Dossier 137
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Stephan M.
Stephan M.

47 abonnés 129 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2025
ce film démontre de façon efficace pour l'IGPN n'est pas une structure indépendante, c'est un film très utile et bien fait
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2025
On pourrait faire une chouette double-programmation comprenant le nouveau film de Dominik Moll et le documentaire Un Pays qui se tient sage, sorti en 2020. À défaut de réponses concrètes, on aura largement de quoi réfléchir sur le bilan dressé par les deux œuvres. Trois ans après le superbe La Nuit du 12, qui exposait à vif la misogynie ordinaire comme un poison à juguler, le réalisateur français ausculte cette fois le grippage de la machine judiciaire face aux violences policières. Dossier 137 est un film procédural carré et précis, qui ne se cache pas derrière son petit doigt pour montrer les choses. L'enquête de l'IGPN sur un tir de LBD le soir d'une manifestation est l'occasion de montrer que parfois les réponses (et il y en a) ne suffisent pas. Situation Kafkaïenne dans laquelle se retrouve l'intègre Stéphanie (superbe Léa Drucker), décidée à défendre les principes d'une bureaucratie qui rechigne elle à les appliquer. Dominik Moll n'a pas le temps de faire un cours magistral sur la dissolution des rapports entre le citoyen et le fonctionnaire de police mais il n'en a pas besoin. Les scènes avec l'ex-mari, sa petite amie ou la famille de la victime sont assez éloquentes. Le contact est rompu depuis belle lurette, par méfiance, défiance ou le retranchement derrière une vision clanique (être un STUP ou de l'IGPN). Beaucoup à encaisser le temps de deux heures, c'est certain. Cependant, Dossier 137 bénéficie de l'écriture une fois de plus irréprochable du duo Dominik Moll/Gilles Marchand, qui sait donner quelques respirations au milieu de cette enquête tendue, aux séquences d'interrogatoires parfois surréalistes où les images sans ambiguïtés sont pourtant recontextualisées jusqu'à l'absurde. En parallèle, cette nouvelle réussite rappelle combien le cinéma est aussi là pour nous reconnecter un peu au réel. Une fois dehors, libre à vous d'aller regarder des vidéos de petits chats.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
Immersion du spectateur dans le travail d'enquête de l’IGPN – Inspection Générale de la Police Nationale – la police des polices, crainte par les forces de l’ordre dont elle contrôle la légalité des interventions, tout comme suspectée peut-être par le grand public de ne pas être forcément totalement indépendante et intègre. Le sujet est clivant et parfois tabou, du genre de ce que le bon citoyen souhaiterait ne pas voir, ne pas entendre parler : les violences policières, injustifiées, disproportionnées, avec des modes opératoires prohibés, « en représailles » (ai personnellement appris cette qualification des faits qui signe une attitude reposant sur le seul souci de vengeance ou le défoulement autoritaire). Le cadre ici, les manifestations des Gilets Jaunes fin 2018. Des violences urbaines, des casseurs certes mais aussi des familles, des gens ordinaires venant à la manifestation comme pour une sortie même s’il s’agit aussi d’exprimer un mal-être collectif, un besoin de reconnaissance, une exigence de nouvelle action politique assez mal définie en réalité. Avec dans la foulée, du fait de la masse, des autorités ébranlées, une chaine de commandement qui se dilue, des confrontations violentes dans un face à face avec les forces de l’ordre chauffées à blanc et en dérive déontologique. Ça met mal à l’aise. Ça peut révolter. En étant du côté des victimes bien sûr mais aussi, à l’opposé, en se disant que force doit rester à la Loi. Le problème c’est quand les victimes n’ont pas bravé la Loi ! Clivant ai-je écrit plus haut…
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2025
"Vous avez bien fait votre travail. Mais votre travail, il sert à quoi ?"

3 ans après «La Nuit du 12» (auréolé aux César) et son enquête non résolue, le réalisateur Dominik Moll continue d'explorer le genre policier en nous plongeant cette fois-ci dans les couloirs de l'IGPN (l'Inspection Générale de la Police Nationale, ou comme on la surnomme, "La Police des Polices") et le quotidien d'un groupe d'enquêteurs, au sein duquel travaille activement Stéphanie (incarnée très justement par Léa Drucker).
Un dossier en particulier va attirer son attention : celui-ci d'un jeune homme gravement blessé par un tir de LBD dans le cadre d'une manifestation parisienne très tendue.

