Note moyenne
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2008 notes
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Deux amies d’enfance partent une semaine dans la Drome comme animatrices de colonie. On quitte la banlieue pour le camping en milieu rural : petits et grands en sortiront changés.
On avait découvert le duo de réalisatrices, Lisa Akoka et Romane Guéret, avec « Les pires » ; film multi récompensés dont le prestigieux Prix « Un Certain Regard » à Cannes. Le film avait marqué les esprits à plus d’un titre : la direction des jeunes acteurs et l’écriture ciselé dans une langue moderne de banlieue. Venant du casting, les deux femmes savent ce qu’elle cherche et travaillent dur en casting sauvage pour trouver leurs jeunes comédiens amateurs. J’ai assisté à une séance avec la directrice de casting qui expliquait bien le travail en atelier et le volume d’enfants castés pour arriver à la distribution des rôles ; un casting sauvage titanesque. Le film parait fait d’improvisations. Que nenni !!! Le film est super écrit et dirigé au millimètre. Dirigés à l’oreillette, on pourrait avoir l’impression d’acteurs marionnettes télécommandés ; mais les scènes sont bluffantes de naturels. Pour un énième film de colo’, il fait aussi la part belle aussi bien aux enfants qu’aux adultes ; les enfants ne se résument pas au rôle de faire-valoir narratif. De fait, le film parvient à capter avec une magnifique acuité aussi bien les individualités que les effets de groupe pour un beau film choral enlevé d’une belle puissance comique et émotionnelle. C’est un feed good movie, assurément, mais c’est bien loin d’être que çà. C’est un film plein de vitalité et qui met à l’honneur l’évolution de la langue avec de belles envolées. Et c’est surtout une chronique sociale touchante brassant de nombreuses thématiques contemporaines avec une grande fluidité : maltraitance des enfants, harcèlement sexuel, abandon, déviance de la religion, attitude des hommes envers les femmes, le genre,… tout cela avec beaucoup de tact et d’humour ; le ton est toujours juste même s’il joue sur la corde inclusive avec parfois un brin d’angélisme pour montrer un monde tel que l’on aimerait qu’il soit ; avec une acceptation absolue de la différence. Ce feel good movie joue sur de nombreux registres qui fait sa richesse : teen movie, chronique sociale, portait d’une société, récit d’apprentissage, fresque collégiale,… Et au casting, en plus de ces enfants bluffant de naturel, deux jeunes actrices découvertes par une mini-série sur Arte : Shirel Nataf tout en exubérance et dilettantisme aux forts accents de Mallaury Wanecque (« Les pires ») et Adèle Exarchopoulos des début ; Fanta Kebe tout en retenue, le négatif de sa consœur ; et puis le plus étonnant Amel Bent surprenante de justesse en directrice de colo’.
