Klára déménage
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Saltabanque22
Saltabanque22

27 abonnés 122 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 octobre 2025
Film vu en avant-première. Klára déménage est une œuvre intimiste qui plaira à ceux qui apprécient les films d’observation très épurés, mais pour d’autres, elle pourra sembler interminable et manquer de relief narratif.
FaRem

10 595 abonnés 11 634 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 juillet 2025
Après "Egy nap" sur un jour de la vie d'une mère de famille, Zsófia Szilágyi conserve plus ou moins le même concept d'une histoire sur un court laps de temps. Il s'agirait presque d'une suite spirituelle sauf que la crise est passée et que Klára a décidé de se séparer et de déménager. Un déménagement que l'on suit alors qu'elle est aidée par son amie Ági. Deux femmes dans une situation intermédiaire que l'on découvre au cours de ces nombreux voyages entre l'ancien et le nouveau domicile. Si Ági prend une discrète importance au fur et à mesure, elle reste très souvent en retrait. Elle rend service, mais ce n'est pas un film sur l'amitié. Il n'y a d'ailleurs pas de discussions profondes. "Január 2" se résume donc à ces allers-retours et à ces confrontations avec les proches. C'est authentique d'une certaine manière, mais aussi insignifiant avec toujours cette distance entre eux et nous. Pour le coup, on peut réellement dire que c'est un déménagement filmé avec des actions banales. Je n'ai pris aucun plaisir devant ce film qui devient vraiment ennuyeux au bout d'un certain temps.
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 septembre 2025
Klára quitte son mari et son amie Ági l'aide à déménager. C'est à peu près tout ce qu'il y a à dire sur ce deuxième long métrage de la cinéaste hongroise Zsófia Szilágyi, qui se déroule un 2 janvier, du matin à la nuit. Dans sa perspective de réalisme en temps presque réel, le film agit par couches répétitives : des objets sont exfiltrés de l'appartement de Klára, entassés dans la voiture d'Ági et les deux jeunes femmes échangent quelques mots sur le parcours qui les mène au nouveau logement de la seconde. D'autres personnages passent un court moment pour donner un coup de main, mais rien de vraiment marquant n'arrive. Ni la mise en scène ni l'interprétation ne démentent cette sobriété, qui pour certains s'apparentera sûrement à une sécheresse dramatique, passablement ennuyeuse. C'est celle qui participe au déménagement, tout en observant, qui est de fait le personnage central, dont quelques éléments de vie privée sont dévoilés, par petites doses. Une nouvelle vie commence pour Klára et ses enfants, sans doute plus précaire, mais quid d'Ági, fidèle amie dont il est permis de se demander quelles sont ses pensées et ce que ce déménagement va susciter dans sa propre existence. En filigrane, le film pose des questions, mais se garde bien d'y répondre.
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 novembre 2025
La vie de Klára a basculé. Mariée, mère de deux enfants, elle a décidé de déménager et de s’installer dans un petit appartement du centre ville. Sa meilleure amie Ági lui prête main forte pour transporter ses cartons de déménagement dans sa petite Peugeot rouge.

"Klára déménage" est un film minuscule. Il se déroule à Budapest un 2 janvier. « 2 janvier » est d’ailleurs son titre original que les distributeurs internationaux ont conservé, à l’exception des distributeurs français qui lui ont préféré une forme verbale, assez rare (on pense à "Camille redouble").

Son idée n’était pas idiote : raconter à travers la noria des cartons et les allers-retours en voiture le délitement d’un couple. Mais le procédé fait vite long feu, même si le scénario a l’intelligence d’apporter à chaque épisode une légère variante, par exemple en ajoutant un troisième personnage (le frère de Klára ou son nouvel amoureux).

Le premier plan du film, qui commence avec Ági et le dernier, qui finit avec elle qui, après avoir passé la journée à aider son amie, va rejoindre son compagnon, interrogent. La vraie héroïne du film, comme d’ailleurs l’affiche tendrait à le suggérer, n’est-elle pas Ági plutôt que Klára ? Ce changement de focale est intéressant. Mais il est trop tardif et trop évanescent pour donner du sel à un film qui en est par trop dépourvu.
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