Note moyenne
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C'est bien la première que je vois un film noté avec plus de 4 de moyenne pour lequel je sors déçu. Le scénario est intéressant mais que le film est aussi plat et long ! Et Jean Du Jardin a une présence mais pour tenir un film de plus de 3 heures, ce n' est pas suffisant.
quelle façon subtile de conter l'Histoire, d'en montrer les paradoxes, les subtilités , de donner cohérence aux errances humaines !
Xavier Giannoli continue de porter son regard critique sur le monde médiatico-politique avec cette fresque historique aussi juste que déroutante.
Avec une focale placée dans l'antre de la collaboration vichyste, le film se saisit du passé pour heurter le rôle de nos contemporains, tout en participant à documenter précisément cette période historique et la dimension profondément systémique de la France pétainiste (on ressent fortement le rôle des historiens, dont le travail d'archivage a fortement contribué à dessiner un portrait sans concession des visages collaborationnistes).
La mise en scène et la construction scénaristique s'avèrent efficaces (surtout sur 3h20) et l'on assiste avec malaise et effroi au glissement progressif des "pacifiques" franco-allemands, portés par le fabuleux August Diehl et un Jean Dujardin éclipsé par la révélation Nastya Golubeva Carax qui affiche une impressionnante palette de jeu (à suivre de très près !).
En bref, une œuvre qui demeure à la hauteur de ses ambitions et qui réussit à nous faire côtoyer avec précision la création et la banalité du mal. A méditer!
Avec une focale placée dans l'antre de la collaboration vichyste, le film se saisit du passé pour heurter le rôle de nos contemporains, tout en participant à documenter précisément cette période historique et la dimension profondément systémique de la France pétainiste (on ressent fortement le rôle des historiens, dont le travail d'archivage a fortement contribué à dessiner un portrait sans concession des visages collaborationnistes).
La mise en scène et la construction scénaristique s'avèrent efficaces (surtout sur 3h20) et l'on assiste avec malaise et effroi au glissement progressif des "pacifiques" franco-allemands, portés par le fabuleux August Diehl et un Jean Dujardin éclipsé par la révélation Nastya Golubeva Carax qui affiche une impressionnante palette de jeu (à suivre de très près !).
En bref, une œuvre qui demeure à la hauteur de ses ambitions et qui réussit à nous faire côtoyer avec précision la création et la banalité du mal. A méditer!
Je suis sorti de la salle sous le charme. Et c'est exactement là que le film voulait me mettre.
Le titre est trompeur pour ceux qui ont lu le recueil de poeme de Victor Hugo. Dans le film, les rayons sont factices. La lumière — les projecteurs, les flashs, le luxe étalé — ne révèle pas l'humain : elle est là pour l’éblouir, pour que l'ombre reste invisible à ceux qui la produisent comme à ceux qui la subissent.
Giannoli filme la Collaboration non pas comme une page d'Histoire mais comme une bulle — psychologique autant qu'économique. L'argent coule à flot dans un pays plongé dans la misère, et le cinéaste enferme ses personnages dans des appartements et des cabarets qui fonctionnent comme des vases clos, étanches au monde réel. Les passages brutaux — de l'opulence des salons parisiens à Sigmaringen, puis à la fuite pathétique — ne sont pas des ruptures de ton : ils sont le retour du refoulé, le moment où la bulle explose.
On pense à Pasolini, inévitablement — à ce huis clos du pouvoir où les puissants abusent de leur position tant que l'extérieur ne peut pas encore les atteindre, à cette micro-société qui, se sachant condamnée, s'enfonce dans les plaisirs avec une frénésie désespérée. Mais là où Pasolini filmait la cruauté pure et le cynisme assumé, Giannoli filme quelque chose de plus insidieux : la vacuité, l'aveuglement, la tragédie de l'insouciance. Ses personnages ne sont pas des monstres. C'est bien pire. Ce qui est pire, c’est qu’ils restent accessibles à notre empathie. Ils ne sont pas hors de l’humain ; ils montrent comment l’humain lui-même peut se rendre habitable à l’inacceptable.
Alors arrive Torreton. Son procureur a raison sur tout — les faits, la trahison, le sang. Il incarne une vérité froide et irréfutable. Mais il juge in abstracto, depuis le territoire du Droit et de l'Histoire. En face, Luchaire et Corinne sont dans la vérité de la chair : leurs failles, leur santé fragile, leur amour filial maladroit, leur peur animale. Et c'est là que le film referme son piège : pendant trois heures, Giannoli nous a fait vivre avec eux. Le charme que j'ai ressenti en sortant, c'était ça — l'adhésion malgré tout à leur humanité corrompue. Le procureur a raison. Mais c'est avec eux que j'étais.
