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2 jeunes manifestants sont interceptés par des policiers en civil alors qu'ils participaient de façon pacifique à une manifestation. L'un des jeunes manifestants est gravement blessé par un tir de taser de l'un des policiers.
A partir de là l'IGPN prend en charge le dossier (137) et essaie de déterminer les responsabilités de la police.
C'est là que les choses se compliquent et que l'on voit les difficultés rencontrées dans ce type d'affaire. D'un côté les victimes pensent que de toute façon tout est joué et que la police est pourrie, d'un autre côté la police des polices est confrontée à la méfiance, voire plus, de l'ensemble des policiers et l'ingérence du pouvoir pour étouffer ce genre d'affaire.
Le film rend bien les luttes de pouvoir et d'influence. Léa Drucker est excellente dans ce rôle.
A partir de là l'IGPN prend en charge le dossier (137) et essaie de déterminer les responsabilités de la police.
C'est là que les choses se compliquent et que l'on voit les difficultés rencontrées dans ce type d'affaire. D'un côté les victimes pensent que de toute façon tout est joué et que la police est pourrie, d'un autre côté la police des polices est confrontée à la méfiance, voire plus, de l'ensemble des policiers et l'ingérence du pouvoir pour étouffer ce genre d'affaire.
Le film rend bien les luttes de pouvoir et d'influence. Léa Drucker est excellente dans ce rôle.
Magistral! Captivé du début à la fin par par cette enquête de l’IGPN sur fond de gilet jaune. Léa Drucker crève l’écran et les seconds rôles sont tout aussi hyper convaincants. On ne décroche pas un seul moment. À voir!!!!
J'ai eu l'impression de regarder un documentaire plus qu'un film ce qui était un peu déroutant au début où j'ai eu du mal avec certains jeux d'acteur. Un film très réaliste donc qui nous permet de découvrir comment fonctionne l'IGPN. La mise en scène est précise, rigoureuse, ça ne fait pas du tout dans le pathos mais c'est pour moi peut-être un défaut du film qui n'émeut pas énormément malgré l'injustice qu'il décrit. Mais le film démontre bien la nécessité d'une instance indépendante pour enquêter sur les méfaits commis par les policiers.
excellente Léa drucker, jamais déçue par cette actrice, très bon film, le travail difficile des forces de l ordre qui parfois "pete un plomb"
C’est un film coup de poing qui nous replonge au coeur des manifestations gilets jaunes et rappelle a quel point les dirigeants et les forces de l’ordre sont responsables des derives actuelles. C’est direct, ciselé, coup de poing.
Police partout, justice… à de rares endroits
Sélectionné à Cannes, ce film de Dominik Moll ayant pour sujet les violences policières durant la séquence « Gilets jaunes » avait tout du film soit casse gueule, soit partisan (côté Police ou côté manifestants), soit dossier ; soit tout à la fois. Après s’être plongé dans les rouages de la Police Judiciaire avec une affaire de féminicide dans « La nuit du 12 », Moll analyse ici le mode de fonctionnement de la police des polices dans ce thriller à la mécanique bien huilée. On va donc suivre l’enquête d’une inspectrice de l’IGPN saisie pour violence policière. Au travers de son travail, on comprend la lourdeur de la procédure, la pression de son propre corps la voyant comme une traitre, et comme complice passive pour les victimes, … Mais aussi et surtout la doctrine du maintien de l’ordre imposée par ce et d’autres gouvernements. Leur mission n’est banale quand on leur dit qu’ils doivent « sauver la République » (dixit les paroles du Président de la République et du Ministre de l’Intérieur) ; et ce dans une impréparation totale, sans formation mais avec du matériel de guerre dans les mains !!! Quelle pression et objectif de résultat on fait peser sur leurs épaules !!!
