Dossier 137
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Bart Sampson

420 abonnés 868 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2025
Film vu à Cannes et qui sans atteindre l'intensité de " La Nuit du 12" à la même rigueur formelle et le même scénario implacable. On est vraiment au coeur du récit et aux côtés des protagonistes en retenant notre souffle jusqu'à la fin.
Un des meilleurs rôles pour Léa Drucker
Un superbe film sur la question de la force juste et des limites à l'utilisation de la force dans les manifestations.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

142 abonnés 273 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2025
Avec DOSSIER 137, Dominik Moll s’aventure sur le terrain glissant des violences policières. Mais loin d’en faire un film à charge, il adopte un point de vue subtil en suivant une enquêtrice de l’IGPN. Un choix judicieux, qui installe le récit dans une véritable zone grise.

Comme dans LA NUIT DU 12, ce qui intéresse le réalisateur n’est pas tant le résultat de l’enquête que son déroulement et les failles d’un système. La « police des polices », mal aimée à la fois des policiers qu’elle contrôle et des citoyens qui lui reprochent l’absence de sanctions, devient ainsi le prisme idéal pour interroger un mécanisme opaque.

En situant l’histoire dans le contexte des manifestations des Gilets jaunes, Moll éclaire un aspect rarement traité : des unités envoyées au casse-pipe, parfois non formées au maintien de l’ordre, sous-équipées, et soumises à une pression politique immense pour « sauver la République ».

Sans excuser les violences policières, le film rappelle que ceux qui en sont auteurs sont aussi des humains, soumis à des conditions extrêmes. Même s’il dénonce ces violences, DOSSIER 137 ne tombe jamais dans le manichéisme. Il donne la parole aux victimes, aux policiers mis en cause, mais aussi à ceux qui ont été broyés par un système défaillant. Il interroge l’impact d’une minorité de policiers violents sur le ressenti des citoyens à l’égard des forces de l’ordre.

Le film adopte une rigueur quasi documentaire, avec une mise en scène dépouillée et méthodique. Les interrogatoires, souvent filmés sous plusieurs angles, maintiennent une tension constante, tout comme la manière dont les images (smartphones, vidéosurveillance, médias) sont analysées, recoupées, interprétées. C’est un film où l’on ressent le doute, l’incertitude, la difficulté de faire émerger la vérité dans un contexte saturé d’émotions et de procédures.

Une approche certes un peu didactique, mais qui fait la force du film : il expose sans surdramatiser, montre plus qu’il ne démontre, et laisse le spectateur se frayer un chemin dans la complexité du sujet.

Enfin, comment ne pas évoquer Léa Drucker, qui porte le film. Quelques mois après DANS L'INTÉRÊT D'ADAM, elle impressionne une nouvelle fois par sa force tranquille. Elle incarne une enquêtrice dont la froideur professionnelle masque un tumulte intérieur perceptible dans ses regards. Une composition d’une grande justesse, qui donne au film autant son humanité que sa tension.

Dominik Moll signe un polar social tendu, réaliste et profondément engagé, qui radiographie les institutions policières sans jamais tomber dans la caricature.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

83 abonnés 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2026
Après La nuit du 12 , Dominique Moll poursuit son investigation, mi fiction mi documentaire, des pratiques policières. Et cela avec le même talent et le mêle succès. C’est documenté, pédagogique, mais aussi militant et utile. Du travail de professionnel , renforcé par une interprétation globalement excellente, au sein de laquelle brille le regard de Léa Drucker, profond et épris de justice.
Que dire de plus ? Peut être que l’on trouve dans ce film exactement ce qu’on est venu y chercher, sans surprise majeure. Mais cela risque du très beau cinéma, à mille lieues de la production française actuelle.
Nathbar
Nathbar

70 abonnés 101 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2025
Un film qui retrace les événements d'émeutes des gilets jaunes à Paris et ses conséquences, notamment certaines bavures faites par la police. Habilement réalisé grâce aux images d'actualité mêlées à un scénario tiré de faits réels. Léa Drucker endosse son rôle d'enquêtrice à l'IGPN à la perfection.
Pierre842
Pierre842

44 abonnés 506 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2025
Deuxième film sur le mouvement des gilets jaunes.

C'était très intéressant de voir le déroulement d'une enquête de l’IGPN.

Le film était très prenant. Je pense que c'est la première fois où l’IGPN est mis en avant dans un film.

Léa Drucker était excellente. Une très bonne enquêtrice qui veut simplement bien faire son travail.

Malgré une affaire difficile sur une unité élite lors du mouvement des gilets jaunes.