Le titre est trompeur pour ceux qui ont lu le recueil de poeme de Victor Hugo. Dans le film, les rayons sont factices. La lumière — les projecteurs, les flashs, le luxe étalé — ne révèle pas l'humain : elle est là pour l’éblouir, pour que l'ombre reste invisible à ceux qui la produisent comme à ceux qui la subissent.
Giannoli filme la Collaboration non pas comme une page d'Histoire mais comme une bulle — psychologique autant qu'économique. L'argent coule à flot dans un pays plongé dans la misère, et le cinéaste enferme ses personnages dans des appartements et des cabarets qui fonctionnent comme des vases clos, étanches au monde réel. Les passages brutaux — de l'opulence des salons parisiens à Sigmaringen, puis à la fuite pathétique — ne sont pas des ruptures de ton : ils sont le retour du refoulé, le moment où la bulle explose.
On pense à Pasolini, inévitablement — à ce huis clos du pouvoir où les puissants abusent de leur position tant que l'extérieur ne peut pas encore les atteindre, à cette micro-société qui, se sachant condamnée, s'enfonce dans les plaisirs avec une frénésie désespérée. Mais là où Pasolini filmait la cruauté pure et le cynisme assumé, Giannoli filme quelque chose de plus insidieux : la vacuité, l'aveuglement, la tragédie de l'insouciance. Ses personnages ne sont pas des monstres. C'est bien pire. Ce qui est pire, c’est qu’ils restent accessibles à notre empathie. Ils ne sont pas hors de l’humain ; ils montrent comment l’humain lui-même peut se rendre habitable à l’inacceptable.
Alors arrive Torreton. Son procureur a raison sur tout — les faits, la trahison, le sang. Il incarne une vérité froide et irréfutable. Mais il juge in abstracto, depuis le territoire du Droit et de l'Histoire. En face, Luchaire et Corinne sont dans la vérité de la chair : leurs failles, leur santé fragile, leur amour filial maladroit, leur peur animale. Et c'est là que le film referme son piège : pendant trois heures, Giannoli nous a fait vivre avec eux. Le charme que j'ai ressenti en sortant, c'était ça — l'adhésion malgré tout à leur humanité corrompue. Le procureur a raison. Mais c'est avec eux que j'étais.
Un chef d’œuvre ! Complet, tendu, réaliste, drôle, tragique, ce film nous plonge d’abord dans cette “drôle de guerre” à Paris, pendant les quelques mois de vie facile et libertine que les parisiens et se sont offerts, en attendant …que les Allemands envahissent la France. Ensuite, la prouesse du réalisateur est de nous “obliger” à entrer dans tous les personnages, qui ont tous une vraie capacité à susciter l’empathie, voire l’adhésion!
La “collaboration” : oui, c’est de collaborer, mais aussi de co-élaborer, voire de créer la corruption… à revoir sans aucun doute plusieurs fois
La “collaboration” : oui, c’est de collaborer, mais aussi de co-élaborer, voire de créer la corruption… à revoir sans aucun doute plusieurs fois
Oui c est un excellent film avec une beau scénario une belle photo et 3 acteurs top
Découverte pour corinne
Il y a du montand dans ce girardin là
Ce n est pas un film sur la collaboration c est l histoire d un patron de presse et de sa fille qui au loto de l histoire ont gagné le 1 er prix période collaboration
Ce qui tue luchaire c est sa lâcheté et sa venalile il surfe sur son époque en profitant de ce qu elle lui apporte cf les discussions avec son comptable
Céline le décrit bien et son courrier ne change rien
Et tout ça avec la mort qui rode cf cette tuberculose
Génétique
Le proc a vraiment forcé le trait et surajoute par rapport à la réalité peinte par ce film
Ce luchaire là méritait il l'a mort?
Si oui pourquoi beaucoup d autres y ont échappé.
Apres ce film sur la collaboration vue des puissants
A quand un film sur l épuration ?
Merci à Guinolli d avoir ouvert ce chapitre de notre histoire !°
Découverte pour corinne
Il y a du montand dans ce girardin là
Ce n est pas un film sur la collaboration c est l histoire d un patron de presse et de sa fille qui au loto de l histoire ont gagné le 1 er prix période collaboration
Ce qui tue luchaire c est sa lâcheté et sa venalile il surfe sur son époque en profitant de ce qu elle lui apporte cf les discussions avec son comptable
Céline le décrit bien et son courrier ne change rien
Et tout ça avec la mort qui rode cf cette tuberculose
Génétique
Le proc a vraiment forcé le trait et surajoute par rapport à la réalité peinte par ce film
Ce luchaire là méritait il l'a mort?
