Derniers Avis : Reflet Dans Un Diamant Mort - Page 5
Reflet Dans Un Diamant Mort
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alaind7275
4 critiques
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4,0
Publiée le 25 juin 2025
Je ressors un peu perplexe. Le scénario aurait peut-être gagné à être un peu plus lisible, mais la beauté des images, l'esthétique sixties si soignée, le montage, les images kadleiscopiques, les références en font quand même un objet passionnant, qui devrait gagner à être revu. Allez-y si vous voulez sortir du train-train du cinéma banal.
Du duo Hélène Cattet / Bruno Forzani, je n'avais vu que "L'Étrange couleur des larmes de ton corps" et je n'avais pas vraiment aimé mais j'ai voulu donner une seconde chance aux deux réalisateurs et le constat est toujours le même. Esthétiquement, le film est une véritable claque mais alors qu'est-ce que c'est bordélique ou alors super ennuyant. Nous suivons ici un ancien espion rattrapé par ses démons du passé lorsqu'il croise le regard de sa voisine de chambre. Bon, je résume ça assez grossièrement car le film est bien plus que ça. Bien trop même. En réalité, sur le fond, le scénario est super intéressant, c'est rempli de symboliques, l'histoire et ce qu'elle cherche à raconter est passionnante (spoiler: notamment le fait de se raccrocher désespéramment à un personnage, de perdre pied avec la réalité, de vivre à la fois dans une fiction et dans une gloire passée, de voir son propre remplaçant arriver sur grand écran, comme les acteurs ayant incarnés "James Bond" et bien d'autres thématiques ) mais alors, c'est globalement une expérience fort désagréable. Le film fatigue du début à la fin, on a qu'une envie, c'est de voir arriver le générique tellement tout est foutraque, tout part dans les sens, rien n'est linéaire et j'aime bien ce genre de film, seulement ici, c'est trop ! C'est comme si nous avions un puzzle qui prend forme à la fin mais dont la première heure (voire plus, sur 87 minutes, ça fait beaucoup quand même) nous balance des pièces un peu au pif pour mieux perdre son spectateur. Et de côté-là, c'est réussi, on se demande bien souvent ce qu'on regarde sinon un gros délire psychédélique rendant un hommage aux films d'espionnage des années 60 et notamment aux "James Bond" bien-sûr (on a même une pastiche du générique type qui fonctionne particulièrement bien). Car oui, si les deux réalisateurs apprécient beaucoup le giallo et le cinéma italien de manière générale (le film en est d'ailleurs encore truffé de références musicales), le genre partage donc cette fois l'affiche avec un autre genre, tout aussi kitsch à son époque. Et là-dessus, la mise en scène se fait plaisir. Ça peut d'ailleurs avoir cet effet prouveur par moments tellement tout est exagéré et riche (chaque plan est une nouvelle idée saugrenue) mais pour le coup, c'est la marque de fabrique des réalisateurs et puis les giallo étaient tout aussi inventifs dans leur mise en scène. "Reflet dans un diamant mort" a donc été une expérience paradoxale, j'en ressors mitigé, ayant à la fois détesté mais également adoré en particulier pour sa mise en scène !
Vu au 9h des Halles ce matin, une première cette séance, toute une ambiance! À peine levé, les yeux et le cerveau embrumés, on se plait à se perdre dans les dédales de la mémoire de cet agent secret vieillissant. Le film nous emporte dès les premières minutes, superbes décors et un très gros travail sur le son et les costumes. Un vrai régal pour les yeux! À voir assurément, c'est une pure expérience! À revoir ensuite, ce film cache tellement de trésors... Bravo!
J’ai pris une vraie claque devant Reflet dans un diamant mort. Un film totalement sensoriel et immersif, qui te happe dès les premières images. Hypnotique, beau et singulier
Dinguerie totale et régal pour les yeux, mais pas que. Cette histoire d’un vieil espion qui a perdu la boule et nous refait le film de sa vie devient profondément troublante, voire touchante, à mesure qu’elle avance. Au passage, « la scène du baby-foot » - vous comprendrez - devrait rester dans les annales des trucs les plus WTF jamais vus. Encore!
Vu en avent premiere a Beauliue sur mer en presance des realisareurs. Film complexe sur le labyrinthe de la memoire. Un gran hommage au cinema d'action Italien des annes 60/70. J'ai adoree!!!!!
Avant première deux jours avant la sortie. Un film fortement soutenu par le réseau Art et essai car j'ai vu la bande annonce (très réussie) 4 ou 5 fois avant cette séance. Il fallait oser inventer un nouveau style autour des souvenirs d'un espion au crépuscule de sa vie. Les souvenirs se recomposent dans une mise en scène flamboyante et un jeu d'acteurs et d'actrices minimaliste. Etonnant, violent et très cuir, le récit se compose comme un puzzle. Il faut juste se laisser porter par cette audacieuse aventure.
