1989 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
260 critiques spectateurs
5
31 critiques
4
86 critiques
3
79 critiques
2
47 critiques
1
12 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Benjamin Acierno
1 abonné
1 critique
Suivre son activité
4,0
Publiée le 10 novembre 2025
Dans notre ère actuelle où l'intelligence artificielle prend de plus en plus de place dans notre quotidien, le film, aux allures quasi dystopique, s'interroge sur son rôle dans le processus créatif des artistes. Mais si l'artiste donne une partie de son âme dans chacune de ses œuvres, qui est le reflet de ses pensées, ses émotions, ses tourments, comment l'IA peut-elle les reproduire, voire les sublimer ? C'est le sujet dont le film traite, suivant une autrice en panne d'inspiration, logée dans un établissement aux allures futuristes et apportant un cadre de vie et de travail idéal, à la pointe de la technologie, aux artistes résidants.
Il y a fort à parier que les films sur l’intelligence artificielle vont fleurir dans les années qui viennent et sous toutes les formes. C’est dans l’actualité comme ont pu l’être les films post-MeToo depuis une décennie. Avant les cinq dernières années, l’IA apparaissait surtout dans de gros films de science-fiction, de l’inévitable saga « Terminator » et son Skynet au film tout simplement baptisé « . Intelligence artificielle » de Steven Spielberg. Maintenant que cette composante fait clairement partie de notre quotidien, on a droit à divers avatars, que ce soit dans la comédie romantique mais surtout dans la série B à tendance horrifique comme l’ont prouvé les navets « M3GAN » et « L’IA du mal » récemment. La France s’y met aussi cette rentrée avec le blockbuster « Chien 51 » et ce « Dalloway » de Yann Gozlan. Un cinéaste qui a prouvé qu’il était doué dans le domaine du suspense quel qu’il soit, du violent huis-clos « Captifs » au thriller littéraire « Un homme idéal » en passant par le carton « Boîte noire ».
Avec son nouveau film, après le bide de « Visions », Gozlan s’essaie à un nouveau type de suspense : celui d’anticipation. Dans « Dalloway », l’intelligence artificielle et domotique est partout et notre société vit avec elle sur bien des aspects en plus d’un glissement prononcé vers l’ultra surveillance. Il adapte un roman de Tatiana De Rosnay et nous prouve une nouvelle fois ses talents pour maintenir une tension et enclencher le crescendo de la paranoïa à bon escient. Dès les premières séquences, le film nous plonge dans un environnement futuriste (et réaliste) épuré qui va devenir de plus en plus anxiogène. Les rebondissements sont là et le long-métrage tient le rythme sans faiblir durant près de deux heures réellement haletantes bien qu’on reste la plupart du temps entre les quatre murs de cet appartement.
On pourra reprocher à « Dalloway » quelques écueils bien sûr. En premier lieu, il faut avouer que le déroulement de ce thriller est peut-être un peu prévisible sur bien des points et que le discours sur les dangers de l’IA est convenu et n’a rien de révolutionnaire. Ensuite, la conclusion du film est peut-être aussi un tantinet décevante en comparaison de tout ce qui a précédé. Mais le bilan reste positif et Cécile de France, totalement investie et crédible dans un rôle où elle joue souvent seule, emporte largement la mise. Et, comme toujours, la mise en scène de Gozlan est en totale adéquation avec le sujet, se faisant moderne et épousant parfaitement les contours de cette résidence futuriste en plus d’être louche bien qu’on sente un budget limité, notamment sur les extérieurs. Il rend le futur présenté ici tout à fait tangible. Puis ce discours en fond sur les dérives d’une société de surveillance et les excès totalitaires des mesures Covid est forcément jubilatoire. Surtout cinq ans après, il fait plaisir de voir cela dans un film grand public même si cela reste inoffensif. Enfin, le thème de l’IA concernant la création artistique arrive ici à point nommé après qu’il ait secoué récemment Hollywood au travers de grèves donnant à « Dalloway » un fond réflexif plus que dans l’air du temps.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Adapter un roman sans saveur, c'est prendre le risque d'un film sans saveur. Et c'est le cas car Yann Gozlan a suivi le livre à la lettre. L'intrusion de l'IA dans nos vies est une question majeure qui pose énormément de problématiques cruciales pour l'avenir de nos sociétés. Malheureusement, Tatiana de Rosnay s'est contentée d'imaginer une IA usant de son pouvoir pour remplacer les humains. Rédac' niveau CM2, quoi. Donc, forcément, le film lui-aussi ne va pas bien loin. On imagine tout ce qui va se passer un quart d'heure à l'avance et on s'ennuie ferme malgré la belle performance de Cécile de France. Ennuyeux.
