Note moyenne
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Un grand film à mon avis. Un film qui montre l'histoire de l'occupation allemande en train de se faire, non à travers les yeux d'aujourd'hui, mais à travers ceux de personnages réels de l'époque, en évitant le piège du manichéisme et en laissant le spectateur libre de son jugement. J'ai pensé à l'excellent livre de Philippe Collin Le barman du Ritz, qui prend le même parti pris, et qui raconte la même histoire, avec beaucoup de talent. Celle d'un glissement progressif et insidieux de la normalité à la barbarie, où il est en réalité impossible, même avec le recul du temps, de déterminer le moment où on bascule de la lumière à l'ombre. Les personnages principaux - Jean Luchaire, sa fille, et l'ambassadeur Otto Abetz - sont représentés comme des gens qui se sont trouvés embarqués, d'une certaine façon malgré eux ou en tout cas sans l'avoir réellement décidé, dans la barbarie nazie, qui s'en rendent réellement compte quand il est devenu trop tard pour faire marche arrière, et qui finalement s'en accommodent tant bien que mal, en essayant de garder une part d'humanité malgré tout. Salauds ou pas, chacun sera juge, mais ce sont en tout cas des êtres humains, faibles, lâches, déchirés, sensibles. Les trois acteurs principaux sont formidables. Les images sont belles, la musique aussi (ah ce Requiem de Mozart, quelle beauté !). On ne voit pas passer le temps malgré les 3h15. Rien n'est superflu.
Excellent film qui comme toujours avec ce metteur en scène, présente l'être humain dans ses extrémités pathétiques et sordides (Marguerite, la cantatrice dupée ; les Illusions perdues ou le chemin de la splendeur à l'effondrement et là, la soif de pouvoir et d'argent qui rend aveugle même des pires monstruosités). Tout y est dans cette description sans concession mais intelligente et non caricaturale de la collaboration française durant la Seconde Guerre mondiale. Le film est long mais aucune lassitude. Le scénario parvient à couvrir toute la durée de la guerre et à replacer les événements dans une époque (la cigarette omniprésente, la tuberculose). Les textes sont excellents et je recommande particulièrement le réquisitoire du procureur lors du jugement du journaliste (Thoreton est parfait) qui reprend tous les éléments de langage que l'on peut encore entendre de nos jours pour excuser l'inexcusable. Dujardin et Golubeva sont exceptionnels. Un grand moment.
J’ai beaucoup aimé Les Rayons et les Ombres. Le film questionne avec justesse nos contradictions, entre lumière et obscurité. Les personnages sont touchants et la réalisation est soignée. Une œuvre sensible qui fait réfléchir et qui reste en tête après le visionnage.
Très belle fresque qui nous rappelle que la collaboration n’a pas toujours été manichéenne (ce que faisait déjà la série Un village français).
Très belle performance des acteurs mais certaines scènes auraient mérité d’etre plus courtes et moins redondantes : cela rend le récit somme toute très linéaire un peu longuet.
Très belle performance des acteurs mais certaines scènes auraient mérité d’etre plus courtes et moins redondantes : cela rend le récit somme toute très linéaire un peu longuet.
Un excellent film comme je n'en ai pas vu depuis Le Comte de Monte-Cristo !
Certaines scènes sont particulièrement splendides, musicalement et esthétiquement spoiler: , en particulier à mon sens celle de l'enterrement de l'Aiglon
. Le film propose de plus un éclairage sur la période de la collaboration et une réflexion essentielle sur une période historique spécifique mais aussi sur la question intemporelle de l'engagement.
Certaines scènes sont particulièrement splendides, musicalement et esthétiquement spoiler: , en particulier à mon sens celle de l'enterrement de l'Aiglon
. Le film propose de plus un éclairage sur la période de la collaboration et une réflexion essentielle sur une période historique spécifique mais aussi sur la question intemporelle de l'engagement.
Le réalisateur a braqué sa caméra sur le cercle de la communauté de presse et son évolution, de la collaboration passive, insidieuse, vers l active, son regard est presque complaisant a la hauteur du rédacteur et des siens , egocentrés , soucieux d eux même et relayant une information dictée .
L extérieur du cercle n existe pas .
Le spectateur est infiltré dans cette collution écoeurante et presque inéluctable .
Le film est très bien écrit, dense et très intéressant.
L extérieur du cercle n existe pas .
Le spectateur est infiltré dans cette collution écoeurante et presque inéluctable .
