Derniers Avis : Reflet Dans Un Diamant Mort - Page 4
Reflet Dans Un Diamant Mort
Note moyenne
2,3
501 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
80 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
14 critiques
3
20 critiques
2
12 critiques
1
13 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
soulman
140 abonnés
1 401 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 30 juin 2025
Comme les critiques du Monde, j'aimerais penser que ce film est un chef-d’œuvre... Hélas, comme dans le précédent opus du duo de cinéastes, il s'agit d'un nouveau clip tarantinesque, passé à la moulinette du giallo. Le problème est que trop de déconstruction tue la déconstruction... Autrement dit, nous sommes à nouveau en présence d'un bel objet totalement creux et vain, dont la sensualité certaine a la froideur du papier glacé. Abus de gros plans, sang qui gicle, ongles arrachés en boucle, tout cela finit par vraiment lasser. Sympathique silhouette de Fabio Testi.
Sur le plan cinématographique, c’est plutôt 5 étoiles. Des plans magnifiques, une construction qui entrecroise les époques, les histoires, le réel, l’imaginaire. Au début, cela a engendré chez moi plus de frustration d’avoir l’impression de ne pas comprendre que de plaisir. Jusqu’à ce que je cède, que j’accepte de ne pas avoir une explication unique et que je profite de ce film très atypique.
Du tandem Cattet & Forzani, "Amer" m'avait agréablement interpelé, mais j'avais été gêné par sa quasi absence de scénario. J'ai davantage apprécié "Laissez bronzer les cadavres", exercice de style avec une histoire qui se tient. Par amélioration des réalisateurs ou maturité de ma part, je trouve que "Reflet dans un diamant mort" est encore meilleur. C'est l'histoire d'un vieil agent secret à la retraite (Fabio Testi), qui vit dans un hôtel de luxe sur la Côte d'Azur. Alors que sa voisine de chambre disparait, il se remémore ses missions d'antan. Cattet & Forzani obligent, ce n'est pas à mettre entre toutes les mains. Le récit est complètement non linéaire, se basant sur la mémoire (potentiellement défaillante) de notre protagoniste. Cela n'a rien d'un film d'espionnage classique, on est dans une histoire tortueuse où des double sens et du méta apparaîtront au fur et à mesure, jusqu'à un twist plutôt malin. D'autant plus que le film référence lourdement, pas vraiment James Bond, mais plutôt les sous-James Bond européens des années 60 et 70, notamment italiens. C'est à la fois une déclaration d'amour et une exploration de ce cinéma bis. Jusqu'à emprunter le masque de "Diabolik" de Mario Bava. Cattet & Forzani n'ont par ailleurs pas plus s'empêcher de faire des clins-d'oeil au giallo qu'ils affectionnent tant, avec un personnage dément (et malheureusement furtif) semblant sorti de "Sei donne per l'assassino" du même Mario Bava. Et puis évidemment impossible de ne pas noter la présence de Fabio Testi, l'une des figures de prou du cinéma italien d'exploitation des 70's dans toute sa splendeur. Qui a carburé au giallo, au western, ou au poliziottesco. Je m'attendais à un simple clin d'oeil nostalgique, toutefois le film emmène cela beaucoup plus loin, utilisant Testi pour jongler avec ses idées méta. Sur la forme c'est un régal. C'est le genre de film avec au moins une idée intéressante par plan, s'autorisant de folles audaces expérimentales. En prime c'est tourné sur argentique, en 16mm magnifique. Et comme souvent chez les réalisateurs, le montage sonore est aux petits oignons (ces voix en hors champs, ces cuirs qui couinent !). Entre deux musiques reprises du cinéma italien de l'époque. Par contre, comme dans leurs œuvres précédentes, les réalisateur ont tendance à faire un peu de surenchère gratuite sur les expérimentations et le gore... néanmoins ce n'est jamais vraiment gênant. D'autant que malgré son allure 1er degré, le film contient beaucoup d'humour et demeure court (1h27). Finalement, si vous êtes connaisseurs des réalisateurs et amateur comme moi du cinéma bis italien de la grande époque, vous allez vous régaler. Sinon cela vous fera quand même une expérience singulière !