Et voilà ma première petite pépite ciné de 2026
On avait découvert le duo de réalisatrices, Lisa Akoka et Romane Guéret, avec « Les pires » ; film multi récompensés dont le prestigieux Prix « Un Certain Regard » à Cannes. Le film avait marqué les esprits à plus d’un titre : la direction des jeunes acteurs et l’écriture ciselé dans une langue moderne de banlieue. Venant du casting, les deux femmes savent ce qu’elle cherche et travaillent dur en casting sauvage pour trouver leurs jeunes comédiens amateurs. J’ai assisté à une séance avec la directrice de casting qui expliquait bien le travail en atelier et le volume d’enfants castés pour arriver à la distribution des rôles ; un casting sauvage titanesque. Le film parait fait d’improvisations. Que nenni !!! Le film est super écrit et dirigé au millimètre. Dirigés à l’oreillette, on pourrait avoir l’impression d’acteurs marionnettes télécommandés ; mais les scènes sont bluffantes de naturels. Pour un énième film de colo’, il fait aussi la part belle aussi bien aux enfants qu’aux adultes ; les enfants ne se résument pas au rôle de faire-valoir narratif. De fait, le film parvient à capter avec une magnifique acuité aussi bien les individualités que les effets de groupe pour un beau film choral enlevé d’une belle puissance comique et émotionnelle. C’est un feed good movie, assurément, mais c’est bien loin d’être que çà. C’est un film plein de vitalité et qui met à l’honneur l’évolution de la langue avec de belles envolées. Et c’est surtout une chronique sociale touchante brassant de nombreuses thématiques contemporaines avec une grande fluidité : maltraitance des enfants, harcèlement sexuel, abandon, déviance de la religion, attitude des hommes envers les femmes, le genre,… tout cela avec beaucoup de tact et d’humour ; le ton est toujours juste même s’il joue sur la corde inclusive avec parfois un brin d’angélisme pour montrer un monde tel que l’on aimerait qu’il soit ; avec une acceptation absolue de la différence. Ce feel good movie joue sur de nombreux registres qui fait sa richesse : teen movie, chronique sociale, portait d’une société, récit d’apprentissage, fresque collégiale,… Et au casting, en plus de ces enfants bluffant de naturel, deux jeunes actrices découvertes par une mini-série sur Arte : Shirel Nataf tout en exubérance et dilettantisme aux forts accents de Mallaury Wanecque (« Les pires ») et Adèle Exarchopoulos des début ; Fanta Kebe tout en retenue, le négatif de sa consœur ; et puis le plus étonnant Amel Bent surprenante de justesse en directrice de colo’.
Et voilà ma première petite pépite ciné de 2026
Film bien plus dur, sur le fond, que ce à quoi l'affiche et le bouche-à-oreilles préparent beaucoup de spectateurs.
Derrière les fous rires des deux héroïnes, on sent leur fragilité ; les réalisatrices savent nous maintenir sur une ligne de crête d'où Shaï et Djeneba pourraient tomber. Elle se sert en cela de notre attente naturelle (nous sommes au cinéma, il va certainement se passer quelque chose, mais quoi ? un accident de voiture, une grosse bévue qui leur ferait perdre la confiance de Sabrina, la chef de cette "colo" etc ?).
En effet miroir le film montre aussi la fragilité des enfants, leur personnalité parfois un peu complexe, et leur charme.
La fin du film, avant des embrassades qui nous rassurent sur les enfants, fournit des clés sur notamment la personnalité de Djeneba, et ses solidités.
Le film est le complément indispensable, la conclusion nécessaire de la série de 10 épisodes de 7 minutes "Tu préfères ?". On peut certes voir Ma frère sans avoir vu cette série...
Derrière les fous rires des deux héroïnes, on sent leur fragilité ; les réalisatrices savent nous maintenir sur une ligne de crête d'où Shaï et Djeneba pourraient tomber. Elle se sert en cela de notre attente naturelle (nous sommes au cinéma, il va certainement se passer quelque chose, mais quoi ? un accident de voiture, une grosse bévue qui leur ferait perdre la confiance de Sabrina, la chef de cette "colo" etc ?).
En effet miroir le film montre aussi la fragilité des enfants, leur personnalité parfois un peu complexe, et leur charme.
La fin du film, avant des embrassades qui nous rassurent sur les enfants, fournit des clés sur notamment la personnalité de Djeneba, et ses solidités.
Le film est le complément indispensable, la conclusion nécessaire de la série de 10 épisodes de 7 minutes "Tu préfères ?". On peut certes voir Ma frère sans avoir vu cette série...
Je me suis régalée avec ce beau film rempli d'émotions, de tendresse mais aussi de réalités sociales dures. Je serai bien resté avec eux pour voir l'évolution de ses enfants et des moniteurs ! Mention spéciale aux acteurs jouant les enfants et Yuming Hay.
