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Un très bon film qui traite de la collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le sujet, pourtant délicat, est très intelligemment traité. En effet, alors que les personnages peuvent sembler attachants, la fin du film permet de rappeler les horreurs dont se sont montrés complices les protagonistes. Malgré la sympathie que peuvent faire éprouver aux spectateurs ces personnages, il est indispensable de se rappeler que nul ne pouvait ignorer les atrocités commises pendant la guerre.
Le film est également très bien réalisé avec de superbes plans, et les acteurs sont très crédibles et très bons dans leur rôle. Le film est toutefois assez long et aurait pu être raccourci.
Un film très intéressant.
Le sujet, pourtant délicat, est très intelligemment traité. En effet, alors que les personnages peuvent sembler attachants, la fin du film permet de rappeler les horreurs dont se sont montrés complices les protagonistes. Malgré la sympathie que peuvent faire éprouver aux spectateurs ces personnages, il est indispensable de se rappeler que nul ne pouvait ignorer les atrocités commises pendant la guerre.
Le film est également très bien réalisé avec de superbes plans, et les acteurs sont très crédibles et très bons dans leur rôle. Le film est toutefois assez long et aurait pu être raccourci.
Un film très intéressant.
Les trois heures du film peuvent impressionner au premier abord. Je ne dirai pas qu’elles passent en un éclair, mais chacune d’elles a sa raison d’être. Elles permettent de comprendre toute la complexité du contexte de l’époque, certaines raisons, les mécanismes de la collaboration et les dilemmes auxquels étaient confrontés les différents acteurs.
J’ai justement particulièrement apprécié cette volonté d’aller au fond des choses, sans simplifier une période aussi complexe. Pour couronner le tout, une fois encore, Jean Dujardin livre une prestation remarquable, tout en justesse.
J’ai justement particulièrement apprécié cette volonté d’aller au fond des choses, sans simplifier une période aussi complexe. Pour couronner le tout, une fois encore, Jean Dujardin livre une prestation remarquable, tout en justesse.
J’ai attendu ce film avec une vraie curiosité. Je me demandais comment Xavier Giannoli allait s’attaquer à un sujet aussi lourd et sensible que la collaboration pendant l’Occupation. "Les Rayons et les Ombres" est une fresque de plus de trois heures qui suit le destin tragique de Jean Luchaire, journaliste pacifiste devenu patron de presse collaborationniste, et de sa fille Corinne, actrice promise à un bel avenir. Le résultat m’a profondément marqué : je lui mets un solide 4/5.
Ce qui m’a le plus touché, c’est la façon dont Giannoli évite les jugements simplistes. On voit Jean (magnifiquement incarné par un Jean Dujardin méconnaissable, tout en nuance et en ambiguïté) glisser progressivement dans la compromission. Ce n’est pas un monstre dès le départ, mais un idéaliste qui se perd dans les mirages de la "collaboration intelligente". La tuberculose qui ronge les personnages devient une métaphore puissante de cette pourriture morale. J’ai vraiment ressenti le vertige de ces années-là, entre les fêtes somptueuses à Paris et l’ombre qui s’étend peu à peu.
La mise en scène est somptueuse sans être tape-à-l’œil. Les décors, les costumes, la photo... tout respire le cinéma d’auteur ambitieux. Nastya Golubeva crève l’écran en Corinne, fragile et résiliente à la fois. Certaines séquences, notamment celles à Sigmaringen ou les moments intimes entre père et fille, sont d’une intensité rare. Le film dure longtemps, oui, mais il ne traîne pas : il prend le temps nécessaire pour nous immerger dans cette époque et dans ces existences brisées.
Bien sûr, on peut débattre de la manière dont la collaboration est montrée (certains y verront une trop grande empathie, d’autres une nécessaire complexité). Pour moi, c’est justement ce qui rend le film important : il nous force à nous poser la question dérangeante de ce que nous aurions fait à leur place. Ce n’est pas un film confortable, et c’est tant mieux. Il reste avec vous longtemps après le générique.
