Dossier 137
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625 critiques spectateurs

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capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2025
Très intéressant et haletant film de Dominik Moll qui se base sur des Faits Réels (une affaire similaire survenue à Marseille qui est toujours en cours) et évite tout Manichéisme ! Intelligemment , le scénario ne met pas tous les policiers dans le même panier et ne considère pas tous les gilets jaunes comme d’innocentes victimes ( Images d’archives à l'appui et reconstitutions des manifestations ne font pas l’impasse sur les débordements gratuits de certains émeutiers) et ça c'est bien vu ! Quant à Léa Drucker elle incarne parfaitement cette Enquêtrice de l’IGPN ( la "police des polices") 
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2025
Après La Nuit du 12, Dominik Moll revient pour mieux disséquer à nouveau les institutions policières à l'heure du mouvement des gilets jaunes et des bavures policières. Porté par une impeccable Léa Drucker en flic de l'IGPN, le tout est finement écrit, s'apparentant à une enquête mettant en lumière l'omertà reignant au sein de la police. Bref une bonne pioche qui évite les réponses toutes faites pour mieux nous questionner !
Kat's eyes
Kat's eyes

67 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 septembre 2025
Vu en avant-première.
Un polar minutieux, porté par le jeu sobre, mais magistral, de Léa Drucker. Côté mise en scène, le réalisateur retrouve les codes du documentaire, déjà éprouvés dans La Nuit du 12. Un seul bémol : la lecture en voix off des PV de réquisition ou d'audition que je ne trouve pas très emballante, bien que consciente que ces documents constituent l'essentiel du travail "administratif" des enquêteurs et en assurent la traçabilité. Néanmoins, réduire Dossier 137 à un film policier, si réaliste soit-il, serait une erreur. C'est surtout un film éminemment politique, au sens premier du terme, qui interroge la société contemporaine et ses injonctions paradoxales mortifères, sans être partisan ou manichéen. Un bon film qui fait réfléchir, bien plus que les vidéos de chatons !
lucile75
lucile75

15 abonnés 111 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2025
Ce film montre les difficultés d'une enquête de l'IGPN suite à une plainte d'une victime blessée lors des manifestations des gilets jaunes.
Difficultés à retrouver les policiers concernés, mauvaise foi et mensonges des suspects, réticences des témoins, incompréhension de la famille de la victime et de l'entourage même de l'enquêtrice, tout y est. On comprend la difficulté et le temps nécessaire pour mener une telle enquête.

Film vu en avant-première le 13 septembre à l'ugc des halles.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2025
En passant du 12 (La nuit du) au 137 (Dossier), Dominik Moll s'attaque à une autre paire de manches, très sensible, en revenant sur la crise des gilets jaunes et tout ce qui tourne autour, à commencer par l'action de la police jusqu'à la gestion de la période par le gouvernement français. Inspiré de faits réels, Dossier 137 se caractérise par la solidité de son scénario, dès lors qu'il s'agit de suivre une enquête menée par l'IGPN, lente, difficile et soumise à des pressions. Avec sa manière fluide et proche d'un documentaire, toute cette partie du film se révèle particulièrement convaincante, au moins jusqu'aux dernières scènes, qu'il est permis de trouver trop démonstratives, voire même, osons le mot, démagogiques, mais cela se discute, très certainement. Dans le même temps, le film tente d'humaniser son personnage principal de policière, dont le travail délicat est d'estimer si certains de ses collègues ont fauté. Seulement, le récit est nettement moins équilibré dès lors que la vie privée de cette femme vient se mêler à son expertise professionnelle. Léa Drucker est cependant impeccable, sur tout les registres, et n'est pas loin de parvenir, presque à elle seule, à rendre moins fragile l'édifice narratif. A chaque jour suffit son IGPN mais évoquer son activité est sans doute plus facile dans un polar pur et dur que sur un registre plus social.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 novembre 2025
Nouveau film du toujours excellent Dominik Moll, que je suis depuis longtemps et je n’ai jamais été déçu. Après La nuit du 12 (déjà basé sur un fait divers et couvert de César), il s’attaque cette fois aux Gilets Jaunes à travers le parcours d’une enquêtrice de l’IGPN.


La mise en scène est magistrale, le scénario, relatant des faits que l'on a tous encore en mémoire, haletant, très bien documenté, la tension constante, l'atmosphère étouffante, le montage précis, on a souvent l’impression d’être face à un documentaire tant c’est crédible et bien mené. Léa Drucker est absolument remarquable dans le rôle, elle porte le film sur ses épaules avec une justesse et une intensité rares. Le reste du casting est tout aussi impeccable.


