"Plus beau film d’un monde qui n’existe pas, sur lequel on se retourne une dernière fois." LIBÉ. Et pour son dernier plan, plus beau film au monde. Tout ce que le cinéma permet d'explorer, révéler, par le sampling et la croyance de ses pouvoirs. Illimités.
Un film européen qui tente de se démarquer pour prouver le savoir faire européen. Seulement le film prend un aspect parodique et complètement nanardesque. Sans surprise la presse adule le film en parlant de film de l'année ou de renouveau du cinéma d'espion. Le film est simplement une suite de scène incohérentes et illogiques. Le film ressemble plus à un film d'essai qu'un film d'action. Et peut être que ce film est trop visionnaire mais actuellement mon principal commentaire serait bordélique. Le réalisateur a sans doute voulu raconté une histoire autrement qu'avec les méthodes habituels mais, le résultat reste incompréhensible et peut pertinent. Ce film est donc assez médiocre du point de vue de sa narration, surtout que, de mon point de vue le film ne raconte rien, il tourne en boucle avec sa recherche de l'identité de Serpentik. Le film est une perte de temps.
démarrage superbe et aprés trop c'est trop de la virtuosité sur du vide,on se lasse vite du desir evident de montrer ce qu'on peuit faire quand on sait se servir du cinema dans l'excés et la rapidité brèvedes scenes je me suis un peu endormi avant la fin!
Une proposition audacieuse, un film en kaléidoscope tels les reflets du diamant. Des images et du son d’une précision d’orfèvre. Yannick Renier est impressionnant dans ce rôle. Un bijou. À voir en salle, ce genre de film est trop rare !
Un incroyable bijou de mise en scène, un délice sensoriel, où pullulent les idées de réalisation brillantes et inédites, où tout passe par le visuel et la grammaire pure du cinéma. Ce serait un authentique chef d'oeuvre s'il avait une histoire à raconter au-delà d'un simple hommage aux films d'espionnage surannés et aux cartoons. Une expérience qui ravira donc les cinéphiles et laissera de côté ceux pour qui "un bon film, c'est d'abord un bon scénar" et ceux qui sont allergiques aux tours de force démonstratifs. De là à octroyer cette piteuse note moyenne des spectateurs, c'est à se demander si ceux-ci ont les yeux en face des trous...
Il est extrêmement significatif que la moyenne des critiques des spectateurs soit de 2,3/5, tandis que la moyenne des critiques de la presse, notamment de la presse spécialisée, atteint 4,1/5, soit presque le double. Cela confirme que « Reflet dans un diamant mort » est avant tout un film de cinéphiles, qui s’adresse prioritairement à un public particulièrement sensible aux références et aux expérimentations cinématographiques. La culture cinématographique d’Hélène Cattet et de Bruno Forzani est vaste et surtout variée, même si leur domaine de prédilection reste le cinéma de série B. Ici, il s’agit de faire une sorte d’hommage aux films dits Eurospy, ces films d’espionnage populaires, souvent à petit budget, des années 60 qui surfaient sur le succès des James Bond. Mais les influences et hommages sont multiples et aussi divers que Boulevard du Crépuscule de Billy Wilder, Danger Diabolik de Mario Bava, les films d’animation Perfect Blue et Paprika de Satoshi Kon, le giallo italien, et la déconstruction à la Godard avec la volonté de faire éclater la narration classique et de faire du film lui-même un objet de réflexion sur le cinéma.. Le plus surprenant étant Mort à Venise de Visconti, puisque John D. (Fabio Testi) erre dans un palace de la Côte d’Azur comme le compositeur Gustav von Aschenbach (Dirk Bogarde) errait à Venise, tous les deux étant tout de blanc vêtus et incarnant un monde désuet condamné à disparaître. Mais c’est sur la forme que le film peut dérouter, car loin de se livrer à une imitation rétro des films d’espionnage des années soixante, Hélène Cattet et Bruno Forzani nous livrent un film franchement expérimental. « Reflet dans un diamant mort » brille par son travail plastique, ses split-screens et ses jeux de lumière stroboscopiques. Les cadrages, la musique, les gestes stylisés, tout évoque les années 60 et 70, mais passé au shaker de la modernité. C’est à la fois fascinant et épuisant, d’autant plus que l’histoire est plus que difficile à suivre : le scénario entrecroise les époques et les histoires, et mêle sans cesse le réel et l’imaginaire. « Reflet dans un diamant mort » est donc un pur objet de mise en scène, mais les réalisateurs semblent avoir oublié que le comble de l’art est précisément que l’art ne se voit pas. Le paradoxe du film est que son extraordinaire virtuosité finit par l’empêcher d’atteindre cette apparence de naturel qui est peut-être justement le comble de l’art : ici, le travail se voit constamment, et parfois même plus que l’œuvre elle-même. Chaque plan semble ainsi nous rappeler combien il est savamment construit, chaque effet de montage, de cadrage ou de lumière venant souligner la virtuosité de ceux qui l’ont conçu. C’est peut-être finalement ce qui explique le fossé entre l’accueil enthousiaste d’une partie de la critique et celui, beaucoup plus réservé, du public : là où certains verront une formidable déclaration d’amour au cinéma de genre, d’autres pourront avoir l’impression d’assister à un exercice de style permanent, aussi brillant que fatigant.
