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Clem Lepic
64 abonnés
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3,5
Publiée le 8 janvier 2026
Comédie émouvante sur des enfants qui partent en colonie de vacances dans la Drôme avec leurs animateurs. Ces enfants habitent dans le 19e arrondissement à Paris près de Place des Fêtes, issus de familles parfois compliquées. Au fur et à mesure du séjour, chacun d'eux se retrouve avec un déferlement d'émotions : entre ceux qui sont très expressifs et ont besoin d'exprimer haut et fort leur amour et ceux qui sont plus renfermés mais tout aussi sensibles. C'est le cas aussi du côté des animateurs, qui parfois ont également connu un passage en foyer. Chacun d'eux est très attachant avec une vraie personnalité. Très bon casting, les dialogues font très naturels. Amel Bent est très convaincante en responsable de la colo. Ce film rappelle "Nos jours heureux" ou "Un ptit truc en plus". Sympathique comédie qui réchauffe en ce début d'année hivernal.
Film que j 'ai beaucoup aimé dans ce qu'il nous transmet sur le "vivre ensemble" . On sent que les réalisateurs parlent de choses qu'ils ont vécu ou connu. On sourit et on rit parfois devant ces enfants criants de naturel. Amel Bent dont ce sont les débuts au cinéma réussit son examen de passage. Un film qui va vous détendre et vous fera passer subtilement des beaux messages d'humanité
Les colonies de vacances n'ont plus rien à voir avec celles de Pierre Perret...Amel Bent en directrice de centre embauche une jeune femme amoureuse et un peu paumée. On partage la vie quotidienne au camping de cet échantillon sociologique de gamins qui peuplent les banlieues, managés par des moniteurs du même acabit. Je ne m’habitue pas à cet accent, à ce vocabulaire, à ces jurons et à ce langage sms...j’aurai besoin d’un sous titrage, encore que...je ne suis pas sûre de perdre grand-chose à la profondeur de leurs dialogues...
J'aurais pu mettre moins de 2 étoiles si l'histoire de Djeneba ne m'avait pas touchée. Dès le début du film, la façon de parler des personnages m'a énervée, c'était pire encore chez les enfants. Quant à Shirel Nataf, elle joue une sacrée tête à claques avec Shai qui ne m'a été sympathique qu'à la fin spoiler: (après avoir rompu avec son copain) où j'ai ressenti de l'empathie pour elle (bien que je n'ai pas compris en quoi spoiler: son copain et cette rupture pouvaient autant jouer sur sa personnalité... L'équipe de moniteurs est elle aussi assez agaçante (hormis Amel Bent qui est en revanche excellente, bon point du film): Nael et Youssef deviennent sympathiques qu'à la toute fin du film. La conclusion du film en est à peine une: il se termine en gros juste parce que la colo est finie, il est uniquement sous-entendu que les deux héroïnes ont évolué (et encore) et on se demande où la tentative de scénario voulait en venir. Pour finir effectivement, l'inspiration d'Un p'tit truc en plus est un peu trop flagrante sauf que contrairement à ce dernier c'est horripilant.
Un film à voir absolument ! Les réalisatrices nous plongent dans l’univers des colos avec en plus un regard sur différents thèmes de société et jonglent merveilleusement entre le rire et les larmes. Les actrices acteurs adultes et enfants sont formidables et nous font revivre notre enfance avec plaisir. On s’attache à chaque personnage et on s’identifie aussi Vu en avant première, j’attendais sa sortie avec impatience. J’y retourne aujourd’hui !
Vu au festival. C'est pas mal, parfois quand même cliché. Une photographie lisse. Ce n'est pas franchement le mieux joué. Mais bon, on ne passe pas un mauvais moment.
Ma Frère est le deuxième film du duo de réalisatrices Lise Akoka et Romane Guéret qui retrouvent ici les héroïnes de leur web-série Tu Préfères ?, Shaï et Djeneba, qui entrent maintenant dans la vie d’adulte. Le temps d’un été, on les suit en animatrices de colonie de vacances pour jeunes issus de quartiers populaires.
Ces deux personnages semblent vraiment être le reflet de leurs interprètes, les éblouissantes Fanta Kebe et Shirel Nataf, deux révélations pleines de générosité, de sincérité et d’énergie. Autour d’elles, un casting rafraîchissant, d’Amel Bent à Idir Azougli, mais aussi et surtout cette ribambelle d’enfants, qui témoigne une nouvelle fois du sens du casting et de la capacité remarquable de ce tandem de réalisatrices à diriger de jeunes acteurs, héritée de leur parcours de coach pour enfants.
On a vraiment un côté Nos Jours Heureux réactualisé, avec aussi un côté plus auteur, plus profond et plus juste grâce notamment à la vitalité, la simplicité et la spontanéité qui se dégagent de chaque interaction et chaque comportement de ce film. Mais aussi à un travail sur le langage, vrai, pluriel et réinventé, qui est central dans le film. Et on s’attache profondément à tous ces personnages, comme si on était, nous aussi, partis en colonie avec eux.
