Derniers Avis : Les Rayons et les Ombres - Page 23
Les Rayons et les Ombres
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Rideau sur l'Écran
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4,5
Publiée le 30 mars 2026
Paris, 1946. Une femme reçoit des crachats dans la rue. On connaît la fin avant même que le film commence. Reste la vraie question : où tout a-t-il basculé ? Xavier Giannoli, au faîte de son art, remonte le fil avec une rigueur glaçante. Jean Luchaire, homme de gauche, pacifiste sincère, glisse vers la collaboration par paliers imperceptibles. Jean Dujardin y est trouble, fascinant, refusant toute caricature. Face à lui, Nastya Golubeva, révélation absolue, porte à elle seule le cœur émotionnel du film. Ce qui frappe, c'est la façon dont presse, cinéma et mondanités sont montrés comme vecteurs d'une contamination morale insidieuse. Et les résonances avec aujourd'hui ne lâchent pas. Une fresque exigeante, habitée, indispensable.
Un film survendu. C'est une fresque ambitieuse et plutôt réussie mais aussi ultra classique dans sa mise en scène et son écriture. Tout est cousu de film blanc. La distribution fait le travail sans génie, ni fougue particulière. La reconstitution de l'époque est quand à elle vraiment réussie. Mais le récit s'alourdit maladroitement de scènes inutiles, sur les desiderata de l'actrice, sur la tuberculose. Et cela pèse sur l'ensemble : le film est très très long. 3h20, et cela sans justification particulière. Au final, on ne retiendra aucune scène précise. On a déjà vu ça ailleurs, et sûrement mieux.
Un témoignage fort sur la part sombre de notre histoire contemporaine. La scène finale est magnifique, de peu de mots elle crédibilise le film et le cinéma
On ressort ma compagne et moi de la séance de 14h avec un sentiment pour le moins partagé. spoiler: Si le film de Giannoli s'impose comme une œuvre à voir pour son éclairage nécessaire sur une page sombre de l'Occupation — sujet trop rarement traité de front par notre cinéma — il n'en demeure pas moins sujet à débat.
Le choix de Jean Dujardin divisera. Pour certains, il fait du "Dujardin" : une interprétation presque trop propre, un peu trop lisse pour paraître totalement naturelle. Pourtant, le défi était de taille : quel autre acteur actuel aurait pu endosser la morgue et l'entregent d'un Jean Luchaire ? Ce côté "papier glacé" finit paradoxalement par servir le personnage de ce prince de la presse collabo.
Giannoli a fait un choix radical : filmer les fastes, l'ivresse des salons nazis et la vie de château des traîtres. On peut regretter que la "machine" collaborationniste et les rouages de la propagande soient abordés de manière si succincte. Cette approche esthétique, qui privilégie le paraître au fonctionnement idéologique, pourra en décevoir plus d'un.
La révélation c'est Nastya Golubeva Carax
Le véritable cœur battant du film, c'est elle. La fille de Leos Carax est épatante dans le rôle de cette jeune femme malade qui brûle la chandelle par les deux bouts. Elle traverse l'Occupation comme un songe, ignorant (volontairement ?) la réalité du chaos.
La question subsiste après le générique : est-elle réellement innocente ou complice de cet aveuglement ?
Le film souffre de quelques longueurs et aurait sans doute gagné à être resserré. Néanmoins, la première heure est essentielle : elle dissèque avec justesse comment des idéaux de départ finissent par s'effondrer. On y voit la trajectoire de Luchaire, passé de l'ambition à l'opportunisme pur.
Un constat historique implacable. Les résistants avaient le courage, les collabos n'avaient que l'ambition. Ils ont perdu, et c'est tant mieux. 16/20
Un film marquant qui pousse à réfléchir sur les dangers de la compromission et la lente dérive qui en découle. Le propos est vraiment subtil. Porté par une superbe interprétation, ce film laisse une vraie empreinte après la séance. Les 3h15 de la séance sont pleinement utiles. Un chef d’œuvre.
Remarquablement écrit et filmé.... Une digne suite des illusions perdues avec une foison de scènes de cabaret. Un réquisitoire final contre la collaboration d'une rare puissance. Des décors et des acteurs impeccables. Je l'ai vu deux fois en salle.
Un film fort, un film qui dure plus de 3h mais dont les scènes sont percutantes. La France de la 2nd guerre mondiale, du point de vue qu’on ne pense pas, c’est horrible et derangeant, mais intelligent et marquant. Jean Dujardin est admirable, Nastya Golubeva Carax y est une belle revelation ! Un film marquant...
Un film bien fait, bien filmé, bien joué. Un intérêt historique indéniable. Mais un peu lourd parfois. Trop d'insistance sur le visage de l'actrice principal, ou sur les quintes de toux des tuberculeux, ou sur l'usage du tabac. Mais au final, les 3h15 passent bien.
3h20, si j'avais vu la durée je me serais abstenu! C'est long, très long, avec scènes répétitives, parfois inutiles. Il fallait se concentrer sur la destinée des personnages et non pas résumer les 5 ans de guerre à travers eux. Dommage car l'interprétation est excellente, Gianoli a eu l'intelligence de ne prendre qu'une vedette (Dujardin) et une presque débutante ( Gobuleva, révélation), pour justement ne pas nous distraire par les uns et les autres.
Dujardin est pas mauvais , parce qu’il n’en fait pas trop . La reconstitution est impressionnante de vérité , les caractères aussi - moins caricaturaux qu’il n’y paraît . La vraie découverte du film est l’actrice qui joue Corinne Luchaire .
3h19 pour un film français, je m'attendais à un long moment rasoir. Mais j'aime l'histoire donc allons y. J'ai pris une gifle, douce, presque une caresse, mais qui réveille. Des rayons et des ombres vous parle de la période la plus tabou de l'histoire de France, sans idéologie, sans manichéisme.
Excellent film mettant en lumière une autre vision mais en ne la glorifiant pas de la guerre. Ce qui révèle une originalité incroyable et un jeu d'acteur exceptionnel
Attention chef d'oeuvre! Documention historique irréprochable, compréhension des enjeux politiques intérieurs et mondiaux et des comportements individuels, intensité dramatique exceptionnelle, qualité des acteurs. soit tous les ingrédients d'un très grand film.
Film à voir absolument! Pour comprendre cette période trouble de notre histoire ! Le personnage campé par Jean Dujardin s’enfonce de plus en plus dans une collaboration infâme …de sympathique pacifiste au début il devient un profiteur sans valeur! On peut être un peu plus indulgent sur sa fille atteinte comme lui de la tuberculose….tous les interprètes sont excellents ! Le père de Dujardin , Otto Abbetz et le procureur ….
Les rayons et les ombres est un très bon film, à la fois intense et profondément humain. Il aborde avec justesse une relation complexe entre un Français et un Allemand durant la guerre, marquée par les soupçons et les accusations de collaboration d’autant plus difficiles à vivre lorsqu’elles concernent un ami
Le film explore avec finesse les tensions morales et les dilemmes auxquels sont confrontés les personnages, rendant l’histoire particulièrement poignante. La relation entre les deux hommes est traitée avec nuance, sans jamais tomber dans la facilité
La fin, triste et marquante, laisse une forte impression et pousse à la réflexion bien après le générique. Les acteurs livrent une performance remarquable, donnant encore plus de profondeur à ce récit déjà très puissant
Un film émouvant et bien interprété, que je recommande