.... mince alors, savez-vous que les diamants ne sont pas éternels, et que les reflets c'est que dans les zieux d'or ? Non ! Ben, les critiques parisiens, eux, y savent.... alors ça trépigne , ça compte les citations, ça savoure les allusions, les "reflets"... tout de suite ça emploie les grands mots qui tuent, chefs-d'œuvre, disent-ils, déconstruction... argh, déconstruction ! Comme ces critiques sont intelligents... comme nous sommes bêtes, nous, les simples spectateurs, de bêtement nous ennuyer...
Un exercice de style métaphorique aussi déroutant que fascinant ; mélange habile d'onirisme et d'espionnage dans un film qui enchaîne constamment sur une nouvelle folie visuelle.
Un curieux croisement entre du Lynch, du Tarantino et les James Bond des années 60, 70, Reflet dans un Diamant Mort à tout autant le pouvoir de réunir des opposés que de les altérer.
À peu de choses près c'est l'overdose, mais quelle claque esthétique que ces 1h20 de pure vision artistique et de passion pour le cinéma.
Difficile de tout comprendre avec un seul visionnage tant la narration déconstruite joue avec les superpositions d'époque, les allégories et les twists, mais ce n'est sûrement pas tout de suite que je le reverrai.
Hormis l’esthétique, c’est un ratage complet. Pas de scénario, aucun fil rouge. Vraiment dommage. On a quand même tenu une demi-heure heure en se demandant quand l’histoire allait démarrer… mais on a finit par décrocher avec une grosse frustration que les dialogues aient été bâclés à ce point.
Comme d'habitude, la série B revisitée par Cattet et Forzani se fait brillante - aussi propre que figuré - baroque, bluffante. Sauf que cette fois malheureusement, cet amour du bis là rime avec repetita.
Je n'ai rien compris mais visuellement c'est magnifique. L'histoire d'un espion à la retraite qui se remémore son passé. Si vous voulez regarder un film différent je vous le conseille sinon fuyez
comment peut-on arriver à financer une pareille daube? c'est assez émerveillé par cette question que j'ai quitté la séance au bout d'une heure, lassé de me dire "il va bien se passer quelque chose dans ce clip/parodie gore d'OSS117 pas drôle?" Et bah non rien à l'horizon, nada... même l' envol de la Wally de Diva est bien raté où les images et les mouvements de caméra semblent servir un propos fantomatique, inexistant... A fuir d'urgence
C'est une amie qui m'a proposé d'aller voir ce film, je n'avais que pour seule information, le titre de ce dernier, qui m'évoque une sorte de 007, à la sauce frenchy, cuisinée avec des produits du jardin. De fait, les premières minutes du film, truffées de références cinématographiques (Sailor & Lula, Diva et consorts), me confortent dans cette idée première. Puis, de la comédie, nous glissons vers d'autres références, plus surréalistes (Un chien Andalou par exemple). Bref, il y a donc une ambition artistique qui sous tend ce film fait d'emprunts divers, de répétitions, de mise en abyme, jusqu'à l'épuisement du spectateur que je suis. Je ne sais pas quelles sont les motivations des auteur-autrices, si c'est un hommage à ce mouvement révolutionnaire à l'époque, il me semble préférable d'aller regarder les films originaux. Je déconseille également ce film aux personnes épileptiques, qui use et abuse de jeux de lumières stroboscopiques (gros risques de vous retrouver en pleine crise, à baver sur la moquette d'une salle obscure). Seul point positif de ce film, sa durée assez courte, ici donc, pas d'acharnement cinématographique, merci ! Il semble pourtant que ce "Reflet dans un diamant mort" fasse l'objet de bonnes critiques dans la presse, Et comme je n'ai rien contre une happy-end, après cette séance sans grand intérêt, j'ai eu le plaisir d'aller dîner chez des amis, où, nous avons parlé de tout, sauf de cinéma ;-) The End (là, je plagie à mon tour la fin de ce film)