Les Rayons et les Ombres
Note moyenne
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709 critiques spectateurs

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André Gonçalves
André Gonçalves

10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2026
Un film qui aborde un sujet du passé délicat, j'ai trouver le film très bien réalisé, on sens même pas les 3h20 passé !
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2026
Une œuvre ambitieuse sur un sujet complexe qui nécessite bien une aussi longue durée pour pouvoir être traité avec suffisamment de nuances. À travers le portrait de Jean Luchaire et de sa fille, c’est toute une série de questions morales qui s’impose aux spectateurs.
Mlgc
Mlgc

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2026
Très bon film. Excellents acteurs, photos, décors : un film vraiment a voir.
Je ne mets que 4 étoiles car :
- il y a des longueurs;
- on revient à de multiples reprises sur un aspect de la dérive des personnages (goût du luxe, insouciance, piège des sentiments) sans vraiment explorer la dérive idéologique de Jean Luchaire et Otto Abetz pourtant bien dans leur histoire personnelle. Dommage.
 Leygues
Leygues

14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mai 2026
Le film est de facture très classique et la façon de mêler petite et grande histoire crée une tension qui fait rebondir sans cesse le film. Le film donne aussi à penser avec des questions éternelles et à jamais sans réponse sur le mal et la nature humaine. Je ne suis pas historien mais l'époque semble plutôt bien reconstituée. L'ensemble n'est jamais lourdement didactique ni démonstratif.
Jean Dujardin est très bon et reste suffisamment ambiguë : est il le jouet des évènements ou acteur de sa vie ?
Bernard F
Bernard F

35 abonnés 82 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mai 2026
Trop long, trop axé sur la tuberculose, les crachats, les quintes de toux. Dommage car l'histoire est singulière et intéressante sur ce qu'était cette époque de collaboration à tous les étages et ensuite ce qu'a été l'épuration. Le réalisateur aurait pu nous épargner tous ces épisodes de malaises un peu lourdingues et intrusifs, sans forcément les ignorer totalement, évidemment. Il y a une bonne heure de film en trop. Cela n'aurait pas nui au récit. Bien au contraire.
Emeline Segouin
Emeline Segouin

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mai 2026
Beaucoup trop long, trop de crachats, de fausses toux, de mauvais jeux de acteurs, quelle déception ! Alors que j’étais impatiente de le voir, et que je suis très intéressée par cette période de l’histoire…
Julian
Julian

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mai 2026
Cette œuvre retrace le destin de la famille Luchaire avant, pendant et après la Collaboration, dans une France marquée par les influences de Pétain, De Gaulle et Hitler.
Au-delà du récit historique, une question subsiste: face à la mort imminente, devient-on quelqu’un d’autre, ou révèle-t-on simplement ce que l’on est déjà devenu?
Nadine B
Nadine B

4 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2026
Excellent film
Malgré la longueur on ne s’ennuie pas un instant et on comprend le cheminement de la manipulation
Les temps ne changent pas et les hommes non plus
Philippe C
Philippe C

3 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2026
Un film sans complaisance sur un des personnages les plus ambigus de la période trouble par excellence qu'est l'Occupation réalisé et interprétée magnifiquement !
Christophe B
Christophe B

