Note moyenne
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D’une durée de 3h15, cette fresque impressionnante nous plonge dans le Paris de la collaboration à travers l’histoire vraie de Jean Luchaire, patron de presse, et de sa fille Corinne, jeune première du cinéma de l’entre deux guerres. Passionnant de bout en bout, le film raconte le glissement progressif d’un homme aux idéaux généreux, militant pacifiste et chantre de l’amitié franco-allemande, vers une logique collaborationniste. Le long-métrage est fascinant en cela qu’il ne dépeint pas le parcours d'un être zélé, mais une personnalité dont on peine à saisir les logiques profondes, qui va basculer dans l’indicible pour des raisons obscures, dans un mélange de suivisme, d'appât du gain et d'illusion de gloire. En se concentrant sur ce milieu collaborationniste parisien, loin du champ de bataille, Xavier Giannoli nous plonge dans un monde en vase clos, qui n’a pas su ou pas voulu voir les atrocités du régime hitlérien. Le film dresse enfin le superbe portrait d’un père et de sa fille adorée, que celui-ci conduira sur les chemins du déshonneur et de la déchéance, en raison de sa complicité de plus en plus évidente avec les nazis, qui leur valut de se frotter aux foudres de l'épuration (et de ses excès). Un classique instantané, porté par un admirable Jean Dujardin.
Une expérience gâchée par un détail sonore...
Je suis passé totalement à côté. Je ne sais pas si c'était un choix de mise en scène ou un tic d'écriture, mais cette toux incessante à l'écran m'a profondément fatigué. Impossible de me concentrer sur l'intrigue ou les personnages quand le paysage sonore devient aussi agaçant. Une séance pénible, je n'en pouvais plus.
Je suis passé totalement à côté. Je ne sais pas si c'était un choix de mise en scène ou un tic d'écriture, mais cette toux incessante à l'écran m'a profondément fatigué. Impossible de me concentrer sur l'intrigue ou les personnages quand le paysage sonore devient aussi agaçant. Une séance pénible, je n'en pouvais plus.
C'est du grand cinéma ample et très "spectaculaire". Un peu voyeur parfois il est vrai. Il aurait pu être "quand même" plus dérangeant. C'est trop "spectacle". De toute l'histoire du cinéma c'est le film où on fume le plus : non-stop. Gloire à la cigarette (on en voit une bonne centaine dans ce film) . Dans chaque scène chaque plan pendant 3h les personnages fument. A force cela devient ridicule. Le metteur en scène ne peut imaginer autre chose à faire pour tous ses personnages que fumer. Ou alors l'industrie du tabac est co-productrice ? J'ai éclaté de rire quand une phrase de Napoléon est citée dans ce film " Entre le sublime et le ridicule il n'y a qu'un pas". Sinon l'actrice principale Nastya Golubeva une réelle révélation même si son personnage a le QI d'une coupe de champagne. Une "collaboratrice" passive qui
a survécu à l'épuration comme tant et tant d'artistes de cette époque.
a survécu à l'épuration comme tant et tant d'artistes de cette époque.
Le film frappe par son ambition et par l’atmosphère contrastée qu’il déploie. On y découvre à la fois le luxe et la décadence, le glamour et le dégoût, l’émotion et la monstruosité, dans une plongée troublante au cœur de la haute société française pendant l’Occupation.
Le récit est très long, mais cette durée sert aussi à installer un climat de malaise, à inscrire l’histoire dans son contexte historique et à explorer la complexité des personnages.
Au centre du film, Jean Dujardin livre une performance remarquable. Il incarne avec finesse l’ambiguïté morale de son personnage : séduisant et brillant, mais profondément dérangeant. C’est sans doute l’un de ses rôles les plus sombres.
Face à lui, Nastya Golubeva apporte douceur, fragilité et candeur, créant un contraste fort avec l’univers moralement trouble qui les entoure.
Le sujet la collaboration en France pendant la Seconde Guerre mondiale est évidemment un terrain délicat et parfois difficile à regarder. Pourtant, grâce au jeu des acteurs, et surtout à celui de Dujardin, le film réussit un véritable tour de force : rendre humain un personnage aux agissements monstrueux, sans jamais chercher à le disculper.
Le récit est très long, mais cette durée sert aussi à installer un climat de malaise, à inscrire l’histoire dans son contexte historique et à explorer la complexité des personnages.
Au centre du film, Jean Dujardin livre une performance remarquable. Il incarne avec finesse l’ambiguïté morale de son personnage : séduisant et brillant, mais profondément dérangeant. C’est sans doute l’un de ses rôles les plus sombres.
Face à lui, Nastya Golubeva apporte douceur, fragilité et candeur, créant un contraste fort avec l’univers moralement trouble qui les entoure.
