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On sort un peu désespéré de ce film, mais il est très bon. Léa Drucker incarné son personnage avec toujours autant de talent.
Un film qui interroge beaucoup ..Lea Drucker est une excellente actrice. Elle fait bien passer le message .une réalité dure et difficile au quotidien. Peut on tout faire dans la police ? Et les victimes ? ...heureusement il y a certainement de bonnes personnes dans les deux parties .. un film qui calufe des actes connus .
Salle communicative
meilleur personnage Yaourt
c’est un histoire vrai donc sa rend encore plus effrayant et dangereux quand les flic sont mis devant les fait une mauvaise fois.
spoiler: y a des plan aussi des “archive” Montre la complexité dans la hiérarchie jusqu’ au ministère.
meilleur personnage Yaourt
c’est un histoire vrai donc sa rend encore plus effrayant et dangereux quand les flic sont mis devant les fait une mauvaise fois.
spoiler: y a des plan aussi des “archive” Montre la complexité dans la hiérarchie jusqu’ au ministère.
Ca y est, j'ai vu "Dossier 137", le dernier film de Dominik Moll avec Léa Drucker, un film qui n'a forcément pas plu à certains spectateurs qui ont bloqué sur le sujet en se faisant une fausse idée du message du film, alors qu'il est tout simplement BRILLANT !
Après "La nuit du 12" dans lequel Dominik Moll et son scénariste désormais attitré Gilles Marchand traitaient d'une affaire de fait divers à travers les yeux d'une police quelque peu épuisée, cette fois-ci on suit l'histoire d'une flic de l'IGPN chargée d'enquêter pour éclaircir les faits de blessure grave d'un manifestant en plein cœur des manifestations des gilets jaunes par un tir de LBD. Alors bien sûr, il y a ceux qui s'arrêtent directement là-dessus en accusant le film d'être anti-flic, etc... alors que c'est bien loin d'être le cas.
Mêlant du cinéma de fiction classique avec des vidéos de surveillance ou filmées par des téléphones portables voulant accentuer le côté réaliste du film, "Dossier 137" bénéficie vraiment d'une mise en scène de haut niveau. Mais c'est aussi son écriture, à la fois de son intrigue et de ses personnages qui en font un très grand film. L'intrigue est vraiment passionnante du début à la fin, à la fois dans les scènes d'investigation et dans les scènes de la vie de cette flic, sa famille, ses proches, ses collègues. Et l'écriture de tous les personnages est vraiment impeccable.
Léa Drucker y incarne cette ancienne flics de stups passée à l'IGPN et qui doit au maximum rester neutre dans cette affaire bien que d'un côté se trouve une famille bouleversée par ce qui est arrivée à leur fils, et d'un autre ses collègues flics qui lui reprochent de ne pas les soutenir. Et quel choix de casting !!
Drucker m'impressionne un peu plus à chacun de ses films ! Elle est sans doute l'une des meilleures actrices françaises du moment, et ici encore elle incarne son personnage à la perfection. Notamment dans les scènes d'interrogatoires où elle parvient à garder ce côté impassible face aux accusés qui ignorent encore les éléments qu'elle a contre eux, mais aussi encore dans les scènes plus intimiste avec son ex-mari, ses parents, son fils. Mais le reste du casting est également impeccable.
Contrairement aux accusations que lui font certains, l'intrigue du film n'est vraiment pas à charge contre les flics. Au contraire, elle montre leur fatigue, leur lassitude, leur impuissance qui finit par les user, et qui pourrait les pousser à la faute dans des situations tendues. Mais elle montre aussi que bien sûr il peut y avoir en son sein de mauvais éléments, qui malheureusement font preuve d'un soutien systémique quoi qu'il arrive.
Au final le film montre juste les failles d'un système qui brisent la confiance qu'on a en lui, engendrent des drames et laissent des victimes brisées physiquement ou psychologiquement. Le passage final à ce titre est absolument bouleversant, mais aussi celui où cette témoin explique à la flic les raisons pour lesquelles elle refuse de l'aider.
