Le retour du nanar japonais propre aux années 70. A l'époque c'était la guerre des yakuzas ici c'est une bande de types revanchards contre un revendeur en ligne. Scénario banal on a l'impression d'avoir déjà vu ce genre de vengeance. La première partie est lente sans rythme .. La deuxième "lourdingue" sans paler de la fin du film limite ridicule. Pauvre rôle des femmes encore une fois dans ce genre de film. L'actrice n'aide pas. Entre gros plans "expressionnistes" et montage raté ce polar reste totalement démodé.
Un film qui interroge sur les dysfonctionnements de la société actuelle japonaise via une allégorie du commerce en ligne et de la surveillance en ligne comme corollaire. Brillamment mis en scène comme d'habitude
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Cloud + Kiyoshi Kurosawa" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Le ciel est lourd. Pas celui des nuages mignons qu’on effleure du regard, mais une masse basse, ramassée, collée à l’horizon. Dans Cloud, Kurosawa ne montre pas la technologie, il filme ce qu’elle enlève : la vie, les visages, le souffle. Masaki Suda incarne Ryōsuke, ouvrier devenu revendeur virtuel. Son succès cache une faille. Et cette faille attire les regards, puis la colère, puis la violence.
Le récit est une errance. Pas de cadence dramatique, juste une tension presque invisible, un drap qui s’enveloppe autour du torse. Les scènes se prolongent sans alibi, les silences ferment, les visages se figent. Pas d’emphase. La menace descend comme la brume, sans prévenir, sans équation.
Akiko est jouée par Kotone Furukawa, elle creuse l’absence avec des yeux douloureux, une épaisseur silencieuse, comme si chaque mot qu’elle retient devenait une chute. Sano – Daiken Okudaira – surgit avec la froideur d’un calcul ; chaque geste est une machine à punir. Miyake, Takimoto, Muraoka (Amane Okayama, Yoshiyoshi Arakawa, Masataka Kubota) tissent autour d’eux un réseau de tensions, de regards éteints, de corps qui n’offrent plus rien d’humain sauf une gravité fanée.
La caméra ne danse pas. Elle reste immobile, figure posée dans le cadre, attentive à ce qui se fige, à ce qui claque. Les couleurs sont rincées – gris, crèmes métalliques, blanc sale – comme une pièce oubliée. La lumière ne flatte rien, elle documente. Expose le vide, la rouille, la trace laissée par l’écran qu’on regarde trop.
Et puis la bande-son, quasi vide : Takuma Watanabe ponctue d’intervalles, de notes coupées comme des soupirs, comme s’il mesurait l’espace entre deux respirations. Il n’ajoute rien, il révèle. Chaque son est une intrusion ; chaque absence devient une présence.
Quand la brutalité surgit, elle ne crie pas. Elle éclaire. Elle fissure les visages. Elle fait saigner les cadres. Le film explose hors de lui-même, mais sans triompher. Sans souligner. On reste sonné, pas traumatisé, simplement habité. Et ce qui reste, c’est la question : que devient l’humain quand sa voix sort du néant ?
Je donne 16/20. Cloud n’est pas conçu pour rassurer, pour épater, pour enfermer dans la compréhension. Il veut laisser un goût : celui de l’inquiétude, de l’ombre qui colle au corps longtemps après que l’écran se soit éteint.
Ça commence en étude de mœurs, un jeune japonais arnaqueur amateur se fait du fric facile en revendant des articles sur la toile mais cet excellent thriller japonais tourne vite en jeu de massacre, plutôt réjouissant au final. C'est un tantinet décalé, énervant et décapant.