"Ma frère" en reprend clairement l’esprit du film "Nos jours heureux" avec les animateurs de colonie de vacance parfois dépassés. Pour son tout premier rôle au cinéma, la chanteuse Amel Bent s’en sort avec sincérité. Sans chercher à voler la vedette, elle impose une autorité douce et crédible. Autour d’elle, Fanta Kebe et Shirel Nataf insufflent une énergie spontanée, souvent drôle, parfois touchante. La mise en scène privilégie le naturel. Certaines séquences font franchement sourire, d’autres évoquent avec justesse les petits drames et les grandes complicités qui naissent. Le film assume pleinement son statut de feel-good movie, sans prétendre à autre chose.
Franchement, annoncé comme tout public, mais absolument pas.
Ma frère est grossier du début à la fin : insultes, propos choquants, drogue, sexualité abordée par des enfants… c’est très grave.
Je ne comprends pas comment l’industrie du cinéma peut autoriser des enfants à employer des termes pareils tout en classant ce film tout public. Même si ce sont des acteurs, même s’ils ont été briefés : ce n’est pas possible.
L’histoire aurait pu être belle, mais je suis sorti au bout de 45 minutes. Je n’ai même pas voulu voir la suite.
Ils ont voulu faire comme Nos jours heureux, mais c’est totalement raté.
Rien ne va. C’est déplorable.
À déconseiller fortement, surtout aux mineurs.
Ma frère est grossier du début à la fin : insultes, propos choquants, drogue, sexualité abordée par des enfants… c’est très grave.
Je ne comprends pas comment l’industrie du cinéma peut autoriser des enfants à employer des termes pareils tout en classant ce film tout public. Même si ce sont des acteurs, même s’ils ont été briefés : ce n’est pas possible.
L’histoire aurait pu être belle, mais je suis sorti au bout de 45 minutes. Je n’ai même pas voulu voir la suite.
Ils ont voulu faire comme Nos jours heureux, mais c’est totalement raté.
Rien ne va. C’est déplorable.
À déconseiller fortement, surtout aux mineurs.
Magnifique film, touchant, sincère. Les acteurs sont exceptionnels, et un grand bravo à Amel Bent très juste dans son jeu et très naturelle !
Le début inquiète, mais la chronique emporte assez vite grâce à des personnages attachants et à leurs interprètes. En découlent de beaux moments drôles et/ou émouvants, même si le cinéma et l’esthétique ne sont pas toujours au rendez-vous. Les intentions se ressentent parfois, mais il faut bien alimenter une chronique dont les enjeux principaux se jouent souvent hors champ. De fait, le récit s’enlise un peu avant l’envolée finale.
Malgré un très bon jeu d’acteur, de bons personnages bien plantés et des vraies scènes touchantes l’ensemble est assez moyen voir un peu ennuyant.
Beau film plein d’émotions. Certaines scènes font remonter des souvenirs. Pour la génération des plus de 30 ans, c’est une plongée dans le monde des enfants du 21e siècle. A voir.
J'avais adoré "Les pires", au sujet et à la réalisation originaux et je ne sais pas pourquoi, je ne sentais pas trop celui-ci. Déjà, j'avoue que rarement un personnage principal de film m'a autant exaspéré que celui de Shaï, et le surjet de Shirel Nataf n'a rien arrangé. Du coup, gros malaise chaque fois qu'elle est à l'écran (il faudrait envisager des sous-titres quand elle joue). Quand elle n'y est pas, le jeu de Fanta Kebe est très nuancé (le personnage est confronté à des choses graves et les encaisse), Amel Bent assure pour son premier rôle et le reste du casting est convaincant (Suzanne de Baecque, délicieuse et tordante, à quand un vrai rôle ?). En ce qui concerne les gamins de la colo, les petits acteurs sont plutôt bien, les sujets abordés sont intéressants mais impossible de s'y intéresser tant tout cela est artificiel, bas du front et caricatural... Il y avait dans "Les pires" une cruauté intéressante à montrer une équipe de cinéma vampiriser une gamine du Nord, utile pour le film et le rejeter une fois que le tournage était fini. Ici, le côté "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil au final" tue l'utilité et l'intérêt du propos.
