Dossier 137
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662 critiques spectateurs

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thierry tartas
thierry tartas

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 décembre 2025
Dossier 137 (2025) DominiK Moll avec Léa Drucker
Peau Lisse
La nuit du 12 (2022) de Dominik Moll était une véritable réussite.
Un polar haletant tout en immersion autour d'une enquête irrésolue sur un féminicide. La force du film résidait dans le fait que nous ne connaissions pas le coupable. Tous les hommes auraient pu l'être.
Dominik Moll et son scénariste Gilles Marchand récidivent puisque dans Dossier 137 (2025) nous avons deux coupables sans qu'on puisse en déterminer un seul et donc aucune condamnation.
Une astuce scénaristique qui nous laisse à la surface de ce qu'on a vu. On ne sait si le film veut réconcilier la France des Gilets jaunes avec celle des gilets balistiques.
L'inspection à laquelle nous assistons (avec toutes les ficelles du polar dont de nombreuses filatures très gratuites), c'est avant toute celle de Stéphanie (magnifique Léa Drucker), enquêtrice à l’IGPN, la police des polices, toute en introspection, enlisée dans ses paradoxes au point que ses tiraillements surplombent l'idée de vérité.
Un film qui n'apporte rien à ce que nous savons déjà et dont le résultat n'est pas plus intéressant qu'un débat sur BFMTV.
"Zaï zaï zaï zaï " comme chante Joe Dassin.
yeuce
yeuce

43 abonnés 1 075 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2025
Un film qui va au fond des choses aussi bien au niveau de la procédure, qu'au niveau du rapport humain. un petit relent de gauche vient s'immiscer à un moment, contre balancer par le point de vu politique et juridique de l'affaire. On reste captivé du début à la fin.
Chgrsjn
Chgrsjn

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2025
Ce film est vraiment très bien. Ça m'a fait comprendre beaucoup de choses, de voir tous les côtés d'une enquête de la police des polices. Je ne suis pas sorti indemne de ce film, je suis sorti sonné.
Pierrefeu
Pierrefeu

23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2025
Excellent film comme d’habitude.
Un peu cousu de fil blanc mais on se laisse prendre dans la toile.
Tous les acteurs au top.
PASCAL C
PASCAL C

29 abonnés 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2025
Qu'il est dur de maintenir l'ordre quand les consignes paraissent floues ! Qu'il est dur d'enquêter sur ses collègues alors que l'on connaît les difficultés de leur métier. Est-il possible d'admettre que finalement personne n'est responsable d'une vie gâchée ? Les acteurs jouent juste, la mise en scène aussi. Je me demande quel genre de film en aurait fait Yves Boisset dans les années 70.
Thierry Kohn
Thierry Kohn

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 décembre 2025
Autant ce film est tres bien tourné et joué, qu'il est faux. Ce film s'appuie sur une histoire dite vraie. Après quelques recherches, il s'avère s'appuyer sir l'histoire de Gabriel Pontonnier. Or le film deforme totalement les faits, et jette de ce fait un discrédit total sur la Police. Inacceptable.
Flocon
Flocon

16 abonnés 210 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2025
Un film d'enquête adroit, qui démontre la difficulté des institutions à se remettre en question sans se nuire à elle-même et des agents de l'Etat à servir ce dernier, c'est à dire l'ensemble des concitoyens, en toute circonstances.
En alternant citoyens perdus dans une situation qui les dépasse, puissance de la raison d'Etat, syndicats, professionnels investis, ceux qui cèdent au doute et ceux qui n'en ont aucun, il exprime de la confusion les multiples intérêts qui s'opposent et la complexité des métiers du maintien de l'ordre.
Le récit ne prend pas vraiment partie, même si l'on ressent ce que Léa Drucker incarne, par l'exposition des nombreux enjeux.
SansCrierArt
SansCrierArt

60 abonnés 436 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2025
Le 8 décembre 2018, les Gilets Jaunes manifestent dans le quartier des Champs- Elysées. Un jeune homme, venu de Saint-Dizier en famille, est touché à la tête par un tir de LBD. L'Inspection Générale de la Police Nationale enquête.

Après l'excellent La nuit du 12, sur les féminicides et leur traitement par la société et les forces de l'ordre, Dominik Moll plonge au coeur des déficiences du maintien de l'ordre et celles rencontrées par la Police des Polices.

Le réalisateur et son scénariste, Gilles Marchand,  choisissent de placer leur récit lors des manifestations des Gilets Jaunes, mouvement populaire qui a vu Monsieur et Madame Tout le monde descendre dans la rue en masse, parfois pour la première fois de leur vie, face aux forces de l'ordre. Des événements qui ont mis en exergue les limites d'une Police protectrice du citoyen.

