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Leniod
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1,0
Publiée le 26 avril 2025
La bande-annonce, alléchante, laisse penser à un film dans la lignée (certes destiné aux adultes) du savoureux "Condorman" (1981) de Disney.
Il ne s'agit malheureusement, en réalité, que d'une succession de scénettes sans rapport clair entre elles, inspirées par les fumetti (dont l'adaptation de Bava "Danger : Diabolik !" en 1968), les gialli, les James Bond des sixties et "La Main au collet" (1956) d'Alfred Hitchcock.
Cattet et Forzani copient et collent, plus ou moins aléatoirement, des idées, des plans et des musiques, comme le ferait en mieux une intelligence artificielle.
Le résultat, notamment de l'étalonnage, est une esthétique de publicité pour Martini, comme on en voyait en début de séance dans les salles de cinéma il y a une trentaine d'années.
Dans la catégorie, "Irma Vep" (1996) d'Olivier Assayas ou "CQ" (2001) de Roman Coppola étaient plus réussis.
"Reflet dans un diamant mort" est une soupe cézannienne/cubiste/lynchienne qui ne raconte aucune histoire, ne définit aucun personnage. Le pire est le manque de vie, de charme et d'air, ce qui est paradoxal pour un film tourné (avec l'argent du contribuable wallon) au bord de la mer, à la Côte d'Azur.
Il s'agit donc plutôt d'un exercice de style d'étudiant, d'une tentative de film expérimental, mais alors trop long, dilué, et insuffisamment fulgurant.
Vu dans les meilleures conditions, en présence des réalisateurs, en salle 1 du Palace (Bxl), en avril 2025.
Un agent secret à la retraite (Fabio Testi) finit ses jours dans un palace italien au bord de la mer. La disparition de sa voisine de chambre fait resurgir ses vieux démons. Il se remémore ses missions passées et son combat avec la mystérieuse Serpentik.
Hélène Cattet et Bruno Farzani forment un duo à part dans le cinéma français. Français ou peut-être belge car c’est en Belgique que les deux étudiants en école de cinéma se sont rencontrés au début des années 2000, vivent et travaillent aujourd’hui. Leurs films – "Reflet…" est leur quatrième long – sont des prouesses visuelles à l’esthétique immédiatement reconnaissable. En témoignent les affiches rétro des trois précédents.
Voilà la critique que je faisais de leur film précédent, sorti en 2017, adapté d’un polar de Jean-Patrick Manchette : « "Laissez bronzer les cadavres" est une accumulation hyper stylisée de plans saisissants de beauté. Pris isolément, chacun est une merveille. Mais montés ensemble, ils ne font guère sens. Si bien qu’après une demi-heure où l’on s’extasie devant tant d’originalité formelle, on s’ennuie ferme et on perd tout intérêt à ce jeu de massacre où s’empilent métronomiquement les cadavres. »
Je pourrais la réécrire à l’identique. Cattet & Farzani font avec les films de James Bond ce qu’ils avaient fait précédemment dans "Laissez tomber les cadavres" avec les romans noirs : utiliser un genre essoré, le tordre, le briser et le réinventer à leur façon. L’entreprise n’est pas inintéressante. On imagine les débats qu’elle susciterait parmi les étudiants d’une promotion de la Fémis. Mais le résultat pourtant diablement imaginatif laisse sur le bord du chemin le spectateur qui, bien penaud, comme celui de Laissez tomber les cadavres, se sent un peu oublié.
Pour la première fois de ma vie de quarantenaire, je suis sortie au bout d'une heure. C'est le film le + insupportable que j'ai jamais vu: c'est violent, ça ne raconte rien, c'est pas parce qu'on assemble des images qu'on fait un film. Fuyez.
