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Corinne76100
87 abonnés
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4,5
Publiée le 16 juillet 2025
Quelle belle découverte! Un vrai moment de bonheur avec ce film découvert par hasard sur les rencontres, l'amour, le hasard et les coïncidences. Très contemplatif, de beaux paysages et une histoire triste mais passionnante en 3 parties à remettre dans l'ordre.
Une ambiance nostalgique, mais énormément de longueurs, de passages sans aucun dialogue et un focus sur les personnages sans vraiment voir de paysages. Une production européenne pour surfer sur l'attirance pour une ambiance japonaise, mais le film aurait bien pu se passer ailleurs. Le scénario étant mince et les non-dits conséquents, je me suis beaucoup ennuyé.
La mer qu'on voit danser, de Trenet, même dans sa version anglaise, est le leitmotiv de Super Happy Forever, un film plein de grâce, sur le deuil et les souvenirs ineffaçables. Quant à l'autre fil rouge, il s'agit d'une casquette de la même couleur, perdue. D'une station balnéaire, triste comme une hors-saison, à un été lumineux, 5 ans plus tôt, le film est clairement scindé en deux temporalités, à rebours comme dans Irréversible, la violence en moins, mais pas la douleur. Pleine d'élégance, la mise en scène de Kohei Iagarashi s'attarde sur des détails, dans un style contemplatif et sensoriel, que certains trouveront sans doute languissants, tant pis pour eux. Super Happy Forever reste humble constamment, sur un sujet rebattu, mais son charme est évident, surtout dans sa deuxième partie, tout en finesse et en raffinement, bercée par le ressac. De la douleur à la douceur, il n'y a qu'une lettre de différence, et bien des moments que l'on ne vivra pas, qui n'appartiennent qu'aux personnages du métrage. Si la casquette rouge pouvait parler, elle aurait beaucoup à dire, actrice pas si secondaire d'un film qui s'accorde un dénouement proche du sublime, en tous cas pétri d'émotion, le long d'un golfe clair. La mer, elle, ne cessera jamais de danser, que ce soit sur un tempo sombre ou enjoué.
(Vu au festival des 3 continents) Très beau récit sur le deuil où un long flash-back met au centre du récit la jeune femme recherchée par Sano, le personnage principal. Cette quête, dont on sait dès le début, qu'elle ne pourra aboutir, est reportée sur un élément vestimentaire, une casquette rouge, que l'on retrouve finalement sur la tête de la femme de chambre vietnamienne à l'heure où elle quitte définitivement le Japon. Cette boucle narrative, remarquablement réalisée, est sensuellement rythmée par le soleil de la station balnéaire où se déroule l'histoire et par les plans larges sur la mer et les différentes promenades.
Un jeune homme est en villégiature dans une station balnéaire du Japon. Il semble triste. Parle de manière laconique et marche sur la jetée comme un zombie. Bref un très mauvais compagnon de vacances. Est-ce parce qu’il aimerait retrouver un bob rouge qu’il a perdu il y a 5 ans? Peut-être mais au fond on s’en fout. Le film est si asthénique qu’il est extrêmement difficile de lui accorder de l’attention.
Pour apprécier « Super Happy Forever », il faut décemment accepter de se lover dans une langueur propre au cinéma d’auteur japonais dans ce qu’il a de plus représentatif (ou caricatural selon les sensibilités). Et c’est peut-être aussi les limites de ce joli film poignant mais particulier qui fait état du deuil amoureux et du deuil tout court de manière très belle, simple, juste et poétique. C’est-à-dire que le film est un brin trop contemplatif, s’attardant longuement parfois sur des gestes anodins ou des objets, ou tendant à étirer un plan de coupe plus que de raison. Le rythme du film est au diapason, lent et lancinant, on pourra donc lui reprocher des petites longueurs ou un petit quart d’heure de trop.
Ceci mis de côté, on peut apprécier « Super Happy Forever » comme une jolie balade dans les souvenirs, une réflexion sur l’acceptation du départ de l’autre, la mort et la fin d’un amour. Le film est scindé en deux parties distinctes et égales. On commence, à raison et c’est la bonne idée du film, par le segment le plus dépressif, celui du deuil (amoureux et tout court donc) dans le présent. Et on termine par celui de la rencontre magique et belle entre deux jeunes japonais dans le passé. Tout se situera dans un hôtel, une partie avant et une partie après le Covid. Un hôtel situé en bord de mer dans une station balnéaire offrant un cadre inusité et rare dans le cinéma nippon qui rend ce long-métrage tout en douceur et en murmures un tantinet exotique et dépaysant.
Pourtant, ce qui demeure le plus réussi dans cette œuvre discrète et humble s’avère cette accumulation de petits riens qui font beaucoup. Et c’est donc la manière dont sont représentés ces petits détails à priori anodins qui stimulent notre mémoire sentimentale qu’il excelle. Quand le personnage principal masculin part sur les traces du début de son idylle, les objets et les lieux (et les odeurs si on pouvait respirer l’écran de cinéma) deviennent catalyseurs de souvenirs. Et lorsque la seconde partie revient dans le passé sur les mêmes schémas, cela rend le procédé encore plus probant et réussi. Le film nous touche, nous émeut et nous fait ressentir une émotion emplie de nostalgie. Une simple casquette perdue, fil rouge et rouge d’un film attachant, est vectrice de beaucoup de choses dans ce « Happy Super Forever ». Et comme les interprètes sont au diapason de l’ensemble, on embarque malgré tout. Un film dont la subtilité égale l’amertume qu’il dégage et dont les tics propres au cinéma japonais sont compensés par l’émotion discrète qui irradie le film.
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Le dernier film de Kohei Igarashi nous berce doucement au rythme des vagues au bord de l’eau, dans un endroit où le temps semble suspendu. Les émotions y surgissent avec pudeur, comme venues d’un ailleurs enfoui. Une douce mélancolie imprègne le film, entre lumière et silence, dans une forme de tristesse heureuse.
Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris dans le nouveau film de Kohei Igarashi, Super Happy Forever. Ce que je retiens c’est, une fois de plus, la douceur apparente des personnages dans les films de cette vague de réalisateurs asiatiques que j’affectionne (j’ajoute donc Kohei Igarashi) : leur pudeur à raconter le deuil, l’efficacité à ce faire qui en résulte.
Film au rythme si particulier, au style si subtil, au romanesque entre l'infra et le non dit, c'est le genre de film qui me laisse penser que le grand spectacle est souvent vain à côté de ce genre de pépite.
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1,5
Publiée le 16 avril 2026
Sano passe quelques jours dans un hôtel qui va bientôt fermer. Un endroit où il a quelques souvenirs comme on le comprend vite à son comportement étrange et passif. Il n'est pas heureux et il ne le cache pas. Il a du chagrin, mais surtout un sentiment de culpabilité. Il ne traine pas seulement son spleen, il le transmet au spectateur, ce qui rend le premier acte particulièrement ennuyeux et agaçant. Ce n'est pas parce que quelqu'un est malheureux qu'on doit forcément être touché par lui et ce n'est absolument pas le cas ici. Il s'apitoie sur son sort et il est fatigant à regarder. Le second acte est plus ouvert et apporte son lot de réponses, mais ce n'est pas mieux pour autant. Je n'ai jamais rien ressenti devant ce film ou pour ces personnages ennuyeux à mourir. Bref, un film sans émotion et soporifique.