Note moyenne
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Un film emouvant dans le magnifique décor qu offre les Cévennes. Casting exceptionnel le jeu des trois personnages principaux est brillant . A voir
Un film subtil (aucune caricature) qui pose de nombreuses questions : sur la parentalité, sur la vie dans une communauté, sur la sauvegarde de ses intérêts, de ses valeurs, sur le regard des autres.... Le tout dans une nature qui n'est pas idéalisée. Chapeau !
Excellent film, émouvant, qui sort des sentiers battus, ou plutôt qui nous ramène sur des sentiers sauvages des Cévennes.
A voir absolument
A voir absolument
Vu en avant première. Film très émouvant. Cette histoire nous tient en haleine et nous bouleverse comme elle a bouleversé la vallée dans laquelle elle se passe. Très belle chanson de Bertrand Belin.
Très beau film tiré d’une histoire vraie qui est absolument bouleversante! Nous en sommes ressortis chamboulés.
Superbe film avec un décor magnifique ,cela donne envie d’aller dans les Cévennes .
Je recommande ce film de Camille Ponsin .
Je recommande ce film de Camille Ponsin .
Super film! Un premier long metrage prometeur! Les actrices sont incroyables,j’ai vraiment adore ce film.
C’est un joli film. Il paraît que c’est une histoire vraie. En tout cas j’ai adoré la réalisation : les images sont très belles
Film très intéressant et
Impressionnant tiré d'une histoire vraie très difficile à vivre, la maman désespérée cherche à la sauver à tout prix
Impressionnant tiré d'une histoire vraie très difficile à vivre, la maman désespérée cherche à la sauver à tout prix
Film à voir absolument, une histoire d’amour entre une mère et sa fille dans un environnement hostile
Au cœur des Cévennes, Sauvage de Camille Ponsin s’inscrit dans une tradition de récits où la nature n’est pas un décor, mais une force agissante. Anja (Lou Lampros) vit en marge, retirée dans les bois, fuyant les règles sociales et les cadres imposés. Sa mère Sam (Céline Sallette), seule à maintenir un lien avec elle, tente de préserver ce fragile équilibre, malgré la pression croissante des habitants et des institutions. Karl (Bertrand Belin), figure paternelle distante, réapparaît dans un contexte déjà tendu, révélant les fractures d’un système familial et collectif.
Le film dépasse rapidement le simple portrait d’une marginale. Il met en lumière une communauté qui se pensait affranchie des normes, mais qui révèle ses contradictions face à l’imprévisible. Entre idéaux libertaires et besoin d’ordre, la vallée devient un espace de tension, où la peur transforme l’altérité en menace. La figure d’Anja, insaisissable, glisse alors vers une dimension presque mythologique, nourrie par l’imaginaire collectif, entre spectre et « dame blanche ».
Le projet prend racine dans une expérience réelle. Camille Ponsin, issu du documentaire, mène d’abord une enquête de terrain auprès d’une mère et de sa fille vivant en rupture avec le monde. Face à l’impossibilité de capter directement cette réalité, il opte pour la fiction, afin d’introduire une distance nécessaire. L’écriture, co-signée avec Jean-Baptiste Delafon, condense une histoire de quinze ans en un moment charnière, renforçant la densité dramatique sans trahir la matière initiale.
Sur le plan thématique, le film aborde frontalement la question de la psychose, suggérée sans jamais être enfermée dans un diagnostic. Entendre des voix, élément pathognomonique en psychopathologie, et percevoir des fréquences, autant d’éléments qui traduisent une expérience subjective du monde, souvent mal comprise. La réponse institutionnelle apparaît alors limitée, segmentée, incapable d’accompagner la réalité quotidienne des familles. Sam incarne cette solitude, prise entre amour inconditionnel et injonctions extérieures.
La marginalité devient ici existentielle. Elle dépasse le cadre social pour interroger le rapport à la norme, à la propriété, et à la communauté. La vallée cévenole, loin d’être un refuge, agit comme un huis clos, où le groupe impose ses propres règles, parfois plus dures que celles de l’État. La Clède, lieu chargé de sens, résonne comme un espace de bascule, reflet d’une identité en tension et d’une difficulté à nommer l’indicible.
Par son approche sensorielle et son refus du spectaculaire, Sauvage s’impose comme un film âpre et nécessaire. Camille Ponsin signe une œuvre qui questionne sans simplifier, et rappelle que la frontière entre liberté et exclusion reste profondément instable.
Le film dépasse rapidement le simple portrait d’une marginale. Il met en lumière une communauté qui se pensait affranchie des normes, mais qui révèle ses contradictions face à l’imprévisible. Entre idéaux libertaires et besoin d’ordre, la vallée devient un espace de tension, où la peur transforme l’altérité en menace. La figure d’Anja, insaisissable, glisse alors vers une dimension presque mythologique, nourrie par l’imaginaire collectif, entre spectre et « dame blanche ».