Alors bien sûr son sujet étant politique, il y a ceux qui prendront parti à fond dans un sens ou dans l'autre en occultant complètement ce qui les dérange dans le film. Mais il y a ceux qui sauront voir dans ce film la juste illustration d'un système qui ne marche plus, à tel point que comme le dit un personnage on se demande s'il sert vraiment à quelque chose.
Brillant à tous les niveaux, "Dossier 137" entre sans hésitation dans mon top des meilleurs films de l'année, et peut-être même mon Top 1.
Après "La nuit du 12" dans lequel Dominik Moll et son scénariste désormais attitré Gilles Marchand traitaient d'une affaire de fait divers à travers les yeux d'une police quelque peu épuisée, cette fois-ci on suit l'histoire d'une flic de l'IGPN chargée d'enquêter pour éclaircir les faits de blessure grave d'un manifestant en plein cœur des manifestations des gilets jaunes par un tir de LBD. Alors bien sûr, il y a ceux qui s'arrêtent directement là-dessus en accusant le film d'être anti-flic, etc... alors que c'est bien loin d'être le cas.
Mêlant du cinéma de fiction classique avec des vidéos de surveillance ou filmées par des téléphones portables voulant accentuer le côté réaliste du film, "Dossier 137" bénéficie vraiment d'une mise en scène de haut niveau. Mais c'est aussi son écriture, à la fois de son intrigue et de ses personnages qui en font un très grand film. L'intrigue est vraiment passionnante du début à la fin, à la fois dans les scènes d'investigation et dans les scènes de la vie de cette flic, sa famille, ses proches, ses collègues. Et l'écriture de tous les personnages est vraiment impeccable.
Léa Drucker y incarne cette ancienne flics de stups passée à l'IGPN et qui doit au maximum rester neutre dans cette affaire bien que d'un côté se trouve une famille bouleversée par ce qui est arrivée à leur fils, et d'un autre ses collègues flics qui lui reprochent de ne pas les soutenir. Et quel choix de casting !!
Drucker m'impressionne un peu plus à chacun de ses films ! Elle est sans doute l'une des meilleures actrices françaises du moment, et ici encore elle incarne son personnage à la perfection. Notamment dans les scènes d'interrogatoires où elle parvient à garder ce côté impassible face aux accusés qui ignorent encore les éléments qu'elle a contre eux, mais aussi encore dans les scènes plus intimiste avec son ex-mari, ses parents, son fils. Mais le reste du casting est également impeccable.
Contrairement aux accusations que lui font certains, l'intrigue du film n'est vraiment pas à charge contre les flics. Au contraire, elle montre leur fatigue, leur lassitude, leur impuissance qui finit par les user, et qui pourrait les pousser à la faute dans des situations tendues. Mais elle montre aussi que bien sûr il peut y avoir en son sein de mauvais éléments, qui malheureusement font preuve d'un soutien systémique quoi qu'il arrive.
Au final le film montre juste les failles d'un système qui brisent la confiance qu'on a en lui, engendrent des drames et laissent des victimes brisées physiquement ou psychologiquement. Le passage final à ce titre est absolument bouleversant, mais aussi celui où cette témoin explique à la flic les raisons pour lesquelles elle refuse de l'aider.
Alors bien sûr son sujet étant politique, il y a ceux qui prendront parti à fond dans un sens ou dans l'autre en occultant complètement ce qui les dérange dans le film. Mais il y a ceux qui sauront voir dans ce film la juste illustration d'un système qui ne marche plus, à tel point que comme le dit un personnage on se demande s'il sert vraiment à quelque chose.
Brillant à tous les niveaux, "Dossier 137" entre sans hésitation dans mon top des meilleurs films de l'année, et peut-être même mon Top 1.
Il est des films qui ne cherchent pas à faire du bruit, mais à faire trace. Dossier 137, réalisé par Dominik Moll, s'inscrit dans cette veine discrète et rigoureuse, où l'ambition du récit se heurte volontairement à la pudeur de la mise en scène. Ni brûlot militant, ni pur exercice de style, ce film chemine dans la zone grise du réel : celle des enquêtes internes, des responsabilités partagées, des violences diffuses et des silences institutionnels.
