Le film est né de l'admiration mutuelle entre Chloé Robichaud et la dramaturge Catherine Léger. La cinéaste avait exprimé à plusieurs reprises son souhait de collaborer avec elle. Cette collaboration a réellement pris forme lorsque Catherine a proposé d’adapter en film sa pièce inspirée du succès québécois Deux femmes en or. Ce projet a été mûri pendant de longues années en attendant les financements nécessaires, une période pendant laquelle le scénario a pris toute son ampleur.
Pour interpréter les deux rôles principaux, Chloé Robichaud a dû s'entourer de comédiennes capables de jouer à la fois la comédie et le drame. Pour cela, elle a choisi Laurence Leboeuf et Karine Gonthier Hyndman, les décrivant comme un "duo harmonieux" grâce à leur complémentarité. Bien que n'étant pas ensemble lors des auditions, Robichaud a été frappée par "la chimie qui opérait" entre elles lorsqu’elle a monté leurs vidéos.
La décision de tourner en pellicule 35 mm pour Deux femmes et quelques hommes n’a pas été prise à la légère. La réalisatrice souhaitait utiliser les "codes visuels d’une autre époque" pour interroger les spectateurs sur l'évolution du sort des femmes. Les choix esthétiques inspirés des années 1960 et 1970 avaient pour but de créer un contraste visuel fort, justement en s’opposant aux mœurs contemporaines. Un clin d’œil au passé, pour mettre en évidence des questions toujours actuelles.