Voilà un thriller intelligent, engagé, profondément politique, jamais manichéen, qui dresse aussi un superbe portrait de femme, entre vie privée et pression professionnelle, et surtout une chronique percutante de la violence d’État et de la place du citoyen face aux institutions.


Un film essentiel, aussi fort que nécessaire, sans doute le meilleur film français de l’année pour moi, et l’un des plus réussis de son réalisateur. Effrayant, puissant, et brillant. Passionnant.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2025
En pleine bataille des gilets jaunes, les plaintes visant les policiers se multiplient et la pression est mise sur les équipes de l’IGPN pour traiter les dossiers. Ce film s’arrête sur l’un d’eux : un jeune homme a été blessé à la tête par le tir d’un LBD. L’équipe de Stéphanie tente de remonter le fil de cette soirée. Au fil de son enquête, la commandante de police se heurte à l’hostilité de ses collègues, des témoins, des mis en cause, de sa hiérarchie. Le film raconte parfaitement les défaillances d’un système policier et judiciaire incapable de se remettre en cause. C’est remarquable. Léa Drucker crève l’écran dans ce rôle hyper réaliste.
Olivier Levigne
Olivier Levigne

37 abonnés 453 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2026
Ma critique de "Dossier 137"

Synopsis : Stephanie est enqueteuse pour l'IGPN. Pendant la crise des gilets jaunes, un jeune provincial se retrouve à l'hopital avec une grosse blessure à la tête. Stephanie prendra cette enquête très à coeur.

Vu dans mon cinéma de quartier, un dimanche fin d'après-midi de décembre 2025. Salle pleine.
Il y a déjà pas mal de critiques, pas mal de très bonnes notes, un indice d'affinité de 85%.
Je sens quand même que je dois écrire la mienne.

Premier élément de satisfaction : c'est un peu un ONE WOMAN SHOW. Lea Drucker est l'actrice qui monopolise le film. Tous les autres sont des seconds rôles. Mais elle le fait très bien. Son interprétation est une master class, même si ce rôle est fait pour elle.
Deuxième élément de satisfaction : la construction du film. Très bonne idée que d'alterner les scènes d'intérogatoire et les scènes d'action. Très bien construit.
Et enfin, un troisième élément : à la fin du film, le réalisateur nous laisse en perplexité. Il faut réfléchir. Il faut se poser la question ou les questions. Comment en arrive t'on là ? Qui a raison ? Qui a tord ?

Certes, c'est un film sur l'injustice, mais comme il le fait dans "La nuit du 12", le réalisateur nous laisse "en plan"
Ni happy end, ni autre.
Bon courage pour conclure.

En rentrant du cinéma, je me faisais la réflexion que ce film m'avait donné une claque et n'avait aucun défaut.
Du coup, je vais donner une note et je vais donner 5.
Ce film est pour moi, un chef d'oeuvre.
Je vous invite à aller le voir sans aucun délai.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 septembre 2025
Ce film sur l’enquête de l’IGPN sur une affaire de violence policière lors d’une manifestation des gilets jaunes aux Champs Elysées inspiré de faits réels, est absolument époustouflant et passionnant à suivre. Le réalisateur nous fait suivre pas à pas cette enquête interne dans la police avec toutes les pressions et implications dans ce genre de procédure et c’est fort bien démontré dans le film. On suit le parcours de cette responsable de l’IGPN, magnifiquement incarnée par Léa DRUCKER. A la fin du film, on se rend compte de la complexité de traiter ce genre d’affaire et le questionnement que l’on peut avoir sur la relation des citoyens avec les services de la police.

Bernard CORIC

(film visionné en projection de presse le 17/09/2025 au Club Marbeuf à PARIS)
BerD
BerD

6 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2026
Un film tendu qui en dit long sur l’état de la police et de notre société. Sans tomber dans l’idéalisme ni le misérabilisme, ce qui est là son très grand mérite. Léa Drucker est remarquable. Un film utile à notre époque où l’esprit de nuance est considéré comme une faiblesse, qui donne voix à tous les points de vue.
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2025
Vu au festival de Cannes 2025.
Dominik Moll traite les violences subies par les gilets jaunes en 2018, et confie à Léa Drucker le rôle d'une inspectrice de l'IPGN, bien sûr tiraillée entre ses collègues, l'image de la police qu'ont les gens, la hiérarchie, etc.
C'est plutôt efficace, notamment grâce à Léa Drucker très investie dans son rôle, qui parvient à attirer notre empathie sur son personnage. On se prend au jeu de l'enquête, et le film a le mérite de ne pas être trop caricatural et de ne pas tomber dans un manichéisme qui aurait pu être très pénible.
Quelques scènes dénotent un peu (la scène du supermarché par exemple), la durée du film aurait donc pu être légèrement réduite.
Mais Dominik Moll prouve une nouvelle fois que les sujets dont il s'empare sont explorés de manière plutôt exhaustive.
Omg151
Omg151

