Notre salut
Note moyenne
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106 critiques spectateurs

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Thibault DUTT
Thibault DUTT

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2026
THE ARRIVIST

Ça commence comme une farce sur un petit groupe d’arrivistes collabos occupés à faire leurs calculs sur la future répartition des pouvoirs du régime de Vichy. Une sorte de The Office sous l’Occupation, où l’on prend un malin plaisir à se moquer de ces personnages médiocres persuadés de simplement bien faire leur travail.

Puis surgissent les premiers signes de compromission. Derrière les combines administratives et les petites ambitions, la machine mortifère se met lentement en marche. Et les rires se coincent.

La relation épistolaire réelle des arrière-grands-parents du réalisateur imprègne le film d’une réalité et d’une dramaturgie inattendues. On ressort finalement bouleversé par une histoire d’amour au milieu de cette mascarade collaborationniste.

Les parallèles, parfois ostentatoires, avec notre époque fonctionnent parfaitement : les moqueries visant les opportunistes d’hier se transposent sans effort aux lâchetés de la politique contemporaine.

Là où The Brutalist renversait la statue de la Liberté, Notre Salut garde la tour Eiffel bien droite derrière son héros débarquant à Paris avec l’espoir naïf de « reconstruire la France ». Même autre point commun : l’arrivée tardive de la femme aimée, qui fait basculer le film vers quelque chose de plus intime, de plus concret et de plus puissant.

Traiter la collaboration avec un tel parti pris est un vrai tour de force. Aucun académisme de reconstitution ne vient figer le récit. Au contraire, le choix d’une supposée légèreté et d’un langage contemporain confronte directement le spectateur à ce qui résonne aujourd’hui en France.
Et s'il vous plait, trendez moi cette POP CORN DANCE !
LLDS76
LLDS76

35 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2026
Vu au mk2 bibliothèque, très très grand film français. Surement un des plus forts de l'année. Merci Emmanuel Marre.
Chris G
Chris G

43 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2026
Un style et des dialogues bruts, vrais et anachroniques. Des acteurs excellents, Swan Arlaud en tête. Une enquête passionnante sur son aïeul. Emmanuel Marre signe une petite pépite
max7_13
max7_13

38 abonnés 168 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2026
J’ai trouvé ce film long, ennuyeux et manquant cruellement d’action, ne parvenant jamais à m’attacher au personnage d’Henri Marre. Vu en avant première dans le cadre du festival de Cannes
Katou
Katou

19 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2026
Film vu en avant-première pendant le festival de Cannes, excellent par son sujet et son interprétation. Un fonctionnaire pétainiste à fond en poste à Vichy, dont on suit la carrière, l'ambition mal récompensée, j'ai beaucoup aimé de personnages de son épouse. 
Cinéphiles 44

1 700 abonnés 4 698 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2026
Emmanuel Marre choisit d’aborder la période du régime de Vichy sous un angle rarement traité au cinéma, celui de la bureaucratie, des rouages administratifs et des ambitions silencieuses qui se glissent dans les couloirs du pouvoir. Une approche passionnante sur le papier, même si le film finit parfois par se perdre dans sa propre lenteur. En 1940, au moment où le régime de Pétain se met en place. Henri Marre, ascendant du réalisateur, tente de convaincre les autorités de ses idées sur l’efficacité et la reconstruction nationale. Le film impressionne par sa manière de montrer la collaboration et l’allégeance au pouvoir non pas à travers les grandes figures historiques ou les scènes spectaculaires, mais à travers les mécanismes ordinaires d’un homme qui cherche simplement à exister dans une machine politique plus grande que lui. Mais cette approche très distante a aussi ses limites. Le film dure 2h30, et cette lenteur finit parfois par épuiser le spectateur. Emmanuel Marre semble vouloir installer une pesanteur bureaucratique jusque dans le rythme même de son film, au risque de rendre certaines séquences interminables. Même Swann Arlaud, pourtant bon acteur, semble ici un peu prisonnier du dispositif. Son personnage reste constamment en retrait émotionnellement. Une œuvre exigeante, parfois difficile, mais qui aborde un sujet passionnant avec une vraie singularité.
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2026
Présenté en Compétition officielle à Cannes 2026, Notre Salut d’Emmanuel Marre s’attaque à la collaboration depuis l’intérieur des ministères de Vichy, avec un dispositif formel audacieux et un Swann Arlaud habité. Intellectuellement fascinant, esthétiquement bluffant, le film peine pourtant à tenir sa promesse sur la durée.

