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Basile D hauthuille
83 critiques
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2,0
Publiée le 20 juin 2026
Si vous comptez voir ce film, ne vous attendez surtout pas à une histoire concrète. C'est le désordre le plus complet du début à la fin. Le film est graphiquement très réussi et les transitions sont stylées, mais c'est aussi particulièrement gore, avec pas mal de scènes bien sanglantes et détaillées. Le gros problème pour moi, c'est la chronologie. Tout est mélangé entre le personnage jeune et vieux, au point qu'on se perd complètement. Comme c'est trop décousu, je n'ai pas du tout accroché. Je ne le recommande pas, c'est beaucoup trop bizarre et il n'y a pas de vrai fil conducteur…
Un film captivant qui mêle élégance et mystère dans une atmosphère singulière. À travers une mise en scène précise et un rythme maîtrisé, il plonge le spectateur dans un univers à la fois trouble et fascinant. Le jeu des acteurs, apporte intensité et charme à ce récit subtil, faisant de ce film une œuvre à la fois intrigante et marquante.
Film d’espionnage psychédélique style James Bond avec de forts accents de David Lynch et des notes de Quentin Tarentino. Très esthétique mais il faut s’accrocher pour suivre l’histoire, car il y en une, et ça peut ne pas être du goût de tout le monde. Un véritable OFNI. Mais est-ce vraiment un film d’espionnage ? La fin vous le dira !
Étincelant hommage à l'eurospy et aux fumetti, dans un miroitement narratif digne de Satoshi Kon et quelques géniales trouvailles (ah, la robe à disques explosifs et microfilms ! Ah, le méchant masqué hypnotiseur qui te fait croire que ta vie est un film !), Cattet et Forzani font du multivers dans un seul film !
Un hommage de toute beauté au cinéma italien des années 70 mais qui pourra laisser sceptiques les personnes qui apprécient un cinéma plus terre à terre et premier degré. Pour l illustrer je dirais que c est un mélange de Giallo et d Oss 117 avec la volonté de créer quelque chose et de marquer la rétine de son spectateur à chaque plan. Le geste est aussi superbe qu il est vain.
Un incroyable bijou de mise en scène, un délice sensoriel, où pullulent les idées de réalisation brillantes et inédites, où tout passe par le visuel et la grammaire pure du cinéma. Ce serait un authentique chef d'oeuvre s'il avait une histoire à raconter au-delà d'un simple hommage aux films d'espionnage surannés et aux cartoons. Une expérience qui ravira donc les cinéphiles et laissera de côté ceux pour qui "un bon film, c'est d'abord un bon scénar" et ceux qui sont allergiques aux tours de force démonstratifs. De là à octroyer cette piteuse note moyenne des spectateurs, c'est à se demander si ceux-ci ont les yeux en face des trous...
Je n'ai rien compris mais visuellement c'est magnifique. L'histoire d'un espion à la retraite qui se remémore son passé. Si vous voulez regarder un film différent je vous le conseille sinon fuyez
Qui est le film ? Reflet dans un diamant mort se présente sous les atours trompeurs d’un récit d’espionnage. Un vieil homme semble se souvenir d’une vie passée faite de missions, de femmes fatales, de complots et de diamants convoités. Mais très vite, la promesse narrative se délite. De quoi parle vraiment le film ? Non pas d’agents secrets mais surtout de ce qu’il reste aujourd’hui de leur imaginaire. L’ambition est, selon moi, de transformer le cinéma en surface de réverbération pure, où l’image, comme matière première, renvoie à d’autres images : giallo, eurospy, fumetti et séries B paranoïaques des années 60 et 70.
Par quels moyens ? Le premier choix est le "vieil homme" donnant l'autorisation de fragmenter, de répéter, de dérégler le temps sans jamais avoir à justifier ces ruptures. La mémoire qu’il incarne n’est pas intime mais cinéphile. Ce qu’il convoque, ce ne sont pas des souvenirs vécus, mais des poses, des gestes, des situations empruntées.
Cette dynamique trouve son cœur symbolique dans le diamant du titre. Loin d’être un unique objet de convoitise, il devient la métaphore même du film. Surface réfléchissante, éclatée, insaisissable. Chaque plan fonctionne comme une facette autonome qui capte la lumière avant de la renvoyer ailleurs. Il n’y a pas de centre, pas de trajectoire, seulement une circulation permanente du regard où le sens se diffracte.
Le fétichisme constitue le véritable moteur esthétique. Cattet et Forzani filment des fragments de corps, des matières, des textures, des objets avec une insistance érotique. Un œil maquillé, une bouche entrouverte, une lame, un tissu deviennent des unités de sens à part entière. Le monde disparaît derrière la surface. Les personnages cessent d’exister comme sujets pour devenir des assemblages de signes visuels. Ce travail sur la surface entraîne une dissolution progressive de l’identité. Les masques, les visages interchangeables, les références à Diabolik disent que ici, être, c’est ressembler. L’identité n’est plus qu’un costume visuel, modulable à l’infini.
