Dossier 137
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CogitoCore Paradoxaé
CogitoCore Paradoxaé

8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2025
Dossier 137 met en lumière la fracture profonde entre police et population, mais aussi les tensions internes qui traversent l’institution : ceux qui abusent du système, ceux qui profitent de leur pouvoir, et ceux qui tentent encore d’être de véritables garants de la loi. Le film montre bien comment le fonctionnement actuel de l’IGPN entretient ces dérives, faute d’un contrôle réellement indépendant.

Aujourd’hui, il devient urgent de refonder totalement la « police des polices ». On ne peut plus se contenter d’un système où la police contrôle la police. Il faudrait un véritable organe indépendant, composé non seulement de policiers, mais aussi d’avocats, de professionnels du droit et de citoyens. Un collège pluraliste, capable d’assurer transparence, impartialité et confiance — des valeurs qui se sont largement effritées.

Ce film résonne d’autant plus fort que notre société traverse une crise démocratique sans précédent, où les élites politiques n’écoutent plus réellement les citoyens et utilisent trop souvent leur pouvoir de manière illégitime.
Dans ce contexte, Le Dossier 137 n’est pas qu’un thriller : c’est un miroir tendu à un système en train de se fissurer.
Une œuvre nécessaire et courageuse, qui interroge autant qu’elle dérange.
1000gr2Sci
1000gr2Sci

27 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2025
Avec Dossier 137, Dominik Moll quitte La nuit du 12 pour entrer dans le jour sale de la République, celui où l’IGPN prétend enquêter sur ses propres chiens de garde.
LBD, Gilets jaunes, vidéosurveillance : tout est là, filmé comme une autopsie froide où chaque image accuse… et, paradoxalement, ne condamne personne.
Léa Drucker porte le film comme on porte un dossier brûlant, sachant qu’à trop remonter la chaîne des responsabilités, on finit toujours par s’étrangler soi-même avec.
Ce polar n’offre ni catharsis ni héros, seulement l’odeur rance de l’impunité : on ne sort pas sonné par un twist, mais un peu honteux d’habiter ce pays-là.
islander29

1 036 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2025
D’abord, Dominik Moll, est un cinéaste en qui j’ai entière confiance, et je n’ai pas été déçu….
Ceci dit, la prestation de Léa Drucker est bluffante…..Elle porte le scénario sur ses épaules….Autre point important, ils ne s’agit pas de fustiger la Police ( il y a des gens compétents comme partout), mais de rendre compte d’une « bavure » Je n’aime guère ce mot….Donc relativiser le discours du film…..Pour en revenir au film, la réalisation permet d’accéder à une histoire avec beaucoup de sérieux, manque un soupçon d’émotion parfois ( absence de musique?) et d’esthétisme, corde nécessaire à tout chef d’œuvre….Ce n’est pas le sujet certes, on est proche d’un film choc, d’un film de journaliste qui a un grand mérite….rétablir la justice et donner un éclairage brillant sur les manifestations parisiennes de gilets jaunes…..à découvrir sans hésitation….
Jerican
Jerican

14 abonnés 115 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2025
Grand film. Surtout, contre toute attente, j'ai été profondément ému par tout ce que charrie ce récit, d'humain, de complexe, de contradictoire, de subtil, de non-dits et de rage contenue. La mise en scène au cordeau et la justesse de tout le casting participent à la pleine réussite du film. La musique apporte aussi une note romanesque. Et Léa Drucker est tellement juste, précise et subtile, elle exprime des émotions nuancées qui m'ont touché sans que je m'y attende. Décidément, Dominik Moll est un réalisateur impressionnant de maîtrise et de justesse, rares sont les cinéastes comme lui qui allient exigence et film populaire et je suis heureux de constater que le film fédère un public nombreux ! Il y a de l'espoir. A voir, on en sort forcément touché et on garde le film en soi.
Philippe D
Philippe D

46 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2025
Un film juste et formidable. Nous avons passé une excellente soirée au cinéma. Léa Drucker est époustouflante en policière intègre. Le scénario lui permet de questionner son impartialité, en la confrontant aux deux bords qu’elle est sensée défendre : la population civile et la police instrumentalisée par un gouvernement incompétent.
Psah
Psah