Si oui pourquoi beaucoup d autres y ont échappé.
Apres ce film sur la collaboration vue des puissants
A quand un film sur l épuration ?
Merci à Guinolli d avoir ouvert ce chapitre de notre histoire !°
Le film démarre plutôt bien, mais on a compris le propos assez rapidement et ensuite c'est trop long, beaucoup trop long. Sans doute que le problème vient du fait que le réalisateur soit aussi le scénariste, il a du avoir du mal à couper. Ça tourne à l'overdose de cigarettes, de toux et d'alcool, sans faire profondément avancer le récit. Le propos reste néanmoins très intéressant.
Excellent moment de cinéma. Des acteurs au top, des décors réalistes, un scénario solide. Je conseille pour les fadas de l'histoire. Sans doute que ce film fera référence. L'histoire complexe de l'engrenage de la collaboration. Seule critique négative : trop, mais vraiment trop de cigarettes, à en être étouffant pour le spectateur. Chaque nouvelle scène est l'occasion d'en allumer une. Trop, c'est trop et surtout que cela n'apporte pas grand chose. Dommage.
ah film excellent rien a dire un très beau et bon film à la fois à la fin de la deuxième guerre mondiale en mai 1945 l armistice sur la collaboration la résistance et la défense des Allemands très beau et bon jeu d'acteur a revoir une belle histoire d amour également entre jean Dujardin est formidable et sa fille aussi durant l épidémie de la tuberculose
Le personnage principal de ce film est : la cigarette ! Trop c'est trop et à la fin, ça dérange ... sans compter les crachats incessants des deux acteurs principaux, atteints de la tuberculose ... Mis à part ces désagréments, le film retrace bien, un pan de l'histoire (qui se repète malheureusement et toujours d'actualité) très bien interprété. On ne voit pas les trois heures passer !
Tres bon film qui montre le cheminement entre un idéal intellectuel et l’erosion de cette idée de par la zone de confort. Peut être un poil trop long, 20mn auraient pu être gagnées.
Mon meilleur film cette année. Dans la veine de The Brutalist, ce film se déguste minute par minute. On est immergé de A à Z dans l'Histoire depuis l'émergence du nazisme jusqu'au règlement de compte d'après guerre. Mais aussi réflexion profonde sur l'amitié, la relation paternelle, , le luxe, la justice, la vérité. Pour le Bac à voir absolument. Bien dormir er manger avant...rien de long dans ce grand film ! Acteurs prodigieux. Un succès qui va rafler plein de prix ! Un régal.
Un film poignant, superbement interprété, qui m’ a captivée par le rappel de l’Histoire et malheureusement sa renonnance actuelle, l’intensité de certaines scènes et l’émotion ressentie. Je n’ai pas vu le temps passé.
Beau film, bien joué mais aurait pu être plus court. Trop d’orgies et de description d’abus collabo en tt genres. Et alors on sent la fumée de cigarette sur soi en quittant la salle tellement cela n’arrête pas de fumer …. Des players… cigarettes anglaises qu’il m’étonnerait qu’on en trouvait durant la guerre… erreur de casting. Petit 7/10
Interminable. Plus de 3 h, une sortie au printemps cela a dû en dissuader plus d’un et ceux qui ont renoncé ont eu raison. 1 heure de moins aurait permis de tenir un rythme et un narratif un peu haletant qui fit le succès des « illusions perdues ». C’est dommage car tous les ingrédients étaient présents, les décors, les costumes, les acteurs, le sujet se prêtaient à un succès. Ici tout est appuyé : une voix décrit souvent les agissements des personnages en même temps que ceux ci sont mis en scène et de façons répétés pour la même chose. Cela donne une hyper démonstration et finit par engendrer un surjeu chez les acteurs qui vire parfois au ridicule, au mélo. Les scènes (au moins 15’ au total) de toux de tuberculose avec mouchoirs sanguinolents sont pénibles et inutiles. Tout comme les coupes à champagne qui se remplissent, les orgies : c’est bon on a compris. Par ailleurs aucun repère temporel, et paradoxalement la psychologie du personnage de Dujardin paraît bâclée. Les scènes de libération sont étonnement survolées et caricaturales, on échappe de justesse aux femmes tondues sur la place publique et on sort content d’en avoir fini.
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