spoiler: Il y a des films qu’on admire davantage qu’on ne les aime. Notre Salut est de ceux-là. Emmanuel Marre plonge dans les archives de sa propre famille, plus précisément de son arrière-grand-père, fonctionnaire au service du régime de Vichy. Ses lettres à son épouse forment la colonne vertébrale du récit pour livrer quelque chose d’hybride et d’ambitieux, car ce n’est ni une fresque historique, ni un documentaire, ni une pure fiction. Henri Marre arrive donc à Vichy en 1940, fauché, l’égo abîmé, une mallette sous le bras et un traité de management qu’il a rédigé l’été précédent. Il croit tenir sa revanche, mais il ne voit pas encore l’escalier qu’il descend marche après marche, chaque pas semblant raisonnable pris séparément. Swann Arlaud le joue avec une juste fragilité, toujours à mi-chemin entre la lucidité et l’aveuglement consenti, sans forcer le trait. La violence ne sera jamais frontale, elle se négocie en réunion, se noie dans des colonnes de chiffres, dans des litres de carburant comptés pour acheminer des « produits » vers leur mort. C’est précisément là que réside la force du projet, dans la représentation du mal, banalisé par le management et l’administration, comme on a pu le constater dans La Zone d’intérêt, de Jonathan Glazer. La réussite de Vichy Après l’hôtesse de l’air de Rien à foutre, engloutie par la logique froide du low cost, Marre confirme son obsession pour celles et ceux qui se laissent happer par un système sans jamais vraiment le choisir. Mais le vrai coup d’audace du réalisateur français, c’est son dispositif. La caméra à l’épaule laisse volontairement apparaître les reflets dans les objectifs, les ombres portées par les lumières de tournage, des zooms qui hésitent comme une main qui tremble. Ce ne sont pas des maladresses, ce sont des aveux. La caméra ne disparaît pas dans le récit, elle s’atteste, elle témoigne. Nous ne sommes pas en train de regarder l’Histoire dans un musée, c’est plutôt comme l’avoir sous la main. Et puis survient la chanson Life is Life, plaquée sur des images d’archives de foule en délire devant un Pétain qui copine avec le Führer, ou Sounds Like A Melody d’Alphaville lors d’une soirée mondaine où les corps dansent et l’absurde devient un geste de cinéma. Ces interludes anachroniques ne ridiculisent pas l’époque, ils la contaminent avec la nôtre, rappelant que l’enthousiasme populaire est une constante humaine, disponible pour n’importe quelle cause.


Reste que ce même dispositif finit par se retourner contre lui. Ce mockumentaire tient à une condition : qu’une tension souterraine maintienne l’attention même quand rien d’apparent ne se passe. Or Notre Salut s’étire, et certaines séquences probablement improvisées ne trouvent pas toujours leur densité. On reste parfois en surface et on observe l’écran sans être vraiment happé, et la rupture avec le procédé finit par s’installer durablement. Une voix off épistolaire plombe également le rythme. Dans une Compétition cannoise surchargée d’émotions et de sujets pesants, Notre Salut est peut-être le genre de film où l’on décroche involontairement. Non pas par ennui profond, mais par saturation d’un rythme qui refuse de s’emballer. On ne peut qu’applaudir cet opus pour ses intentions et on aura raison. Mais on rentrera aussi peut-être chez soi avec l’impression d’avoir davantage pensé le film que de l’avoir vécu.
Eric Michel62
Eric Michel62

4 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2026
Vu à Cannes, Notre Salut est une plongée glaçante et nécessaire dans la banalité du mal. Le réalisateur dépasse le simple cadre du film historique pour tendre un miroir à notre époque. Inspiré d’une correspondance authentique entre ses grands-parents, le scénario puise dans une mémoire intime afin de dépeindre, avec une justesse implacable, les mécanismes de l’ambition et de la lâcheté. C’est précisément là que réside la force du film : il ne s’agit pas d’une reconstitution, mais d’une sorte d’exploration de l’âme humaine, où le mal s’installe insidieusement, sans fracas, sous les apparences de la normalité.
Swan Arlaud y livre une performance fascinante. Il incarne un arriviste si terne, si banalement cynique, qu’il en devient terrifiant. Son personnage, prêt à toutes les compromissions pour gravir les échelons du pouvoir, fait de la médiocrité le véritable terreau de la barbarie. Ici, il n’y a pas de monstres : seulement des bureaucrates, des opportunistes, des hommes ordinaires.

Mais le film est tout sauf une simple leçon d’histoire. L’usage de musiques anachroniques, loin du simple effet de style, souligne avec ironie l’universalité de ces mécanismes : le racisme ordinaire, le discours managérial sur le « renouveau », la lutte contre le chômage par la contrainte, érigée en justification de l’ordre nouveau... Vichy n’est pas seulement un passé lointain. Le film suggère qu’il demeure une tentation toujours possible. Le réalisateur a lancé un vibrant « Plus jamais ça ! » à la fin de la projection, sous les ovations cannoises : son film est aussi un remarquable avertissement au présent.
Jean-Pierre SALOMONE
Jean-Pierre SALOMONE

5 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2026
J'ai eu la chance de découvrir "Notre salut" en avant-première. Dans lle cadre de la semaine "Cannes après Cannes" proposée à l'UGC Ciné-cité Part-Dieu.
J'ai beaucoup aimé : j'ai hâte de le revoir lors de sa sortie nationale.
domit64
domit64