A la fois plongée feel-good dans le chaos d’une colonie de vacances et chronique sociale de l’entrée dans la vie d’adulte de nos deux héroïnes, le film aborde de nombreux sujets de société : extrémisme religieux, harcèlement, abandon, genre, précarité, inégalité des chances. Mais toujours avec la bonne distance, avec une fluidité remarquable et une humeur désarmante, à la fois très naturelle et très drôle. C’est parfaitement équilibré.
Ouvert, bienveillant et joyeux, Ma Frère est un grand film d’amitié, une ode à l’enfance, à la différence et le portrait solaire de la jeunesse populaire d’aujourd’hui. Premier film de 2026 et déjà un coup de cœur.
"Ma frère" en reprend clairement l’esprit du film "Nos jours heureux" avec les animateurs de colonie de vacance parfois dépassés. Pour son tout premier rôle au cinéma, la chanteuse Amel Bent s’en sort avec sincérité. Sans chercher à voler la vedette, elle impose une autorité douce et crédible. Autour d’elle, Fanta Kebe et Shirel Nataf insufflent une énergie spontanée, souvent drôle, parfois touchante. La mise en scène privilégie le naturel. Certaines séquences font franchement sourire, d’autres évoquent avec justesse les petits drames et les grandes complicités qui naissent. Le film assume pleinement son statut de feel-good movie, sans prétendre à autre chose.
Moins percutant que leur série -Tu préfères- mais tout aussi attachant avec cette continuité de récit et le thème de la colonie de vacances-de-quartier, les enfants offrent un échos assez pertinent avec plein de portraits malicieux.
Deux amies d’enfance partent une semaine dans la Drome comme animatrices de colonie. On quitte la banlieue pour le camping en milieu rural : petits et grands en sortiront changés. On avait découvert le duo de réalisatrices, Lisa Akoka et Romane Guéret, avec « Les pires » ; film multi récompensés dont le prestigieux Prix « Un Certain Regard » à Cannes. Le film avait marqué les esprits à plus d’un titre : la direction des jeunes acteurs et l’écriture ciselé dans une langue moderne de banlieue. Venant du casting, les deux femmes savent ce qu’elle cherche et travaillent dur en casting sauvage pour trouver leurs jeunes comédiens amateurs. J’ai assisté à une séance avec la directrice de casting qui expliquait bien le travail en atelier et le volume d’enfants castés pour arriver à la distribution des rôles ; un casting sauvage titanesque. Le film parait fait d’improvisations. Que nenni !!! Le film est super écrit et dirigé au millimètre. Dirigés à l’oreillette, on pourrait avoir l’impression d’acteurs marionnettes télécommandés ; mais les scènes sont bluffantes de naturels. Pour un énième film de colo’, il fait aussi la part belle aussi bien aux enfants qu’aux adultes ; les enfants ne se résument pas au rôle de faire-valoir narratif. De fait, le film parvient à capter avec une magnifique acuité aussi bien les individualités que les effets de groupe pour un beau film choral enlevé d’une belle puissance comique et émotionnelle. C’est un feed good movie, assurément, mais c’est bien loin d’être que çà. C’est un film plein de vitalité et qui met à l’honneur l’évolution de la langue avec de belles envolées. Et c’est surtout une chronique sociale touchante brassant de nombreuses thématiques contemporaines avec une grande fluidité : maltraitance des enfants, harcèlement sexuel, abandon, déviance de la religion, attitude des hommes envers les femmes, le genre,… tout cela avec beaucoup de tact et d’humour ; le ton est toujours juste même s’il joue sur la corde inclusive avec parfois un brin d’angélisme pour montrer un monde tel que l’on aimerait qu’il soit ; avec une acceptation absolue de la différence. Ce feel good movie joue sur de nombreux registres qui fait sa richesse : teen movie, chronique sociale, portait d’une société, récit d’apprentissage, fresque collégiale,… Et au casting, en plus de ces enfants bluffant de naturel, deux jeunes actrices découvertes par une mini-série sur Arte : Shirel Nataf tout en exubérance et dilettantisme aux forts accents de Mallaury Wanecque (« Les pires ») et Adèle Exarchopoulos des début ; Fanta Kebe tout en retenue, le négatif de sa consœur ; et puis le plus étonnant Amel Bent surprenante de justesse en directrice de colo’. Et voilà ma première petite pépite ciné de 2026
Vraiment exceptionnel ! Film de colo, sorte de "Nos jours heureux", mais avec des enfants de quartiers populaires en 2026. C'est tellement drole, et tellement touchant ! Grâce notamment à un scénario quasi parfait et un cast hallucinant de justesse.
"Ma frère" suit deux adolescentes qui avancent côte à côte dans un quotidien de tours et de débrouille. Le film avance comme une comédie sociale précise, attentive à une jeunesse souvent résumée trop vite, ici observée dans toute sa vitalité. Les dialogues fusent, crus, drôles, percutants, provoquant de vrais éclats de rire. Comme "Nos jours heureux" en son temps, le film capte une dynamique de groupe, mais ici la précision du jeu frappe encore davantage. Porté par ce regard sensible et ce réalisme réjouissant, "Ma frère" s’impose comme la proposition cinéma joyeuse et vivante du moment.