Film intrigant et dérangeant de l'excellent réalisateur Yann Gozlan
Le casting est incroyable et ne résume pas aux performances de Cécile de France (incroyable) et la voix de Mylène Farmer (dérangeante) on y voit aussi l'excellente Anna Mouglalis (géniale comme d'habitude) et le si beau Frédéric Pierot sans oublier la présence de Lars Mikkelsen...
Vous ne verrez plus votre Google home ou votre Alexia de la même manière en sortant du film... (I warned you...)
Un scénario qui est ficellé de manière de nous tenir en haleine jusqu'au bout. Au départ , on est admiratif de la technologie, peu à peu on s'en méfit de plus en plus .....spoiler: On entre dans le personnage principale avec ses doutes et ses craintes. Il ne faut pas psychoser, mais ce film donne à reflechir jusqu'a où on peut faire confiance à IA ?
Dalloway serait-il les prémices d'un avenir proche ? Ça peut faire peur mais je pense que oui car certaines IA sont tellement avancées qu'on croirait que l'on s'adresse à de vraies personnes. C'est le nouveau film de Ian Gozlan qui nous offre une fois de plus un bon thriller. Porté par Cécile De France le réalisateur nous plonge dans de la science-fiction réelle gérant bien la tension et le suspens. Un film intéressant traitant d'un sujet de plus en plus présent dans le monde actuel en le grossissant certes mais avec peut être un peu de prévention caché
Yann gozlan, depuis 10 ans nous propose des thrillers différents avec plus ou moins de réussite, boîte noire reste pour moi son meilleur film. Dalloway est une critique acerbe de l avènement de l ia qui commence peu à peu à regenter nos vies. On suit clarissa, une ecrivaine en panne d inspiration ayant dans un proche passé vécut un drame, qui l'a pousse à s'installer dans un complexe d appartement luxueux appartenant à une entreprise etrange, protecteur des arts, ce complexe est régente par une ia nommé dalloway. Le reste est à découvrir. Un film bien rythmé ou la tension va crescendo cecile de France y est formidable, et anna mouglalis intrigante bourré de charme. Un très bon thriller
Un film globalement assez réussi, bien mené, qui soulève quelques questions sur la place de l'IA dans la création artistique. Il manque quelque chose pour en faire un très bon film, mais on passe un bon moment.
Excellent Film avec. Cécile de France dans le rôle principal "Clarissa" et Mylène Farmer qui incarne à la perfection la voix de l'intelligence Artificielle de Clarissa, "Dalloway" ! J'ai pris énormément de plaisir à aller voir ce film au cinéma, je n'ai absolument pas vu le temps passer au cours du film, ce film me fait un petit peu penser au Film "." Intelligence Artificielle de Steven Spielberg que j'étais allé voir au cinéma début 2001. Ce film nous fait douter de ce qui est réel et de de qui est artificiel. La fin du film est extrêmement surprenante. J'ai pris énormément de plaisir à être allé voir cet excellent Film au cinéma.
L'un des meilleurs films de l'année. Une Cécile de France assez exceptionnelle (elle ne joue pas elle-même pour une fois) comme écrivaine qui habite un appartement avec toutes les joies et tous problèmes potentiels de l'IA et des objets Hi-Tech et IT 'connectés'. Elle dort avec son énorme montre qui mesure sa tension artérielle, compte le nombre de pas qu'elle prend ou le nombre de fois qu'elle tourne et retourne pendant son sommeil. elle est du genre à ne pas aimer la chaleur, porter un masque pour dormir, aimer la vue (splendide sur Paris) depuis sa fenêtre plus qu'aller dans le monde, regarder les arbres de près et ... de rencontrer des autres humains.