Mais certains moments de sa vie privée n'étaient pas nécesssaire de le voir dans le film.
Alu-Ciné
Alu-Ciné

27 abonnés 142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 décembre 2025
Avec Dominik Moll tout est toujours exact, solidement étayé, chaque plan est nécessaire et le tout est mené avec un sens aigu de la nuance qui évite tout manichéisme facile.
Cela n'empêche ni le soulèvement contre l'injustice ni l'émotion. Chapeau aussi à Léa Drucker, formidable !
loken
loken

34 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2025
Un sujet de société complexe mais bien traité, le scénario nous captive pendant 2h
Léa Drucker est parfaite
Saltabanque22
Saltabanque22

29 abonnés 130 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 mai 2025
Film vu en avant-première au festival de Cannes. Un film qui as la volonté de dénigré le metier de policier. J’avais beaucoup d’attente suite à la nuit du 12 que j’avais adorer. Dommage.
Doinel
Doinel

18 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2025
Magistral ! Chose rare un film qui se penche sur des événements récents. Sans manichéisme ni complaisance le film nous permet de suivre jalon par jalon l’enquête minutieuse de l'inspectrice jouée par Léa Drucker. Un film qui ouvre un dossier brulant tout en étant passionnant.
Omar Gharbi
Omar Gharbi

1 abonné 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2025
Dossier 137, un film que je me suis surpris à adorer. Les films politiques ou politisés ne m’intéressent en général pas. Pourtant, c’est l’un des meilleurs de l’année pour moi. Je regrette qu’il soit reparti bredouille de Cannes, d’autres films bien moins impactants étant repartis avec des récompenses.
Avec une précision chirurgicale, le film retrace le périple d’une enquêtrice de l’IGPN dans son investigation autour d’un incident survenu lors de la crise des Gilets jaunes, avec un procédé rappelant un peu La Nuit du 12 et Anatomie d’une chute, bien que moins judiciaire.
Léa Drucker nous livre une prestation mémorable, interprétant à merveille cette enquêtrice prise le cul entre deux chaises. La neutralité politique du film permet de l’apprécier quel que soit son bord : un strike pour moi, aussi beau que celui de Léa dans le film.
Psah
Psah

12 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2025
C’est le genre de film (excellent) qui mérite mieux que se contenter de « parler du film ».
Démonstration implacable des faillites de « l’Etat de droit ». Inspiré de faits réels, comment des policiers infligent sans nécessité, « pour le plaisir » ( !) des blessures graves à un jeune manifestant des Gilets Jaunes, et, plus glaçant encore, comment chaque échelon de la hiérarchie avalise, justifie, légitime cette violence d’Etat. La politique de la répression à tout prix : « quoi qu’il en coûte ».
La question qui importe, c’est ce qu’on peut faire d’un tel film. Impeccablement interprété et mené, d’autant plus efficace que ce n’est pas un pamphlet, une charge partisane contre la police : toute conscience mesurée devrait pouvoir entendre ce réquisitoire : comment avoir « confiance en la police », si certains de ses agents exercent la violence au lieu d’en protéger ? Et si les garde-fou mis en place pour limiter les débordements, comme il peut s’en produire dans toute profession, l’IGPN chargée d’enquêter sur les faits, se heurte à l’inertie institutionnelle, à l’ « esprit de corps », et aux arguties juridiques ?
Les enjeux sont clairement exposés, les différents points de vue sobrement illustrés : il y a ceux qui ne veulent pas « salir la police » et préfèrent enterrer les exactions, quand il s’en commet. Mais n’est-elle pas plutôt salie, polluée, rendue suspecte, inquiétante, haïssable par une minorité (on veut l’espérer) de brebis galeuses qui violent la loi au lieu de la faire respecter ? On comprend bien que « ce n’est pas un métier facile », que les conditions de la répression qu’on leur donne comme mission exposent à des erreurs d’appréciation : mais là, il ne s’agit pas de ça. On voit des brutes, qui se font plaisir, en profitant de leur uniforme, et des armes qui vont avec.
Un tel métier ne peut évidemment pas recruter que des philosophes et des poètes. Mais on aimerait savoir, à l’issue de ce film ; quelles précautions sont prises pour du moins écarter les sujets problématiques, les profils à l’équilibre psychologique précaire, enclins à satisfaire des pulsions de violence. Et quelles mesures pour retirer la capacité de nuire à ceux qui n’ont pu être détectés dès l’origine, mais se révèlent dangereux par la suite.
Mais on comprend, à la réaction des principaux responsables, à leurs choix de positions déresponsabilisantes, que là n’est pas la priorité : outre que chacun se couvre, se défausse, selon la politique usuelle du « Pas de vague », du « Circulez, y a rien à voir », on comprend que ces « débordements » servent les intérêts du régime, qui, aux abois, ne recule devant rien pour intimider, effrayer et faire taire ses opposants (on le voit aussi dans Les Braises : logique imparable d’une « Justice » qui condamne mécaniquement un plaignant contre des brutalités policières, à son tour accusé de « rébellion et insultes » par ses agresseurs ... assermentés.) Qu’un gouvernement, débordé, qui jette dans la mêlée des services de police dont le maintien de l’ordre n’est pas le rôle, ni la formation (comme la BRI !), crée les conditions de ces « bavures ». Et que ceux qui ont le pouvoir sont à la fois juge et partie, bénéficiaires et en charge du contrôle de ce déni de démocratie : peu de risques de voir les divers responsables, aux différents niveaux de la chaîne de décisions, sanctionnés ...
Ce qui est glaçant, dans ce film, c’est la question « que faire ? », avec laquelle il nous laisse. Que faire à la place de cette enquêtrice de l’IGPN ? Peut-elle continuer à exercer son métier, malgré son inefficacité flagrante ? Au fond, l’existence d’un service de « contrôle » de la police a plutôt une fonction d’alibi, de caution démocratique : « rassurer » sur la possibilité d’un tel contrôle. Que tout a été fait « dans les règles ». Ce dont s’acquitte chacun des personnages, avec une mauvaise foi époustouflante : un manque d’esprit de responsabilité inquiétant.
Que faire en tant que citoyen, acteur et potentielle victime de cette farce grinçante ? Perpétuer le cycle stérile des manifestations de « protestation » (et y subir le risque de blessure pointé par le film !), dont aucun rapport de forces ne peut faire aboutir le exigences ? Assister, impuissant, à cette confiscation de la liberté d’expression, souvent brandie comme preuve de la nature démocratique de notre société, et réduite en réalité (pour combien de temps, encore ...) à la possibilité de faire un film sur le sujet ?
Les partisans de la censure, de la brutalité pour réprimer les contestations, de l’ « ordre à tout prix », font un mauvais calcul : ils ne se rendent pas compte que seule cette concession de pouvoir au moins exprimer son mal-être, sa colère contre les inégalités et injustices de nos sociétés, faute de pouvoir y changer grand-chose, constitue un rempart contre les révoltes désespérées. Quand les Puissants se retranchent derrière des murailles, ils ne laissent pas d’autre choix à ceux qu’ils oppriment que de les renverser.
Bismuth Emma
Bismuth Emma

