Cloud
Note moyenne
2,9
407 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

54 critiques spectateurs

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velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 juin 2025
Pour être franc, c'est la critique négative de ce film parue dans Libération qui m'a poussé à aller le voir. Cela peut paraitre bizarre mais je peux expliquer ma démarche : je suis très souvent en désaccord avec les critiques de Libération et, en plus, je venais de lire la critique encore plus négative de "Horizonte" parue dans le même journal et "Horizonte" est, pour moi, un des meilleurs films que j'ai vus cette année. Cela étant, concernant "Cloud", je me suis complètement planté. Le critique de Libération sauvait plus ou moins la première moitié du film et assassinait la seconde. Personnellement, j'assassine tout tellement tout est grotesque dans ce film ! Mais où donc est passé le talent du réalisateur de "Kaïro" et de "Tokyo sonata" ? Et puis, comment peut-on apprécier un film dont aucun protagoniste ne mérite la moindre miette d'empathie de la part des spectateurs?
Syned Ivel
Syned Ivel

4 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2025
Le film a été présenté en ouverture du festival Hallucinations Collectives de Lyon, le festival de l'autre cinéma, édition 2025.

Le sujet traite de personnes lamba qui décident de tuer quelqu'un par vengeance. Alors que la 1ère partie du film apporte une tension prenante, elle finit par retomber dans la 2ème partie qui traite que trop longuement de cette vengeance. Le sujet du film se retourne en fait contre lui, car cette scène de tuerie montre bien les maladresses de ces personnes qui ne sont pas des tueurs professionnels, mais finalement perd tout intérêt par sa longueur.
Lcampa
Lcampa

3 abonnés 59 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 juin 2025
Le retour du nanar japonais propre aux années 70. A l'époque c'était la guerre des yakuzas ici c'est une bande de types revanchards contre un revendeur en ligne. Scénario banal on a l'impression d'avoir déjà vu ce genre de vengeance. La première partie est lente sans rythme .. La deuxième "lourdingue" sans paler de la fin du film limite ridicule. Pauvre rôle des femmes encore une fois dans ce genre de film. L'actrice n'aide pas. Entre gros plans "expressionnistes" et montage raté ce polar reste totalement démodé.
Alain J.
Alain J.

6 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juin 2025
À moitié bien, social, crédible, bien mis en scène, et l’autre moitié pas crédible et longue… film bizarre !
Pascal R.
Pascal R.

