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Il y a un peu plus de 4 ans, 2 films adaptés d’œuvres d'Honoré de Balzac étaient sortis à un mois d'intervalle : "illusions perdues" de Xavier Giannoli, film à gros budget, et "Eugénie Grandet" de Marc Dugain, film à budget beaucoup plus réduit, une coïncidence temporelle qui permettait, par comparaison, de prendre conscience combien, dans le cinéma, de gros moyens n'étaient pas forcément synonyme de grande qualité. Avec "Les rayons et les ombres", on retrouve le duo Xavier Giannoli, réalisateur et scénariste, et jacques Fiescchi, coscénariste, on retrouve de très gros moyens mais on n'a pas d'élément de comparaison. On a juste un énorme pudding très ennuyeux qui, malgré sa longueur, n'arrive pas à bien nous expliquer comment des pacifistes de gauche se sont retrouvés aux côtés des nazis et des idées antisémites de la collaboration. Seules, quelques minutes m'ont paru intéressantes et/ou émouvantes : celles où on entend "le véritable pouvoir d'un journaliste n'est pas dans ce qu'il dit, mais dans ce qu'il ne dit pas" et le 3 dernières minutes du film. A noter que le réalisateur a dû se rendre compte que sa réalisation seule ne parvenait pas à transmettre aux spectateurs toutes les intentions qu'il avait en tête puisqu'il s'est cru obligé de faire appel à une musique quasiment omniprésente pour tenter de "boucher les trous". Une petite information en passant : le procureur joué par Philippe Torreton qu'on entend lors du procès de Jean Luchaine avait pour nom Raymond Lindon, et il était le père de Jérôme Lindon et le grand-père de Vincent Lindon.
Efficace, certainement le meilleur script et montage du moment,très sérieux dans la reconstitution de cette époque , la maîtrise des scènes collectives est étonnante comme toujours avec ce réalisateur,un peu long tout de même.. bravo
Quand le cinéma nous amène à réfléchir autrement, il y a des chances pour que le film soit bon. Et c'est le cas.
Film utile, mais de nombreuses scènes trop diluées le rendent un peu indigeste. Jean Dujardin et sa compagne de jeu font le travail.
Ce film est au 7ème art ce que la champion's League est au football ! Voici un film PLEIN, pensé, mûri, puissant, troublant, UTILE, utilement long
spoiler:
car la descente tragique, à l'instar de la maladie qui ronge, est une dé-construction lente
. La longueur du film est nécessaire à sa crédibilité. C'est une fresque offerte à nos coeurs et à nos pensées, non moralisatrice et de ce fait, elle interpelle et interroge notre être, nos croyances ,nos ressorts. Au fond, quel homme aurais-je donné à voir dans ce grand marécage? Quel côté aurais-je choisi? Aurais-je pu mettre à mal (voire à sac) mes valeurs ? .. Venu comme spectateur, on repart acteur, voire auteur et ce n'est pas la moindre des réussîtes de ce chef d'oeuvre, interprété avec justesse, avec talent, avec brio. Gratitude !
. La longueur du film est nécessaire à sa crédibilité. C'est une fresque offerte à nos coeurs et à nos pensées, non moralisatrice et de ce fait, elle interpelle et interroge notre être, nos croyances ,nos ressorts. Au fond, quel homme aurais-je donné à voir dans ce grand marécage? Quel côté aurais-je choisi? Aurais-je pu mettre à mal (voire à sac) mes valeurs ? .. Venu comme spectateur, on repart acteur, voire auteur et ce n'est pas la moindre des réussîtes de ce chef d'oeuvre, interprété avec justesse, avec talent, avec brio. Gratitude !
Plutôt un joli film sur la forme ; mais sur le fond, quel ennui.
Les personnages fument à longueur de temps, presque pas une scène sans qu'ils aient une cigarette à la main, à croire que Giannoli se sentait obligé de les faire fumer à chaque scène.
Après les cigarettes, nous les voyons manger, beaucoup manger ! et faire la fête aussi tout en mangeant, encore ! tout cela est mélangé.
Mais il ne se passe pas grand-chose d'autre à part dévoiler parfois la vie de M. Luchaire, de manière d'ailleurs plutôt grossière mais assez pour ne pas s'ennuyer.
Un jeu d'acteur de Dujardin assez plat mais juste, des seconds rôles excellents comme Diehl ou la fille de Carax qui même parfois en fait un peu trop, mais ses cheveux blonds ( ou peut-être une perruque) style "Marilyn Monroe" avec ses lunettes de soleil noires : ça, c'est du cinéma !
Ensuite, c'est un biopic du moins classique avec tout de même de très beaux décors et costumes qui nous plongent dans les années 30 ; cela rend le film agréable à regarder et parfois même plus que l'histoire !
Donc un assez bon film qui explique cette tragique période de la France et qui n'existait pas vraiment au cinéma.
Le film ne fait pas de morale et c'est ce que j'aime. Mais il reste long et même si l'on ne s'ennuie pas ; beaucoup de scènes même jolies, ne sont pas forcément intéressantes et se répètent ou se ressemblent.