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 novembre 2025
J’ai été très déçu par ce film. La mise en scène choisit un angle unique : montrer des policiers uniquement sous un jour négatif, sans nuance, sans contexte opérationnel, sans contrepoint interne à l’institution.
On n’a jamais accès à la réalité du terrain, aux contraintes du métier, ni à des personnages policiers construits de manière crédible. Tout est organisé pour alimenter un récit accuseur, au détriment de la complexité que ce sujet mérite.

Le problème n’est pas de traiter des dérives, c’est légitime, mais de le faire en écrasant toute nuance. Cette polarisation constante donne une vision caricaturale de la police, et finit par ressembler davantage à un manifeste qu’à une œuvre de fiction équilibrée.

Le résultat est prévisible, manichéen, et, à mon sens, contribue plus à renforcer les oppositions qu’à éclairer le débat.
ed_loisel
ed_loisel

23 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2025
Un sujet sensible brillamment bien traité : l'écriture est maîtrisée et équilibrée et nous emporte du début à la fin.
Ajoutez à ça une Léa Drucker passionnée et une belle mise en scène, vous obtenez ainsi un grand film marquant.
Aleksander G.
Aleksander G.

148 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2025
Un film qui secoue au plus profond des tripes car il pose sans ambages un regard cru et franc sur les violences qui ont émaillé le mouvement des Gilets jaunes et sa répression ainsi que sur le respect de la loi par ceux-là même qui doivent la faire respecter. La salle comble où j'étais a applaudi.
1000gr2Sci
1000gr2Sci

32 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2025
Avec Dossier 137, Dominik Moll quitte La nuit du 12 pour entrer dans le jour sale de la République, celui où l’IGPN prétend enquêter sur ses propres chiens de garde.
LBD, Gilets jaunes, vidéosurveillance : tout est là, filmé comme une autopsie froide où chaque image accuse… et, paradoxalement, ne condamne personne.
Léa Drucker porte le film comme on porte un dossier brûlant, sachant qu’à trop remonter la chaîne des responsabilités, on finit toujours par s’étrangler soi-même avec.
Ce polar n’offre ni catharsis ni héros, seulement l’odeur rance de l’impunité : on ne sort pas sonné par un twist, mais un peu honteux d’habiter ce pays-là.
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