Présenté dès le départ comme une fiction inspirée de faits réels (et plus précisément du mouvement des Gilets Jaunes, s'étant déroulé un peu partout en France entre fin 2018 et début 2019), Moll vient faire se conjuguer documentaire et cinéma, un peu à la manière de «Polisse» ou des derniers films de Jeanne Herry, et ce pour nous y parler de violences policières, de questions d'image et de (in)justice, et de désillusion envers les institutions censées nous protéger et appliquer la loi, et pas seulement dans un sens.

Les enquêteurs de l'IGPN représentent cette dualité à l'écran, perçus d'un côté comme des traîtres par une partie des autres policiers, et de l'autre comme des sortes de collabos par des familles de victimes de bavures. Ils cherchent à faire ce qui est juste, mais en se basant sur les faits, en faisant leur travail de la manière la plus rigoureuse et impartiale possible.
Mais comment y parvenir quand les agents accusés nient absolument les faits qu'on leur reproche, même quand la réalité leur est montré sur un écran, et plus encore quand les hautes instances usent de leur influence pour étouffer l'affaire et faire ainsi en sorte que l'image de la police, dans son entièreté, ne soit pas entachée auprès du public (ce qu'elle était déjà en partie à cette époque-là) ?

Ce «Dossier 137», ne se présentant ni comme une œuvre anti-flic ni pro-flic, montre toute l'ambivalence de cette profession, voulant d'un côté faire preuve de transparence dans ses dérives, mais continuant de l'autre d'appliquer une loi à deux vitesses (quasi-inexistante pour les forces de l'ordre, bien plus expéditive pour les "casseurs" notamment), et dresse une sorte de constat, pas forcément très rassurant, formulé par Drucker au cours du film : "plus on laissera les c*nnards s'en sortir, plus les flics honnêtes se barreront, et il ne restera plus que les c*nnards."

La volonté de chercher la vérité dans un milieu où le principe d’omerta semble encore bien ancré. La volonté d'appliquer la justice et se rendre compte que parfois, la partie est perdue d'avance, que cette prétendue justice n'est qu'une illusion, en fonction des circonstances et de qui se trouve sur le banc des accusés.

Film-dossier extrêmement bien documenté, une œuvre maîtrisée et immersive, qui nous fait nous poser pas mal de questions sur la société dans laquelle nous vivons aujourd'hui, sur ceux qui veulent que les choses évoluent dans le bon sens, ceux qui veulent que rien ne change et ceux qui n'y croient plus.

Une œuvre très réussie dans son aspect enquête et reconstitution progressive de la "scène de crime", un petit peu moins dans son aspect vie privée ( spoiler: avec notamment ses "hasards", qui lient Stéphanie à ce dossier et le fait qu'elle prenne celui-ci un peu plus personnellement que d'autres. Ou encore le fait de "traquer", hors de ses heures de travail, une témoin pour la pousser à lui révéler ce qu'elle a vu. Une situation qui me paraît assez peu crédible
), mais on mettra ça sur le compte de l'aspect dramaturgique du film, et cela n'entache en rien le propos du film, solide et intelligemment nuancé.

Un film politico-policier, oscillant entre détermination et fatalisme, entre vraies images et fausses vérités, mettant un système face à ses contradictions, et nous rappelant très justement qu'en théorie, personne n'est censé échapper à la loi, en particulier ceux qui sont censés la défendre.
(Se) protéger et servir, comme dirait l'autre ?
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 588 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2025
Avec Dossier 137, Dominik Moll signe un thriller d’enquête tendu et profondément humain, inspiré d’une histoire vraie. En plein cœur des manifestations des gilets jaunes, un adolescent est grièvement touché à la tête par un tir de flashball. Très vite, la police des polices est saisie, et le film nous plonge dans cette reconstitution minutieuse des faits.