12 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2025
C’est le genre de film (excellent) qui mérite mieux que se contenter de « parler du film ».
Démonstration implacable des faillites de « l’Etat de droit ». Inspiré de faits réels, comment des policiers infligent sans nécessité, « pour le plaisir » ( !) des blessures graves à un jeune manifestant des Gilets Jaunes, et, plus glaçant encore, comment chaque échelon de la hiérarchie avalise, justifie, légitime cette violence d’Etat. La politique de la répression à tout prix : « quoi qu’il en coûte ».
La question qui importe, c’est ce qu’on peut faire d’un tel film. Impeccablement interprété et mené, d’autant plus efficace que ce n’est pas un pamphlet, une charge partisane contre la police : toute conscience mesurée devrait pouvoir entendre ce réquisitoire : comment avoir « confiance en la police », si certains de ses agents exercent la violence au lieu d’en protéger ? Et si les garde-fou mis en place pour limiter les débordements, comme il peut s’en produire dans toute profession, l’IGPN chargée d’enquêter sur les faits, se heurte à l’inertie institutionnelle, à l’ « esprit de corps », et aux arguties juridiques ?
Les enjeux sont clairement exposés, les différents points de vue sobrement illustrés : il y a ceux qui ne veulent pas « salir la police » et préfèrent enterrer les exactions, quand il s’en commet. Mais n’est-elle pas plutôt salie, polluée, rendue suspecte, inquiétante, haïssable par une minorité (on veut l’espérer) de brebis galeuses qui violent la loi au lieu de la faire respecter ? On comprend bien que « ce n’est pas un métier facile », que les conditions de la répression qu’on leur donne comme mission exposent à des erreurs d’appréciation : mais là, il ne s’agit pas de ça. On voit des brutes, qui se font plaisir, en profitant de leur uniforme, et des armes qui vont avec.
Un tel métier ne peut évidemment pas recruter que des philosophes et des poètes. Mais on aimerait savoir, à l’issue de ce film ; quelles précautions sont prises pour du moins écarter les sujets problématiques, les profils à l’équilibre psychologique précaire, enclins à satisfaire des pulsions de violence. Et quelles mesures pour retirer la capacité de nuire à ceux qui n’ont pu être détectés dès l’origine, mais se révèlent dangereux par la suite.
Mais on comprend, à la réaction des principaux responsables, à leurs choix de positions déresponsabilisantes, que là n’est pas la priorité : outre que chacun se couvre, se défausse, selon la politique usuelle du « Pas de vague », du « Circulez, y a rien à voir », on comprend que ces « débordements » servent les intérêts du régime, qui, aux abois, ne recule devant rien pour intimider, effrayer et faire taire ses opposants (on le voit aussi dans Les Braises : logique imparable d’une « Justice » qui condamne mécaniquement un plaignant contre des brutalités policières, à son tour accusé de « rébellion et insultes » par ses agresseurs ... assermentés.) Qu’un gouvernement, débordé, qui jette dans la mêlée des services de police dont le maintien de l’ordre n’est pas le rôle, ni la formation (comme la BRI !), crée les conditions de ces « bavures ». Et que ceux qui ont le pouvoir sont à la fois juge et partie, bénéficiaires et en charge du contrôle de ce déni de démocratie : peu de risques de voir les divers responsables, aux différents niveaux de la chaîne de décisions, sanctionnés ...
Ce qui est glaçant, dans ce film, c’est la question « que faire ? », avec laquelle il nous laisse. Que faire à la place de cette enquêtrice de l’IGPN ? Peut-elle continuer à exercer son métier, malgré son inefficacité flagrante ? Au fond, l’existence d’un service de « contrôle » de la police a plutôt une fonction d’alibi, de caution démocratique : « rassurer » sur la possibilité d’un tel contrôle. Que tout a été fait « dans les règles ». Ce dont s’acquitte chacun des personnages, avec une mauvaise foi époustouflante : un manque d’esprit de responsabilité inquiétant.
Que faire en tant que citoyen, acteur et potentielle victime de cette farce grinçante ? Perpétuer le cycle stérile des manifestations de « protestation » (et y subir le risque de blessure pointé par le film !), dont aucun rapport de forces ne peut faire aboutir le exigences ? Assister, impuissant, à cette confiscation de la liberté d’expression, souvent brandie comme preuve de la nature démocratique de notre société, et réduite en réalité (pour combien de temps, encore ...) à la possibilité de faire un film sur le sujet ?
Les partisans de la censure, de la brutalité pour réprimer les contestations, de l’ « ordre à tout prix », font un mauvais calcul : ils ne se rendent pas compte que seule cette concession de pouvoir au moins exprimer son mal-être, sa colère contre les inégalités et injustices de nos sociétés, faute de pouvoir y changer grand-chose, constitue un rempart contre les révoltes désespérées. Quand les Puissants se retranchent derrière des murailles, ils ne laissent pas d’autre choix à ceux qu’ils oppriment que de les renverser.
Cathy S.
Cathy S.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2025
Un film qui secoue et qui responsabilise tout le monde. Très bien fait. Il fait vraiment comprendre que les négociations par la manifestation n’est absolument pas une bonne solution.
pierre C.
pierre C.