8 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 juin 2025
A éviter: sincèrement c'est très mauvais, l'histoire ne tient pas debout, ça n'a aucun sens, c'est mal tourné, la fin est catastrophiquement nulle. Si vous aimez des tueries gratuites ok sinon aucun intérêt, on n'apprend rien et ce n'est même pas divertissant...
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2025
Ce que l'on fait derrière notre écran n'est pas toujours sans conséquence... Yoshii mène une vie tranquille qu'il décide de chambouler pour se consacrer à son don pour dénicher de bonnes affaires. Une activité fructueuse qui se fait au profit de personnes parfois trompées sur la provenance ou l'authenticité des objets. Avec "Kuraudo", Kiyoshi Kurosawa fait voler en éclats l'anonymat d'Internet pour faire un thriller paranoïaque sur fond d'une critique sociale mordante où tous les sentiments sont exacerbés afin de servir une situation aussi intenable qu'explosive. Le film fonctionne bien mieux quand il mise sur la paranoïa de Yoshii avec une présence inquiétante qui se fait constamment sentir. Ce n'est pas nouveau, mais Kiyoshi Kurosawa est très bon pour créer le malaise et rendre la situation anxiogène comme on a encore pu le voir dans son récent moyen-métrage "Chime". Quand c'est plus direct, ça reste satisfaisant, mais j'ai été surpris par la prévisibilité de l'histoire d'autant plus pour un film de deux heures. Au final, c'est pas mal, mais quand même un peu léger pour un film proposé aux Oscars.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2025
Le personnage principal Ryosuke Yoshii/Suda est d'emblée particulièrement antipathique, à tous points de vue ce qui nous met en retrait de l'individu dont on se moque aussitôt de ce qui pourrait lui arriver. Le soucis est que tous les autres protagonistes sont tout aussi antipathiques voir insipides, et ce même celui de la compagne Akiko/Furukawa qui est une femme inconséquente, inintéressante et immature. La première partie du film montre Yoshii/Suda qui achète et vend ses produits via un site internet, c'est long, ennuyeux et redondant. Le processus est simplifié, les relations humaines effleurées outre cette relation avec son employé qui reste la seule digne d'intérêt. Puis arrive la dernière partie comme un jeu de massacre entre amateurs, du paint ball entre débiles profonds. On n'arrête pas de se demander où veut nous mener le réalisateur, car si on sait ce qu'il veut pointer du doigt on a bien du mal à comprendre où il veut aller tant c'est peu subtil, sans humour et surtout sans nuance. Intéressant au premier abord mais finalement vain.
Site :
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2025
On trouve tout su Internet : des escrocs patentés, des influenceurs douteux et surtout des nuées de pigeons qui tombent dans les filets des individus précédemment nommés. L'idée de départ du film de Kiyoshi Kurosawa, cinéaste fort inégal s'il en est, paraît séduisante : nous montrer le quotidien d'un revendeur en ligne, un petit malin sans scrupules ni morale. A défaut d'être un type sympathique, son petit business est décrit avec un certain réalisme, dans la première partie de Cloud. spoiler: Mais la deuxième nous présente les sévices après-vente et là, les ennuis commencent, pour son protagoniste principal, s'entend, mais aussi l'ennui pur et simple pour le spectateur qui voit se multiplier les fusillades ad nauseam.
On pourrait se croire dans un thriller coréen, avec une pointe d'humour incluse, mais ce n'est pas de ce niveau, loin de là, pour son suspense frelaté et, surtout, ses personnages à la psychologie sommaire, eu égard à leurs possibles motivations, quant à leurs actes spoiler: (l'assistant, la petite amie
). Qu'a voulu montrer Kurosawa ? Que la Toile est une jungle peuplée d'anonymes haineux et que la distinction, par certains, entre virtuel et réel, tend à s'estomper, la violence physique venant prendre la suite logique de celle qui était verbale. 2 heures et des poussières pour une leçon de conduite qui, de toute manière, privilégie outrageusement la forme au fond, c'est un tantinet long et fastidieux.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2025
Un film assez ordinaire en fait qu’on peut résumer par un mot «  western »….Même si le scénario utilise des arguments plutôt techniques sur ce qu’on appelle le cloud (ici tout simplement les réseaux), spoiler: le cœur du film reste des fusillades, comme dans un western donc…
..Le héros mérite son destin peut être…...Je ne jugerai point, reste un film conventionnel, avec des airs de déjà vu….à vous de voir, si vous aimez les « westerns » contemporains .
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
 Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Cloud + Kiyoshi Kurosawa" sur YouTube !
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Le ciel est lourd. Pas celui des nuages mignons qu’on effleure du regard, mais une masse basse, ramassée, collée à l’horizon. Dans Cloud, Kurosawa ne montre pas la technologie, il filme ce qu’elle enlève : la vie, les visages, le souffle. Masaki Suda incarne Ryōsuke, ouvrier devenu revendeur virtuel. Son succès cache une faille. Et cette faille attire les regards, puis la colère, puis la violence.

Le récit est une errance. Pas de cadence dramatique, juste une tension presque invisible, un drap qui s’enveloppe autour du torse. Les scènes se prolongent sans alibi, les silences ferment, les visages se figent. Pas d’emphase. La menace descend comme la brume, sans prévenir, sans équation.

Akiko est jouée par Kotone Furukawa, elle creuse l’absence avec des yeux douloureux, une épaisseur silencieuse, comme si chaque mot qu’elle retient devenait une chute. Sano – Daiken Okudaira – surgit avec la froideur d’un calcul ; chaque geste est une machine à punir. Miyake, Takimoto, Muraoka (Amane Okayama, Yoshiyoshi Arakawa, Masataka Kubota) tissent autour d’eux un réseau de tensions, de regards éteints, de corps qui n’offrent plus rien d’humain sauf une gravité fanée.