84 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2026
Film dossier comme l'indique le titre, très scolaire et didactique.
Alors que La nuit du 12 ouvrait des abîmes de questions et perturbait notre vision sur le cas d'un féminicide atroce,
celui là sur des violences policières reste en surface et le réalisateur ne prend pas parti dans une neutralité ennuyeuse.
Plus politique, le film aurait peut-être gagné en force et en tranchant. Tel quel il ressemble un bon téléfilm sujet de société, où personne ne se mouille et où tout est relativisé.
Léa Drucker est parfaite, raide et sans émotion, mais son personnage n'évoluant que très peu, on reste un peu
à distance avec son cas de conscience.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 novembre 2025
Stéphanie Bertrand (Léa Drucker) travaille à l’IGPN, la « police des polices » chargée d’enquêter sur les fautes reprochées aux agents de police dans l’exercice de leurs fonctions. Le dossier 137 concerne un tir au flash-ball sur un jeune manifestant venu de Saint-Dizier à Paris participer à une manifestation des Gilets-Jaunes sur les Champs-Elysées en décembre 2018.

Dominik Moll est un réalisateur à la carrière originale. Il fait ses études à l’IDHEC (devenue la Fémis) avec Laurent Cantet et Gilles Marchand auxquels le lie une amitié indéfectible. C’est avec ce dernier qu’il co-écrit "Harry, un ami qui vous veut du bien", sélectionné à Cannes et succès surprise de l’été 2000. Il lui vaut le César du meilleur réalisateur l’année suivante. Mais son film suivant, "Lemming", est un bide. La carrière de Dominik Moll est au point mort. Il lui faut attendre près de vingt ans pour qu’elle prenne un nouveau départ avec "La Nuit du 12" qui obtient en 2023 les Césars mérités du meilleur film et de la meilleure réalisation.

Dominik Moll utilise dans "Dossier 137" les mêmes recettes que dans "La Nuit du 12". Il part d’un fait « divers », un féminicide ici, une violence policière là, et mène l’enquête.

Comme La Nuit du 12, "Dossier 137" est un thriller captivant. Il raconte, sans rien nous épargner de ses lenteurs procédurières, mais en en rendant très alerte la présentation grâce à un montage d’une remarquable fluidité, les étapes d’une enquête policière au long cours. C’est l’occasion d’admirer, comme dans "La Nuit du 12", le lent et ingrat travail de la police, la patience et la méticulosité qu’il exige.

Comme "La Nuit du 12", et peut-être plus encore que lui, "Dossier 137" évoque un fait de société. Le mouvement des Gilets-Jaunes lui sert de toile de fond. Il est dessiné avec une grande finesse, sans sombrer dans la caricature. La victime est en effet originaire de Saint-Dizier et le hasard veut que la commandant de police qui mène l’enquête en soit originaire aussi et qu’elle y retourne régulièrement rendre visite à ses vieux parents qui y habitent encore. Ses allers-retours sont l’occasion, en quelques plans silencieux, de montrer cette « France périphérique » qui se sent déclassée, méprisée et marginalisée.

Les violences policières sont au centre du film. Le sujet est clivant. Certains, à l’extrême gauche du spectre, taguent « ACAB » [ACAB : All Cops are Bastards »], oubliant un peu vite l’article 12 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. ». D’autres, en réaction, à l’autre extrême, affirment leur « soutien aux FDO » [FDO : Forces de l’ordre]. Pour les premiers, les forces de l’ordre sont l’instrument d’un pouvoir liberticide, usent sans proportion de leur force, au mépris de la liberté d’opinion, de manifestation et d’information. Pour les seconds, les forces de l’ordre sont le rempart fragile d’un ordre menacé dont la patience est poussée à bout par des fauteurs de troubles qui aspirent au chaos et dont les réactions légitimes aux provocations dont ils sont la cible doivent être remises dans leur contexte.

"Dossier 137" réussit à rester sur le fil ténu qui risquerait de la faire basculer. Il souligne le rôle nécessaire de la police dans le maintien de l’ordre et de la paix civile. Il glorifie le travail de son inspection chargée de chasser ses moutons noirs, de poser des règles claires et de concourir ainsi à la confiance nécessaire que la police doit inspirer. Mais il montre aussi que certains policiers abusent de leurs pouvoirs, que des syndicats corporatistes les défendent contre toute raison et qu’une hiérarchie trop frileuse les couvre.