Sans pouvoir développer les origines du mouvement des Gilets Jaunes, il parvient à travers cette famille à dresser rapidement le portrait représentatif d'une partie des manifestants. Travailleurs sociaux venus autant pour défendre le service public que pour faire un peu de tourisme, et inexpérimentés dans le fonctionnement d'une manifestation. Face à ces novices, et à l'ampleur du phénomène envenimé par des manifestants violents, des forces de l'ordre dépassées, désorganisées, laissées sans consignes et complétées par des brigades n'ont entraîné au maintien de l' cocktail parfait pour que tout dérape.

Si le scénario est original, il est très documenté, s'inspire de faits réels et évite tout manichéisme. C'est au coeur de l'IGPN et de l'enquête que va mener le Commandant Stéphanie Bertrand, que le scénario peut déployer toute la complexité de la situation en y ajoutant celle du statut de Police des polices considérée comme traîtresse par le reste de la Police, comme partisane de ceux-ci par les citoyens et bridée par les pouvoirs publics. Le récit est parfaitement mené, avec fluidité, sans complexité inutile et sans temps mort.

Léa Drucker est, une fois encore, impressionnante d'incarnation, entre rigidité due à la fonction et humanité. Les comédiens qui l'accompagnent sont tous parfaits.
laure SIMON-GAILLOT
laure SIMON-GAILLOT

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2025
très bon film, très juste, qui montre bien la complexité des situations. Pas de pathos, de la maîtrise, et une excellente Léa Drucker
Lcampa
Lcampa

3 abonnés 65 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 décembre 2025
C'est quand même lourdingue tout ça. Si les faits sont réels un documentaire aurait eu plus de force. Là tout est prévisible.
"La nuit du 12" avait une angoisse qui transcendait l'histoire. Ici rien juste la tradition des enquêtes des années 70. Léa Drucker aura peut-être un César et/ou le film mais franchement c'est pas du grand cinéma.
eric pierrot
eric pierrot

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 décembre 2025
Un bon documentaire pour "66 minutes" mais sans interet au cinema.
Ca n'est plus du divertissement, c'est de l'investigation.
A fuir.
Diabloxrt
Diabloxrt

91 abonnés 1 954 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2025
N'ayant pas vu "La Nuit du 12", "Dossier 137" de Dominik Moll n'était donc pas vraiment dans mes attentes de 2025. Pourtant, au vu des retours plus que positifs sur le long-métrage, j'ai quand même fini par me laisser tenter. J'avais envie de découvrir ce qu'un sujet aussi complexe pouvait offrir, et comment ce réalisateur allait réussir à traiter cela. Et autant dire que j'ai plutôt bien fait de laisser sa chance à ce film, le résultat étant vraiment de qualité ! Nous plongeant au cœur de l'IGPN, la police des polices, le long-métrage emprunte la voie de l'histoire adaptée de faits réels. Pour exprimer au mieux cet aspect, Dominik Moll choisit une approche digne d'un documentaire, avec une présence très limitée de musiques et une mise en scène très quadrillée. Pour le coup, les déplacements des personnages se suivent via de la caméra à l'épaule et les séquences d'interrogatoire bénéficient d'un montage très sec. Et honnêtement, dans l'exécution, c'est donc très bien géré. Maintenant, il est vrai que ce choix m'a laissé un peu perplexe lors des premières minutes de mon visionnage, car j'avais peur que cette réalisation très froide éclipse totalement l'émotion. Cependant, je dois dire que le film m'a rapidement fait mentir, notamment par l'intermédiaire de sa comédienne principale. Encore une fois, Léa Drucker prouve tout son talent et nous livre une performance de grande qualité. Dans la grande majorité de ses scènes, elle est pourtant très calme et ne va jamais prononcer un mot plus haut que l'autre, l'objectif étant de nous faire comprendre sa droiture et son envie de respecter les règles. Mais au détour de quelques regards, quelques sourires et via une maîtrise très forte de ses émotions lors de séquences bien particulières, on ressent rapidement toute la psychologie du personnage. Stéphanie est une héroïne qui veut bien faire, mais personne ne lui en donne les moyens, alors sa carapace finit quand même par montrer ses limites. Et personnellement, je trouve l'approche absolument formidable ! Certes, le constat est assez amer quant à ce que dit le film sur la police des polices. Par ailleurs, le final ira même jusqu'à appuyer très fortement sur des sujets assez clivants. Mais malgré tout, je n'ai pas l'impression que le projet se perde dans un manichéisme trop important. Cela se voit clairement par ce choix de mise en scène, mais aussi dans l'écriture. Si beaucoup de dialogues pointent certains policiers, c'est bien plus le système qui est mis en cause. Dominik Moll raconte quelque chose de très fort, sur une institution qui se renvoie la balle sans jamais assumer, tout en ne prenant jamais un point de vue trop personnel sur la chose par son approche proche du documentaire. Par conséquent, on ressort clairement en colère quand on finit le film, mais ce n'est pas une colère bête. Pour moi, le long-métrage a parfaitement su pointer du doigt un problème, et assume son choix de mettre le système au centre du souci. Le style pourra donc en rebuter, peut-être que le propos en choquera, mais le film ne laissera donc pas indifférent. Pour moi, c'est une vraie réussite. Pour conclure, un gros choc.
Lilicot
Lilicot