12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mai 2026
Très bon film, comédiens parfait, même Jean Dujardin ! une histoire qui prend le temps de bien faire comprendre le cheminement des personnages dans cette histoire complexe de la guerre
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mai 2026
Xavier Giannoli est fasciné par les parcours humains bousculés par de brutales inflexions du destin ; celui-ci sur cette thématique qui lui est cher est peut-être le plus abouti et le plus radical. Dans son chef d’œuvre « Illusions perdues », ce qu’étaient les personnages étaient clairement annoncés dès le début. Là par une nouvelle fresque magistrale et limpide, il a le temps de décortiquer le parcours qui peut conduire un homme jusqu’à la collaboration ; ici le passage de l’espérance pacifiste à l’impossibilité de renoncer à son statut social. Jamais manichéen, Gianolli nous montre jamais un homme mauvais qui pourrait être caricatural ; Jean Luchaire s’achète même plusieurs fois une bonne conscience comme lorsqu’il sauve une famille de juifs. C’est un être complexe jusqu’au point de bascule. Il décrit bien ces hommes qui ne choisissent pas puisqu’ils sont ignorants qu’ils sont déjà en train de choisir. Dans ce qui restera très certainement un des films ultimes sur la collaboration, il condamne tout de même son personnage principal et une phrase vient sceller le sort de l’homme : « Les mots des salauds arment les bras des imbéciles » ; là, la sentence tombe pour Jean Luchaire le journaliste et patron de presse.
Il est par contre plus clément avec sa fille Corinne, étoile montante du cinéma français qui sera touchée par une sanction d’indignité nationale et dont son roman autobiographique servit de base de travail à ce film. Xavier Giannoli dit d’elle : « Je ne cherche pas l’excuser mais à montrer qu’elle a été victime d’une injustice. Elle a fait la fête, elle s’est trompée, elle a fait des erreurs, elle avait 18 ans. Si on n’est pas capable d’avoir de l’humanité en comprenant çà, tant pis, il faut aller voir un autre film. »
Déjà un film français majeur de 2026 voire plus
Et pour aller plus loin, Laurence Houot : « Après Les Illusions perdues, une adaptation du chef-d'œuvre de Balzac, gros succès populaire qui lui avait valu sept César en 2021, Xavier Giannoli s'attaque avec ce nouveau long-métrage à un chapitre sombre de l'histoire de France, qu'il raconte à travers le glissement progressif d'un pacifiste vers la collaboration.
Paris, 1948. Une femme, foulard sur la tête, son bébé dans une poussette, se faufile discrètement dans les rues de Paris. Dans un square, elle est agressée par des hommes qui l'insultent. Corinne est accueillie par sa voisine, qui lui prête un magnétophone. La jeune femme se lance alors dans le récit de son histoire, et de celle de son père, Jean Luchère, fusillé le 22 février 1946.
Flash-back. Début des années 30. La France, traumatisée par la Première Guerre mondiale, est en pleine reconstruction. Jean Luchaire, journaliste, et son ami allemand Otto Abbetz, pacifistes convaincus, militent pour la réconciliation et l'amitié franco-allemande. Corinne se souvient, alors qu'elle n'était encore qu'une toute petite fille, de ces rassemblements où se côtoient Allemands et Français, juifs, tous unis pour défendre l'idée de construire un monde de paix.
Pendant le même temps, Hitler s'appuie sur l'esprit de revanche d'un peuple humilié pour accéder au pouvoir. Otto Abetz adhère au parti nazi, mais continue à vouloir construire cette amitié franco-allemande qui lui tient à cœur, tout en commençant à jouer les espions pour son pays. Pendant ce temps, Corinne, la fille aînée de Luchaire, entame une carrière d'actrice, enchaîne les rôles en tête d'affiche et devient une véritable vedette.
Petits services et passe-droits
Quand l'Allemagne occupe Paris en 1940, Otto est nommé ambassadeur. La France de Vichy a signé la paix. Dans la tête des deux amis, cette collaboration est un "mal nécessaire" pour protéger la France. Mais petit à petit, Otto se laisse gagner par les idées nazies. Jean Luchaire, toujours persuadé qu'il faut maintenir le dialogue avec le régime nazi, profite de la position de son ami pour développer son journal, au prix de son indépendance éditoriale.
Les Nouveaux Temps devient la chambre d'échos du Régime nazi et du gouvernement collaborationniste de Vichy. Otto rend des "petits services" aux uns et aux autres, des sauf-conduits, des passe-droits. La carrière de Luchaire, ses amis, sa famille, profitent des largesses de l'ambassadeur. Corinne, atteinte de tuberculose, doit renoncer au cinéma et multiplie les séjours au sanatorium. À l’occasion, Luchaire profite de sa position pour aider une famille juive à s'enfuir.