Reflet dans un diamant mort, c’est le retour inattendu et fascinant du duo Hélène Cattet et Bruno Forzani, onze ans après Laissez bronzer les cadavres. Présenté en compétition à la Berlinale, le film secoue les genres comme un cocktail trop sec : du cinéma Eurospy des années 60 à l’Op Art visuel, en passant par la désorientation narrative à la Satoshi Kon, le résultat est une œuvre miroir où chaque facette renvoie à une autre époque, un autre film, un autre souvenir. Hypnotique et déroutant.
Fabio Testi, icône italienne du polar, incarne une mémoire éclatée, fantôme blanc en costume d’agent secret perdu dans une Côte d’Azur devenue décor mental. Le film, tel un diamant aux mille reflets, multiplie les illusions et déconstruit la narration. On y entre comme dans un rêve éveillé, bercé par des jeux optiques, des chorégraphies absurdes et une bande-son organique. Cattet et Forzani ne copient pas, ils reflètent, fracturent, hantent. Le cinéma devient sensation, le récit devient vertige.
Entre pastiche et rituel funéraire d’un certain cinéma, Reflet dans un diamant mort ose le collage ultra-sensoriel. Ici, l’action est mentale, les repères s’évaporent, et les bulles d’un soda deviennent plus sensuelles que les baisers. Serpentik (Thi-Mai Nguyen), apparition surréaliste et charnelle, renforce l’impression de délire maîtrisé. Un film comme une hallucination de cinéphile insomniaque, où l'on croise James Bond, Alain Robbe-Grillet et The Father dans le même plan. C’est rare, précieux, et forcément clivant. Mais c’est aussi ça, le cinéma qu’on n’oublie pas.
Un trip mental étincelant, un hommage aux illusions, une dernière danse avec le fantasme. Reflet dans un diamant mort : ça ne se regarde pas, ça se ressent dans la rétine.
J'ai eu la chance de découvrir en avant-première en présence de l'équipe Reflet dans un diamant mort de Hélène Cattet et Bruno Forzani, un film d'action autant qu'un voyage dans la pop culture d'espionnage. Un ancien agent secret se languit dans un palace. Les temps présents et ses souvenirs sont son quotidien entre oisiveté et rythmes effrénés.
Ce film est très visuel. Des séquences géométriques, colorées, kaléidoscopiques. C'est une immersion, toute une expérience. Il présente un grain entre VHS et ciné-club qui nous plonge dans les années 70-80.
Les acteurs / personnages des deux époques ne sont pas sans rappeler Sean Connery du James Bond 007 contre Dr No et de la Ligue des Gentlemen extraordinaires (son dernier film). Les références à James Bond sont d'ailleurs nombreuses. La musique emprunte aussi avec des variations du thème bien connu entre autres (tu dudu du...). Les bruitages sont très clichés, d'époque.
La lumière est un élément différenciant des deux époques. Les jeux sont reconnaissables par leur rendu.
Le scénario foutraque nous balade, pour ne pas dire qu'il nous course-poursuite. A moins qu'il nous court-circuite (le cerveau). Le montage propose un rythme soutenu avec des inclusions pop-culture appropriées pour ce projet en abyme, ce film dont on ne sort pas indemne.
Un objet cinématographique pour cinéphiles avertis.
Film là très atypique du duo de réalisateur/trice Hélène Cattet et Bruno Forzani qui est en quelque sorte une expérience sensorielle où tout se mêle , se superpose , de manière psychédélique , jusqu’à nous y perdre nous-mêmes et c'est là que le bât blesse un peu ... C'est une réalisation clairement inspirée , directement , de la belle époque des James Bond !
Le synopsis promet de revisiter le film d'espionnage à la James Bond et annonce une enquête et/ou une introspection. Il n'en est rien. A la place, il nous est offert une succession de gros plan "à la papa" sur des corps de femme dénudés (images mille fois vues et revues), des cigares, smokings et armes à feuènes violentes, sur fond d'effets d'optique faussement artistiques. Le choix du montage rappelle au mieux les pires moments de l'art contemporain. Et si, au départ, on voulait accorder le bénéfice du doute aux réalisateur-ices, à même de proposer une lecture autodérisoire du male gaze, il n'en est rien dans le reste du film, à croire que les images ont été tournées au siècle dernier. Et plus on avance dans le film, pire ça devient. La mise en scène de femmes spoiler: espionnes, combattantes et violentes ne change définitivement rien à l'affaire - étant donné la façon dont elles sont filmées.
Vu en Belgique, où le film est sorti avant la France - 5 personnes ont quitté la salle en cours de route, du jamais vu.