Fighting Back
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 août 2024
Face à l’insécurité croissante dans leur ville, les habitants d’un quartier de Philadelphie se regroupent pour former une patrouille de maintien de l’ordre pour lutter contre la criminalité.

Après avoir produit le vigilante movie Un Justicier dans la ville (1974) avec Charles Bronson (et après avoir vendu les droits auprès de la Cannon), le producteur Dino De Laurentiis réitère plus ou moins la même chose avec un ersatz dont le héros (à nouveau moustachu) va se liguer contre la racaille malfaisante qui gangrène sa chère et tendre ville. Et n’y voyez pas un simple hasard, si le film est sorti seulement 3 mois après Un Justicier dans la ville 2 (1982).

Alors que les deux premiers opus de la franchise Death Wish ne faisaient pas dans la dentelle, il est surprenant de constater qu’à titre de comparaison, Philadelphia Security (1982) s’avère bien plus sobre spoiler: (des bastons, des coups de feu, une vieille qui se fait couper le doigt au sécateur pour voler sa bague, …),
bref, pas de grande effusion de sang ou de scènes de viols comme cela avait pu être monnaie courante avec la saga de Bronson.

Lewis Teague (Cujo - 1983) réalise ici un polar social bien plus sobre et parfois inoffensif dans son traitement (bien que radical lors de certaines scènes), mais hélas, le film n’en demeure pas moins assez anecdotique lorsque l’on a vu d’autres vigilante movie, à commencer par l’excellent Vigilante - Justice sans sommation (1983) avec Robert Forster.

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Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mars 2025
Un Vigilente Movie qui prend la suite d « un justicier dans la ville » car non content de molester les malfaisants Tom Skerritt arbore comme Charles Bronson une superbe moustache. Mais ce « Philadelphia Security » est moins réussi et moins intéressant. Tout d abord parce que son personnage principal s avère moins ambigu, tous les actes de cet épicier italien sont justifiés par le scénario et la mise en scène il vaut mieux donc éviter le film si l on est réfractaire au genre. D un point de vue divertissement ce film est aussi moins réussi trop premier degrés ce qui la aussi renforce son côté pamphlet qui le rend d autant plus discutable.
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 99 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2026
Un épicier, excédé par l’insécurité qui gangrène son quartier, décide de passer à l’action lorsque sa femme puis sa mère sont sauvagement agressées. Plutôt que de fuir ce lieu où sa famille a toujours vécu, il organise une patrouille citoyenne destinée à protéger les habitants.
Produit par Dino De Laurentiis, le film naît dans un contexte concurrentiel précis. De Laurentiis détenait initialement les droits d’« Un justicier dans la ville » sorti en 1974 et réalisé par Michael Winner, mais, doutant de la rentabilité de suites, il les revendit à The Cannon Group. Constatant le succès durable de la franchise — notamment avec « Un justicier dans la ville 2 » — il lança alors « Philadelphia Security » afin de proposer sa propre variation sur le thème du vigilantisme urbain. La moustache de Tom Skerritt, son allure déterminée, évoquent d’ailleurs clairement la figure popularisée par Charles Bronson.
Le personnage de John D’Angelo s’inspire en partie d’Anthony Imperiale, vétéran des Marines et fondateur en 1967 du groupe d’autodéfense « North Ward First Aid » à Newark. Personnage controversé, accusé de dérives racistes et tenté par une carrière politique, Imperiale illustre l’ambiguïté profonde du mouvement des patrouilles citoyennes aux États-Unis : entre revendication d’un droit constitutionnel à l’autodéfense et tentation d’un ordre parallèle.
« Philadelphia Security » appartient donc au genre du « vigilante movie », ces films d’autodéfense mettant en scène des citoyens excédés par l’impuissance supposée de la police et de la justice. Les criminels y sont décrits sans nuances : violence gratuite, attaques contre des enfants ou des personnes âgées, barbarie spectaculaire. Mais Lewis Teague se distingue par une approche plus nuancée que nombre de productions du genre. À la jubilation primaire liée à l’élimination des malfaiteurs, il ajoute une réflexion sur les dérives possibles de l’autodéfense : emballement collectif, tentations racistes, instrumentalisation politique.
Le film insiste notamment sur les compromissions inévitables qu’entraîne ce type d’organisation. Compromission avec la police d’abord, lorsqu’un commissaire ferme les yeux sur certaines exactions en échange d’un soutien électoral ; compromission avec la mafia locale ensuite. L’une des scènes les plus marquantes — franchement cocasse — montre D’Angelo sollicitant l’autorisation du parrain local pour corriger un dealer. Le mafieux accepte, soucieux d’éviter toute concurrence, sous-entendant une distinction cynique entre la « délinquance anarchique » et l’activité « organisée » de la mafia, présentée comme plus propre, presque régulatrice.
C’est là toute l’ambiguïté du film : indulgent envers l’élan initial d’autodéfense, compréhensible face à la violence subie, il en expose néanmoins les glissements idéologiques et les dérives politiques. John D’Angelo incarne cette tension permanente entre protection légitime et tentation autoritaire.
Au final, Philadelphia Security apparaît comme un objet curieux du cinéma américain du début des années 1980 : moins frontalement réactionnaire que certains de ses modèles, mais incapable — ou refusant — de trancher clairement entre fascination pour la justice expéditive et mise en garde contre ses conséquences.
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