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Pierre E
33 abonnés
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3,5
Publiée le 5 juin 2025
Ça commence en étude de mœurs, un jeune japonais arnaqueur amateur se fait du fric facile en revendant des articles sur la toile mais cet excellent thriller japonais tourne vite en jeu de massacre, plutôt réjouissant au final. C'est un tantinet décalé, énervant et décapant.
Mon coup de coeur de Reims Polar. Le maître est de retour et ça fait bien plaisir. Contrairement à ce qu'on pense parfois, son cinéma a toujours, même dans ses mélos, été assez sombre, et là tout particulièrement c'est ce qu'on remarque. Rempli d'audace, d'originalité, et vous ne voyez pas venir le retournement de situation au milieu aussi radical qu'imprévisible. Ma recommandation de juin.
Après Chime, Cloud confirme : Kurosawa est en feu. Un film qui dérange, émeut, questionne. Sombre, beau, nécessaire et fabuleusement interprété par Maaski Suda (pas si souvent vu en France, à part dans un petit rôle des Asada) et l'actrice de Contes du Hasard d'Hamaguchi : Kotone Furukawa.
Un film raté. La première partie du film qui suit les arnaques du protagoniste est soporifique à souhait : les plans sont très longs, les acteurs monoexpressifs et sans charisme, les silences nombreux et la musique absente. On se demande où veut en venir le réalisateur. Dans la 2e partie, il installe son jeu de massacre : le film devient grotesque et ridicule (avec des réactions de personnages complètement loufoques), et on se met à rire jaune devant les innombrables scènes grand-guignolesque. Pour toutes ces raisons, la séance fut très longue.
«Nuage violent» Très violent (Int -12ans) tout en étant pas très bien joué, à la limite de la farce, difficile d’adhérer à cette histoire ! Critique de la violence générée par les réseaux sociaux et aussi de la cupidité, l’idée était bonne pourtant.
Les premières critiques et la bande annonce m'ont attiré en salle voir ce film japonais qui a une fin réussie et un affrontement un peu étiré mais riche en tension. Le problème reste dans l'installation de l'intrigue particulièrement longue et peu captivante à suivre du fait notamment de la mise en scène dont la sobriété et la froideur des personnages m'ont un peu laissé en dehors.
Ryosuke achète en ligne des produits qu’il débusque à bas prix et, profitant des effets de mode, les revend avec une marge confortable. Les profits qu’il tire de ces transactions le conduisent à démissionner de son emploi, dans une usine, à quitter la chambre minuscule qu’il occupait à Tokyo, et à s’installer avec sa fiancée dans une immense maison à la campagne.
Sortent coup sur coup en France trois films de Kiyoshi Kurosawa : "Chime" le 28 mai, "Cloud" le 4 juin et "La Voie du serpent" le 3 septembre. Les sentiments mitigés que m’avait inspirés Chime m’ont conduit à retarder le visionnage de "Cloud". Tout bien considéré, j’aurais dû y renoncer tant ce film m’a déplu.
J’ai trouvé son installation très poussive. On a tôt fait de comprendre les petits trafics auxquels se livre Ryosuke et on n’a pas besoin qu’ils nous soient expliqués pendant plus d’une demi-heure. Le film prend ensuite un tour différent dans la maison reculée où Ryosuke s’est installé et a recruté un assistant. Des clients mécontents manifestent en ligne leur insatisfaction, exigent d’être remboursés, crient vengeance. Cette menace virtuelle devient vite bien réelle. Ryosuke doit se défendre contre de dangereux assaillants qui attaquent sa maison.
Dans sa seconde partie, "Cloud" se réduit à une longue course poursuite. Elle s’achève par un interminable jeu de cache-cache dans une usine désaffectée. L’exercice ne présente aucun intérêt sinon celui de s’amuser à deviner qui sera l’ultime survivant de cette tuerie à la "Reservoir Dogs".