Le film est très bien écrit, dense et très intéressant.
Bluffée ! Par la qualité technique et la performance des acteurs. Ce très long film n’a jamais titillé mon impatience, Nastya Golubeva livre une interprétation éblouissante, tour à tour lumineuse et torturée et certainement future grande. Jean Dujardin est très bon, crédible. Les seconds rôles parfaits. La photographie, les décors, la narration, le son… Rien à jeter. Ce film m’apparaît comme une prouesse, et le sujet est plus que jamais d’actualité. A voir sur grand écran.
Ce film fait parti des fresques historiques d'un autre temps, de celles qu'on ne fait que rarement car il faut du crans pour s'attaquer à un sujet aussi délicat que la lente bascule vers le collaborationnisme.
En prenant le parti pris d'un biopic, ce film donne le ton : il n'est pas facile de raconter avec précision le point de bascule vers le côté obscur.
C'est une longue descente, faite de petit pas anodins qui, mis bout à bout, trace le chemin d'un final qu'on a longtemps refusé.
Personnellement, je me pose souvent la question de ce que j'aurai été en temps de guerre.
Peut-on être totalement innocent quand il est question de notre survie ? Même si on a pas été un acteur majeur, le fait de profiter de la guerre et d'avoir été passif nous exempt-il d'être coupable : là est toute la question.
Le récit prend son temps... Les 3h20 qui peuvent faire peur au premier abord mais elles sont nécessaires pour installer le climat obscur de cette époque. Celle pendant laquelle les parents avaient déjà connu et étaient sortis d'une première guerre, et, en parallèle, leurs enfants qui étaient innocents de cette période et qui la vivaient au travers du vécu de leurs parents.
Nastya Golubeva Carax, fille du célèbre Leos Carax, creve l'écran de son magnétisme et de son jeu pur criant de vérité !
Jean Dujardin peut développer sa palette de jeu, passant de militant pacifique, à père protecteur jusqu'au fêtard dépravé.
C'est un récit qui aurait peut-être mérité une coupe, tant le final s'étire en n'en voyant pas la fin.
Le gros bémol est le nombre impressionnant et incalculable de cigarettes présentes à l'écran. Je sais que l'époque veut ça, mais de nos jours avec le mitraillage médiatique des dangers du tabac, je trouve choquant de montrer des personnages fumer quasi non-stop !
Hormis cela, c'est une fresque passionnante quoi traite d'un sujet absent des grands écrans. Le récit est impressionnant par la multitude de détails et de précisions qui fait froid dans le dos !
Glacant de vérité d'une époque qu'il ne faut surtout pas oublier !
En prenant le parti pris d'un biopic, ce film donne le ton : il n'est pas facile de raconter avec précision le point de bascule vers le côté obscur.
C'est une longue descente, faite de petit pas anodins qui, mis bout à bout, trace le chemin d'un final qu'on a longtemps refusé.
Personnellement, je me pose souvent la question de ce que j'aurai été en temps de guerre.
Peut-on être totalement innocent quand il est question de notre survie ? Même si on a pas été un acteur majeur, le fait de profiter de la guerre et d'avoir été passif nous exempt-il d'être coupable : là est toute la question.
Le récit prend son temps... Les 3h20 qui peuvent faire peur au premier abord mais elles sont nécessaires pour installer le climat obscur de cette époque. Celle pendant laquelle les parents avaient déjà connu et étaient sortis d'une première guerre, et, en parallèle, leurs enfants qui étaient innocents de cette période et qui la vivaient au travers du vécu de leurs parents.
Nastya Golubeva Carax, fille du célèbre Leos Carax, creve l'écran de son magnétisme et de son jeu pur criant de vérité !
Jean Dujardin peut développer sa palette de jeu, passant de militant pacifique, à père protecteur jusqu'au fêtard dépravé.
C'est un récit qui aurait peut-être mérité une coupe, tant le final s'étire en n'en voyant pas la fin.
Le gros bémol est le nombre impressionnant et incalculable de cigarettes présentes à l'écran. Je sais que l'époque veut ça, mais de nos jours avec le mitraillage médiatique des dangers du tabac, je trouve choquant de montrer des personnages fumer quasi non-stop !
Hormis cela, c'est une fresque passionnante quoi traite d'un sujet absent des grands écrans. Le récit est impressionnant par la multitude de détails et de précisions qui fait froid dans le dos !
Glacant de vérité d'une époque qu'il ne faut surtout pas oublier !