Bref, une œuvre majeure de Giannoli, qui confirme qu’il est l’un des cinéastes français les plus intéressants de sa génération. À voir absolument, même si les plus de trois heures passent à toute vitesse.
Ce qui m’a le plus touché, c’est la façon dont Giannoli évite les jugements simplistes. On voit Jean (magnifiquement incarné par un Jean Dujardin méconnaissable, tout en nuance et en ambiguïté) glisser progressivement dans la compromission. Ce n’est pas un monstre dès le départ, mais un idéaliste qui se perd dans les mirages de la "collaboration intelligente". La tuberculose qui ronge les personnages devient une métaphore puissante de cette pourriture morale. J’ai vraiment ressenti le vertige de ces années-là, entre les fêtes somptueuses à Paris et l’ombre qui s’étend peu à peu.
La mise en scène est somptueuse sans être tape-à-l’œil. Les décors, les costumes, la photo... tout respire le cinéma d’auteur ambitieux. Nastya Golubeva crève l’écran en Corinne, fragile et résiliente à la fois. Certaines séquences, notamment celles à Sigmaringen ou les moments intimes entre père et fille, sont d’une intensité rare. Le film dure longtemps, oui, mais il ne traîne pas : il prend le temps nécessaire pour nous immerger dans cette époque et dans ces existences brisées.
Bien sûr, on peut débattre de la manière dont la collaboration est montrée (certains y verront une trop grande empathie, d’autres une nécessaire complexité). Pour moi, c’est justement ce qui rend le film important : il nous force à nous poser la question dérangeante de ce que nous aurions fait à leur place. Ce n’est pas un film confortable, et c’est tant mieux. Il reste avec vous longtemps après le générique.
Bref, une œuvre majeure de Giannoli, qui confirme qu’il est l’un des cinéastes français les plus intéressants de sa génération. À voir absolument, même si les plus de trois heures passent à toute vitesse.
Que de coupes de champagne servies et filmées... On a compris. 3h c'est long sur cet aspect là.
Heureusement quels acteurs
Heureusement quels acteurs
Magnifique, ambigu, nuancé. Une grande interpretation, une belle oeuvre. Grande,de mise en scene.......
Une grosse déception qui s'étale sur plus de 3h. Abordant un sujet pourtant très intéressant, le film ne véhicule aucune émotions, étant même ambiguë pendant une longue période du film, les scènes se répètent inlassablement sans faire avancer le récit principal, l'ont saura que les personnages ont la tuberculose après la 10ème scènes de toux à rallonge, les mêmes scènes de fête à répétitions pour finalement un film qui se passe à 80% en intérieur dans les mêmes décors. Le film étire son sujet plus que de raison ce qui a pour conséquence de n'être JAMAIS rythmé, aucunes tensions ou sensations de danger. Reste une interprétation correcte des décors satisfaisant mais un film moue qui ne transmet pas grand-chose.
L’histoire est intéressante et il y a un vrai fond, mais faut pas non plus sortir les mouchoirs. J’ai trouvé le film un poil long par moments, ça aurait gagné à être un peu plus resserré. Au final, c’est un bon film, mais pas de quoi en parler pendant trois jours non plus.
Décidément, Xavier Giannoli nous offre de sacrés films depuis plusieurs années. Son dernier avait remporté sept César pour l'excellent "Illusions perdues", après avoir mis en scène la série réussie "d'Argent et de Sang" avec Vincent Lindon, son nouveau métrage lève un voile sur la terrible période de la seconde guerre mondiale et une certaine France collaborationniste rarement mise en avant. On se souvient du film de Claude Berri, "Uranus", sorti en 1990. Ici, on retrouve Jean Luchaire et sa fille Corinne, lui patron de Presse et elle, jeune actrice, qui profiteront de cette période pour vivre dans le luxe et la luxure pendant que la France souffre de tout. Film fleuve de plus de trois heures où l'on ne s'ennuie pas une seconde, c'est un prisme total sur cette famille qui intéresse le réalisateur. On ne voit ni guerre, ni rafles, ni crimes, ni même étoile jaune, et pourtant tout est là, intelligemment suggéré. La reconstitution est parfaite, l'image soignée et le duo de comédiens principaux solide, révélant un film passionnant de bout en bout.
