Honeymoon
Note moyenne
3,5
42 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

13 critiques spectateurs

5
3 critiques
4
2 critiques
3
4 critiques
2
4 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2025
Avec Honeymoon, Zhanna Ozirna signe un huis clos d’une intensité rare où la guerre n’est jamais montrée frontalement, mais ressentie à travers le hors-champ, les silences et les mots. Tout repose sur la force du jeu des acteurs, capables d’occuper un espace clos et de donner vie à l’invisible, que le spectateur nourrit de ses propres représentations. L’appartement d’Olya et Taras devient un terrain de survie émotionnelle, où l’amour tente de résister à la peur. Ce dispositif minimaliste et radical transforme le public en témoin silencieux d’une expérience éprouvante et profondément humaine, restituant la violence intérieure du conflit sans montrer un seul combat.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 octobre 2025
 Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !

Je ne sais pas trop quoi penser de ce film. Il commence doucement, presque banalement. Deux jeunes, un appartement neuf, le calme d’un matin ordinaire. Et puis… un bruit. Un souffle. On sursaute. Le silence s’étire. On comprend qu’on vient de passer de l’amour à la guerre sans bouger d’un mètre. Honeymoon ne raconte pas grand-chose, en fait. Il montre. C’est tout. Deux corps enfermés, une peur qui monte sans qu’on sache d’où elle vient. On devine, on imagine. Dehors, c’est le chaos, mais le film reste dedans, obstinément. Par moments, c’est fort. D’autres fois, c’est long. Zhanna Ozirna filme le rien, ou presque. Des regards, des bruits, des gestes qui ne mènent nulle part. Et curieusement, ça marche… un temps. On sent la tension, la fatigue, ce mélange d’amour et de panique qui s’installe quand le monde se met à trembler. Mais au bout d’un moment, tout tourne en rond. On finit par chercher un peu d’air. Les acteurs font ce qu’ils peuvent. Roman Lutskyi, fermé, tendu, comme s’il essayait de ne pas penser à ce qui se passe dehors. Ira Nirsha, plus nerveuse, plus vivante aussi. Leur duo tient le film, mais on aurait aimé plus de chaos, plus de désordre. Parfois, tout semble trop propre, trop cadré pour un film censé parler d’effondrement. L’image est sèche, presque sale. On entend des bruits d’avions, des chuchotements, des coups sourds. Ça crée une ambiance, oui, mais ça ne suffit pas toujours. On reste bloqué dans le même décor, à attendre quelque chose qui ne vient pas. Et c’est peut-être ça, au fond, le vrai sujet : l’attente. L’impuissance. La guerre vue depuis un salon. Un couple qui ne sait plus quoi dire, ni quoi faire. C’est fort sur le papier, moins sur l’écran. À force de vouloir être vrai, le film perd un peu de chair, de rythme, de folie. J’ai voulu aimer, j’ai admiré l’intention. Mais j’ai senti le dispositif, la main du cinéaste. Et quand on sent la main, on n’y croit plus totalement. Un film étrange, sec, fragile. Pas raté, non, mais pas abouti non plus. Ma note : 10 sur 20.

 Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2026
Taras et Olia fêtent leur nouvel appartement avec leurs amis qui sont inquiets d'une possible invasion russe. Ils essaient de se rassurer sur leur lieu de vie "sans intérêt" pour l'ennemi, mais l'inquiétude est bien là. Après une première nuit, ils sont réveillés par des explosions... Il y a différents moyens d'aborder un conflit et Zhanna Ozirna a choisi de se concentrer sur les civils coincés chez eux et contraints de vivre dans la peur et dans l'incertitude. Il n'y a que ce couple à l'écran, mais leur vie est celle de nombreuses personnes. "Honeymoon" est un huis clos qui, probablement par manque de moyens et pour montrer la fragilité intimité de ce couple, utilise des sons pour évoquer ce qui se passe dehors. L'horreur n'est pas éludée, mais elle est moins marquante. Certains ont réussi à susciter de l'angoisse par le son, mais pas Zhanna Ozirna. Je n'ai pas trouvé son film angoissant ou oppressant et c'est ce qui m'a manqué. Je n'ai pas non plus accroché aux deux personnages. Au final, ces jours d'angoisse donnent un film moyen qui n'a rien de spécial.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 novembre 2024
Un certain nombre de documentaires ukrainiens ont été tournés avec l'invasion russe pour sujet mais les films de fiction ont été plus rares sur le sujet, pour ne pas dire inexistants. Les raisons sont évidentes : manque de moyens, de logistique et sans soute d'envie pour inventer une histoire en arrière-plan de l'agression militaire de février 2022. Zhanna Ozirna a choisi dans Honeymoon (titre ô combien ironique) de raconter ce qui est arrivé à un couple d'amis, au début de la guerre. Ceux-ci, coincés dans leur nouvel appartement, se retrouvent obligés de "faire le mort", alors que les forces russes stationnent au pied de leur immeuble. C'est donc à un huis-clos oppressant que nous convie le film, tandis que des détonations éclatent à intervalles réguliers, à proximité. Sur le papier, l'idée est emballante mais la réalisation déçoit, ne brillant guère par ses dialogues et s'enlisant dans des situations répétitives. C'est sans doute proche de ce que fut la réalité de l'angoisse qu'a vécu le couple ami de la réalisatrice mais cela n'est pas suffisant pour nous maintenir en alerte pendant plus de 80 minutes. Vu son thème et son développement, nul doute qu'une scène de théâtre aurait plus adaptée pour nous faire participer à cette lune de miel très particulière.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2025
En France, nous sommes davantage habitués à découvrir des documentaires ukrainiens, depuis l'invasion russe de février 2022. Honeymoon est l'un des tous premiers longs métrages de fiction ukrainiens, tournés depuis le début de l'invasion, à parvenir jusqu'à nous.

A ce titre, c'est déjà un film intéressant. Mais c'est en plus un long métrage subtil et intelligent, qui nous replace dans ce qu'ont vécu les Ukrainiens les premiers jours de l'invasion : la stupéfaction, la peur, la paralysie, la remise en question de leur quotidien... Et plus prosaïquement, la survie : certains étant tués ou torturés par les russes, blessés, prisonniers, confinés...

Zhanna Ozirna construit son film autour d'un couple surpris par l'invasion et cloîtré dans son appartement en cours d'aménagement. C'est un choix intéressant, car la cinéaste évoque la guerre d'un point de vue humain et ukrainien. On rentre dans l'intimité du couple, avec beaucoup de tendresse et de pudeur, et on éprouve avec eux combien la guerre est inhumaine et terrifiante.

La mise en scène est maîtrisée, la photographie soignée, et surtout la direction d'acteurs est excellente. On croit à ce couple ainsi qu'à leurs interactions avec d'autres personnes. Je ne peux que vous inciter à aller voir ce film, pour partager (très modestement) ce que vivent les Ukrainiens et soutenir la talentueuse et courageuse équipe de ce long métrage.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2025
L'idée de départ est très intéressante mais la mise en scène assez fade ne permet pas de révéler le suspens et l'angoisse de ce huis clos à son paroxysme. Dommage
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2025
Quelle idée aussi de pendre sa crémaillère la veille d’une invasion barbare! Et juste sur la route de Kiev… et des chars qui déboulent . Le film exploite avec une certaine efficacité le manque de discernement des deux tourtereaux…
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2025
Faire l’amour… faire le mort