Les Rayons et les Ombres est un film marquant, dont les trois heures passent presque sans que l’on s’en rende compte. Porté par une narration immersive, il retrace avec finesse et intelligence la montée du fascisme, en s’attachant particulièrement aux zones grises de l’histoire.
Le film explore avec subtilité les frontières troubles entre pacifisme et collaboration. Il ne cherche pas à imposer une lecture simpliste des événements ou des personnages : au contraire, il interroge. Que savait-on réellement ? Et surtout, a-t-on cherché à savoir ? Ces questions, laissées volontairement en suspens, invitent le spectateur à une réflexion personnelle profonde.
L’une des grandes forces du film réside dans son humanité. Grâce à un jeu d’acteurs particulièrement juste, on en vient à éprouver de l’empathie pour des personnages pourtant engagés, parfois malgré eux, dans des logiques de collaboration. Cette complexité rend le récit d’autant plus poignant et crédible.
Au-delà de sa dimension narrative, Les Rayons et les Ombres s’inscrit dans un véritable travail de mémoire. Il rappelle avec force l’importance de comprendre le passé dans toute sa complexité, afin d’éviter que de telles dérives ne se reproduisent.
Un film puissant, nécessaire, et profondément humain , à voir absolument.
Le film explore avec subtilité les frontières troubles entre pacifisme et collaboration. Il ne cherche pas à imposer une lecture simpliste des événements ou des personnages : au contraire, il interroge. Que savait-on réellement ? Et surtout, a-t-on cherché à savoir ? Ces questions, laissées volontairement en suspens, invitent le spectateur à une réflexion personnelle profonde.
L’une des grandes forces du film réside dans son humanité. Grâce à un jeu d’acteurs particulièrement juste, on en vient à éprouver de l’empathie pour des personnages pourtant engagés, parfois malgré eux, dans des logiques de collaboration. Cette complexité rend le récit d’autant plus poignant et crédible.
Au-delà de sa dimension narrative, Les Rayons et les Ombres s’inscrit dans un véritable travail de mémoire. Il rappelle avec force l’importance de comprendre le passé dans toute sa complexité, afin d’éviter que de telles dérives ne se reproduisent.
Un film puissant, nécessaire, et profondément humain , à voir absolument.
Excellent film historique avec un angle méconnu
spoiler:
de la collaboration
A voir spoiler:
de la collaboration
A voir spoiler:
Ambitieux film sur la collaboration vue du côté des collaborationnistes. Acteurs excellents, mise en scène magnifique… trop long cependant, notamment autour de la tuberculose. Egalement du flou dans la chronologie et un peu trop dl’indulgence (me semble-t-il) pour les réseaux collaborationistes.
Film très bien tourné et décors somptueux.
Il montre la collaboration de la gauche française pendant l’occupation
Il montre la collaboration de la gauche française pendant l’occupation
Attention !
Film long mais nécessaire pour étayer la complexité de l’époque !
Pas de parti pris à avoir car le film est dans concession.
Un Jean Dujardin encore une fois excellent mais il faut surtout en retenir l’incroyable prestation de Nastya Goloubeva-Carax.
Xavier Gianoli nous livre une fois de plus un magnifique tableau cinématographique et nous montre encore une fois que cette époque mouvementée n’était ni tout blanc ni tout noir, et ce, dans chacun des camps.
À voir pour l’histoire
Film long mais nécessaire pour étayer la complexité de l’époque !
Pas de parti pris à avoir car le film est dans concession.
Un Jean Dujardin encore une fois excellent mais il faut surtout en retenir l’incroyable prestation de Nastya Goloubeva-Carax.
Xavier Gianoli nous livre une fois de plus un magnifique tableau cinématographique et nous montre encore une fois que cette époque mouvementée n’était ni tout blanc ni tout noir, et ce, dans chacun des camps.
À voir pour l’histoire
on n'a pas vu le temps passé: ce magnifique film traite dun sujet delicats et rarement étudié. Comment devient-on un collaborateur avec l'ennemi surtout quand on a un père résistant. La venalites, la facilite, le confort, les arrangements amicaux, la peur, bref plein de raisons. voilà ce qu'explore ce film si bien réalisé et interprété par des tous acteurs excellents.
Les actrices et acteurs sont convaincants. Très intelligente métaphore entre les dégâts de la tuberculose et l'idéologie nazie et fasciste. Être innocent sans avoir essayé de voir et de comprendre ce qui était l'évidence, est-ce être véritablement innocent ?
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