Vu au ciné "MA FRERE" de Lise Akoka et Romane Guéret, comédie sociale: Shaï et Djeneba, 20 ans, l'une juive, l'autre musulmane, amies depuis leur enfance, vont passer l'été ensemble en tant qu'animatrices d'une colonie de vacances dans la Drôme, avec des enfants pour la plupart issus des tours de la banlieue parisienne. Si le film pourrait ressembler à une version plus "banlieusarde" de "Nos jours heureux", son traitement est différent, moins dans la comédie, plus en mettant en lumière son aspect sociétal, avec une multitude de petites scènetes qui impriment un rythme effréné, on imagine que les réalisatrices ont du énormément filmer et être bien embêtées pour sortir un montage définitif, et c'est aussi la limite du film qui enchaîne les séquences un poil trop appuyées et répétitives parfois, en voulant sans doute trop traiter, mais le tout a le mérite de dégager une vraie vitalité, avec un langage très (trop?) cru, un peu trop démonstratif parfois, mais faisant rejaillir toujours la fraîcheur et l'énergie de l'enfance, avec aussi une vraie tendresse et une émotion qui pointe peu à peu avec surtout les différentes histoires personnelles des animateurs en particulier, ou des parcours de vie compliqués pour certains enfants, le film effleurant alors avec délicatesse des sujets difficiles comme l’identité de genre, la différence de religion, l'enfance maltraitée...plus des séquences touchantes comme celle de la visite au Musée de la déportation ou celle du karaoké sur "Mon enfance" de Barbara. Tous les enfants sont criants de naturel, attachants, les deux jeunes comédiennes, Shirel Nataf et Fanta Kebe, de vraies révélations, sont formidables de complicité, jusqu'à Amel Bent, très bien en directrice de colo! Un film simple, sans vraie originalité, mais qui a le mérite d'être une chronique de l'enfance généreuse et solaire malgré son fonds parfois .