Reflet dans un diamant mort est un film très original qui, pour une bonne part, remplit sa mission. Il s'agit d'un énigmatique film de genre où les époques se croisent et se mélangent et où les intrigues s’entrelassent. Il est inutile et sans doute impossible de comprendre tous les détails du récit, et on s'en fiche pas mal. Il faut se laisser porter par cet enchevêtrement de scènes où s’esquisse progressivement une histoire, même si cela suppose d'accepter qu'on ne comprenne pas à certains moments. Le film est formellement extrêmement inventif. Et c'est assez réjouissant. Les cinéphiles qui aiment les expérimentations ne seront pas déçus. Le seul hic est que l'on finit par se perdre dans un récit qui est trop alambiqué. J'ai peine à croire que le film ne dure que 1h27. Il m'a paru en durer une heure de plus. Pendant 60 minutes, tout va bien, c'est innovant et stimulant. Puis des couches et des couches de récit s'ajoutent et s'ajoutent jusqu'à atteindre une certaine confusion. On en ressort un peu dubitatif.
«Mal aux yeux» Histoire sans grand intérêt, film très violent (Int-12 ans) et une manière de filmer extrêmement fatiguante avec de nombreux effets stroboscopiques. Désolé, mais on dirait que les réalisateurs et le monteur du film ont mis la priorité sur leur amusement plutôt que sur notre divertissement.
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2,0
Publiée le 9 novembre 2025
Lorsque sa voisine de chambre disparaît, John, un espion à la retraite, pense qu'une affaire non réglée de son passé refait surface... On plonge alors dans son passé d'espion à travers des moments fragmentés comme des bouts de souvenirs dispersés et sans logique. Hélène Cattet et Bruno Forzani ne misent pas sur le scénario, mais sur le style, ce qui est leur marque de fabrique, mais c'est frustrant de ne pas avoir un équilibre entre les deux, car l'univers donne vraiment envie. Cet hommage aux anciens films d'espionnage européens des années 60/70 est réussi sur le plan technique et esthétique avec son lot de séquences psychédéliques, fantasmagoriques, clinquantes et glamour, mais l'histoire est trop décousue. On retrouve les ingrédients de la franchise "James Bond" avec les gadgets et les femmes fatales, mais ce n'est encore une fois qu'au service du style. Ça m'a fait penser à "Fantomas" et surtout à "Diabolik", mais dans une version débridée sous acide. Bref, c'est stylé, mais ça s'arrête là...
« Ça vaut rien, c’est du toc ! ». Cette réplique du film le résume très bien, tout englué qu’il est dans les vertiges de la citation, du métalangage, de la référence culturelle et du clin d’œil appuyés. Pas un plan, pas une image, pas une séquence dont se dégage la moindre authenticité ou l’espoir d’une émotion. Le montage file à cent à l’heure, dans une virtuosité vaine, où s’enchaînent les plans publicitaires d’un story-board impératif. Le tout baignant dans un appareil esthético-idéologique rudimentaire qui nous révèle (quelle audace !) : que tout n’est pas noir ou blanc dans la vie, et que l’imaginaire sexiste des films d’espionnage, c’est pas bien (tout en y recourant quand même). En dépit de l’étrange engouement critique, voilà un film dont on peut se passer.
Film là très atypique du duo de réalisateur/trice Hélène Cattet et Bruno Forzani qui est en quelque sorte une expérience sensorielle où tout se mêle , se superpose , de manière psychédélique , jusqu’à nous y perdre nous-mêmes et c'est là que le bât blesse un peu ... C'est une réalisation clairement inspirée , directement , de la belle époque des James Bond !
