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Léonard Magnier
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4,0
Publiée le 24 août 2026
J’ai vu ce film en avant-première à l’utopia Bordeaux, et ce film est marquant. C’est dans la même veine que Les rayons et les ombres de Gionnali qui parle également de la collaboration, mais sous un autre angle. Notre salut est très bien réalisé, et je comprends parfaitement pourquoi il a gagné le prix du meilleur scénario à Cannes. À voir !
Contre point total de « la bataille de Gaulle » dans la forme et le fond. Un point de vue non conformiste sur la banalité du mal et la collaboration. La preuve qu avec moins de moyen qu une grosse production le cinéma peut nous faire sentir l atmosphère d une période de l histoire sans didactisme et en plus avec une pincée d humour.
Vu en avant-première à l’Utopia de Bordeaux. Un film juste qui restitue le grain d’une époque, remarquablement interprété, qui donne à voir l’ordinaire de la collaboration dans toute sa complexité. La correspondance amoureuse, inspirée de celle des arrière grands-parents du réalisateur, dépasse le statut de décor pour donner du corps aux personnages avec une grande sensibilité. Un grand film, jamais grandiloquent.
Vu en avant-première, ce film m'a laissé relativement déès sobre sur la forme, les longues scènes montrant le fonctionnement de l’administration de la France libre peinent à nourrir la narration. Les choix des différents personnages illustrent des enjeux moraux et toute une gamme d'attitudes entre collaboration et résistance. Mais guère plus à mes yeux qu'un modeste témoignage historique, loin de la portée universelle que certaines critiques ont pu y voir. Le personnage central incarné par Swann Arlaud ne m'a pas inspiré beaucoup d’émotions, mais sa femme apporte un peu de couleurs et d'âme au film.
Vu en avant-première à Utopia Bordeaux. Mise en scène impeccable et beau jeu d'acteurs(trices). Musiques additionnels étonnantes. Un bon film français.
Réflexion très fine sur la France de l'occupation et de Vichy à travers le prisme de la recherche mémorielle du réalisateur. Le temps alenti de la narration filmique est des plus justifiés en raison de cette quête des archives de la mémoire, afin, aussi, de montrer au spectateur le lent glissement vers l'abjection. Ajoutons que Swann Arlaud est formidable et que l'anachronie de la musique met en garde le spectateur contre tout assoupissement critique. Une très belle réussite des cinémas français et belge sans aucune pesanteur didactique.
Doublement primé au Festival de Cannes avec le prix du scénario et le Prox CST de l’Artiste-Technicien pour le monteur Nicolas Rumpl, le film nous emmène dans la France de Vichy. Très bien mené avec un duo d’acteurs excellents, certains passages font résonance avec notre monde actuelle. Un film à voir sans hésitation.
Qui aurait cru qu’Emmanuel Marre en toute subtilité viendrait réussir à dresser un portrait de ceux qu’on oublie dans la collaboration. Ceux qui dans l’ombre acceptent pour se frayer une voie, aussi peu royale soit elle, les horreurs du régime de Vichy. C’est étonnamment drôle, et tout autant vrai.
Vue en avant première au cinéma UTOPIA de Toulouse ce 5 août 2026.
Oui, je suis peut-être sévère, démontrez moi que je me trompe.
Mon point de vue : Ce film patauge dans le quotidien d'un arriviste, entouré par des clones, des doubles, au sein d'une administration pléthorique qui gère avec le plus grand soin la politique raciste et répressive de Vichy. On y perçoit de façon anecdotique quelques confettis de la grande histoire et des enjeux presque toujours noyé dans des banalités de tous les jours sous la dictature de Vichy. La persécution des juifs, ici appelés "Israélites" et les familles est un peu plus mise en avant mais presque toujours au détour d’échanges et de conversation que vous devrez décrypter avec beaucoup d’attention. Dans les dernières minutes, on retombe dans des banalités inutiles.
un grand film. original, il joue avec la caméra, le son, la voix off, bref tous les outils à sa disposition ! dérangeant du début à la fin n'iront le voir que ceux qui veulent vivre une expérience de cinéma qui retourne! politique, par touche qui font mouche ! et surtout universel. Certes on en ressort avec du dégoût pour Vichy et la collaboration. mais plus encore, c'est nous tous, dans nos compromission pour atteindre nos objectifs qui nouq retrouvons derrière cet être abject et touchant, incarné à la perfection par Swanne Arlaud
Sensation du dernier festival de Cannes, reparti avec le prix du scénario, Notre Salut ne peut guère laisser indifférent. Soit son austérité vous laisse totalement de côté, soit vous êtes saisi par le diable qui se cachent dans les détails d’un scénario d’une grande finesse. Mais, dès le début, les choix esthétiques surprennent. En effet, le long-métrage n’est souvent pas très agréable à regarder. Avec une image à gros grain, un léger flou et un format inhabituel, cela détonne. Alors certes, cela fait très film d’auteur, mais en rajoutant également des prises de vues caméra à l’épaule pas toujours bienvenues et quelques longueurs, le film se coupera forcément d’une partie du public, que la thématique aurait pu pourtant passionner. En effet, l’idée de montrer la collaboration par le prisme d’un simple fonctionnaire carriériste est assez formidable. Et pour incarner ce petit chef, fier de l’être, c’est Swann Arlaud, le comédien français aux trois César, qui a été choisi, pour notre plus grand bonheur. Il réalise, une fois encore, une prestation d’une épatante authenticité. Le fond du sujet, l’aspect administratif de la collaboration, met trop de temps à arriver dans le récit, mais une fois la thématique installée, le long-métrage devient absolument captivant, et évidemment aussi glaçant. Dans la seconde partie, le réalisateur intègre des séquences musicales, avec des morceaux totalement anachroniques. Cela surprend mais l’effet s’avère assez fort. Il y a aussi une séquence dansée totalement lunaire, elle aussi inoubliable. Au final, c’est bien un film choc mais guère grand public.
Film vu en avant-première dans un cinéma indépendant. Immersion dans la France de l'occupation sous l'angle d'un homme, la cinquantaine, qui arrive à Vichy pour obtenir un poste au sein de l'appareil d'Etat pour faire vivre sa famille restée à Paris. Saisissant et truffé de subtilités de langage qui amènent le spectateur à comprendre comment des gens normaux ont pu participer à la collaboration pour exister malgré tout, sauver leur poste, exercer un pouvoir. Swann Arlaud, exceptionnel et Sandrine Blancke incarnent ce couple qui cherche à sauver les apparences dans le désordre ambiant. A voir absolument !