Ce drame de 84 minutes signé par Zhanna le 1er film ukrainien réalisé à Kiev pendant l’occupation russe. Février 2022. Olya et Taras sont heureux de passer leur première nuit dans leur nouvel appartement. À l’aube, ils sont réveillés par une série d’explosions. L’invasion russe a commencé et le jeune couple se retrouve piégé chez lui, entouré de soldats ennemis. Ils vont découvrir des sentiments contraires : la peur mais aussi, l'amour et l'espoir. Ils vont alors apprendre à survivre… La réalisatrice a fait le choix, judicieux, non pas de filmer la guerre mais ses conséquences sur les civils, dans un huis-clos intriguant et anxiogène.
Le mois de miel, - traduction littérale du titre original -, s’affiche en contrepoint de la télévision et des documentaires sur le conflit en cours en Ukraine, ce drame étant une plongée dans le bouleversement de la vie des civils qui voient la guerre surgir à leurs portes. Cette guerre n'est jamais montrée. Elle est une sorte de geôlière hors-champ, uniquement sonore, réduisant l'espace et accentuant la tension. Et c'est là le point de mise en scène le plus intéressant de ce film. Un huis-clos oppressant, où tout est vu par les yeux des deux protagonistes, avec une bande son des événements extérieurs à l’appartement qui renforce la tension psychologique. La jeune cinéaste a voulu interpréter les défis de sa génération face à la guerre, en abordant la complexité des choix de vie en ces temps troublés, en évitant les stéréotypes habituels. Tiré d’une histoire vraie, l’argument reste assez mince mais le jeu des acteurs parvient à tenir en haleine malgré pas mal de répétitions. Mais pouvait-il en être autrement étant donné le choix de la mécanique du huis-clos et la situation décrite ?
Donc le casting ! Ira Nirsha est une débutante très prometteuse, quant à Roman Lutskyi, il n’en est pas à ses début, mais aucun de ses films précédents n’est sorti en salle en France. Ils portent entièrement ce film à deux et se révèlent parfaitement convaincants. La musique d’Anton Dehtiarov contribue largement à l’atmosphère oppressante. On partage le quotidien des ukrainiens, à savoir les coupures de courant, d’internet et du téléphone mobile, les provisions d’eau, l’obligation de silence… Pour des raisons évidentes, les films de fiction sur ce pays en guerre sont très rares, - manque de moyens, de logistique et sans doute d'envie pour inventer une histoire en arrière-plan de l'agression militaire de février 2022 -. Rien que pour cette raison, ce petit film vaut d’être vu, malgré son minimalisme
miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2026
Huis clos terrible. La petite réunion des amis la veille de la guerre qui s’invite montre avec réalisme la difficulté à se preparer au pire. L’image est très réussie et contribue, comme le son, à la montée de l’angoisse. La cause de ta terreur est totalement en hors champ, on ne voit jamais ni char ni soldat, ni même le voisin.
cdo
cdo

2 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2025
Film dur, mais intéressant, vu dans le cadre d'une rencontre à Caen au cinéma Lux avec Tatiana DEHAYE, enseignante et présidente de l’association Enfants de l’Ukraine.
On vit la même pression psychologique de descente vers la mort en même temps que les personnages du film, car leur vie ressemblait à la nôtre au début et on se demande sans cesse comment on aurait réagi à leur place.... un peu comme nos "parents" pendant la 2e guerre mondiale. Cela se reproduira-t-il ?
Florent MURER
Florent MURER

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2025
Et nous que ferions-nous si l'impensable surgit au milieu de la nuit. C'est l'angoissante question qui se pose depuis 2014 à des millions d'Ukrainiens. Et nous autres, européens, à l'heure où les drones et autres objets volants survolent nos pays, sommes-nous prêts ? Un huis-clos qui parle de la guerre russe, sans aucune scène de guerre. Il faut le voir.
EB9
EB9

11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 octobre 2025
Le scénario et la mise en scène sont d'une efficacité redoutable pour nous faire ramper et trembler dans cette appartement avec ce jeune couple.
Ilan Hasson
Ilan Hasson

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2025
Poignant ! Pour moi qui ait pu avoir un aperçu de la guerre lors d’un court voyage en Ukraine, ce fut un choc. Par son réalisme sur la représentation des ressentis des personnages, j’ai dû admettre que je n’étais pas aussi impassible aux horreurs d’une guerre que ce que j’espérais.

Aujourd’hui, grâce à ce film, je peux enfin dire que je ne sais pas si je pourrais assumer le fait de devenir reporter de guerre, comme je l’annonçais.

Je remercie la réalisatrice pour cette fiction si réaliste. J’ai besoin de réfléchir, désormais,…

Allez voir le film, pour réaliser ce qui se passe aux portes de l’UE et ce qui pourrait devenir notre réalité, qui sait…?
Les meilleurs films de tous les temps