A l’arrivée, on ne sait plus bien ni ce que le film dénonce ni même ce qu’il entend au juste nous raconter. Certes, il y a de la tendresse et de la drôlerie mais ce ne sont hélas pas les seuls ingrédients pour réussir un film. Pire, certaines scènes frisent la complaisance vis-à-vis de certains maux contemporains voire embrassent carrément le mauvais goût. Le jeu des actrices et la spontanéité des enfants rattrape un peu (à peine) le coup.
Très joli film plein de vie et de joyeux chaos, les enfants sont magnifiques. Les intrigues liées aux deux protagonistes sont développées un peu maladroitement, surtout celle du personnage de Shaï, mais on est emporté par l'énergie et la générosité du film, qui montre à la façon d'un documentaire que l'égalité des chances reste un vaste chantier.
Quel est le scénario de ce prétendu film ? .. Mais quelle histoire voulaient nous raconter ces deux réalisatrices ? .. à moins que l'idée ait été de saisir au vol des moments de la vie en groupe (et des dialogues "vrais" façon "banlieue) de ces mômes issus à l'évidence de milieux défavorisés et ayant pratiquement des problèmes psy ! .. et quel dommage qu'il n'ait pas été prévu de sous-titrer une grande partie des échanges entre mômes tellement c'était incompréhensible ! .. Quant au focus qui est fait au gré des situations sur la relation entre les deux amies, il est lourdement teinté par des thématiques d'actualité : relation juif/arabe, maltraitance, etc. Je regrette cette tendance lourde à nous refourguer du travail quasi documentaire en tant que film (je pense au travail récent qu'à proposé Romane Bohringer).
Avec Ma Frère, les deux réalisatrices Lise Akoka et Romane Guéret mettent en scène leurs souvenirs de colonie de vacances, dans un film très ancré dans le réel. On sent la volonté de capter une jeunesse de banlieue telle qu’elle s’exprime, parfois de manière brute, avec des dialogues très proches de la langue des adolescents.
C’est le premier film de la chanteuse Amel Bent, mais sa présence reste finalement assez discrète à l’écran. Les rôles principaux sont surtout portés par Shirel Nataf — déjà remarquée dans Les Têtes givrées, où elle crevait l’écran — et Fanta Kébé, qui donnent une certaine sincérité à l’ensemble.
Le problème vient surtout du rythme. Passé un début plutôt prometteur, le film s’installe dans une forme de stagnation : peu de sous-intrigues, peu de véritable évolution, et un sentiment d’ennui qui s’installe au milieu du récit. C’est mignon, parfois juste, mais ça n’avance pas assez pour vraiment captiver.
Au final, un film honnête mais moyen, qui manque de relief et de narration pour dépasser le simple témoignage.
C’est le premier film de la chanteuse Amel Bent, mais sa présence reste finalement assez discrète à l’écran. Les rôles principaux sont surtout portés par Shirel Nataf — déjà remarquée dans Les Têtes givrées, où elle crevait l’écran — et Fanta Kébé, qui donnent une certaine sincérité à l’ensemble.
Le problème vient surtout du rythme. Passé un début plutôt prometteur, le film s’installe dans une forme de stagnation : peu de sous-intrigues, peu de véritable évolution, et un sentiment d’ennui qui s’installe au milieu du récit. C’est mignon, parfois juste, mais ça n’avance pas assez pour vraiment captiver.
Au final, un film honnête mais moyen, qui manque de relief et de narration pour dépasser le simple témoignage.
"Wesh...on a kiffé", une histoire émouvante pleine de vérité et de tendresse avec des acteurs qui à l'image d'Amel Bent ont su se mettre au niveau des "non acteurs" par leur naturel.
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