste qui a collaboré avec l’occupant nazi. Le final, dans lequel le formidable Philippe Torreton incarne un procureur, nous offre des réponses à nos interrogations, mais semble s’opposer au reste du récit. La jeune Nastya Golubeva est la révélation du film. Elle semble pourtant très en retenu au début avant que son interprétation parvienne à exprimer toute la complexité de son personnage. Jean Dujardin a lui la délicate mission d’incarner le collabo. Il s’en tire avec les honneurs mais la prestation la plus marquante du long-métrage est à mettre au crédit d’August Diehl. L’acteur allemand incarne l’ambassadeur Otto Abetz avec une éloquence glaçante. Au final, Les Rayons et les Ombres est un film historique d’une indiscutable audace nous offrant le meilleur de ce que le cinéma français est capable de produire.
Je vous recommande ce magnifique film du grand Xiavier Giannoli. Un film très dure mais nécessaire dans ces temps troublés. Magnifique interprétations notamment de Jean Dujardin et Nastya Golubeva-Carax très prometteuse digne fille son père le grand cinéaste français Léos Carax. Magnifique musique de Guillaume Roussel.
Une fresque historique très bien menée et interprétée, sous un angle de vue original. Peu d'armes ou de morts, mais beaucoup de champagne et de caviar.