Comédie réalisée par Camille Delamarre, Certains L'Aiment Chauve est un film correct. L'histoire nous fait suivre Zacharie, âgé de trente ans, qui vit une histoire d'amour avec Romy. Seulement, lors d'un repas durant lequel il la demande en mariage, sa compagne lui annonce qu'elle le quitte car il est atteint d'une calvitie précoce qui va le faire devenir chauve dans six mois. C'est alors qu'il fait appel à son oncle Joseph, qui a fait face à ce même problème héréditaire dans le passé. Ce scénario s'avère sympathique à visionner tout du long de sa courte durée d'une heure et vingt minutes. Une durée suffisante pour mener à bien cette intrigue qui empile tous les clichés sur cette épée de Damoclès qui plane au-dessus de la tête de nombreux hommes. Mais cela est fait avec légèreté et drôlerie, sans se montrer lourd. Surtout, le récit part dans l'extrême et l'excès avec ce crâne qui se dégarnit à vitesse grand V au fil des semaines, nous montrant même avec malice le décompte des cheveux perdus. Cela donne lieu à tout un tas de scènes marrantes accouchant de méthodes plus farfelues les unes que les autres afin de stopper le massacre. Car les différents stades de changement capillaire vont faire changer le regard de ses proches. De plus, la petite romance servant de fil rouge ne tombe pas dans la mièvrerie. Et puis même si ça a tendance à faire rire, la calvitie est un véritable sujet qui provoque un changement physique important chez un homme et peut l'angoisser jusqu'à devenir totalement obsédé par cela. Et le film est une petite thérapie grâce à sa morale prônant l'acceptation de soi en montrant via certaines séquences que nous avons tous nos complexes et nos défauts. L'humour fonctionne assez bien en décrochant pas mal de rires et sourires de bout en bout. L'ensemble est porté par des personnages assez agréables, notamment l'oncle Joseph qui est la véritable vedette du métrage. Des rôles bien joués par Kev Adams, Michael Youn, Rayane Bensetti, Chantal Ladesou, Faustine Koziel, Clara Joly, Sophie Mounicot ou encore Albert Goldberg. Tous ces individus hauts en couleur entretiennent des rapports amusants, soutenues par des dialogues qui le sont tout autant. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français est très banale. Sa mise en scène se contente du minimum et manque cruellement d'idées et de créativité, alors que le propos poussait à faire preuve de plus de folie avec sa caméra. Les environnements sont également peu intéressants. Les postiches portées par les deux loustics principaux sont elles crédibles, même si quelques raccords maquillage sont un peu ratés vers la fin. Ce visuel quelconque est accompagné par une bande originale aux titres anecdotiques, hormis la chanson chantée par Joseph et son groupe, dont les paroles sont vraiment hilarantes. Reste une fin sans surprise mais tout de même satisfaisante venant mettre un terme à Certains L'Aiment Chauve qui, en conclusion, est un film faisant passer un bon petit moment de détente... ou de stress selon la ligne frontale du spectateur.