Le choix du sujet — une enquête menée par l’IGPN sur un tir de flash-ball qui a laissé un jeune manifestant grièvement blessé — pourrait laisser attendre un drame explosif, un polar à charge, ou une dénonciation frontale. Mais Moll choisit une autre voie, plus feutrée, presque austère. Ici, pas de fracas. Juste une progression lente, obstinée, portée par le regard d’une femme chargée de faire la lumière, tout en découvrant qu’elle est, elle aussi, liée à cette affaire d’une façon insidieuse.
Léa Drucker, dans le rôle de Stéphanie Bertrand, incarne cette tension avec une justesse impressionnante. Ni héroïne ni anti-héroïne, elle est une femme de devoir, rigide parfois, dépassée souvent, humaine toujours. Ce qui fonctionne particulièrement bien dans Dossier 137, c’est ce refus de forcer le trait : jamais la caméra ne cherche l’émotion facile. L’éthique du film passe par une retenue formelle presque constante, un refus du spectaculaire — ce qui, par moments, devient sa qualité principale, mais aussi sa limite.
Dominik Moll filme l’enquête comme on dépouille un dossier complexe : étape par étape, témoin après témoin, caméra de surveillance après vidéo amateur. Le rythme est maîtrisé, mais rarement haletant. La tension, elle, est discrète, souterraine, et c’est là une des singularités du film. Le suspense ne tient pas à la révélation finale, mais au processus même de recherche, à ce que cette quête dit de l'État, de la police, de notre société.
La photographie de Patrick Ghiringhelli épouse cette approche : froide, précise, parfois impersonnelle. Les décors sont réalistes, les cadres serrés, les couloirs administratifs ou les chambres d'hôtel deviennent des lieux presque abstraits, où chacun rejoue une vérité partielle. À aucun moment, le film ne cède à la tentation d’illustrer de manière flamboyante son sujet brûlant — ce qui est à la fois admirable et, il faut le dire, un peu frustrant.
Le scénario de Gilles Marchand et Dominik Moll est dense, méthodique, rigoureusement documenté. Mais cette précision a un prix : celui d’un certain effacement émotionnel. Le spectateur assiste à une tragédie sans pathos, une enquête sans explosion dramatique. Même les scènes les plus tendues — comme la confrontation avec les policiers de la BRI, ou la découverte de la vidéo décisive filmée depuis l’hôtel Prince de Galles — sont traitées avec un calme presque clinique. Cela donne une forme de dignité au propos, mais peut aussi engendrer une légère distance.
spoiler: Il faut saluer la qualité homogène de la distribution. Des seconds rôles bien dirigés [spoiler](notamment Sandra Colombo, poignante en mère de la victime, et Guslagie Malanda, étonnamment sobre en femme de chambre témoin-clé) viennent étoffer un tableau où chacun incarne un rouage d’un système bien plus large que lui. [spoiler]Le film, dans sa construction même, refuse le manichéisme : policiers dépassés, justice aveugle, fonctionnaires sincères mais limités. Tout est complexe, et c’est ce qui fait sa force. Mais cette complexité, parfois, bride l’intensité. On observe, on comprend, on s’interroge, sans jamais être totalement bouleversé. Le film a la solidité d’un constat, mais pas toujours la vibration d’une œuvre marquante. L’issue — impossible à trancher, moralement ambivalente, juridiquement insatisfaisante — reflète à merveille les paradoxes du réel, mais laisse un léger goût d’inachevé. Dossier 137 est un film important, mais pas inoubliable. Il impressionne par sa probité, sa construction, sa cohérence. Il interroge sans dicter. Il dérange sans provoquer. Mais il manque d’un souffle — pas d’une grande scène, pas d’un cri, mais peut-être d’un trouble plus profond, d’une aspérité inattendue. Il reste un modèle d’intelligence narrative, un objet maîtrisé, dont la retenue est à la fois la vertu et la limite. On sort de la projection plus lucide, plus conscient, mais avec cette sensation ténue d’avoir assisté à une œuvre qui effleure la grandeur sans totalement l’étreindre.
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Le choix du sujet — une enquête menée par l’IGPN sur un tir de flash-ball qui a laissé un jeune manifestant grièvement blessé — pourrait laisser attendre un drame explosif, un polar à charge, ou une dénonciation frontale. Mais Moll choisit une autre voie, plus feutrée, presque austère. Ici, pas de fracas. Juste une progression lente, obstinée, portée par le regard d’une femme chargée de faire la lumière, tout en découvrant qu’elle est, elle aussi, liée à cette affaire d’une façon insidieuse.
