Comédie hilarante et amère servie par des comédiens en grande forme. Tout est réjouissant : les répliques, le scénario, les décors, les couleurs du chef op…..Et Big up pour la musique de Clemence Ducreux et la mise en scène d’Antony Cordier, efficace et élégante. Le genre de films qu’on a envie de voir plusieurs fois!
Pendant une heure, une comédie assez drôle sur un conflit mesquin entre des bourgeois et un couple de gardiens arbitré par un tiers. C'est mordant et bien joué, Laurent Lafitte interprète l'avocat hautain et fourbe avec beaucoup de talent. En revanche, Classe moyenne part ensuite en vrille en voulant choquer, le film perd sa petite drôlerie et sonne faux. La fin est même très ratée, c'est comme si on était passé dans un autre film. spoiler: De fourbes et mesquins, ils passent à monstres. C'est trop...
Film hilarant vu en avant-première Corrosif à souhait, très bien écrit avec mention spéciale pour Laurent Laffitte dont les répliques font mouche à chaque coup. À voir !! Rare des comédies aussi soignées….
Film qui m'a rappelé les meilleure comédies des années 70. Dialogues super bien écrits et des acteurs en forme. Il n y a que la fin que je n'ai ni aimé ni comprise mais pour le reste foncez !
A la vision de "Classe moyenne", on prend conscience qu’il est difficile d’aborder le sujet délicat de la lutte des classes sous la forme d’un thriller ou d’une comédie se transformant petit à petit en farce pas toujours très légère, très grand étant le risque de virer à une forme de poujadisme peu reluisant. En 2019, le réalisateur coréen Bong Joon Ho s’y était essayé avec Parasite. Certes, cela lui avait permis d’obtenir la Palme d’Or cannoise, mais le film était loin d’être une franche réussite. Antony Cordier a-t-il mieux réussi ? Pas vraiment, son film, présenté comme étant une comédie, se révélant très souvent plus lourd que drôle. Pour lire la critique dans son intégralité, c'est sur le site avec critique et film et le tiret du 6 entre les 2. Film vu en avant-première.
La carrière d’Antony Cordier avait bien commencé en 2005 avec Douches froides, suivi par un Happy few aussi moyen qu’érotique, puis retour vers le beaucoup mieux en 2017 avec Gaspard va au mariage. Bref des hauts et des bas. Voici donc son 4ème film de cinéma – entre temps, il s’est beaucoup consacré aux séries télé -, une comédie noire comme on en voit peu dans le cinéma français. Mehdi a prévu de passer un été tranquille dans la somptueuse demeure de ses beaux-parents. Mais dès son arrivée, un conflit éclate entre la famille de sa fiancée et le couple de gardiens de la villa. Comme Mehdi est issu d’un milieu modeste, il pense pouvoir mener les négociations entre les deux parties et ramener tout le monde à la raison. Pourtant, tout s’envenime… 95 minutes très grinçantes en compagnie d’un casting somptueux. Pourquoi pas ? Ce film a été présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2025. Une comédie nappée d’une noirceur inhabituelle chez nous, est nourrie à la cruauté sociale. Les personnages – certes caricaturaux – sont animés par un désir de transformation sociale. Les uns veulent changer de condition et devenir riches, une autre veut devenir une actrice enfin respectable, une autre encore changer de nom et apprendre à pleurer, le riche avocat aimerait être reconnu comme « méritant », quant le plus jeune veut évidemment changer de classe sociale. Tout ce petit monde s’affronte sans merci dans un huis-clos mis en valeur par le décor de cette villa en forme d’escargot, sans angles droits, aussi sinueuse que les arrière-pensées des personnages. Le film fonctionne très bien, ne perdant jamais le fil des péripéties et sait faire monter la tension dramatique dans le ton de la comédie grinçante et on s’amuse beaucoup. Certes, on est loin du Parasites de Bong Joon Ho, avec lequel d’aucuns ne résisteront pas à l’envie de comparer ce film, mais il n’empêche qu’on passe un bon moment d’autant plus qu’il était inattendu. Et puis il y a cet énorme casting, qui semble s’être beaucoup amusé pendant les 3 petites semaines de tournage. Alors on se régale avec Laurent Lafitte, Élodie Bouchez, Ramzi Bedia, Laure Calamy, Noée Abita, Samy Outalbali et Mahia Zrouki, qui s’en donnent à cœur joie dans la vacherie et l’outrance. Pourtant, sous ses dehors de comédie légère, Classe moyenne installe une sorte de ring social où chacun cogne avec ses armes : l’argent, l’aisance, la langue de bois d’un côté, la débrouille, la pudeur et la colère de l’autre. Une petite perle d’humour très noir.
Jubilatoire jeu de massacre, « Classe Moyenne » oppose deux familles : les Trousselard (Elodie Bouchez et Laurent Lafitte) et les Azizi ((Laure Calamy et Ramzy Bedia). Ce conflit employeurs-employés va aller crescendo et ne trouvera sa solution qu’à la suite d’un évènement inattendu qui , miraculeusement, gommera rancœurs et différence de classe. Ils trouveront alors une solidarité dans la lâcheté et les compromissions. Cette comédie noire n’épargne personne dans un cynisme bienvenu. Laurent Lafitte-Elodie Bouchez , tout en suffisance et bienveillance feinte, et Ramzy Bedia -Laure Calamy en employés malins, profiteurs, en colère, sont tous les quatre parfaits. Les progénitures (Noée Abita et Mahia Zrouki sont sur les mêmes lignes que leurs parents, et le seul personnage humainement sauvable est Mehdi (Sami Oultalbali), transfuge de classe qui essaie d’être fidèle à ses valeurs. Pour savoir si il y parvient, allez voir le film…..
Contrairement à ce que peut laisser présager la bande annonce, ce film n’est clairement pas une comédie.
Une comédie dramatique alors ? Oui peut-être… Mais pas vraiment non plus, puisque les dialogues et les scènes sont souvent finalement très réalistes. A ces échanges se mêlent des scènes loufoques digne de celle imaginées par Franck Dubosc. Je laisse à d’autres critiques le soin de qualifier ce film. Je n’y arrive pas.
Sur fond d’opposition de classes sociales, ce film à huit clos réunit une très belle distribution d’acteurs et d’actrices qui brillent par leur interprétation dans un très somptueux décor naturel de Provence.
Sur fond de musique électro, la est par contre décevante et inappropriée.
Le sentiment de gêne s’installe très vite et perdure tout du long. La comédie estampillée cannoise peut se permettre de n’être jamais drôle. Le film aurait pu s’appeler « transfuges snobinards » et ne s’en serait pas porté plus mal. Le souci notoire étant que tout dans ce film manque de chair et d’âme. La note critique est si haute que ça pourrait donner envie de pleurer (sincèrement cette fois).
Vu en avant-première aujourd'hui, j'ai bien ri. Ce film est une comédie sociale au rythme enlevé et au casting irréprochable. Il ne faut pas tout prendre au premier degré et savoir rire de tout, à mon humble avis. Je dis cela car je pense qu'il va être critiqué en ce qui concerne notamment sa fin. Moi je l'ai trouvé surprenante et j'y ai trouvé du sens. Je ne partagerai pas ici mon interprétation, cela ne regarde que moi. J'ai passé un très bon moment et les paysages ensoleillés d'Uzès et des hauts de Nîmes n'ont pas gâché mon plaisir. Quel beau soleil qui illumine des acteurs rayonnants ! Un film original ayant pour thème la lutte des classes modernes. Belle réalisation.