Le sujet la collaboration en France pendant la Seconde Guerre mondiale est évidemment un terrain délicat et parfois difficile à regarder. Pourtant, grâce au jeu des acteurs, et surtout à celui de Dujardin, le film réussit un véritable tour de force : rendre humain un personnage aux agissements monstrueux, sans jamais chercher à le disculper.
Je viens d'aller voir "Les Rayons et les Ombres," grande fresque historique de 3h19. Je n'étais jamais allé voir un film ayant une telle durée, mais purée, je n'ai pas regretté la balade...
Je pourrais vous parler de la lumière, de la bande son ou de l'élégance de la mise en scène. Mais la maîtrise technique ne suffirait pas pour justifier un projet pareil. Je pourrais évoquer une écriture au cordeau, la puissance de l'interprétation ou la parfaite coordination des acteurs, mais on serait encore loin du compte.
Disons qu'un auteur français inspiré, inspirant et en pleine possession de son art, a estimé que c'était la durée adéquate pour restituer toute une page de notre histoire. Et pour nous amener, comme "Indigènes", "Cessez-le-feu" ou Au-revoir là-haut" ont pu le faire, à considérer ce qu'on croyait avoir compris d'une époque avec un regard différent.
On pourrait être tenté de se dire : "ah, non, encore une histoire avec les nazis, on n'en peut plus de la Grande Vadrouille." Et on pourrait également penser que parler de la deuxième Guerre pour nous rappeler les dangers du fascisme est un procédé assez lourdingue.
Mais l'auteur a juste choisi quelques personnes ayant réellement vécu, dans un monde mouvant, complexe et imprévisible, pour nous parler de nous. Et il a mobilisé tous les moyens disponibles, du charisme de Jean Dujardin à une science du montage et de la composition assez confondantes, pour nous embarquer avec une force, une tendresse, une rigueur et une absence de jugements qu'on ne ressent pas souvent.
Au point qu'on ressort de ce film en comprenant cette durée hors normes. La richesse, la profondeur et l'ambiguïté morale de l'époque. Et au fond la richesse, la profondeur et l'ambiguïté morale qui nous caractérisent tous.
Les Rayons et les Ombres, et rien de moins.
Je pourrais vous parler de la lumière, de la bande son ou de l'élégance de la mise en scène. Mais la maîtrise technique ne suffirait pas pour justifier un projet pareil. Je pourrais évoquer une écriture au cordeau, la puissance de l'interprétation ou la parfaite coordination des acteurs, mais on serait encore loin du compte.
Disons qu'un auteur français inspiré, inspirant et en pleine possession de son art, a estimé que c'était la durée adéquate pour restituer toute une page de notre histoire. Et pour nous amener, comme "Indigènes", "Cessez-le-feu" ou Au-revoir là-haut" ont pu le faire, à considérer ce qu'on croyait avoir compris d'une époque avec un regard différent.
On pourrait être tenté de se dire : "ah, non, encore une histoire avec les nazis, on n'en peut plus de la Grande Vadrouille." Et on pourrait également penser que parler de la deuxième Guerre pour nous rappeler les dangers du fascisme est un procédé assez lourdingue.
Mais l'auteur a juste choisi quelques personnes ayant réellement vécu, dans un monde mouvant, complexe et imprévisible, pour nous parler de nous. Et il a mobilisé tous les moyens disponibles, du charisme de Jean Dujardin à une science du montage et de la composition assez confondantes, pour nous embarquer avec une force, une tendresse, une rigueur et une absence de jugements qu'on ne ressent pas souvent.
Au point qu'on ressort de ce film en comprenant cette durée hors normes. La richesse, la profondeur et l'ambiguïté morale de l'époque. Et au fond la richesse, la profondeur et l'ambiguïté morale qui nous caractérisent tous.
Les Rayons et les Ombres, et rien de moins.
J’aurais adoré aimer ce film car le casting est remarquable et le scénario original mais je me suis ennuyé ferme….. C’est long, verbeux, les images sont tristes, les acteurs ne sont pas crédibles, quel ennui profond !
A mes yeux pas loin du chef d'oeuvre. Quel film ! Au vu de la communication pauvre les résultats au box office ne seront malheureusement pas à la hauteur de ce grand film.
Mention spéciale aux poumons des deux acteurs. 藍
Mention spéciale aux poumons des deux acteurs. 藍
Un film tout simplement magnifique et sublime.
Il rappelle à quel point la succession de petits compromis peut vous faire devenir l'inverse de ce que vous êtes. Comment, à force de jouer avec les lignes, on finit par les franchir.
Les acteurs jouent à la perfection.
