Un film au propos très administratif mais qui ne m'a pas lassé; J'ai été étonnée par le nombre de courriers envoyés et j'ai souri des formules administratives ampoulées. J'ai aimé cette femme droite dans ses bottes qui se heurte à son ex-mari et sa nouvelle petite amie parce qu'elle enquête sur des collègues. Les photographies de décembre 2018, lors des émeutes des gilets jaunes, permettent de se remettre dans cette ambiance insurrectionnelle si particulière qui a failli renverser la République. Un film qui explique que, du côté policier, s'était le foutoir sans consignes précises. Un film qui oppose également deux France : celle des ronds-points et celle des forces de l'ordre, alors que les policiers auraient pu, eux aussi, être des gilets jaunes au vue de leurs conditions de travail et d'habitation que montrent le film. Un film qui effleure, selon moi, la culpabilité des donneurs d'ordre jamais présents à l'image.
Synopsis : Stephanie est enqueteuse pour l'IGPN. Pendant la crise des gilets jaunes, un jeune provincial se retrouve à l'hopital avec une grosse blessure à la tête. Stephanie prendra cette enquête très à coeur.
Vu dans mon cinéma de quartier, un dimanche fin d'après-midi de décembre 2025. Salle pleine. Il y a déjà pas mal de critiques, pas mal de très bonnes notes, un indice d'affinité de 85%. Je sens quand même que je dois écrire la mienne.
Premier élément de satisfaction : c'est un peu un ONE WOMAN SHOW. Lea Drucker est l'actrice qui monopolise le film. Tous les autres sont des seconds rôles. Mais elle le fait très bien. Son interprétation est une master class, même si ce rôle est fait pour elle. Deuxième élément de satisfaction : la construction du film. Très bonne idée que d'alterner les scènes d'intérogatoire et les scènes d'action. Très bien construit. Et enfin, un troisième élément : à la fin du film, le réalisateur nous laisse en perplexité. Il faut réfléchir. Il faut se poser la question ou les questions. Comment en arrive t'on là ? Qui a raison ? Qui a tord ?
Certes, c'est un film sur l'injustice, mais comme il le fait dans "La nuit du 12", le réalisateur nous laisse "en plan" Ni happy end, ni autre. Bon courage pour conclure.
En rentrant du cinéma, je me faisais la réflexion que ce film m'avait donné une claque et n'avait aucun défaut. Du coup, je vais donner une note et je vais donner 5. Ce film est pour moi, un chef d'oeuvre. Je vous invite à aller le voir sans aucun délai.
Si le film est parti pris contre la police, et malgré le fait que la justice ait énoncé que le geste du policier relevait d’une action “nécessaire et proportionnée”, malgré l’issue dramatique, dénoncée par le chef de l'État, et enfin, malgré le respect à apporter à la police dans sa fonction de maintien de l’ordre, eh bien personne n’est dupe quant à l’acte fautif, le dérapage humain et la période troublée ou on a vu les forts être forts avec les faibles.
Très belle enquête, et la pugnacité de l'enquêtrice et son équipe (Léa Drucker) qui permet de retrouver les "policiers" ayant commis des bavures. Mais la fin laisse a désirer, tout mettre sous le dos des syndicats est un peu léger... lorsqu'on connait les affaires de condamnations de l'IGPN et l'implication du politique pour éviter des sanctions des policiers
Excellente Léa Drucker dans ce rôle d’enquêtrice du GIGN pendant la periode de manifestation des gilets jaunes. Aucun manichéisme mais les faits face à une violence de toute part. La réalisation de Dominik Moll permet d’aborder toute la complexité des liens entre la société et sa police, avec au cœur l’humanité de tous les personnages face à un système qui les enferme.
Dans le genre policier je ne m'attendais pas à un tel fim . Disons le franchement c'est un réquisitoire anti-flic qui dure 2 heures . Pour faire court , c'est lourd . Je comprends tout à fait le fonds mais je n'adhère pas à ce type de mise en scène foncièrement politisée qui ne décolle pas de son idée clairement explicitée , du début à la fin . Un peu ok mais trop c'est trop , et les minutes passant c'est très chiant pour un film . Un long métrage qui aurait plus tenu du reportage ou du documentaire .
Un film tendu qui en dit long sur l’état de la police et de notre société. Sans tomber dans l’idéalisme ni le misérabilisme, ce qui est là son très grand mérite. Léa Drucker est remarquable. Un film utile à notre époque où l’esprit de nuance est considéré comme une faiblesse, qui donne voix à tous les points de vue.
De l’enquête IGPN autour d’un fait dramatique à un police bashing.. où est la frontière ? Le jour où notre état de droit s’effondrera et que la police ne sera plus là…
Film bien monté et précis par son déroulé Il manque juste un point de vue, celui de poser la question à cette mère de famille : madame, vous aviez vu à la tv les émeutes ultra-violentes des black bloks, pourquoi êtes vous venus à Paris dans un climat insurrectionnel et très dangereux ?