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Maxime Dartis
1 abonné
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4,5
Publiée le 7 janvier 2026
"Dossier 137" prend les Gilets jaunes comme toile de fond, en tissant une fiction nourrie par des faits bien réels. Porté par un montage fluide, quasi documentaire, le film excelle à déplier les rouages d’une enquête interne sans jamais perdre le spectateur. Dominik Moll maintient un équilibre volontairement précaire entre deux visions de la police, à la fois instrument de privation de liberté et fragile protection d’un ordre déjà fissuré. Léa Drucker, magnétique et tout en retenue, porte ce trouble moral sur ses épaules et finit par imposer son personnage comme véritable boussole du récit.
Impressionnant ! La caméra propose des angles de vues réellement pertinents. On passe de questionnements à convictions en traversant les doutes. Puis vient l'image finale qui nous laisse pensif, face à nos propres jugements et conclusions. A voir absolument.
Film très réaliste et très bien joué. On découvre qu'il est très difficile de critiquer de l'intérieur la police et que l'esprit de corps prend le dessus soutenu par la hiérarchie qui ne veut pas de vagues.
Après La Nuit du 12, Dominik Moll investit encore le champ de la fiction inspirée de faits réels dans Dossier 137. Il s'agit ici pour Stéphanie, brillamment incarnée par Léa Drucker, de faire la lumière sur une affaire de violence policière à l'encontre d'un jeune homme sans histoires en marge d'une manifestation de gilets jaunes. Dossier 137 suit un procédé proche du documentaire, dans la mesure où il cherche avant tout à restituer toutes les étapes de l'enquête dans des scènes résolument aspectaculaires. La mise en scène, comme la direction d'acteurs, se caractérise ainsi par une forme de neutralité qui vise à évacuer les partis pris esthétiques trop voyants (il y a même beaucoup de vidéos filmées au téléphone) et les représentations naturalistes (les personnages n'ont pas d'accent, par exemple), pour laisser davantage de place au scénario et à la réflexion que le film cherche à susciter quant au rôle et à la perception de l'IGPN et de la police. L'intimité du personnage de Stéphanie est quant à elle plus esquissée que véritablement approfondie, mais il y a quand même une humanité qui se dégage de ces quelques scènes avec ses parents, son fils ou ses collègues. Tout cela est donc très efficace et convaincant, et l'on voit que Moll est comme un poisson dans l'eau dans ce genre de film. Son constat, très pessimiste, invite avec une certaine finesse -- malgré quelques dialogues un peu démonstratifs -- à remettre en cause la violence d'état comme celle de la police, et à réevaluer à cette aune les manifestations des gilets jaunes, leurs causes, leurs participants, et leur traitement médiatique. Le reproche principal que l'on peut faire à Dossier 137 tient au fait qu'il reprenne sensiblement le même procédé scénaristique que dans La Nuit du 12 -- ce qui gâche l'effet de surprise -- tout en lui étant légèrement inférieur tant sur le plan esthétique que sur celui des idées.
Ce que j'ai beaucoup aimé c'est l'absence de parti pris, même si les élément du drame sont extrêmement bien montrés. Dès l'ouverture le fonctionnaire de police interrogé le di, pendant des dizaines d'années il a fait son boulot correctement et puis un jour il a dérapé. A travers la mise en évidences des dysfonctionnements de la police, le personnage de Léa Drucker elle aussi prend des raccourcis et enfreint les règles. Est-il toujours possible d'être irréprochable ?
Dossier 137 est un film inspiré de faits réels. Lors des manifestations gilets jaunes de décembre 2018 un jeune est grievement blessé par un tir de flash ball (LBD). L'enquête est confiée à l'igpn. Nous suivons au plus près l'avancée de cette enquête qui est loin d'être simple. Entre une famille impatiente de voir les protagonistes de ce tir sanctionnés, l'enquêtrice (parfaitement jouée par Léa Drucker) qui doit mener rigoureusement l'enquête, le responsable de la BRI qui fait tout pour protéger ses équipes des accusations... l'enquête avance et nous avancons avec elle en traversant une palette de sentiments, injustice, agacement, espoir! Très bon film!
Très bon film, et très bien interprété par Léa Drucker, sur un débordement policier et son enquête durant les manisfestations des gilets jaunes. Film qui montre la difficulté et la subjectivité de ces enquêtes et qui montre les différents points de vue.
Un très bon film sur la violence systémique dans la police. Léa Drucker y incarne avec brio une policière de l'IGPN qui fait juste son travail, méthodiquement et sans émotion. Le film est à son image: implacable.
Il me semblait que D. Moll ne voulait pas que tracer un portrait à charge de la police, mais enquêter sans tabou sur toute la difficulté de mener une enquête au sein de l'IGPN. Si l'intention est bien là, on peut avoir un doute quant à la réception des spectateurs. Pas grand monde ne changera d'opinion en sortant de la projection. Et la réconciliation entre les points de vue opposés n'est probablement pas au rendez-vous. Et pourtant, la narration est fluide, l'action avance bien, et Léa Drucker, traversée par des sentiments contradictoires est impeccable dans le rôle. Les incursions de sa vie privée dans son action professionnelle donnent de la crédibilité au personnage. spoiler: Les "sorties de route" de celui-ci, légères voire compréhensibles, sont prémonitoires du discours final de sa responsable hiérarchique . L'institution pour redorer son blason doit apporter en justice un faisceau de preuves inattaquables. Moll n'a pas choisi de faire un film militant, mais le dossier 137 le devient malgré lui, en particulier à la lumière de la toute dernière scène. Alors que le scénario refuse de développer la responsabilité politique des gouvernants. Alors que l'idéal de neutralité indispensable à la crédibilité de l'IGPN de demandait qu'à être défendu et argumenté. Cinéma- décembre 25
Ce film nous montre à quel point il est difficile de sanctionner les bavures policières, même preuve à l'appui car les forces de l'ordre ont toujours le soutien du pouvoir politique surtout quand il est impopulaire. et fait face à des insurrections. Ici la fin justifie les moyens. Peu importe les conséquences. Un film, donc, qui fait réfléchir, bien construit et bien interprété.
Je ne comprends pas la note du film. Le sujet est très intéressant et il est important d'en parler en celà c'était une bonne idée de faire un film dessus. Mais ce film ressemble plus à un documentaire qu'autre chose et n'est certainement pas un thriller ou un film policier comme on l'entend communément. Pour le côté artistique c'est catastrophique, il n'y a pas du tout de rythme, on s'ennuie, la majorité des personnages secondaires jouent mal, le jargon administratif alourdi considérablement les dialogues, il y a assez peu d'émotion dans le film. J'aurais préféré un vrai documentaire sur le sujet plutôt que ce film.