Léa Drucker, dans le rôle de Stéphanie Bertrand, incarne cette tension avec une justesse impressionnante. Ni héroïne ni anti-héroïne, elle est une femme de devoir, rigide parfois, dépassée souvent, humaine toujours. Ce qui fonctionne particulièrement bien dans Dossier 137, c’est ce refus de forcer le trait : jamais la caméra ne cherche l’émotion facile. L’éthique du film passe par une retenue formelle presque constante, un refus du spectaculaire — ce qui, par moments, devient sa qualité principale, mais aussi sa limite.
Dominik Moll filme l’enquête comme on dépouille un dossier complexe : étape par étape, témoin après témoin, caméra de surveillance après vidéo amateur. Le rythme est maîtrisé, mais rarement haletant. La tension, elle, est discrète, souterraine, et c’est là une des singularités du film. Le suspense ne tient pas à la révélation finale, mais au processus même de recherche, à ce que cette quête dit de l'État, de la police, de notre société.
La photographie de Patrick Ghiringhelli épouse cette approche : froide, précise, parfois impersonnelle. Les décors sont réalistes, les cadres serrés, les couloirs administratifs ou les chambres d'hôtel deviennent des lieux presque abstraits, où chacun rejoue une vérité partielle. À aucun moment, le film ne cède à la tentation d’illustrer de manière flamboyante son sujet brûlant — ce qui est à la fois admirable et, il faut le dire, un peu frustrant.
Le scénario de Gilles Marchand et Dominik Moll est dense, méthodique, rigoureusement documenté. Mais cette précision a un prix : celui d’un certain effacement émotionnel. Le spectateur assiste à une tragédie sans pathos, une enquête sans explosion dramatique. Même les scènes les plus tendues — comme la confrontation avec les policiers de la BRI, ou la découverte de la vidéo décisive filmée depuis l’hôtel Prince de Galles — sont traitées avec un calme presque clinique. Cela donne une forme de dignité au propos, mais peut aussi engendrer une légère distance.
spoiler: Il faut saluer la qualité homogène de la distribution. Des seconds rôles bien dirigés [spoiler](notamment Sandra Colombo, poignante en mère de la victime, et Guslagie Malanda, étonnamment sobre en femme de chambre témoin-clé) viennent étoffer un tableau où chacun incarne un rouage d’un système bien plus large que lui. [spoiler]Le film, dans sa construction même, refuse le manichéisme : policiers dépassés, justice aveugle, fonctionnaires sincères mais limités. Tout est complexe, et c’est ce qui fait sa force. Mais cette complexité, parfois, bride l’intensité. On observe, on comprend, on s’interroge, sans jamais être totalement bouleversé. Le film a la solidité d’un constat, mais pas toujours la vibration d’une œuvre marquante. L’issue — impossible à trancher, moralement ambivalente, juridiquement insatisfaisante — reflète à merveille les paradoxes du réel, mais laisse un léger goût d’inachevé. Dossier 137 est un film important, mais pas inoubliable. Il impressionne par sa probité, sa construction, sa cohérence. Il interroge sans dicter. Il dérange sans provoquer. Mais il manque d’un souffle — pas d’une grande scène, pas d’un cri, mais peut-être d’un trouble plus profond, d’une aspérité inattendue. Il reste un modèle d’intelligence narrative, un objet maîtrisé, dont la retenue est à la fois la vertu et la limite. On sort de la projection plus lucide, plus conscient, mais avec cette sensation ténue d’avoir assisté à une œuvre qui effleure la grandeur sans totalement l’étreindre.
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Fidèle à son style sobre et dépouillé, mettant en scène comme dans « La nuit du 12 » les procédures d’investigation comme fil scénaristique, Dominik Moll réalise un thriller politique captivant qui explore la violence policière. Sans manichéisme il dénonce les dysfonctionnements d’une institution qui revendiquerait le droit à l’impunité, le recours à la violence banalisée pour répondre aux injonctions d’un système étatique obsédé par la doctrine du maintien de l’ordre sans aucun discernement.