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2025
Film bien fait et palpitant. Un aspect néanmoins est totalement passé sous silence comme si l'idée même en était répréhensible, c'est la responsabilité morale de parents qui incitent leurs adolescents à participer à des manifestations de foule en général, annoncées violentes de surcroit. A l'heure où la précaution maximale est érigée en principe, comment peut on prôner le droit à la manifestation pour tous en croyant que la police qui doit protéger tout le monde ne commettra aucun excès ou bavure...
Arnal L
Arnal L

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2025
Magnifique, poignant et tellement d'actualité. On sort avec une grosse réflexion et film émouvant. Foncez au ciné vous serez scotché.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 638 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2025
Passionnant film sur le travail d'équilibriste de la police des polices l'IGPN. A partir de la mort douteuse d'un manifestant parisien durant les émeutes "Gilets jaunes", une policière méne une enquête haletante sur la responsabilité des ses collégues dans ce drame.
Léa Drucker est extraordinaire (encore une fois !) dans cette recherche d'une vérité.
A ne pas manquer.
Emmanuel Vandermarcq
Emmanuel Vandermarcq

1 abonné 1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 décembre 2025
On ne peut pas dire que ce film brille par sa subtilité. Pauvre et militant. Bof bof bof. Le personnage de Léa Drucker sort un peu du lot. Passez votre chemin
Aldrium
Aldrium

15 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2025
Ce dossier rend la vie de Stéphanie, agent du GIPN, compliquée à souhait. Entre les policiers de terrain qui se serrent les coudes entre eux, le public qui ne comprend pas que le GIPN est là pour les aider au besoin... Et son entourage qui n'arrange pas les choses...
C'est quasi un documentaire. Tenu à bout de bras par Léa Drucker. Chapeau à elle et au scénariste qui a conçu le scénario très immersif.
Tboucharenc
Tboucharenc

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2025
J'ai beaucoup aimé ce film car il montre toute la difficulté du rôle de la police et de son rapport a la société.
Gentille sorciere
Gentille sorciere

13 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2025
Magistral ! C’est le terme qui convient tant à Léa Ducker qu’à la qualité du scénario. L’actrice principale est sidérante de justesse. Le scénario permet de montrer comme au travers d’un kaléidoscope toutes les nuances possibles pour analyser la question des relations entre citoyens et policiers. Certes , le film est bâti sur la crise des gilets jaunes et particulièrement d’un événement durant cette période. Mais il va bien plus loin en ce qu’il soulève le risque qu serait d’en faire une lecture unidirectionnelle. En présentant avec beaucoup de recul et de délicatesse ce mouvement social dans toutes ses composantes, et sans nier les bavures qui éclaboussent toute une profession, il nous invite à réfléchir à ce que c’est de faire société et le rôle de ceux qui sont chargés de nous protéger. construire des digues contre la violence quelque soit le côté oú elle s’exprime commence par un état de droit oú chacun manifestant, citoyen mais aussi policier, est protégé et respecté. D’une profonde actualité.
ned123
ned123

211 abonnés 1 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2025
J'ai vu un film... qui m'a tenu en haleine du début à la fin, non par des effets spectaculaires (aucune explosion, aucun coup de poing...), mais par une tension sourde, presque étouffante. "Dossier 137", le nouveau film de Dominik Moll nous plonge dans une enquête de l'IGPN sur un tir de flash-ball lors d'une manifestation des Gilets Jaunes en décembre 2018.

Ce qui frappe, c'est cette atmosphère oppressante qui ne retombe jamais... Léa Drucker est incroyablement exceptionnelle dans ce rôle... A la fois femme forte et un peu cabossée par la vie... Elle incarne une enquêtrice prise entre son devoir de vérité et les pressions multiples : ses collègues qui mentent, sa hiérarchie frileuse, les syndicats qui protègent les leurs... avec le chantage à la République qui s'effondre... Le réalisateur filme avec une précision quasi-documentaire ce travail minutieux et ingrat, où chaque avancée se heurte à des résistances.

Moll réussit l'exploit de traiter ce sujet brûlant sans manichéisme. Il nous présente une police tiraillée entre agents consciencieux et dérapages systémiques, une institution qui perd peu à peu son caractère républicain. Les allers-retours de l'héroïne vers Saint-Dizier dessinent en creux cette France périphérique déclassée... Laquelle souffre de cette crise de société...

La question vertigineuse du film résonne : comment tenir ensemble quand tout point de vue différent est perçu comme hostile ? Un thriller intelligent, profondément politique, qui refuse les réponses faciles. Effrayant et nécessaire...
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