La mise en scène accentue encore cette perte de repères par un usage systématique du montage disjonctif. Faux raccords, glissements temporels, répétitions obsessionnelles brouillent toute linéarité. Pourtant, paradoxalement, ce chaos est réglé et chaque surgissement visuel et sonore est calculé. Mais c’est aussi ici que le geste devient ambigu. En cherchant à extraire l’essence pure du cinéma bis, le film en fige paradoxalement la vitalité. La rugosité artisanale, l’imprévisibilité naïve, le rapport direct au monde propre aux séries B sont remplacés par une conscience théorique omniprésente. Le plaisir est réel, l’ivresse aussi mais elle est traversée par une sensation de muséification.
Quelle lecture en tirer ? Reflet dans un diamant mort met le spectateur dans une position inconfortable, jubilatoire, parfois épuisante. Ce que l’on regarde, ce ne sont pas des scènes d’espionnage mais leur fantôme. Un imaginaire populaire vidé de sa fonction narrative et transformé en pur matériau esthétique. Libre au spectateur d’y voir une célébration extatique ou une impasse fascinante.
Epileptiques s'abstenir! Entre passages stroboscopiques, variations de focalisations, montage nerveux, tenues improbables, délires psychotiques, on saisit combien l'exercice stylistique prime sur toute autre considération cinématographique... En convoquant moult références, divers codes génériques emblématiques, une atmosphère onirique, les réalisateurs ont omis tout le reste! Acteurs mauvais, monocordes, inexpressifs; invraisemblances à foison; absurdités narratives; mises en abîme ne justifiant pas les incohérences d'un récit entre fantasmes, imagination, souvenirs où la complaisance pour la violence, le malaise, le macabre dérange. Un beau générique de James Bond atteint mieux ces desseins...
Hormis l’esthétique, c’est un ratage complet. Pas de scénario, aucun fil rouge. Vraiment dommage. On a quand même tenu une demi-heure heure en se demandant quand l’histoire allait démarrer… mais on a finit par décrocher avec une grosse frustration que les dialogues aient été bâclés à ce point.
Un film très étrange dans la veine de leurs précédentes réalisations. Un parfum de mystére, une réalisation ultra (trop?) travaillé. ça oscille entre passé et présent, entre reve, fantastme et réalité.Une curiosité à vor.
Un exercice de style métaphorique aussi déroutant que fascinant ; mélange habile d'onirisme et d'espionnage dans un film qui enchaîne constamment sur une nouvelle folie visuelle.
Un curieux croisement entre du Lynch, du Tarantino et les James Bond des années 60, 70, Reflet dans un Diamant Mort à tout autant le pouvoir de réunir des opposés que de les altérer.
À peu de choses près c'est l'overdose, mais quelle claque esthétique que ces 1h20 de pure vision artistique et de passion pour le cinéma.
Difficile de tout comprendre avec un seul visionnage tant la narration déconstruite joue avec les superpositions d'époque, les allégories et les twists, mais ce n'est sûrement pas tout de suite que je le reverrai.
Psychédélique et foutraque quant aux images et à la BO : proposer du CELENTANO sur une tuerie de guerrière ou la Wally (BO de DIVA de BEINEIX) dans une chambre d’un palace de la côte d’Azur avec cette black aux dents noires, fichtre ça vous déglingue un spectateur ! C’est une suite de visuels stylisés parsemés de sang dégoulinant et de gadgets à la 007. Très peu pour moi car l’indigestion est rapide...
Suite de scènettes qui semblent inspirés de film d espionnages des années 60, si esthétiquement c est intéressant question scénario c est déroutant pour au final un résultat assez contrasté et assez brouillon … l originalité ce n est pas suffisant.
"Reflet dans un diamant mort" est un film à la beauté renversante, étrange, déconcertante. On ne le regarde pas, on le traverse, on s’y perd, hypnotisé par ses jeux de miroirs, ses montages syncopés et ses explosions de couleurs. Le film s’amuse avec les codes du thriller d’espionnage, un James Bond psychédélique, filtré par un prisme de fantasmes et de pulsions visuelles. Les cadrages, la musique, les gestes stylisés, tout évoque les années 70 mais passé au shaker de la modernité. Cattet et Forzani citent, détournent, exagèrent, jusqu’à l’abstraction. On comprend parfois, on décroche aussi. On passe de la contemplation à l’épuisement, du plaisir à la confusion. Une œuvre exigeante, presque hermétique, mais profondément habitée.