Traité comme les grands polars politiques américains des 70’s, ce film sait rester sur le fil du rasoir. Il est honnête, hyper documenté et passionnant. Gilles Marchand co écrit le scénario avec Dominik Moll ; partant de cas concrets, leur scénario est béton ; tout en amenant une touche fictionnelle maline ; la victime des faits réside dans la ville d’où est originaire l’enquêtrice de l’IGPN. Ce qui permet d’amener des rencontres, un positionnement de chacun d’entre eux servant le film. Dans ce récit à la ligne claire, ce film reste sobre et s’interroge sur le rapport de la Nation avec ses citoyens, sur le mépris de classe et la doctrine du maintien de l’ordre. Il a le mérite de poser les bases d’une réflexion nuancée et engagée sur la brutalité d’une répression et la désorganisation d’une institution ; et en montrant du doigt une société fracturée.
Par une mise en scène efficace, on est accroché de la première à la dernière minute. La prestation millimétrée de Léa Drucker dans le rôle de l’enquêtrice y est aussi pour beaucoup.
Nathalie Chifflet : « Dominik Moll refuse le manichéisme facile ; il préfère la zone grise, là où la violence d’État devient systémique parce qu’elle est banalisée, normalisée, inscrite dans la langue même de la procédure. Un grand film nécessaire. Qui fait mal sans jamais élever la voix. »
Et aussi un film qui permet de rappeler que le mouvement des « Gilets Jaunes » était très atypique par sa forme, ses revendications, et les gens qui en furent les acteurs. Un film marquant sur un mouvement qui convoque déjà et convoquera sociologues et autres penseurs dans l’avenir et qui donc pose les bases d’autres films sur ce sujet.
Un très bon film 2025… à voir absolument pour son intelligence captivante.
Sélectionné à Cannes, ce film de Dominik Moll ayant pour sujet les violences policières durant la séquence « Gilets jaunes » avait tout du film soit casse gueule, soit partisan (côté Police ou côté manifestants), soit dossier ; soit tout à la fois. Après s’être plongé dans les rouages de la Police Judiciaire avec une affaire de féminicide dans « La nuit du 12 », Moll analyse ici le mode de fonctionnement de la police des polices dans ce thriller à la mécanique bien huilée. On va donc suivre l’enquête d’une inspectrice de l’IGPN saisie pour violence policière. Au travers de son travail, on comprend la lourdeur de la procédure, la pression de son propre corps la voyant comme une traitre, et comme complice passive pour les victimes, … Mais aussi et surtout la doctrine du maintien de l’ordre imposée par ce et d’autres gouvernements. Leur mission n’est banale quand on leur dit qu’ils doivent « sauver la République » (dixit les paroles du Président de la République et du Ministre de l’Intérieur) ; et ce dans une impréparation totale, sans formation mais avec du matériel de guerre dans les mains !!! Quelle pression et objectif de résultat on fait peser sur leurs épaules !!!
Traité comme les grands polars politiques américains des 70’s, ce film sait rester sur le fil du rasoir. Il est honnête, hyper documenté et passionnant. Gilles Marchand co écrit le scénario avec Dominik Moll ; partant de cas concrets, leur scénario est béton ; tout en amenant une touche fictionnelle maline ; la victime des faits réside dans la ville d’où est originaire l’enquêtrice de l’IGPN. Ce qui permet d’amener des rencontres, un positionnement de chacun d’entre eux servant le film. Dans ce récit à la ligne claire, ce film reste sobre et s’interroge sur le rapport de la Nation avec ses citoyens, sur le mépris de classe et la doctrine du maintien de l’ordre. Il a le mérite de poser les bases d’une réflexion nuancée et engagée sur la brutalité d’une répression et la désorganisation d’une institution ; et en montrant du doigt une société fracturée.
Par une mise en scène efficace, on est accroché de la première à la dernière minute. La prestation millimétrée de Léa Drucker dans le rôle de l’enquêtrice y est aussi pour beaucoup.