Reflet dans un diamant mort est un film très original qui, pour une bonne part, remplit sa mission. Il s'agit d'un énigmatique film de genre où les époques se croisent et se mélangent et où les intrigues s’entrelassent. Il est inutile et sans doute impossible de comprendre tous les détails du récit, et on s'en fiche pas mal. Il faut se laisser porter par cet enchevêtrement de scènes où s’esquisse progressivement une histoire, même si cela suppose d'accepter qu'on ne comprenne pas à certains moments. Le film est formellement extrêmement inventif. Et c'est assez réjouissant. Les cinéphiles qui aiment les expérimentations ne seront pas déçus. Le seul hic est que l'on finit par se perdre dans un récit qui est trop alambiqué. J'ai peine à croire que le film ne dure que 1h27. Il m'a paru en durer une heure de plus. Pendant 60 minutes, tout va bien, c'est innovant et stimulant. Puis des couches et des couches de récit s'ajoutent et s'ajoutent jusqu'à atteindre une certaine confusion. On en ressort un peu dubitatif.
Reflet dans un diamant mort est un film aussi fascinant qu'irritant qui ne cesse de se dérober aux spectateurs. Entre mise en abyme et esthétique pulp, le long métrage évoque autant le cinema de Robbe-Grillet avec son érotisme teintée de sadisme que le ses références si elles sont parfaitement digérés apparaissent aussi comme la limite du cinéma de Cattet et Forzani qui oublie le fond au profit de la forme. C'est du cinéma expérimental maquillé en série B avec un travail formidable sur l'image. A trop vouloir dérouter le spectateur, le film en devient néanmoins lassant jusque dans un final qui n'apporte aucune explication. Contrairement à Robbe-Grillet qui multipliaient les fausses pistes pour mieux perdre le spectateur, le duo Forzani Cattet préfére le non sens au ludique. A voir pour l'esthétique mais cela ne suffit peut-être pas.
Je n'ai pas réussi à entrer dans l'unvers de ce film, un nième pastiche de James Bond en mode film experimental Je l'ai trouvé violen, outré t et confus. Très compliqué meme si certains enchaînements visuels sont impressionnants. Peut être est ce lié à la salle qui avait un mauvais son. De belles idées et trouvailles visuelles mais insuffisantes pour donner une cohérence au tout.
Sans doute un ovni, mais impossible pour moi de rentrer dedans… Des images, psychédéliques, limite agressives pour l’œil, un scénario alambiqué, ou incompréhensible… Pourtant je suis plutôt cinéphile et ouvert d’esprit
Nul prétentieux creux mal joué laid insupportable j’ai résisté une heure avant de quitter la projection plusieurs spectateurs n’ont pas eu cette patience à lire certains critiques c’est un chef d’œuvre il va falloir redéfinir ce mot.
Confus, je suis sortie de la séance en ayant l'impression d'avoir vu un film surréaliste. Film psychédélique, on se perd entre ses souvenirs, sa vie actuelle et ses souvenirs déformés, On n'arrive plus à savoir ce qui est réel et fantasmé. Pour moi,un OVNI cinématographique à découvrir.
Une sorte de clip "post moderne" qui ferait un sympathique court métrage. Sur 1h30, on enchaîne les redites, les surprises n'en sont plus, bref, c'est d'un ennui mortel !
démarrage superbe et aprés trop c'est trop de la virtuosité sur du vide,on se lasse vite du desir evident de montrer ce qu'on peuit faire quand on sait se servir du cinema dans l'excés et la rapidité brèvedes scenes je me suis un peu endormi avant la fin!
«Mal aux yeux» Histoire sans grand intérêt, film très violent (Int-12 ans) et une manière de filmer extrêmement fatiguante avec de nombreux effets stroboscopiques. Désolé, mais on dirait que les réalisateurs et le monteur du film ont mis la priorité sur leur amusement plutôt que sur notre divertissement.
Ce film est un festival d’expérience diverses, que ce soit des fantasmes de films d’action, en hommage à tous ces prédécesseurs, que soit des films de Mario Bava, avec des clins d’œils à Kubrick, Lynch, Orson Wells, Tarantino, etc. et même le roman photo, Avec toutes ces impressions kaléidoscopiques, cela rassemble beaucoup à ce que aurait pu faire Picasso, s’il avait été cinéaste. 
Film essentiellement visuel, inventif et séduisant, sonore aussi. Quelques longueurs toutefois, et des images parfois un peu répétitives. La faute à un scénario quelque peu enfermé sur lui-même, mais qui garde sa cohérence jusqu'au bout, grâce à son final. Le jeu des acteurs s'efface derrière les contraintes du concept mais on peut dire qu'ils sont plutôt bons.