À voir tout de même pour sa beauté.
Les personnages fument à longueur de temps, presque pas une scène sans qu'ils aient une cigarette à la main, à croire que Giannoli se sentait obligé de les faire fumer à chaque scène.
Après les cigarettes, nous les voyons manger, beaucoup manger ! et faire la fête aussi tout en mangeant, encore ! tout cela est mélangé.
Mais il ne se passe pas grand-chose d'autre à part dévoiler parfois la vie de M. Luchaire, de manière d'ailleurs plutôt grossière mais assez pour ne pas s'ennuyer.
Un jeu d'acteur de Dujardin assez plat mais juste, des seconds rôles excellents comme Diehl ou la fille de Carax qui même parfois en fait un peu trop, mais ses cheveux blonds ( ou peut-être une perruque) style "Marilyn Monroe" avec ses lunettes de soleil noires : ça, c'est du cinéma !
Ensuite, c'est un biopic du moins classique avec tout de même de très beaux décors et costumes qui nous plongent dans les années 30 ; cela rend le film agréable à regarder et parfois même plus que l'histoire !
Donc un assez bon film qui explique cette tragique période de la France et qui n'existait pas vraiment au cinéma.
Le film ne fait pas de morale et c'est ce que j'aime. Mais il reste long et même si l'on ne s'ennuie pas ; beaucoup de scènes même jolies, ne sont pas forcément intéressantes et se répètent ou se ressemblent.
À voir tout de même pour sa beauté.
Film bien trop long qui navigue entre plusieurs propos et intentions et n’en creuse aucun. J’ai rien appris de plus que ce que l’on sait déjà pour peu qu’on s’intéresse à l’histoire, à part peut être le coup de projecteur sur Otto Abetz et le journal « les nouveaux temps » . Avec un tel sujet, on pouvait attendre que le film nous remue et nous donne matière à penser sur la grande question : et moi qu’est-ce que j’aurais fait ?, c’est raté. Si c’est pour nous dire que Luchaire était malade, endetté et s’est fourvoyé, 3 heures c’est très très long.
C'est bien la peine d'aller voir des films qui se targuent d'être historiques et non manichéens pour découvrir ensuite que Luchaire était pro Nazi depuis les années 30 (voir article de tenoua)
Il y a peu de films qui traitent de la collaboration - je ne connais que Lacombe Lucien, de Louis Malle, qui date de 1974.
Xavier Gianolli vient donc combler un grand vide. Il le fait de belle manière, en prenant le temps - 3h20 ! - de nous décrire comment un journaliste idéaliste, somme toute respectable et respecté, bascule petit à petit du mauvais côté, jusqu'à cautionner et justifier les pires abominations.
Une œuvre classique dans sa forme, instructive, soutenue par une interprétation sans faille - avec une belle découverte : la jeune Nastya Golubeva, épatante.
Un très bon film, qui fait honneur au cinéma hexagonal.
Xavier Gianolli vient donc combler un grand vide. Il le fait de belle manière, en prenant le temps - 3h20 ! - de nous décrire comment un journaliste idéaliste, somme toute respectable et respecté, bascule petit à petit du mauvais côté, jusqu'à cautionner et justifier les pires abominations.
Une œuvre classique dans sa forme, instructive, soutenue par une interprétation sans faille - avec une belle découverte : la jeune Nastya Golubeva, épatante.
Un très bon film, qui fait honneur au cinéma hexagonal.
L’histoire vraie d’un homme qui œuvre la réconciliation franco-germanique de l’entre-deux guerres avant de se laisser griser par l’argent, le pouvoir et les parties fines que lui apportent les nazis de la seconde guerre mondiale.
Il va entraîner dans la fange de la Collaboration sa fille actrice qui ne tournera des films que pendant l’Occupation.
Film romanesque et ample sur une période sombre de l’histoire française mise en scène avec minutie par Xavier Gianolli dont on connaît les qualités dans les reconstitutions.
Avec la présence magnétique d’une « fille de », Nastya Golubeva, star instantané, qui ferait presque adorer le népotisme.
Il va entraîner dans la fange de la Collaboration sa fille actrice qui ne tournera des films que pendant l’Occupation.
Film romanesque et ample sur une période sombre de l’histoire française mise en scène avec minutie par Xavier Gianolli dont on connaît les qualités dans les reconstitutions.
Avec la présence magnétique d’une « fille de », Nastya Golubeva, star instantané, qui ferait presque adorer le népotisme.
Ce film consacre la collaboration "soft" et met en lumière un ancien militant socialiste et pacifiste qui vire à la collaboration avec l'occupant. Le tout avec la complicité d'Otto Habetz, joué par August Dhiel, très convaincant. Ce film n'a rien à voir avec "Lacombe Lucien" de Louis Malle (1977). Ici pas de rafles - bruyantes - mais beaucoup de business généré par le marché au noir. Il faudrait compter combien d'Hectolitres de champagne ont été consommées !...