Tout commence comme une chronique presque banale, d’un Japon ultra-connecté où l’illusion de liberté se vend à coups de clics. "Cloud" s’ouvre sur le parcours d'un jeune homme persuadé d’avoir trouvé la voie de l’indépendance en quittant son emploi pour vivre de la revente en ligne. Peu à peu, des clients hostiles resserrent l’étau. Le film capte avec justesse ce sentiment d’insécurité permanente. Mais à mesure que la menace se précise, le film change de nature. Là où l’on attendait une exploration plus radicale de la violence invisible et des règles opaques du monde numérique, "Cloud" bascule vers un thriller beaucoup plus frontal. Les armes à feu et les confrontations physiques prennent le pas sur l’ambiguïté, et le film perd alors une partie de sa singularité. Un film frustrant, autant par ce qu’il promet que par ce qu’il abandonne en chemin.
Eh bien ! On ne peux pas dire que Kiyoshi Kurosawa s'arrange avec le temps. Pourtant, "Cloud" s'annonçait plutôt bien avec un suspens s'installant progressivement avec cette attente de savoir où le cinéaste nous amènera. Et c'est dans une farce grand-guignolesque que le cinéaste japonais est allé. J'ai compris la dénonciation caricaturale des travers de nos sociétés mais à grossir le trait, cela devient n'importe quoi surtout lorsqu'on y rajoute une touche d'absurdité mal maîtrisée. Cela en devient indigeste et ennuyeux surtout lorsque l'action s'étire sans fin. Seul le nom du cinéaste m'a fait franchir les portes de la salle du cinéma. Je m'abstiendrai la prochaine fois.
J'attendais beaucoup de ce film. Je n'ai, hélas, jamais vraiment réussi à rentrer dedans. Deux films en un, d'abord chronique sociale puis thriller. L'œuvre est un peu déséquilibrée : la première partie est un peu longue et le final poussif. Même si je reconnais qu'il y a du talent derrière et devant la caméra.
Et bien on les sent passer les deux heures ! Oscarisable ou non, cette gênante bluette japonaise veut probablement dénoncer moult dérives sociétales du pays mais quelle idée de le faire de façon aussi lourde ! C’est d’un ennui incommensurable et l’on passe son temps à se demander si l’on a affaire à un drame, un thriller ou une parodie. Outre les comédiens en roues libres et l’absence total de rythme, c’est l’intérêt même du scénario et/ou pour les personnages qui fait cruellement défaut à Cloud. Au final, je laisse les habituels très grands critiques s’extasier devant le vide et je vais m’efforcer de ne plus penser à cet ovni dénué des qualités essentielles attendues pour tout métrage qui se respecte.
Déçu le film est lent et finalement il ne se passe pas grand chose. Bien que la thématique soit un peu original, le personnage central n'est pas attachant, donc on s'ennui ferme.
Le cinéaste japonais sait indéniablement créé une ambiance angoissante, dommage que cette fois ci ce soit pour illustrer un scénario un peu trop prévisible. dans le genre tout le monde il est vénal, tout le monde i est méchant, on a vu plus subtil.
Film assez ambigu : je ne sais pas à quel degré pendre ce film. Faut-il en rire ou le prendre au sérieux? Le personnage principal est d'emblée antipathique. L
Yoshi, parallèlement à son travail à l'usine a monté une combine où il achète "en gros" pour revendre plus cher des objets et se faire une belle marge. Soudain, il décide de plaquer son boulot et de se consacrer uniquement à cette activité en s'installant en bord de mer avec sa compagne pour faire prospérer son business. Mallheureusement, il va devoir composer avec les gens lésés par ses petites magouilles. Kurosawa signe un troisième polar en moins d'un an (je n'ai pas vu "Chime"), et le résultat est raté. spoiler: Cette soif de justice donne une scène de fusillade finale interminable où l'on a affaire à des pieds nickelés qui tirent dans tous les sens . Pas du tout le genre de film qui va me faire apprécier le travail du cinéaste japonais même s'il dénonce le système de son pays.