Happyend a tout d’abord été présenté lors de l’édition 2024 de la Mostra de Venise. Par la suite, le film a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux comme ceux de Toronto, Busan, Rome ou encore Göteborg.
Il s’agit du premier long-métrage de fiction du réalisateur Neo Sora. Son précédent long-métrage, Ryuichi Sakamoto Opus (2023), était un documentaire qui portait sur le célèbre musicien Ryuichi Sakamoto. Il avait été présenté en 2023 à la Mostra de Venise.
Pour Happyend, le réalisateur s’est inspiré de films qui abordent la question de la délinquance juvénile comme La Fureur de vivre de Nicholas Ray. En outre, il cite également comme références premières des films de la nouvelle vague taïwanaise tels qu’Une belle journée d’Edward Yang et Les Rebelles du dieu néon de Tsai Ming-liang.
À l’origine, le film ne devait pas s’appeler Happyend mais Earthaquake (Tremblement de terre, en français). Lors de son montage en janvier 2024, un gros tremblement de terre a eu lieu dans la péninsule de Noto, au Japon. Neo Sora est alors revenu sur le titre initial puisque le film ne traite pas vraiment du traumatisme causé par la catastrophe. Il a alors décidé de le rebaptiser Happyend en raison du sentiment qui se dégage dans les dernières minutes de l’histoire.
Happyend permet à Neo Sora de collaborer une nouvelle fois avec le directeur de la photographie Bill Kirstein qui a signé l’image de son premier court-métrage, The Chicken (2020), ainsi que celle de son documentaire Ryuichi Sakamoto Opus (2023).
Même si le film est censé se dérouler dans un Tokyo fictif, Neo Sora n’a pas tourné dans la capitale japonaise mais à Kobe. Comme il est difficile de tourner à Tokyo, de nombreux films japonais (notamment pour les tournages à grande échelle) se tournent dans d’autres grandes villes du pays.
Happyend n’a pas été tourné dans un mais deux lycées de Kobe, à savoir le lycée municipal des sciences et de la technologie ainsi que le lycée municipal d’ingénierie de la ville.
À l’exception de Yuta Hayashi (Ata-chan), les autres adolescents qui apparaissent à l’écran n’avaient jamais fait de cinéma auparavant. Néanmoins, certains d’entre eux avaient déjà eu une expérience dans le milieu du mannequinat ce qui leur a permis de sentir à l’aise devant l’objectif de Neo Sora.