Cocktails à l'ambassade, fêtes libertines au château, racket d'œuvres d'art, captation de richesses… Ce petit monde vit grand train pendant que d'autres ont choisi de résister. Otto devient un pilier du régime nazi, et défend ses idées tandis que Jean, atteint de tuberculose, se perd dans une surenchère d'alcool, de femmes. "Je n'ai pas de trésor de guerre je dépense tout", déclare-t-il, triste fanfaron. "Je ne te reconnais plus", lui dit son père, "Où est passé l'héritage moral que je t'ai transmis ?", interroge ce père déçu avant de publier une lettre ouverte à son fils dans le journal concurrent.
Jean Luchaire paiera de sa vie ses dérives. Otto Abetz, lui, condamné pour crimes de guerre, sera gracié en 1954 par le président René Coty. Corinne, condamnée à 10 ans d'indignité nationale, sera emportée par la tuberculose en 1950 avant ses trente ans.
Du pacifisme à la collaboration
Comment, de pacifiste, idéaliste pétri de bonnes intentions, Jean Luchaire est-il devenu en quelques années un collaborateur sans scrupule ? C'est ce que montre, en un peu plus de trois heures, Des Rayons et des Ombres, adapté de Ma drôle de vie, le roman autobiographique de Corinne Luchaire, publié en 1949.
Le film reprend ainsi le récit subjectif, déployé à la première personne, de cette fille de collabo. Il décrit pas à pas le parcours de son père, son glissement progressif vers la collaboration, en montrant comment ce journaliste idéaliste, pacifiste, se laisse peu à peu compromettre, jusqu'à laisser passer sans broncher les lois de Vichy sur le statut des Juifs.
Le film décortique et décrypte de manière très méthodique et pédagogique tous les mécanismes qui se mettent en place, de la conviction sincère, portée par cette volonté du "Plus jamais ça"', à l'opportunisme mâtiné d'une certaine forme de légèreté, qui conduisent Luchaire sur ce chemin de la collaboration.
"Il a choisi la trahison, l’or, la compromission"
Les Rayons et des Ombres n'est pas le premier film à aborder cette période de l'histoire, souvent traitée au cinéma. Le film de Xavier Giannoli s'arrête sur celle, bien réelle, de Jean Luchaire, un homme de conviction que rien ne prédestinait à devenir un collabo. Il met en scène un personnage qui n'est pas un monstre, pas un "méchant", mais un être humain fait de chair, avec ses faiblesses, ses lâchetés, son attachement viscéral à la paix, son amour inconditionnel pour sa fille, mais aussi son goût immodéré pour le luxe, qui finit par se perdre dans un enfer pavé de bonnes intentions.
La collaboration comme "nécessité politique", "Le courage, c'est de rester", le maintien du dialogue avec le régime nazi pour "limiter les dégâts" parce que "Mieux vaut une vache à traire, qu'une vache à tuer"… Les arguments pour justifier la collaboration, avancés par Luchaire, ou par Otto Apetz ne manquent pas. Corinne elle aussi, se défend, "J'ai suivi le mouvement, j'ai suivi mon père", "J'ai pensé plus à ma douleur, qu'à celle des autres". Arguments repris et balayés d'un revers de manche par le procureur lors du procès de Luchaire, qui dénonce : "Il a choisi la trahison, l’or, la compromission."
La tuberculose, allégorie de la peste nazie
Sans caricaturer les collaborateurs et sans glorifier les héros de la Résistance, le film montre comment la compromission n'est pas seulement une affaire de "bons" et de "méchants", de "héros" et de "salauds", mais le résultat d'un processus dans lequel n'importe qui, dans un état sans garde-fou, peut se laisser corrompre.
En adoptant le point de vue de la fille de Jean Luchaire, qui a "suivi son père, suivi le mouvement", le film nous plonge au cœur d'un système, au côté de ceux qui l'ont mis en place, et de ceux qui s'y sont laissés entraîner. Le film de Xavier Giannoli ouvre sans manichéisme une réflexion sur des questions politiques, voire métaphysiques, qui touchent à l'universel, sur la responsabilité, le courage, les convictions, et le sens de l'histoire.
Outre le portrait éclairant et nuancé d'un collaborateur, le film restitue l'atmosphère d'une époque, avec des décors et des costumes particulièrement soignés, des images en clair-obscur qui servent cette histoire d'amour filial lumineuse assombrie par des zones d'ombre, et la noirceur d'une époque. Le film s'attarde aussi sur la tuberculose, insiste sur les taches noires visibles sur les poumons des tuberculeux, sur les crachats, sur le sang, sur ce mal qui les ronge, comme une allégorie de la peste nazie qui infeste l'Europe.
Si le propos est subtil, …., ce dernier film de Xavier Giannoli a le mérite de s'attaquer à un chapitre complexe de l'histoire, avec toutes les nuances qu'il requiert. Il offre à Nastya Golubeva, fille de Leos Carax, un premier grand rôle, et à Jean Dujardin l'occasion d'incarner un personnage tragique, plein de contradictions, avec ses rayons, et ses ombres. »
Natoune
Natoune