Film assez ambigu : je ne sais pas à quel degré pendre ce film. Faut-il en rire ou le prendre au sérieux? Le personnage principal est d'emblée antipathique. L
Le personnage principal Ryosuke Yoshii/Suda est d'emblée particulièrement antipathique, à tous points de vue ce qui nous met en retrait de l'individu dont on se moque aussitôt de ce qui pourrait lui arriver. Le soucis est que tous les autres protagonistes sont tout aussi antipathiques voir insipides, et ce même celui de la compagne Akiko/Furukawa qui est une femme inconséquente, inintéressante et immature. La première partie du film montre Yoshii/Suda qui achète et vend ses produits via un site internet, c'est long, ennuyeux et redondant. Le processus est simplifié, les relations humaines effleurées outre cette relation avec son employé qui reste la seule digne d'intérêt. Puis arrive la dernière partie comme un jeu de massacre entre amateurs, du paint ball entre débiles profonds. On n'arrête pas de se demander où veut nous mener le réalisateur, car si on sait ce qu'il veut pointer du doigt on a bien du mal à comprendre où il veut aller tant c'est peu subtil, sans humour et surtout sans nuance. Intéressant au premier abord mais finalement vain. Site :
La filmographie de Kiyoshi Kurosawa a souvent tendance à me laisser de marbre ; me placant régulierement dans la posture d’un témoin qui observerait l’histoire avec des jumelles, assistant de manière indifférente, à ce qui se joue devant ses yeux.
Malgré tout, je ne peux critiquer l’aspect filmique et esthétique. Tout fonctionne, le bonhomme sait faire du cinéma et on y trouve un certain plaisir à suivre cette chasse à l’homme.
Cependant le film souffre d’une trop grande facilité scénaristique, notamment dans le traitement des deux personnages secondaires, dont les enjeux restent trop flous. On a, surtout sur la deuxième partie du film le sentiment de devoir accepter les choses telles qu’elles sont, plus parce qu’elles sont proposés ainsi, que parce qu’elles ont du sens dans ce qui est montré du personnage.
Un bon thriller malgré tout, qui se démarque par rapport à la faiblesse de la proposition cinématographique depuis cette mi-année.
Pour être franc, c'est la critique négative de ce film parue dans Libération qui m'a poussé à aller le voir. Cela peut paraitre bizarre mais je peux expliquer ma démarche : je suis très souvent en désaccord avec les critiques de Libération et, en plus, je venais de lire la critique encore plus négative de "Horizonte" parue dans le même journal et "Horizonte" est, pour moi, un des meilleurs films que j'ai vus cette année. Cela étant, concernant "Cloud", je me suis complètement planté. Le critique de Libération sauvait plus ou moins la première moitié du film et assassinait la seconde. Personnellement, j'assassine tout tellement tout est grotesque dans ce film ! Mais où donc est passé le talent du réalisateur de "Kaïro" et de "Tokyo sonata" ? Et puis, comment peut-on apprécier un film dont aucun protagoniste ne mérite la moindre miette d'empathie de la part des spectateurs?
Les premières critiques et la bande annonce m'ont attiré en salle voir ce film japonais qui a une fin réussie et un affrontement un peu étiré mais riche en tension. Le problème reste dans l'installation de l'intrigue particulièrement longue et peu captivante à suivre du fait notamment de la mise en scène dont la sobriété et la froideur des personnages m'ont un peu laissé en dehors.
Cloud commence comme une satire sociale acérée sur les dérives de la revente en ligne, mais se transforme en un thriller d’action débridé qui déroute autant qu’il fascine. Personnellement je trouve ça très intéressant et original, la deuxième partie est fascinante et très original. A découvrir.
Mon coup de coeur de Reims Polar. Le maître est de retour et ça fait bien plaisir. Contrairement à ce qu'on pense parfois, son cinéma a toujours, même dans ses mélos, été assez sombre, et là tout particulièrement c'est ce qu'on remarque. Rempli d'audace, d'originalité, et vous ne voyez pas venir le retournement de situation au milieu aussi radical qu'imprévisible. Ma recommandation de juin.
Tant de bons films japonais depuis quelques années... Ici, plutôt thriller : pas vraiment film d'enquête plutôt film de traque. On est plus du côté de Sam Peckinpah que d'Akira Kurosawa (homonyme sans lien)... Très intéressant et audacieux. A voir avec Chime, même si ça n'a rien à voir les deux parlent, finalement, de la même chose : l'individu broyé par le système social en place...
Vu le film dans le cadre d'une avant-première avec Shadowz, épatant projet très original, plein de twist, thriller qui désamorce en permanence ce qu'il veut raconter, sûrement son meilleur film depuis les Amants Sacrifiés avec Chime
Kurosawa revient avec un bijou : comme un rêve éveillé dans le cauchemar capitaliste. Fascinant de bout en bout. Parmi ses meilleurs films, dans l'esprit direct de Cure, Doppelgänger,...