A voir !
Il rappelle à quel point la succession de petits compromis peut vous faire devenir l'inverse de ce que vous êtes. Comment, à force de jouer avec les lignes, on finit par les franchir.
Les acteurs jouent à la perfection.
A voir !
Les rayons et les ombres est un film profondément dérangeant, parce qu'il nous replonge dans une part de notre histoire que notre génération n'a pas connue "la guerre, l'occupation". Des mots vus dans les livres, trop survolés à l'école, certains ont pu entendre des témoignages, d'autres en gardent les stigmates dans leurs histoires familiales. Avec ce film, on l'approche de plus près, de manière plus intime et plus troublante et cela nous renvoie alors à une question essentielle : qu'aurions nous fait à leur place ? Quand tout vacille, de quel côté se place t'on? Celui de ses besoins, de sa famille, de son pays, de ses valeurs ... ou de sa survie?
Le film interroge avec beaucoup de force l'engagement, le courage, mais aussi les hésitations humaines. Totalement héroïque ou totalement coupable? Chacun oscille, doute, cherche sa place face au danger et à l'ennemi, qui lui-même semble parfois vaciller.
C'est une oeuvre qui dépasse le passé pour parler de notre société, aujourd'hui. Elle nous pousse à nous questionner : et si aujourd'hui quelque chose se jouait à nos portes, si aujourd'hui notre liberté était menacée, dans quel camp serions-nous finalement ?
Le film interroge avec beaucoup de force l'engagement, le courage, mais aussi les hésitations humaines. Totalement héroïque ou totalement coupable? Chacun oscille, doute, cherche sa place face au danger et à l'ennemi, qui lui-même semble parfois vaciller.
C'est une oeuvre qui dépasse le passé pour parler de notre société, aujourd'hui. Elle nous pousse à nous questionner : et si aujourd'hui quelque chose se jouait à nos portes, si aujourd'hui notre liberté était menacée, dans quel camp serions-nous finalement ?
Film intelligent, subtil. Les acteurs sont exceptionnels. Jean Dujardin est vraiment un acteur exceptionnel. J’ai reculé la date pour assister à une projection à cause de la longueur. Je ne regrette pas du tout. Très grand film.
J. Dujardin à la hauteur malgré un scénario sans corps, des personnages sans profondeur, une narration interminable appuyée par une grandiloquence musicale.
Quant à l’appropriation du titre de merveilleuse œuvre de V. Hugo .....
Quant à l’appropriation du titre de merveilleuse œuvre de V. Hugo .....
Ce film est atypique par sa durée, plus de 3 heures, et par ses puissants moyens, devenus très rares dans le cinéma français. Même si je ne l'apprécie guère en général, il faut reconnaître que Jean Dujardin y réalise une grande performance d'acteur. C'ets vrai également pour sa partenaire féminine, dont je n'arrive pas hélas à mémoriser le nom. Le tort de ce film est de mettre les Français devant une période noire de leur histoire. Oui, la collaboration est une honte et ses pseudo-héros des personnages glauques et dégoûtants. Mais les bien-pensants qui vont se répandre partout à ce sujet vont aussi devoir se rappeler que c'est le Front Populaire et ses pacifistes bêlants qui nous ont conduits à la débâcle de 1940. Que les collabos venaient souvent de la gauche parlementaire. Et que le Parti communiste a appelé à la désertion en 1940 pour protéger l'URSS, alors alliée du nazisme... Alors, la vérité est comme toujours très complexe, et il faut apprendre l'Histoire pour ne pas être condamnés à la revivre (Stefan Zweig) !
J’aime beaucoup Xavier Giannoli et je trouve qu’il est l’un des meilleurs réalisateurs de sa génération mais vraiment les 3h16 de film ne sont pas justifiées au vu de la qualité du scénario. Le récit peine à avancer et est assez répétitif dans sa construction. Dommage car la mise en scène et la direction d’acteurs sont encore une fois de grande qualité.
c'est beaucoup trop long : beuveries incessantes, partouzes interminables, la tuberculose prend trop de place et la toux qui va avec, devient vite insupportable. Le scénario est bien, c'est intéressant cette façon de traiter la collaboration, mais c'est beaucoup, beaucoup trop long, dommage car cela aurait pu être un grand film , Dujardin parfait, l'actrice.....non! je me suis demandée si elle n'était pas doublée par l'IA.
Très bon film qui démontre comment l'intérêt personnel, en l'occurence ici, l'influence, le pouvoir, l'argent et occuper le devant la scène pousse à la lâcheté et à abandonner valeurs et éthique. Comment la bien pensance originelle de la recherche de la paix, le socialisme affiché virent à la collabo.
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