11 abonnés 274 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2025
Immersion dans la crise des gilets jaunes en décembre 2018, les pouvoirs publics et les forces de l'ordre sont rapidement dépassés par cette colère des "ronds points" qui "monte" à Paris dans des manifestations qui vont dégénérer. Dans ce contexte, un trio de policiers est impliqué dans un tir de LBD qui a gravement blessé un jeune homme de 20 ans.
Le film se centre sur l'enquête de l'IGPN qui tente de faire la lumière sur cette affaire. Le réalisateur tente de faire le partage entre la violence légitime et des dérapages inacceptables.
Au final, les policiers sont relaxés pour des raisons limites et on reste un peu amer et compatissant pour ce jeune handicapé à vie.
Léa Drucker incarne magnifiquement cette enquêtrice pugnace qui cherche à faire émerger la vérité.
Maximilien Bouchard
Maximilien Bouchard

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 décembre 2025
un film qui traite du malaise dans la police et particulièrement dans la Police des Polices (IGPN), en essayant d'adopter une vision neutre et objective des différentes problématiques qui traversent ce monde, un véritable travaille d'équilibriste en perspective.

le film adopte à travers son personnage principal un ton délibérément naïf quand on sait un temps soit peu la gravité des violences commises. Le réalisateur essayent de traiter plusieurs problématiques sans trop vouloir en dire en ce qui concerne le rapport à la hiérarchie, aux médias et aux syndicats de police mais sans jamais trop remettre en question ou critiquer le moindre acteur.

Enfin le thème des gilets jaunes et abordé en trame de fond mais sans jamais arrivé à décrire la violence, et les vies détruites.

Un bon film destiné à un public apolitique ou qui ne connait rien du système policier français.
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2025
Les films et séries télévisées sur les policiers ne manquent pas ; ceux sur l’Inspection Générale de la Police Nationale (.), dite police des polices, sont plus rares. A partir d’un dossier où, en décembre 2018, à Paris, Guillaume Girard, un jeune gilet-jaune (en marge des manifestations) est blessé grièvement à la tête par une balle de défense (flash-ball) spoiler: tirée par un policier de la . (Brigade d’Intervention et de Recherche, dépendant de l’office central de lutte contre le crime organisé et donc, non formé au maintien de l’ordre)
, le cinéaste réalise son film comme un documentaire ou un reportage, objectif et sans manichéisme, avec des dialogues ciselés et justes, sur le travail de fourmis, au mode opératoire très structuré, de l’., à travers une enquêtrice et commandant de police, Stéphanie Bertrand (Léa Drucker, 53 ans). Rien n’est éludé, ni le pouvoir des syndicats de police, au comportement corporatiste, ni le « flottement » du gouvernement lors du mouvement des gilets jaunes (qui débuta en octobre 2018), laissant la police « en roue libre » pour maintenir l’ordre, au détriment des règles du droit (la hiérarchie policière et le gouvernement n’étant jamais au banc des accusés), le sentiment ambivalent des gens vis-à-vis de la police (applaudie lors de la lutte contre les terroristes mais vilipendée à cause des bavures et de l’insuffisance des sanctions concernant les « brebis galeuses »). Le film évoque aussi le mouvement des gilets jaunes [déjà abordé, mais sous un autre angle, dans « Les braises » (2025) de Thomas Kruithof] et ce n’est pas un hasard si Guillaume Girard est originaire de Saint-Dizier (Haute-Marne), située dans la diagonale du vide, large bande du territoire français allant de la Meuse aux Landes, caractérisée par une faible densité de population (< 30 h / km²), liée à l’exode rural et à la désindustrialisation, entrainant mécaniquement une moindre présence des services publics et donc un sentiment d’abandon de la part de ses habitants. Saint-Dizier (22 000 h, plus peuplée que la préfecture, Chaumont), berceau (1921) des glaces Miko, hébergeant la base aérienne 113, a été aussi le lieu d’action du film « Les Météors » (2025) d’Hubert Charuel lui aussi originaire de Haute-Marne, mais traitant de l’errance de 2 losers.
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