À partir d’un sujet, excellent, le metteur en scène réalise un film au rythme lent 2 h 39 qui ne permet même pas de bien comprendre l’itinéraire et les motivations du héros et son admiration pour l’ordre, alors que lui-même est très décousu J’y allais avec beaucoup d’espoir, et j’en suis sorti très déçu Dans le même genre le très contestable et ambigu les rayons et les ombres et beaucoup plus intéressant.
on s attend à voir traiter la collaboration sous un œil différent. Le film ne démarre jamais. mal joué mal tourné. on commence à regarder sa montre au bout de 45 mn on résiste 1h . a 1h30 on sort .
Un film qui plaît à la critique mondaine, nous aurions dû nous méfier. L'image est afreusement laide, c'est filmé n'importe comment, pas d'éclairage. On y croit pas une seconde. Le sujet est génial mais le traitement vraiment dégueulasse. De quoi ne plus mettre les pieds dans un cinéma. Pour pseudo intello avec 3 neurones dans le cerveau.
Très déçu par ce film pourtant bien coté par la critique. C'est long, c'est mou et les prises de vues très tristes. Tout est filmé avec une seule caméra et ça bouge tout le temps. Il y a des va-et-vient en permanence et on dirait un amateur avec son caméscope. L'histoire aurait pu être intéressante mais l'acteur principal a l'air perdu et dépassé par un scénario très flou. Beaucoup de scènes inutiles qui font durer le film plus de 2h et demi. J'aurais du partir dès les premières minutes comme je le sentais.
Je n’ai jamais un film historique qui décrive aussi bien une période / époque sans lourdeur. On est plongé dans les mœurs, la culture, l opinion de façon naturelle
Si tous les lycées diffusaient se film pour évoquer les rafles et la STO, je pense que ce serait un bon support pédagogique
Un film fort, sur un sujet pas souvent abordé sur l'ensemble d'un film. Quelques longueurs, le film dure quand même 2H40/ Swan Arlaud est parfait et parfaitement impassible dans ce film, on dirait qu'il a été lobotomisé. Dangereux d'épouser ce genre d'idées dans le calme qui le caractérise. Rien ne le touche, ni la montée de l'horreur, ni sa vie de famille, et la lâcheté de la fin font qu'on se doit de détester le personnage.. Pauvre épouse, pauvres enfants. Un seul regret, que le souvenir de Vichy, au demeurant bien filmé, ravive la détestation liée au nom de cette ville, qui n'y est pour rien. Pzut être pas pour tout public, mais pour un public averti.
Un film long (il faut saluer la prise de risque de la mise en scène) pour prendre le temps de l'infusion dans l'histoire de France la plus trouble du XXème, au sein de l'administration du régime de Vichy, et plus intimement dans la peau d'un homme convaincu que le salut du pays viendra de la politique pétainiste et de la collaboration. La musique anachronique par rapport à l'époque des faits nous rappelle que l'Histoire peut se répéter, ce film nous met en garde contre nous-mêmes et nos certitudes ou allégeances. Une oeuvre totalement maîtrisée admirablement servie par Swann Arlaud
Y'en a marre ! Malgré l'intérêt historique de ce film, je déplore l'ennui à le suivre. Ce film est beaucoup trop long (2h30). Une heure 30 aurait suffit pour raconter cette histoire. De plus, je déplore diverses scènes qui n'apportent rien au sujet traité. La prise de vue est mauvaise et très désagréable à suivre. Sans parler de la bande son sur une musique rock qui frise le ridicule, notamment lors de la scène de danse chez le préfet. MDR. Seul point positif, Swann Arlaud s'en sort bien dans son rôle.