La caméra ne danse pas. Elle reste immobile, figure posée dans le cadre, attentive à ce qui se fige, à ce qui claque. Les couleurs sont rincées – gris, crèmes métalliques, blanc sale – comme une pièce oubliée. La lumière ne flatte rien, elle documente. Expose le vide, la rouille, la trace laissée par l’écran qu’on regarde trop.

Et puis la bande-son, quasi vide : Takuma Watanabe ponctue d’intervalles, de notes coupées comme des soupirs, comme s’il mesurait l’espace entre deux respirations. Il n’ajoute rien, il révèle. Chaque son est une intrusion ; chaque absence devient une présence.

Quand la brutalité surgit, elle ne crie pas. Elle éclaire. Elle fissure les visages. Elle fait saigner les cadres. Le film explose hors de lui-même, mais sans triompher. Sans souligner. On reste sonné, pas traumatisé, simplement habité. Et ce qui reste, c’est la question : que devient l’humain quand sa voix sort du néant ?

Je donne 16/20. Cloud n’est pas conçu pour rassurer, pour épater, pour enfermer dans la compréhension. Il veut laisser un goût : celui de l’inquiétude, de l’ombre qui colle au corps longtemps après que l’écran se soit éteint.
Alexandre Mayet
Alexandre Mayet

20 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2025
J’avoue avoir été un peu déçu.

La filmographie de Kiyoshi Kurosawa a souvent tendance à me laisser de marbre ; me placant régulierement dans la posture d’un témoin qui observerait l’histoire avec des jumelles, assistant de manière indifférente, à ce qui se joue devant ses yeux.

Malgré tout, je ne peux critiquer l’aspect filmique et esthétique. Tout fonctionne, le bonhomme sait faire du cinéma et on y trouve un certain plaisir à suivre cette chasse à l’homme.

Cependant le film souffre d’une trop grande facilité scénaristique, notamment dans le traitement des deux personnages secondaires, dont les enjeux restent trop flous.
On a, surtout sur la deuxième partie du film le sentiment de devoir accepter les choses telles qu’elles sont, plus parce qu’elles sont proposés ainsi, que parce qu’elles ont du sens dans ce qui est montré du personnage.

Un bon thriller malgré tout, qui se démarque par rapport à la faiblesse de la proposition cinématographique depuis cette mi-année.
Jean Lubert2
Jean Lubert2

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2025
Tant de bons films japonais depuis quelques années... Ici, plutôt thriller : pas vraiment film d'enquête plutôt film de traque. On est plus du côté de Sam Peckinpah que d'Akira Kurosawa (homonyme sans lien)... Très intéressant et audacieux. A voir avec Chime, même si ça n'a rien à voir les deux parlent, finalement, de la même chose : l'individu broyé par le système social en place...
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2025
Déstabilisant, mais terriblement fascinant, KUROSAWA prouve une nouvelle fois son don pour mélanger les genres, et offrir des expériences de cinéma surprenante, déroutante, mais également hypnotisante, ce qui est le cas une nouvelle fois ici
Johnmaylondon
Johnmaylondon

8 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2025
Kurosawa revient avec un bijou : comme un rêve éveillé dans le cauchemar capitaliste. Fascinant de bout en bout. Parmi ses meilleurs films, dans l'esprit direct de Cure, Doppelgänger,...
Gaston M.
Gaston M.

10 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2025
Derrière la descente aux enfers de son anti-héros, qui rivalise avec la dystopie technologique de la série Black Mirror, se cache une critique acerbe de la société virtuelle et de son terreau cauchemardesque, qui vide la réalité de sa substantifique moelle et condamne ses utilisateurs à vivre dans un monde où la victoire compte plus que la vie elle-même. Au point que la civilisation humaine, à l’âme corrompue et meurtrie, semble s’auto-détruire. Sans être un monstre, Ryosuke est un personnage ambivalent, produit d’une culture d’entreprise qui a renoncé à l’honneur et adopté une philosophie d’apparence trumpienne, traitant ses clients comme des imbéciles à duper. Kurosawa souligne ainsi que le véritable méchant de l’histoire est le pouvoir déformant d’Internet surfant sur le malaise des économies libérales. Moralité : dans un monde hyperconnecté, tout paradis est artificiel.
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