Léa Drucker, habitée par son rôle, porte le récit avec une intensité remarquable. On la suit dans un travail d’enquête pointu, fait de visionnages de caméras de surveillance, d’auditions décisives, de recoupements laborieux. Moll transforme cette rigueur presque administrative en un cinéma immersif, tendu, qui interroge sans jamais appuyer.

Le film pose des questions délicates : dans le chaos des manifestations, où les policiers sont envoyés dans tous les sens, parfois sous une pression extrême, comment distinguer la faute de l’erreur ? Faut-il les excuser ou les condamner ? Dossier 137 ne donne pas de réponse simpliste, mais démontre avec brio la complexité de ces situations.

Un film fort, intelligent et nécessaire. Un film à voir.
Math719
Math719

229 abonnés 892 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2025
Léa Drucker signe ici l’un de ses meilleurs rôles principaux. Ce film touchant, centré sur la police des polices, déroule une histoire et une enquête captivantes. On se laisse happer minute après minute par une réalisation maîtrisée et un suspense parfaitement tenu. Une vraie réussite.
Blankovitch
Blankovitch

71 abonnés 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2026
Ce que j'ai beaucoup aimé c'est l'absence de parti pris, même si les élément du drame sont extrêmement bien montrés.
Dès l'ouverture le fonctionnaire de police interrogé le di, pendant des dizaines d'années il a fait son boulot correctement et puis un jour il a dérapé.
A travers la mise en évidences des dysfonctionnements de la police, le personnage de Léa Drucker elle aussi prend des raccourcis et enfreint les règles. Est-il toujours possible d'être irréprochable ?

Des seconds rôles excellents.
Très bon film.
Chris G
Chris G

41 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2025
Après son très bon La Nuit du 12, Dominik Moll repart explorer le monde de la police, et cette fois-ci décortique son dossier avec rigueur et documentation à charge depuis le point de vue de la police des polices dans le contexte des violences lors de la crise des gilets jaunes. Son heroine est magnifiquement interprétée par Léa Drucker.
Pascal l.
Pascal l.

45 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2025
Encore un film, du même réalisateur, sur la police. Avec "la nuit du 12" nous étions a l'intérieur, sur une durée très longue. Ici nous sommes au cœur du système, avec l'IGPN¹. Encore une enquête minutieusement menée, les faits sont précisément décortiqués.
On ne s'ennuie pas une seconde (Léa Drucker un poil trop neutre cependant). L'absence de musique évite le surlignage.
Vivement le prochain film du même réalisateur.

¹ : la police des polices
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2025
Film digne d'un documentaire sur les violences policières et le rôle de l'IGPN pour rétablir la justice. Malgré le très bon jeu de Léa Drucker, le film est assez plat et sans relief.
defleppard

483 abonnés 3 676 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mars 2026
D O S S I E R 1 3 7. Réalisation, peut importe le sujet, ennuyeuse rapidement. Une déception. Deux étoiles.
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2025
Excellent policier, très intense.
Dès le début du film, j’ai trouvé le jeu de Léa Drucker remarquable ; réaffirmant, au fil de ses différents films, un talent qui ne cesse de s’imposer. Elle est vraiment sacrément douée.
Les images qui s'enchaînent des manifestations des gilets jaunes nous replongent dans cette période pas si lointaine.
Le film rend palpable toute la densité de ces événements et la complexité humaine.
On y perçoit la violence dans les manifestations mais aussi la joie de pouvoir exprimer son point de vue dans une ambiance bon enfant.
On y voit le travail difficile et souvent ingrat de la police, les bavures qui peuvent survenir et la minutie de l’enquête menée par l’IGPN.
Il rappelle que la réalité
n’est jamais simplement
noire ou blanche.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 602 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2025
Autopsie d’une « bavure »