Le film évite de prendre un ton moral. Car il pose la question "Et moi qu'aurais je fait dans ce contexte" ?
A noter la superbe reconstitution des intérieurs des appartements des années 50. Les plombiers noteront l'installation de la cuisine. Bravo.
Le film évite de prendre un ton moral. Car il pose la question "Et moi qu'aurais je fait dans ce contexte" ?
A noter la superbe reconstitution des intérieurs des appartements des années 50. Les plombiers noteront l'installation de la cuisine. Bravo.
Les Rayons et les Ombres est beaucoup trop long et franchement ennuyeux par moments. Malgré un casting solide, impossible de vraiment s’attacher aux personnages. Le film reste froid et distant, et on finit par décrocher bien avant la fin. Dommage, parce que le sujet avait du potentiel.
X. Gianolli expose les personnages sans complaisance, on les voit s'enfoncer dans leur aveuglement et leurs travers sans éprouver la moindre sympathie pour eux.
La réflexion sur ces dérives : soif de pouvoir, recherche de l'argent, individualisme forcené... doit être permanente par les temps qui courrent.
La réflexion sur ces dérives : soif de pouvoir, recherche de l'argent, individualisme forcené... doit être permanente par les temps qui courrent.
C'est dans un silence recueilli que s'est déroulée la séance .
Un film extrêmement bien détaillé, tant sur le décor que sur les costumes et reproductions. J'ai reconnu des évènements du quotidien décrits par ma grand-mère et cette forme de latence liée à une guerre qui ne commence pas vraiment au départ.
J'ai aimé l'escalade jusqu'au vertige de la jeunesse de Corinne. Elle vit ses 20 ans avec frénésie entre guerre et maladie, dans l'urgence et l'inconscience la plus totale
La prestation de Jean Dujardin est excellente, il penche, glisse, plonge et se noie dans les vestiges de ses convictions rattrapé par quelque chose qui le dépasse et par amour (un peu dérangeant) pour sa fille.
August Diehl, (découvert dans Inglorious Bastard) est prodigieux par son incarnation sournoise des plus vils défauts des hommes.
-Dans les brumeuses capitales
N'entends tu pas avec effroi
Comme deux puissances fatales
Se heurter le peuple et le roi
De ces haines que tout réveille
A quoi bien remplir ton oreille
Ô poète? ô maitre,ô semeur?
Tout entier au Dieu que tu nommes
Ne te mêles pas à ces hommes
Qui vivent dans une rumeur!-
Victor Hugo
Un film qui ne laisse pas indifférent.
Un film extrêmement bien détaillé, tant sur le décor que sur les costumes et reproductions. J'ai reconnu des évènements du quotidien décrits par ma grand-mère et cette forme de latence liée à une guerre qui ne commence pas vraiment au départ.
J'ai aimé l'escalade jusqu'au vertige de la jeunesse de Corinne. Elle vit ses 20 ans avec frénésie entre guerre et maladie, dans l'urgence et l'inconscience la plus totale
La prestation de Jean Dujardin est excellente, il penche, glisse, plonge et se noie dans les vestiges de ses convictions rattrapé par quelque chose qui le dépasse et par amour (un peu dérangeant) pour sa fille.
August Diehl, (découvert dans Inglorious Bastard) est prodigieux par son incarnation sournoise des plus vils défauts des hommes.
-Dans les brumeuses capitales
N'entends tu pas avec effroi
Comme deux puissances fatales
Se heurter le peuple et le roi
De ces haines que tout réveille
A quoi bien remplir ton oreille
Ô poète? ô maitre,ô semeur?
Tout entier au Dieu que tu nommes
Ne te mêles pas à ces hommes
Qui vivent dans une rumeur!-
Victor Hugo
Un film qui ne laisse pas indifférent.
Quel excellent film ! Un grand plongeon dans cette période trouble de la collaboration franco allemamde.
On y comprends les mécanismes, du rejet de la guerre à la plus forte compromission, tolérer puis se soumettre, et au final se vautrer dans cette fange nazi.
Ce film arrive à point, les similitudes avec le contexte actuel donne le malaise, du constat par certains de l'inaptitude des politiques et du choix de l'extrémisme comme possible solution!
Il va falloir nous ressaisir et ne pas accepter ce glissement vers l'inhumanité, le chaos et la déchéance.
Les acteurs sont brillantissimes, Dujardin, Diehl, Golubeva..
On y comprends les mécanismes, du rejet de la guerre à la plus forte compromission, tolérer puis se soumettre, et au final se vautrer dans cette fange nazi.
Ce film arrive à point, les similitudes avec le contexte actuel donne le malaise, du constat par certains de l'inaptitude des politiques et du choix de l'extrémisme comme possible solution!
Il va falloir nous ressaisir et ne pas accepter ce glissement vers l'inhumanité, le chaos et la déchéance.
Les acteurs sont brillantissimes, Dujardin, Diehl, Golubeva..
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