Plutôt un bon film, avec une photographie réussie et des acteurs convaincants malgré des airs sérieux un peu forcés.
Mais au moins 20 minutes de personnes qui toussent, c’est au dessus de ma résistance aux bruits désagréables.
Comment louper autant le point de vue sonore à en rendre le visionnage douloureux.
Mais au moins 20 minutes de personnes qui toussent, c’est au dessus de ma résistance aux bruits désagréables.
Comment louper autant le point de vue sonore à en rendre le visionnage douloureux.
Prenant, passionnant, très bien joué. Un éclairage intéressant de l’histoire. Mes enfants ont trouvé cela très bien. Une vraie réussite.
Xavier Giannoli suscite la polémique avec ce film qui suit le parcours d'un collabo durant les années sombres.
Et il y a matière à discussion. Alors disons-le tout de go : le film est une réussite totale. Pourtant, les choix scénaristiques de Giannoli sont dangereux. On suit en effet pendant presque 3h (sur une durée totale de 3h20) l'ascension et la réussite d'un patron de presse, Jean Luchaire, qui s'est fourvoyé dans la collaboration, y trouvant la réussite dont rêvaient ses ambitions. Ce faisant, Giannoli déroule le discours justifiant cette collaboration douce. Ce n'est après tout qu'un journal. Écrire, c'est un moyen de rapprocher des peuples. Publier, c'est une autre façon d'œuvrer pour la France. Discours insupportable cherchant à justifier la collaboration et qui fut celui des partisans de la théorie dite "du glaive (De Gaulle) et du bouclier (Pétain)" après-guerre. Un discours mis à mal par tous les travaux d'historiens depuis 50 ans, depuis la publication de "La France de Vichy" de Robert Paxton.
Un film offrant une telle tribune aux sophismes vichystes serait aussi inacceptable que les livres d'Éric Zemmour. Heureusement, il y a la scène du procès et l'incroyzble charge du procureur joué par Philippe Torreton ; il démonte un à un ces arguments fallacieux. Ce faisant, il regarde en face les spectateurs et les accuse à leur tour : si vous avez cru dans le discours de Jean Dujardin, vous vous êtes faits berner comme des idiots. Jean Luchaire savait pertinemment ce qu'il faisait, ce qu'entrainait ses mots, où allaient les wagons partant de Drancy.
C'est une gifle magistrale que Xavier Giannoli balance dans la tronche des spectateurs naïfs, à la façon de Rodrigo Sorogoyen dans la dernière scène de "El reino". Bravo.
Malheureusement, 3h c'est long et nombre de spectateurs peu au fait de cette période de l'histoire, marqués par les 3 premières heures du film, ressortent de la salle en nuancant l'attitude de Dujardin, preuve que l'objectif n'a pas complétément été atteint. Raccourcir le film d'une bonne heure aurait sans doute permis de gagner en efficacité sans nuire au propos.
Saluons les interprétations très justes de Jean Dujardin et Golubeva Carax dans des rôles pourtant délicats.
Un film magistral sur cette période et ce sujet... mais pas forcément accessible à tous.
Et il y a matière à discussion. Alors disons-le tout de go : le film est une réussite totale. Pourtant, les choix scénaristiques de Giannoli sont dangereux. On suit en effet pendant presque 3h (sur une durée totale de 3h20) l'ascension et la réussite d'un patron de presse, Jean Luchaire, qui s'est fourvoyé dans la collaboration, y trouvant la réussite dont rêvaient ses ambitions. Ce faisant, Giannoli déroule le discours justifiant cette collaboration douce. Ce n'est après tout qu'un journal. Écrire, c'est un moyen de rapprocher des peuples. Publier, c'est une autre façon d'œuvrer pour la France. Discours insupportable cherchant à justifier la collaboration et qui fut celui des partisans de la théorie dite "du glaive (De Gaulle) et du bouclier (Pétain)" après-guerre. Un discours mis à mal par tous les travaux d'historiens depuis 50 ans, depuis la publication de "La France de Vichy" de Robert Paxton.