On lui doit La Nuit du 12 - Six Césars dont ceux du Meilleur film et de la Meilleure réalisation. Il s’appelle Dominik Moll et il nous revient avec ces presque deux heures d’un polar asphyxiant d’un réalisme troublant. Le dossier 137 est en apparence une affaire de plus pour Stéphanie, enquêtrice à l’IGPN, la police des polices. Une manifestation tendue, un jeune homme blessé par un tir de LBD, des circonstances à éclaircir pour établir une responsabilité... Mais un élément inattendu va troubler Stéphanie, pour qui le dossier 137 devient autre chose qu’un simple numéro. Un très grand film, à tous points de vue, technique, scénaristique, artistique qui remet beaucoup de pendules à l’heure pour chacun d’entre nous. A voir absolument.
On attendait ce retour depuis 3 ans, même si je n’avais pas oublié d’autres réussites de ce cinéaste, comme Lemming, Harry un ami qui vous veut du bien ou encore Seules le bêtes. Oui, on attendait avec impatience et franchement, on n’est pas déçu. Bien au contraire, c’est l’emporte. Qui connaît vraiment le fonctionnement de l’IGPN, la fameuse « police des polices » dont tout le monde parle sans en connaître grand-chose. C’est le désir de raconter les tensions internes de cette institution – désir renforcé par la rare opportunité d'une immersion au sein des services, qui a permis au cinéaste d'observer de près les méthodes, motivations, et difficultés des enquêteurs. Bien que fictive, l'histoire de Dossier 137 est nourrie d'affaires réelles, notamment celles survenues lors des manifestations des Gilets jaunes. Ces événements réels alimentent le film en reflétant des tensions sociétales contemporaines et amplifient son impact émotionnel et politique. Le rôle central de l’enquêtrice permet de saisir la complexité et la réalité du métier, offrant une immersion dans ses motivations et ses défis quotidiens. Le film se caractérise par la solidité de son scénario, dès lors qu'il s'agit de suivre une enquête menée par l'IGPN, lente, difficile et soumise à des pressions. Avec sa manière fluide et proche d'un documentaire, toute cette partie du film se révèle particulièrement convaincante. On pourra regretter sans doute quelques invraisemblances pour donner un peu plus de relief au personnage central, mais qu’importe, c’est un très grand film qu’il faut absolument voir. (Sortie prévue le 19 novembre)
Et, bien sûr, le casting n’y est pas pour rien avec surtout, l’énorme performance de Léa Drucker, - mais ça devient une banalité que de le dire -. Elle est de tous les plans mais fort bien entourée par Guslagie Malanda,- la belle découverte de Saint-Omer -, Mathilde Roehrich, Jonathan Turnbull, Sandra Colombo et le jeune Solal Machado-Graner. Certains reprocheront évidemment à Dominik Moll de ne pas prendre parti. Mais était-ce bien son rôle quand on voit la détermination et le courage qu’il faut pour écrire et boucler un tel brûlot ? Ce film n’est ni un pamphlet contre la – ou plutôt -, les polices, ni un manifeste « 1312 ». Non, en vérité c’est un film qui renvoie dos à dos, les soutiens inconditionnels des flics en leur montrant qu'elle n'est pas exempte de problèmes majeurs et les anti-flics sans nuances, en leur montrant qu'au sein de l'institution des voix s'élèvent contre ces abus, mais que, hélas, le laxisme des réponses apportées par la hiérarchie et le message politique qu'il véhicule a laissé la place à l'impunité de ces actes délictueux. Un film politique au vrai sens du terme.
Jerican
Jerican

14 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2025
Grand film. Surtout, contre toute attente, j'ai été profondément ému par tout ce que charrie ce récit, d'humain, de complexe, de contradictoire, de subtil, de non-dits et de rage contenue. La mise en scène au cordeau et la justesse de tout le casting participent à la pleine réussite du film. La musique apporte aussi une note romanesque. Et Léa Drucker est tellement juste, précise et subtile, elle exprime des émotions nuancées qui m'ont touché sans que je m'y attende. Décidément, Dominik Moll est un réalisateur impressionnant de maîtrise et de justesse, rares sont les cinéastes comme lui qui allient exigence et film populaire et je suis heureux de constater que le film fédère un public nombreux ! Il y a de l'espoir. A voir, on en sort forcément touché et on garde le film en soi.
Alcor
Alcor

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 novembre 2025
Ce n'est pas vraimebmnt mauvais mais c est très très monotone, voire ennuyeux. Etait ce utile de réaliser à charge contre la police, pas certain.
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