Le monde de Clarissa est petit. Des collaborateurs, quelques amis, quels accointances, peut-être un ex ou autre membre de la famille. Et ... DALLOWAY! (À qui Mylène Farmer donne sa voix ... parlée.) Clarissa est, naturellement le prénom de "Mrs. Dalloway" par Virginia Wolff mais aussi le prénom d'un personnage de "The Hours" (2002), un grand classique avec délicieuse musique par Philip Glass. En effet dans les deux films il y a une certaine obsession exprimé pour la vie et l'œuvre de VW.
Certains les problématiques connues sont présentes dans notre film, mais, semble-t-il tissées de façon inventive et imaginatives. Il n'y a rien d'impossible (toute la technologie existe, par exemple, ainsi que l'achitecture avec plein de verdure sur les balcons.) Est-ce que l'humain peut perdre contrôle de la robotique ou IA? est-ce que l'IT nous déshumanise? D'avoir des écrans et haut-parleurs partout était proposé déjà par George Orwell dans son "1984". Son monde ne fut pas trop agréable... L'écrivain crée-t-il ses œuvres? Il a eu un éditeur depuis longtemps, mais est-ce que l'IA peut faire ce boulot? On voit la lutte typique (et fréquemment exploité dans d'autres films) d'un auteur à la recherche de la continuité de sa pensée face aux feuilles blanches. Est-ce que les bon auteurs ou auteurs à succès assujetti à un rhythm de travail régulier ou sont-ils disposés à suivre leur "inspiration"?
Est ce que l'appartement connecté fait partie d'une utopie ou deviendra-t-il à la longue une dystopie? Les conditions de la vie de Clarissa semblent être contrôlés. Est-ce que cela lui porte la paix mentale?
Son éditrice a la voix très grave, masculine même. Pourquoi pas, mais elle m'a surpris. Antoine j'arrive à fixer. Julie la fille de Clarissa aussi, mais à la fin je me demande si Julie est vraiment sa fille et lesquels des personnages 'complotent avec les créateurs de Dalloway pour conspirer contre Clarissa ... mais dans quel but, Est-ce que son dernier livre à été écrit par Clarissa??? Et qui est Mathias dans cette histoire? et le petit ami de Julie...
Je dois aller revoir le film probablement, mais ça sera avec plaisir.
Film que je suis allé voir sur un coup de tête sans attente spéciale mais il faut dire que je suis agréablement surpris. Film assez bien mené avec un thème et un scénario faussement futuriste car nous sommes déjà dans ce genre de problèmes sociétaires. Fin subite qui marque un film fort au fort potentiel !
Un thriller efficace et prenant du début à la fin, le scénario bien pensé et les acteurs tous impeccables font que le suspense fonctionne parfaitement. Très divertissant .
Dans un décor froid et ultra-contrôlé, "Dalloway" s’impose comme un huis clos paranoïaque où l’IA menace de supplanter ceux qu’elle était censée servir. Le film imagine une inquiétante substitution des créateurs par des programmes – concept fort, souvent déjà exploré, mais ici rendu tangible. Yann Gozlan tient son suspense avec une mise en scène rigoureuse et des décors crédibles, et la direction d’acteurs fait mouche : Cécile de France, fragile et déterminée, et Mylène Farmer en voix-IA, à la fois rassurante et sourdement inquiétante, apportent une tension durable. Le principal bémol reste un scénario un peu trop attendu : les rebondissements, bien qu’efficaces, n’échappent pas à quelques emprunts au genre.
Bon, on le savait depuis sa présentation à Canne, ce film allait se prendre une veste plutôt violente. Alors oui ce n'est pas parfait, mais plusieurs moments sont vraiment réussis et donne une visualisation assez cohérente de ce futur très proche (voire du présent pour certaines choses). La tension est prenante et on veut connaître l'aboutisement de l'histoire. J'ai passé un vrai bon moment qui aurait pu en effet être encore plus fort avec des moyens peut-être un peu plus importants et des écueils du scénario évités (l'artiste féminine qui débarque au milieu et disparaît quasiement aussitôt, l'artiste qui essaye de faire conaître la vérité à Céclle de France). Pas si mauvais que ça !