Un film offrant une telle tribune aux sophismes vichystes serait aussi inacceptable que les livres d'Éric Zemmour. Heureusement, il y a la scène du procès et l'incroyzble charge du procureur joué par Philippe Torreton ; il démonte un à un ces arguments fallacieux. Ce faisant, il regarde en face les spectateurs et les accuse à leur tour : si vous avez cru dans le discours de Jean Dujardin, vous vous êtes faits berner comme des idiots. Jean Luchaire savait pertinemment ce qu'il faisait, ce qu'entrainait ses mots, où allaient les wagons partant de Drancy.
C'est une gifle magistrale que Xavier Giannoli balance dans la tronche des spectateurs naïfs, à la façon de Rodrigo Sorogoyen dans la dernière scène de "El reino". Bravo.
Malheureusement, 3h c'est long et nombre de spectateurs peu au fait de cette période de l'histoire, marqués par les 3 premières heures du film, ressortent de la salle en nuancant l'attitude de Dujardin, preuve que l'objectif n'a pas complétément été atteint. Raccourcir le film d'une bonne heure aurait sans doute permis de gagner en efficacité sans nuire au propos.
Saluons les interprétations très justes de Jean Dujardin et Golubeva Carax dans des rôles pourtant délicats.
Un film magistral sur cette période et ce sujet... mais pas forcément accessible à tous.
C'est un long, très long film : 3h15 ! C'est dire s'il y a des scènes tirées en longueur et des scènes répétées, on aurait pu couper sans nuire au film.
Les rôles sont bien distribués et interprètés, mention spéciale à cette nouvelle actrice Nastya Golubeva (fille de Léos Carax).
C'est un film à thèse prenant appui sur la période 1930/1946 en France et en Allemagne. Or, comme souvent dans ce genre de production artistique, l'auteur déroule sa thèse sans contradiction, ce qui limite de fait la portée du discours montré.
Une qualité, ce n'est pas manichéen : les bonnes intentions sont parfois trahies par leurs conséquences; les actes ne sont ni noirs ni blancs (mais la zone grise frôle parfois la complaisance).
Voyons aussi la qualité de la peinture cinématographique d'une période historique peu dépeinte et ici bien "montrée".
Avec ses défauts, c'est un film réussi qui fera peut-être date, l'avenir le dira !
Les rôles sont bien distribués et interprètés, mention spéciale à cette nouvelle actrice Nastya Golubeva (fille de Léos Carax).
C'est un film à thèse prenant appui sur la période 1930/1946 en France et en Allemagne. Or, comme souvent dans ce genre de production artistique, l'auteur déroule sa thèse sans contradiction, ce qui limite de fait la portée du discours montré.
Une qualité, ce n'est pas manichéen : les bonnes intentions sont parfois trahies par leurs conséquences; les actes ne sont ni noirs ni blancs (mais la zone grise frôle parfois la complaisance).
Voyons aussi la qualité de la peinture cinématographique d'une période historique peu dépeinte et ici bien "montrée".
Avec ses défauts, c'est un film réussi qui fera peut-être date, l'avenir le dira !
Un peu choqué par l’histoire que nous narre parfaitement ce film réaliste. Le jeu d’acteur est immergeant réaliste et donc immergeant.
Une histoire incroyable qui donne un éclairage inhabituel sur la seconde guerre mondiale. Un film poignant et malaisant à la fois.
C'est un grand film, à la hauteur de "L'armée des ombres" par exemple. Pour décrire cette descente aux enfers et l'engrenage qui fait passer des hommes de valeurs humanistes et universalistes à la collaboration, il fallait prendre le temps, notamment de plonger le spectateur dans le contexte de l'époque, complexe et sombre. Le pari est réussi : c'est 3h15 sans ennui et sans clichés, avec un très beau jeu d'acteurs. C'est pour moi un film cesarisable et même oscarisable; en tout cas, il le mériterait.
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