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Khaled Anass
1 critique
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0,5
Publiée le 2 février 2026
Franchement, annoncé comme tout public, mais absolument pas. Ma frère est grossier du début à la fin : insultes, propos choquants, drogue, sexualité abordée par des enfants… c’est très grave.
Je ne comprends pas comment l’industrie du cinéma peut autoriser des enfants à employer des termes pareils tout en classant ce film tout public. Même si ce sont des acteurs, même s’ils ont été briefés : ce n’est pas possible.
L’histoire aurait pu être belle, mais je suis sorti au bout de 45 minutes. Je n’ai même pas voulu voir la suite.
Ils ont voulu faire comme Nos jours heureux, mais c’est totalement raté. Rien ne va. C’est déplorable.
Le début inquiète, mais la chronique emporte assez vite grâce à des personnages attachants et à leurs interprètes. En découlent de beaux moments drôles et/ou émouvants, même si le cinéma et l’esthétique ne sont pas toujours au rendez-vous. Les intentions se ressentent parfois, mais il faut bien alimenter une chronique dont les enjeux principaux se jouent souvent hors champ. De fait, le récit s’enlise un peu avant l’envolée finale.
Beau film plein d’émotions. Certaines scènes font remonter des souvenirs. Pour la génération des plus de 30 ans, c’est une plongée dans le monde des enfants du 21e siècle. A voir.
J'avais adoré "Les pires", au sujet et à la réalisation originaux et je ne sais pas pourquoi, je ne sentais pas trop celui-ci. Déjà, j'avoue que rarement un personnage principal de film m'a autant exaspéré que celui de Shaï, et le surjet de Shirel Nataf n'a rien arrangé. Du coup, gros malaise chaque fois qu'elle est à l'écran (il faudrait envisager des sous-titres quand elle joue). Quand elle n'y est pas, le jeu de Fanta Kebe est très nuancé (le personnage est confronté à des choses graves et les encaisse), Amel Bent assure pour son premier rôle et le reste du casting est convaincant (Suzanne de Baecque, délicieuse et tordante, à quand un vrai rôle ?). En ce qui concerne les gamins de la colo, les petits acteurs sont plutôt bien, les sujets abordés sont intéressants mais impossible de s'y intéresser tant tout cela est artificiel, bas du front et caricatural... Il y avait dans "Les pires" une cruauté intéressante à montrer une équipe de cinéma vampiriser une gamine du Nord, utile pour le film et le rejeter une fois que le tournage était fini. Ici, le côté "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil au final" tue l'utilité et l'intérêt du propos.
A l’arrivée, on ne sait plus bien ni ce que le film dénonce ni même ce qu’il entend au juste nous raconter. Certes, il y a de la tendresse et de la drôlerie mais ce ne sont hélas pas les seuls ingrédients pour réussir un film. Pire, certaines scènes frisent la complaisance vis-à-vis de certains maux contemporains voire embrassent carrément le mauvais goût. Le jeu des actrices et la spontanéité des enfants rattrape un peu (à peine) le coup.
Très joli film plein de vie et de joyeux chaos, les enfants sont magnifiques. Les intrigues liées aux deux protagonistes sont développées un peu maladroitement, surtout celle du personnage de Shaï, mais on est emporté par l'énergie et la générosité du film, qui montre à la façon d'un documentaire que l'égalité des chances reste un vaste chantier.
Quel est le scénario de ce prétendu film ? .. Mais quelle histoire voulaient nous raconter ces deux réalisatrices ? .. à moins que l'idée ait été de saisir au vol des moments de la vie en groupe (et des dialogues "vrais" façon "banlieue) de ces mômes issus à l'évidence de milieux défavorisés et ayant pratiquement des problèmes psy ! .. et quel dommage qu'il n'ait pas été prévu de sous-titrer une grande partie des échanges entre mômes tellement c'était incompréhensible ! .. Quant au focus qui est fait au gré des situations sur la relation entre les deux amies, il est lourdement teinté par des thématiques d'actualité : relation juif/arabe, maltraitance, etc. Je regrette cette tendance lourde à nous refourguer du travail quasi documentaire en tant que film (je pense au travail récent qu'à proposé Romane Bohringer).
Avec Ma Frère, les deux réalisatrices Lise Akoka et Romane Guéret mettent en scène leurs souvenirs de colonie de vacances, dans un film très ancré dans le réel. On sent la volonté de capter une jeunesse de banlieue telle qu’elle s’exprime, parfois de manière brute, avec des dialogues très proches de la langue des adolescents.
C’est le premier film de la chanteuse Amel Bent, mais sa présence reste finalement assez discrète à l’écran. Les rôles principaux sont surtout portés par Shirel Nataf — déjà remarquée dans Les Têtes givrées, où elle crevait l’écran — et Fanta Kébé, qui donnent une certaine sincérité à l’ensemble.
Le problème vient surtout du rythme. Passé un début plutôt prometteur, le film s’installe dans une forme de stagnation : peu de sous-intrigues, peu de véritable évolution, et un sentiment d’ennui qui s’installe au milieu du récit. C’est mignon, parfois juste, mais ça n’avance pas assez pour vraiment captiver.
Au final, un film honnête mais moyen, qui manque de relief et de narration pour dépasser le simple témoignage.
"Wesh...on a kiffé", une histoire émouvante pleine de vérité et de tendresse avec des acteurs qui à l'image d'Amel Bent ont su se mettre au niveau des "non acteurs" par leur naturel.
Quelle déception ! Un film pour rien en fait. Une "histoire" sans histoire où il ne se passe rien. Alors bien sûr on entend certains qui nous disent que c'est un film identitaire ou une fresque sur la jeunesse d'origine étrangère... dans ce cas il fallait sans doute travailler un peu plus un vrai scénario, avec approfondir le caractère ou les histoires personnelles des personnages. Mais non, rien de tout cela, 1h50 d'images mal filmées, une succession de scènes sans liens. Pire encore on nous afflige un "échange" entre les gamins et une vielle dame rescapée d'Auschwitz lors de la visite d'un musée sur la guerre de 40. Pathétique.