Un film intéressant certes, mais bien décevant par rapport aux critiques dithyrambiques qui ont précédé sa sortie. Emmanuel Marre a fait ce film à partir de la vie d'un aïeul dont il ne connait rien, si ce n'est par l'intermédiaire des lettres échangées avec son épouse -et rien n'est plus faux qu'une lettre! ils se sont follement aimés; ils ont eu trois enfants, puis se sépareront et Henri disparaitra dans cet anonymat dont il n'aurait jamais du sortir. Qui est il? Marre n'en sait rien, pas plus que la génération qui le précède: en effet Henri a disparu avant de connaitre ses petits enfants. Un médiocre, ça c'est sûr, mais très content de lui, et qui est très fier de son recueil d"idées", Notre Salut, publié à compte d'auteur, et qu'il essaye désespérément de fourguer à Vichy. Prétentieux mais nul... il a déjà bouffé la fortune de sa riche épouse (Sandrine Blancke, très bien), qui a tout accepté, puisqu'elle l'aime... et il a un casier, dû à sa participation à des opérations plus ou moins louches. Un sale type donc, doublé d'un magouilleur, mais qui à force de trainer dans les antichambres des puissants finira par obtenir la présidence du comité régional (Limousin) du Commissariat de la Lutte contre le Chômage. Ce qui le conduira à faire le jeu des occupants, lui qui se présente toujours comme un patriote pétainiste. Ce qui le conduira à alimenter par une contribution à l'essence et aux autocars, à la rafle des juifs du sud-ouest et de leurs familles. Mais où on les emmène, il n'en sait rien. Ca ne le concerne pas; ça ne relève pas de sa juridiction.... Swann Arlaud est épatant dans le rôle de ce personnage opaque, dont on se dit que finalement il n'est opaque que parce qu'il n'est... rien. Et où j'en veux vraiment à Emmanuel Marre, c'est que ces deux heures passées dans le sinistre milieu de Vichy, écoeurant brouet de fanatisme et d'arrivisme auraient pu, auraient du être une formidable leçon d'histoire, pour les plus jeunes générations. Pour cela, il eut fallu accepter de s'abaisser à faire de la pédagogie; peut être en utilisant des images intercalaires, comme au bon vieux temps du muet, rappelant la situation politique en France au moment de la scène qui va suivre; que sais je! Ce qui est certain, c'est que ces jeunes générations ne retiendront rien de ces saynètes brèves, où l'on verra le triste héros lâcher petit à petit tous ses amis et collaborateurs. Dommage!
Une très belle surprise pour ce film . Avec Swan Arlo et tout un lot d'actrices et acteurs que je ne connaissais pas qui sont excellents. Vraiment un très bon film . Une musique qui nous surprends et qui est bien à sa place .
Emmanuel Marre propose une critique sévère du technocrate libéral, expert dans la gestion comptable des flux, de la rentabilité, cherchant la reconnaissance sociale et le statut, mais déconnecté de valeurs morales et d'empathie.
On pense évidemment à la banalité du mal, conceptualisé par Hannah Arrendt dans son ouvrage " Eichmann à Jérusalem ".
Prix du scénario ( Cannes 2026 ) filmé presque comme un documentaire, reposant sur les correspondances de son arrière grand père, le cinéaste regarde en face la personnalité de son aïeul et évidemment de notre Histoire.
Description d'une structure de personnalité documentée en psychologie, toxique pour les uns mais aussi terriblement efficace pour d'autres.
Ton anachronique assumé, Marre montre que le passé est aussi toujours en lien avec notre présent. Son film, ambitieux, est ( peut-être ?) aussi une invitation à la rupture de ce lien, ou pour le moins, à la prise de conscience de son existence.
Après tant de battage médiatique, on ressort plutôt déçu de ce film trop long sur une personne ordinaire, sans doute un échantillon parmi la multitude de ceux qu’ont enchanté les paroles du vieux maréchal, avec quand même un petit supplément d’engagement collaborationniste. On hésite encore entre un arrivisme subjuguant toute morale ou un crétinisme encouragé par un environnement délétère. Bien sûr, Swann Arlaud possède toutes qualités du personnage à la fois veule et orgueilleux qu’il incarne. Pour autant, sur un sujet proche par l’ambiance, il apparaît que Dujardin dans Les rayons et les ombres, incarnait mieux la déroute des intellectuels français attirés par la lumière de la Collaboration. On gardera pour le meilleur de ce film, la très fine interprétation de Sandrine Blanche en épouse délaissée par son tocard de mari.