"Dossier 137" convaincra, je crois, aussi bien les taggeurs ACAB que les abonnés aux pages « je soutiens mes FDO ». Mieux encore, il pourra peut-être les aider à dialoguer et à se comprendre. Et dans notre monde où l’invective se substitue trop souvent au débat, cela n’a pas de prix.

PS : Ma réplique préférée du film : « Si tout le monde pense qu’un autre point de vue que le sien est hostile, comment on tient ensemble ? ». Ma seconde réplique préférée: « Tu connais les faits ? Non ? Alors tais-toi »
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2025
Ai vu « Dossier 137 » le nouveau film de Dominik Moll qui représentait la France dans la Sélection Officielle lors du dernier Festival de Cannes. Il n’est plus a démontrer que Dominik Moll est un très grand réalisateur qui maitrise la grammaire cinématographie à la perfection, et malgré tout, il nous étonne encore une fois de plus, ici par la radicalité de sa réalisation. La précision et la distance que met Léa Drucker dans l’interprétation de son rôle se marie à merveille à l’univers si personnel de Dominik Moll. Décembre 2018, une immense manifestation des Gilets Jaunes sur les Champs Elysées tourne au débordement le plus total. Alors qu’il défilait avec sa famille un jeune homme est blessé très grièvement suite à un tir de LBD. Stephanie Bertrand (magistrale Léa Drucker comme toujours) doit mener l’enquête au sein de l’Inspection Générale de la Police Nationale pour savoir qui est à l’origine de cette agression. La documentation et la précision du scénario aident à la construction du film qui allie à merveille l’image rectangulaire de l’écran avec une caméra totalement statique et chirurgicale pour les scènes étouffantes au sein de l’IGPN, avec le format rectangle vertical des téléphones portables pour les scènes de manifestations, de vie quotidienne dont la caméra est toujours en mouvement. Les dialogues sont finement rythmés et particulièrement ciselés et le montage permet de donner un suspens et un rythme fou à l’enchainement des auditions de tous les individus concernés par l’ enquête du dossier 137. Un film foncièrement politique, d’une grande force, qui ne renie pas son engagement, qui pose les questions essentielles entre le rôle de l’Etat, celui de la Police et la place du citoyen en tant de crise. Dominik Moll n’est pas un réalisateur qui a besoin de prouver continuellement son savoir et son talent, il s’efface avec art derrière son sujet. Il signe ici un film nécessaire, factuel, passionnant sans être clivant et assurément le meilleur film français de l’année, laissant toujours le spectateur prendre position où non. J’ai adoré !
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2025
Dominik Moll est un réalisateur qui prépare toujours ses films avec beaucoup de soin. C’est ainsi que pour Dossier 137, il a réussi à obtenir de vivre une immersion de quelques jours au sein de la délégation parisienne de l’IGPN, ce qui lui a permis d’observer de près tout ce que vivaient les enquêteurs, que ce soit leurs motivations, leurs méthodes de travail et les problèmes qu’ils rencontrent. De son côté, Léa Drucker, l’interprète du rôle de Stéphanie, a pu rencontrer des enquêtrices de l’IGPN ce qui lui a permis de donner une grande authenticité à son interprétation. Même si on ne peut qu’être offusqué par le comportement et les mensonges d’une paire de policiers face à Stéphanie, même si on ne peut qu’être déçu et choqué par des comportements ambigus de la part de sa hiérarchie, "Dossier 137" ne peut pas être accusé d’être un film à charge contre la police, la meilleure preuve étant que le personnage principal est une policière, une policière honnête dans son travail, qui sait faire la part des choses et qui connait les difficultés du métier. Parmi ces difficultés, le film évoque le manque de formation, avec de nombreux policiers qui sont envoyés faire du maintien de l’ordre sans avoir été formés pour cela. Il évoque aussi les ordres venus d’en haut donnés aux policiers de base et le bourrage de cranes que bien souvent ils subissent, du genre : vous êtes là pour sauver la République. En fait, "Dossier 137 "n’est pas un film à charge contre la police mais plutôt un film dans lequel se manifeste le constat (et le regret !) d’une dérive de la police qui, petit à petit, a perdu son caractère républicain et risque, « à force de donner des excuses à ceux qui déconnent », de voir partir « les flics sérieux qui essaient de bien faire leur boulot ». Dire que Léa Drucker est excellente dans le rôle de Stéphanie serait mentir : elle est exceptionnelle !! Critique complète sur le site où le tiret du 6 est entre critique et film. Vu au Festival de Cannes.
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