Nathalie Chifflet : « Dominik Moll refuse le manichéisme facile ; il préfère la zone grise, là où la violence d’État devient systémique parce qu’elle est banalisée, normalisée, inscrite dans la langue même de la procédure. Un grand film nécessaire. Qui fait mal sans jamais élever la voix. »
Et aussi un film qui permet de rappeler que le mouvement des « Gilets Jaunes » était très atypique par sa forme, ses revendications, et les gens qui en furent les acteurs. Un film marquant sur un mouvement qui convoque déjà et convoquera sociologues et autres penseurs dans l’avenir et qui donc pose les bases d’autres films sur ce sujet.
Un très bon film 2025… à voir absolument pour son intelligence captivante.
Passionnant film sur la bureaucratie interne qui amène a se demander : qui bénéficie vraiment de cette pédagogie ?
Lea Drucker comme a son habitude n'est pas crédible, dommage.
Lea Drucker comme a son habitude n'est pas crédible, dommage.
N en doutons pas le prochain sujet de film traitera des violences illégitimes exercées contre les forces de l ordre et de la difficulté d en faire condamner les y sera détaillé comment les membres des forces de l ordre n usent quasiment jamais de leur légitime défense lors des manifestations violentes. Comment malgré l armement dont ils disposent, ils ont autant de blessés que les manifestants, comment ils reponden a des jets de cocktails molotov mortels, par des tirs de LBD non mortels. Ce sera passionnant. Dossier 137, encore un film politique, oriente du meme coté. Ca plait.....mais ca reste caricatural ....bref juste du cinema.
Après Harry un ami qui vous veut du bien et Lemming, Dominik Moll nous avait déjà surpris par un changement radical de style avec Seules les bêtes. Idem lorsqu'il a sorti La Nuit du 12. Point commun de tous ces films : ils sont remarquables et marquants. Avec Dossier 137, on reste dans la même veine que La Nuit du 12. Le film aborde des sujets très délicats, et a le mérite de ne pas prendre position. L'enfer du décor du métier de policier d'intervention, de la police des polices, et des plus démunis, est traité avec pudeur et respect. Une fois de plus, Léa Drucker est phénoménale ... à coup sûr une des meilleures actrices françaises actuelles.
Film intéressant mais pas toujours équitable vis-à-vis de la police, surtout dans la première partie. Léa Drucker est excellente.
Bravo ! Excellent film. Très bien documenté, sans parti pris et qui pose beaucoup de questions.
Bravo au metteur
Bravo au metteur
Au cœur de la police des polices avec une enquêtrice plus que crédible tenue par Léa Drucker. On retient son souffle devant les images des gilets jaunes qui ont exprimés leurs colères en 2018-2019. On retient encore son souffle face à l'enquête menée par l'IGPN pour connaitre la vérité sur tir de LBD qui a lourdement atteint un jeune homme. Les interrogatoires sont édifiants surtout lorsque l'on sait que l'histoire s'appuie sur des faits réels. Dominik Moll a le génie pour s'immiscer dans la réalité d'un métier pas facile et aussi dans l'intimité des protagonistes sans voyeurisme. On s'interroge sur notre police et sur la nécessité qu'elle soit aussi contrôlée car elle ne doit pas être à part en matière de délit mais in fine , on s'interroge sur sa portée réelle de jugement. A voir !
Tout est là, la réalisation, le jeu de Léa Drucker, le scénario qui nous donne peu à peu les conséquences d'événements non humains pour tous. On est pris sans être mis à l'envers. La tristesse et l'injustice s'installe mais la foi persiste.
Nous suivons pas a pas une équipe de la police des polices qui il faut bien le dire se battent avec force et vigueur ,c'est bien filmé bien interprété....malgré tout je ne suis pas rentré dans ce combat sur fond de gilets jaunes et puis voila quoi!!!!
non décidément pas moyen......
non décidément pas moyen......
ce film démontre de façon efficace pour l'IGPN n'est pas une structure indépendante, c'est un film très utile et bien fait
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