77 abonnés 385 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2026
J’avais hâte de voir ce film (vu en AP) et je me suis ennuyée, la première 1h30 est beaucoup trop longue, verbeuse, je me suis endormie tout comme l’était une bonne partie de la salle quand j’ai réouvert les yeux….
La dernière heure est appréciable. Le sépia est sympa et la scène de la danse est sublime.
La musique moderne et pas de l’époque pour montrer la malheureuse pérennité de certains actes et pensées est bien une bonne idée.
Acteurs et actrices très bons.
Melvin RICHER
Melvin RICHER

33 abonnés 202 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2026
C’est une best of de la vie d’un rat qui essaye de survivre en France pendant l’occupation allemande sous régime de Vichy en 1941… Avec une caméra portée on nous filme et raconte des moments de sa vie, la mise en scène est intelligente sur les premières minutes puis ça devient long très long… je le trouve vraiment moyen, si on part dans ce registre là pourquoi ne pas aller encore plus loin ?
La musique est très mal utilisée même malgré de « belle image » c’est dommage j’ai l’impression qu’ils ont gâcher le potentiel
traversay1

4 530 abonnés 5 456 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2026
Pourquoi vouloir opposer à tout prix Les rayons et les ombres et Notre salut ? Ils racontent l'un et l'autre des destins réels à l'époque de l'Occupation, chacun à leur manière, brillante et efficace, et ce n'est pas comme le cinéma français avait consacré déjà une centaine de films au sujet de la collaboration. Le long métrage d'Emmanuel Marre évoque le parcours de fonctionnaire de son arrière-grand-père à cette période, en partie grâce à des lettres échangées entre ce dernier et son épouse, restée un temps à Paris. La sphère privée a donc son importance dans Notre salut et sa consistance permet d'alléger parfois un récit qui nous plonge dans le quotidien d'un suppôt du maréchal, un simple rouage de la politique vichyste, incarné par un homme opportuniste, qui ne se préoccupe guère de moral. Le film laisse peu de répit, en apnée dans le quotidien d'un homme de chiffres et de méthode, imperméable au doute, au service de la France, croit-il, pour ce qu'il en reste. La caméra souvent à l'épaule, ne cédant rien sur les détails de ce sacerdoce, Marre n'évite pas toujours les redondances, mais sait imprimer un rythme diabolique par l'art du montage et s'autorise plusieurs anachronismes musicaux qui laissent pantois. Une légère touche de fantaisie dans un film qu'il est urgent de ne pas rater, pour comprendre et ne pas s'exposer à répéter le passé.
Claude Mammosser
Claude Mammosser

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2026
Vu en avant première à l’ugc. Après avoir lu toutes les critiques dithyrambiques je m’attendais à un film extraordinaire. Et forcément la déception est là. Le film est très long, il recèle de bons moments, on capte bien l’ambiance et le fait que des gens ont pu passer à travers la guerre en étant fonctionnaire zélé en s’enfonçant petit à petit dans le mal.
The CritizMan
The CritizMan

68 abonnés 348 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 mai 2026
Film vu dans la cadre de CANNES À PARIS au Pathé Palace.

NOTRE SALUT d’Emmanuelle Marre avait pourtant un vrai potentiel sur le papier. Le sujet est intéressant, parfois même pertinent, mais tout est plombé par une exécution catastrophique.

La mise en scène est d’une platitude affligeante, sans souffle, sans tension, sans véritable proposition de cinéma. Le montage donne sincèrement l’impression d’un projet d’école bricolé par un étudiant de première année de BTS audiovisuel : rythme cassé, scènes interminables, absence totale de dynamique.

Et que dire de la durée… 2h35 de vide quasi permanent. Le film devient rapidement soporifique, au point de regarder sa montre toutes les dix minutes. Le pire reste probablement la direction d’acteurs : tout le monde semble anesthésié, comme si chaque personnage jouait sous Xanax.

C’est frustrant, parce qu’il y avait matière à faire quelque chose de fort. Mais au final, NOTRE SALUT ressemble surtout à une immense démonstration d’ennui.
Guillaume LR
Guillaume LR

46 abonnés 167 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2026
Vu au festival de Cannes 2026.
Je vais être assez dur avec Notre salut, malgré l'engouement qu'il a pu recevoir auprès des critiques ou des spectateurs sur place à Cannes. On pourra mettre ça sur le compte de la fatigue...
La première grosse moitié du film se déroule exclusivement en dialogues entre hommes hauts focntionnaires qui s'adaptent au régime de Vichy. Des dialogues filmés caméra à l'épaule dans un rendu pellicule reportage du plus mauvais effet. Le blabla ne cesse jamais, les silences susceptibles d'être à l'image étant comblé avec la lecture de correspondances... J'ai immédiatement décroché.
À partir de la moitié pourtant, la mise en scène reprend un peu de corps, en laissant un peu de temps aux silences. Swann Arlaud tient tout le film à bout de bras, mais personnellement je passe mon tour.
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