Le projet prend racine dans une expérience réelle. Camille Ponsin, issu du documentaire, mène d’abord une enquête de terrain auprès d’une mère et de sa fille vivant en rupture avec le monde. Face à l’impossibilité de capter directement cette réalité, il opte pour la fiction, afin d’introduire une distance nécessaire. L’écriture, co-signée avec Jean-Baptiste Delafon, condense une histoire de quinze ans en un moment charnière, renforçant la densité dramatique sans trahir la matière initiale.
Sur le plan thématique, le film aborde frontalement la question de la psychose, suggérée sans jamais être enfermée dans un diagnostic. Entendre des voix, élément pathognomonique en psychopathologie, et percevoir des fréquences, autant d’éléments qui traduisent une expérience subjective du monde, souvent mal comprise. La réponse institutionnelle apparaît alors limitée, segmentée, incapable d’accompagner la réalité quotidienne des familles. Sam incarne cette solitude, prise entre amour inconditionnel et injonctions extérieures.
La marginalité devient ici existentielle. Elle dépasse le cadre social pour interroger le rapport à la norme, à la propriété, et à la communauté. La vallée cévenole, loin d’être un refuge, agit comme un huis clos, où le groupe impose ses propres règles, parfois plus dures que celles de l’État. La Clède, lieu chargé de sens, résonne comme un espace de bascule, reflet d’une identité en tension et d’une difficulté à nommer l’indicible.
Par son approche sensorielle et son refus du spectaculaire, Sauvage s’impose comme un film âpre et nécessaire. Camille Ponsin signe une œuvre qui questionne sans simplifier, et rappelle que la frontière entre liberté et exclusion reste profondément instable.
Un drame humain, puissant, ancré dans un paysage que les habitants du Gard et de la Lozère reconnaîtront immédiatement. Le film s'inspire d'une histoire vraie, vécue dans cette même vallée.
Ce film m'a beaucoup plu. Pour commencer, il nous plonge dans un décor somptueux : les Cévennes. Ceux qui ont la chance de s'aventurer dans ces contrées savent à quel point cette région est magnifique ; il s'en dégage même quelque chose d'assez magnétique.
L'histoire, inspirée de faits réels, est très touchante. On y suit une jeune femme qui retourne peu à peu à l'état sauvage, perdant pied avec "la réalité", et l'on mesure surtout l'impact de ce choix sur son entourage. Il est d'ailleurs étonnant de retrouver Lou Lampros dans un rôle assez similaire à celui de Jacky Caillou, film dans lequel elle opérait déjà un retour radical à l'animalité.
Côté réalisation, je n'ai pas trouvé la proposition incroyable. Les images sont certes belles, mais sans parti pris particulier ; le film frôle parfois l'esthétique du téléfilm avec ses plans au drone et ses cartons "2 ans plus tard...". Il me semble que la mise en scène aurait mérité d'être un peu plus "sauvage" elle-même, pour être en parfait accord avec son sujet.
Cela dit, les acteurs sont très justes, l'intrigue est intéressante et j'ai passé un très bon moment. Le sujet a le mérite d'être traité délicatement, sans jugement ni prêt-à-penser. Je le conseille vivement !
À voir aussi : Dans un registre similaire, je vous suggère le très beau Nell de Michael Apted (1995) avec Jodie Foster.
L'histoire, inspirée de faits réels, est très touchante. On y suit une jeune femme qui retourne peu à peu à l'état sauvage, perdant pied avec "la réalité", et l'on mesure surtout l'impact de ce choix sur son entourage. Il est d'ailleurs étonnant de retrouver Lou Lampros dans un rôle assez similaire à celui de Jacky Caillou, film dans lequel elle opérait déjà un retour radical à l'animalité.
Côté réalisation, je n'ai pas trouvé la proposition incroyable. Les images sont certes belles, mais sans parti pris particulier ; le film frôle parfois l'esthétique du téléfilm avec ses plans au drone et ses cartons "2 ans plus tard...". Il me semble que la mise en scène aurait mérité d'être un peu plus "sauvage" elle-même, pour être en parfait accord avec son sujet.
Cela dit, les acteurs sont très justes, l'intrigue est intéressante et j'ai passé un très bon moment. Le sujet a le mérite d'être traité délicatement, sans jugement ni prêt-à-penser. Je le conseille vivement !
À voir aussi : Dans un registre similaire, je vous suggère le très beau Nell de Michael Apted (1995) avec Jodie Foster.
un film magniifique dans un decor de reve . Une histoire de vie vraie retranscrite de magistrale maniere . Une actrice criante de verité .
Vu en avant-première. Film émouvant où l'amour maternel est décuplé : que ne ferait-on pas pour son enfant ? Prestation de qualité pour Anja qui, sans dialogues fournis, réussi à faire passer ses émotions et le mal être qui l'habite. C'est aussi une illustration (même si ce n'était pas le but du réalisateur) des troubles psy difficiles à admettre -et accepter- quand on n'est pas directement concernés.
A voir absolument, on en ressort "chamboulé".
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