Un film que j’attendais pas mal, suite aux bons retours et pour son sujet, et je n’étais pas déçu !
Un film assez « original » dans la manière de traiter le sujet car à aucun moment on glorifie les collaborateurs français (qui sont les personnages principaux du film), déjà qu’un film français sur la guerre prenne comme sujet principal les collaborateurs français durant la seconde guerre mondiale, c’est assez rare. Et cette prise de risque est vraiment à souligner.
On est face à un schéma narratif que j’aime le plus au cinéma : l’ascension radicale qui contribue à une chute inévitable. On le ressent vraiment dans le film car, oui, on voit les personnages réussir, mais toujours avec des mauvaises intentions, en particulier liées à des enjeux financiers. Et le dernier acte, qu’on peut définir comme une punition pour les personnages. L’œuvre est très engagée politiquement, à nouveau un film qui peut très bien servir d’exemple sur le débat : est-ce que le cinéma c’est politique ? Car de manière explicite, le film parle de différentes parties politiques, mais surtout des raisons mauvaises qui poussent à un comportement malhonnête des gens (opportunisme, argent, l’image de soi)
Sur d’autres aspects, j’ai aimé la façon de nous faire repérer dans l’histoire, en évitant d’utiliser un texte explicatif. Un peu comme « Oppenheimer », à travers des journaux, des dialogues ou même le décor. Et aussi, j’ai adoré la direction d’acteurs, et je pense que c’est la meilleure prestation de Jean Dujardin que j’ai vue.
À vrai dire, pour moi, le défaut du film, c’est son rythme et sa durée. Il y a tout de même pas mal de passages qui sont lents pour pas grand chose et étant donné que le film dure 3 h 20, avec un sujet de ce genre, c’est assez difficile à encaisser tout le film.