Si nous étions curieux de découvrir ce que nous réservaient Hélène Cattet et Bruno Forzani pour leur quatrième film, Reflet Dans Un Diamant Mort innove dans leur filmographie par l’influence des bandes dessinées qui se rajoutent à celle du Giallo qu’ils maitrisent à la perfection. Si les fans se régaleront de ces magnifiques images, le montage du film pourra laisser certains spectateurs sur le carreau tant il a tendance à rendre l’histoire assez confuse. Pour autant ce long métrage reste une proposition de cinéma qui sort clairement de l’ordinaire au milieu de l’avalanche de sorties en salles et vaut beaucoup mieux que tous les reboots et suites qui sortent en masse cet été. [Lire la critique complète sur le site freakingeek]
Du duo Hélène Cattet / Bruno Forzani, je n'avais vu que "L'Étrange couleur des larmes de ton corps" et je n'avais pas vraiment aimé mais j'ai voulu donner une seconde chance aux deux réalisateurs et le constat est toujours le même. Esthétiquement, le film est une véritable claque mais alors qu'est-ce que c'est bordélique ou alors super ennuyant. Nous suivons ici un ancien espion rattrapé par ses démons du passé lorsqu'il croise le regard de sa voisine de chambre. Bon, je résume ça assez grossièrement car le film est bien plus que ça. Bien trop même. En réalité, sur le fond, le scénario est super intéressant, c'est rempli de symboliques, l'histoire et ce qu'elle cherche à raconter est passionnante (spoiler: notamment le fait de se raccrocher désespéramment à un personnage, de perdre pied avec la réalité, de vivre à la fois dans une fiction et dans une gloire passée, de voir son propre remplaçant arriver sur grand écran, comme les acteurs ayant incarnés "James Bond" et bien d'autres thématiques ) mais alors, c'est globalement une expérience fort désagréable. Le film fatigue du début à la fin, on a qu'une envie, c'est de voir arriver le générique tellement tout est foutraque, tout part dans les sens, rien n'est linéaire et j'aime bien ce genre de film, seulement ici, c'est trop ! C'est comme si nous avions un puzzle qui prend forme à la fin mais dont la première heure (voire plus, sur 87 minutes, ça fait beaucoup quand même) nous balance des pièces un peu au pif pour mieux perdre son spectateur. Et de côté-là, c'est réussi, on se demande bien souvent ce qu'on regarde sinon un gros délire psychédélique rendant un hommage aux films d'espionnage des années 60 et notamment aux "James Bond" bien-sûr (on a même une pastiche du générique type qui fonctionne particulièrement bien). Car oui, si les deux réalisateurs apprécient beaucoup le giallo et le cinéma italien de manière générale (le film en est d'ailleurs encore truffé de références musicales), le genre partage donc cette fois l'affiche avec un autre genre, tout aussi kitsch à son époque. Et là-dessus, la mise en scène se fait plaisir. Ça peut d'ailleurs avoir cet effet prouveur par moments tellement tout est exagéré et riche (chaque plan est une nouvelle idée saugrenue) mais pour le coup, c'est la marque de fabrique des réalisateurs et puis les giallo étaient tout aussi inventifs dans leur mise en scène. "Reflet dans un diamant mort" a donc été une expérience paradoxale, j'en ressors mitigé, ayant à la fois détesté mais également adoré en particulier pour sa mise en scène !
Comme les critiques du Monde, j'aimerais penser que ce film est un chef-d’œuvre... Hélas, comme dans le précédent opus du duo de cinéastes, il s'agit d'un nouveau clip tarantinesque, passé à la moulinette du giallo. Le problème est que trop de déconstruction tue la déconstruction... Autrement dit, nous sommes à nouveau en présence d'un bel objet totalement creux et vain, dont la sensualité certaine a la froideur du papier glacé. Abus de gros plans, sang qui gicle, ongles arrachés en boucle, tout cela finit par vraiment lasser. Sympathique silhouette de Fabio Testi.
Je n'ai pas réussi à entrer dans l'unvers de ce film, un nième pastiche de James Bond en mode film experimental Je l'ai trouvé violen, outré t et confus. Très compliqué meme si certains enchaînements visuels sont impressionnants. Peut être est ce lié à la salle qui avait un mauvais son. De belles idées et trouvailles visuelles mais insuffisantes pour donner une cohérence au tout.
Sur le plan cinématographique, c’est plutôt 5 étoiles. Des plans magnifiques, une construction qui entrecroise les époques, les histoires, le réel, l’imaginaire. Au début, cela a engendré chez moi plus de frustration d’avoir l’impression de ne pas comprendre que de plaisir. Jusqu’à ce que je cède, que j’accepte de ne pas avoir une explication unique et que je profite de ce film très atypique.
OVNI cinématographique aperçu par hasard à la Berlinale, ce film s'est avéré mon coup de coeur du festival et un véritable chef-d'oeuvre à ne manquer sous aucun prétexte si vous acceptez de ne pas tout capter à un film!
Visionné lors de son avant-première parisienne : Le dernier thriller du duo Cattet/Forzani est un exercice de style esthétique audacieux qui marque la rétine du spectateur. Entre OVNI stroboscopique et hommage au cinéma bis italien, le récit éblouit et malmène avec une intensité constante, laissant une empreinte visuelle puissante.