Avec un montage au cordeau, Dossier 137 interroge le rapport de la nation à ses citoyens, les dérives de l’état de droit qui espère trouver dans la répression par la force le moyen de faire taire toute contestation populaire.
Ce n’est pas un pamphlet contre la Police ou les policiers, c’est un film qui dénonce simplement mais efficacement la diffusion insidieuse de la violence banalisée dans notre société, et il est à ce titre particulièrement utile.
C’est aussi un film qui mérite d’être vu pour la maitrise de sa mise en scène, sa direction d’acteurs, absolument tous remarquables pour incarner leurs personnages et surtout pour la magnifique interprétation de Léa Drucker.
Avec un montage au cordeau, Dossier 137 interroge le rapport de la nation à ses citoyens, les dérives de l’état de droit qui espère trouver dans la répression par la force le moyen de faire taire toute contestation populaire.
Ce n’est pas un pamphlet contre la Police ou les policiers, c’est un film qui dénonce simplement mais efficacement la diffusion insidieuse de la violence banalisée dans notre société, et il est à ce titre particulièrement utile.
C’est aussi un film qui mérite d’être vu pour la maitrise de sa mise en scène, sa direction d’acteurs, absolument tous remarquables pour incarner leurs personnages et surtout pour la magnifique interprétation de Léa Drucker.
Tout à fait le cinéma que je n'aime pas voir car aucunement divertissant mais je dois avouer que le sujet me semble bien traité et bien joué. Je n'ai donc pas aimé mais je reconnais les qualités de ce film qui ravira les amateurs de ce type de cinéma
Dossier 137 met en lumière la fracture profonde entre police et population, mais aussi les tensions internes qui traversent l’institution : ceux qui abusent du système, ceux qui profitent de leur pouvoir, et ceux qui tentent encore d’être de véritables garants de la loi. Le film montre bien comment le fonctionnement actuel de l’IGPN entretient ces dérives, faute d’un contrôle réellement indépendant.
Aujourd’hui, il devient urgent de refonder totalement la « police des polices ». On ne peut plus se contenter d’un système où la police contrôle la police. Il faudrait un véritable organe indépendant, composé non seulement de policiers, mais aussi d’avocats, de professionnels du droit et de citoyens. Un collège pluraliste, capable d’assurer transparence, impartialité et confiance — des valeurs qui se sont largement effritées.
Ce film résonne d’autant plus fort que notre société traverse une crise démocratique sans précédent, où les élites politiques n’écoutent plus réellement les citoyens et utilisent trop souvent leur pouvoir de manière illégitime.
Dans ce contexte, Le Dossier 137 n’est pas qu’un thriller : c’est un miroir tendu à un système en train de se fissurer.
Une œuvre nécessaire et courageuse, qui interroge autant qu’elle dérange.
Aujourd’hui, il devient urgent de refonder totalement la « police des polices ». On ne peut plus se contenter d’un système où la police contrôle la police. Il faudrait un véritable organe indépendant, composé non seulement de policiers, mais aussi d’avocats, de professionnels du droit et de citoyens. Un collège pluraliste, capable d’assurer transparence, impartialité et confiance — des valeurs qui se sont largement effritées.
Ce film résonne d’autant plus fort que notre société traverse une crise démocratique sans précédent, où les élites politiques n’écoutent plus réellement les citoyens et utilisent trop souvent leur pouvoir de manière illégitime.
Dans ce contexte, Le Dossier 137 n’est pas qu’un thriller : c’est un miroir tendu à un système en train de se fissurer.
Une œuvre nécessaire et courageuse, qui interroge autant qu’elle dérange.
Avec Dossier 137, Dominik Moll quitte La nuit du 12 pour entrer dans le jour sale de la République, celui où l’IGPN prétend enquêter sur ses propres chiens de garde.
LBD, Gilets jaunes, vidéosurveillance : tout est là, filmé comme une autopsie froide où chaque image accuse… et, paradoxalement, ne condamne personne.
Léa Drucker porte le film comme on porte un dossier brûlant, sachant qu’à trop remonter la chaîne des responsabilités, on finit toujours par s’étrangler soi-même avec.