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mai 2026
Un grand film de Jean Dujardin qui excelle dans son rôle.
L’ambassadeur allemand joue aussi très bien.
Le film relate très bien la montée du racisme, les traîtres qui s’enrichissent au profit de la guerre en collaborant avec l’ennemi, les amitiés franco allemandes compliquées en temps de guerre, le manque d’informations du peuple sur le devenir des juifs dans les camps. 
Le lien entre le père et la fille est très touchant. 
Ce film m’a tenue en haleine même si je connaissais la fin.
Le seul bémol dans le film était que la tuberculose était trop mise en avant. Trop de toux et de cigarettes à la bouche même si c’était l’époque…
sophie Docteur
sophie Docteur

3 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mai 2026
Film magnifique. Le sujet d'abord , pas traité depuis longtemps. Les acteurs extraordinaires dans tous les rôles. La mise en scène juste et poignante. Le temps est passé très vite, tant ce film vous prend aux tripes. On comprend pourquoi Libé n' a pas aimé tant le film décrit le processus actuel de l'antisémitisme. Un film qui redonne envie d' aller au cinéma. Bravo !
EvaT
EvaT

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mai 2026
Un film qui ne peut que diviser, malgré sa qualité cinématographique. L’histoire du père et de la fille Luchaire est un miroir glaçant de notre société. Les addictions propres à l’époque (cigarettes, alcool, drogue, morphine, cabaret, luxe-ure…) ne sont pas si éloignées des nôtres, plus modernes. Les compromissions politiques, la corruption, l’esprit bourgeois qui vous flingue des générations…tout cela est très bien représenté. Mais autant de cigarettes (aucune scène n’en est dépourvue), c’est de la plus pour financer l’énorme budget du film? ou une critique de l’addiction des personnages ?. La relation pere-fille est à la fois sincère et tendre, et à la fois toxique, (essayages de vêtements) on dirait un couple incestueux . Oui c’est un couple social, opportuniste, pour qu’il charme ses clients et qu’elle charme les siens? Ici, la collaboration n’est qu’une ambiguïté parmi tant d’autres. Certains auraient voulu voir des “bons” et des “méchants” plus marqués, ça aurait évité le miroir…mes 3 étoiles sont pour le miroir. Au fait, le regard du cinéaste est trop parisien et trop épris de cinéma. Non le cinéma ne sauve pas le monde et la vanité n’a jamais aidé personne. Au fait, le réalisateur Leonid Moguy est russe, né à St Petersburg meme si ça faisait plus chic de le rendre ukrainien…
jlgmanta
jlgmanta

30 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2026
Très beau jeux d'acteurs, on revisite un sujet vieux comme le monde.
Et vous, qu'auriez vous fait !
Film long avec quelques longueurs, mais très intéressant.
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