Ce polar n’offre ni catharsis ni héros, seulement l’odeur rance de l’impunité : on ne sort pas sonné par un twist, mais un peu honteux d’habiter ce pays-là.
LBD, Gilets jaunes, vidéosurveillance : tout est là, filmé comme une autopsie froide où chaque image accuse… et, paradoxalement, ne condamne personne.
Léa Drucker porte le film comme on porte un dossier brûlant, sachant qu’à trop remonter la chaîne des responsabilités, on finit toujours par s’étrangler soi-même avec.
Ce polar n’offre ni catharsis ni héros, seulement l’odeur rance de l’impunité : on ne sort pas sonné par un twist, mais un peu honteux d’habiter ce pays-là.
D’abord, Dominik Moll, est un cinéaste en qui j’ai entière confiance, et je n’ai pas été déçu….
Ceci dit, la prestation de Léa Drucker est bluffante…..Elle porte le scénario sur ses épaules….Autre point important, ils ne s’agit pas de fustiger la Police ( il y a des gens compétents comme partout), mais de rendre compte d’une « bavure » Je n’aime guère ce mot….Donc relativiser le discours du film…..Pour en revenir au film, la réalisation permet d’accéder à une histoire avec beaucoup de sérieux, manque un soupçon d’émotion parfois ( absence de musique?) et d’esthétisme, corde nécessaire à tout chef d’œuvre….Ce n’est pas le sujet certes, on est proche d’un film choc, d’un film de journaliste qui a un grand mérite….rétablir la justice et donner un éclairage brillant sur les manifestations parisiennes de gilets jaunes…..à découvrir sans hésitation….
Ceci dit, la prestation de Léa Drucker est bluffante…..Elle porte le scénario sur ses épaules….Autre point important, ils ne s’agit pas de fustiger la Police ( il y a des gens compétents comme partout), mais de rendre compte d’une « bavure » Je n’aime guère ce mot….Donc relativiser le discours du film…..Pour en revenir au film, la réalisation permet d’accéder à une histoire avec beaucoup de sérieux, manque un soupçon d’émotion parfois ( absence de musique?) et d’esthétisme, corde nécessaire à tout chef d’œuvre….Ce n’est pas le sujet certes, on est proche d’un film choc, d’un film de journaliste qui a un grand mérite….rétablir la justice et donner un éclairage brillant sur les manifestations parisiennes de gilets jaunes…..à découvrir sans hésitation….
Grand film. Surtout, contre toute attente, j'ai été profondément ému par tout ce que charrie ce récit, d'humain, de complexe, de contradictoire, de subtil, de non-dits et de rage contenue. La mise en scène au cordeau et la justesse de tout le casting participent à la pleine réussite du film. La musique apporte aussi une note romanesque. Et Léa Drucker est tellement juste, précise et subtile, elle exprime des émotions nuancées qui m'ont touché sans que je m'y attende. Décidément, Dominik Moll est un réalisateur impressionnant de maîtrise et de justesse, rares sont les cinéastes comme lui qui allient exigence et film populaire et je suis heureux de constater que le film fédère un public nombreux ! Il y a de l'espoir. A voir, on en sort forcément touché et on garde le film en soi.
Un film juste et formidable. Nous avons passé une excellente soirée au cinéma. Léa Drucker est époustouflante en policière intègre. Le scénario lui permet de questionner son impartialité, en la confrontant aux deux bords qu’elle est sensée défendre : la population civile et la police instrumentalisée par un gouvernement incompétent.
C’est le genre de film (excellent) qui mérite mieux que se contenter de « parler du film ».
Démonstration implacable des faillites de « l’Etat de droit ». Inspiré de faits réels, comment des policiers infligent sans nécessité, « pour le plaisir » ( !) des blessures graves à un jeune manifestant des Gilets Jaunes, et, plus glaçant encore, comment chaque échelon de la hiérarchie avalise, justifie, légitime cette violence d’Etat. La politique de la répression à tout prix : « quoi qu’il en coûte ».
La question qui importe, c’est ce qu’on peut faire d’un tel film. Impeccablement interprété et mené, d’autant plus efficace que ce n’est pas un pamphlet, une charge partisane contre la police : toute conscience mesurée devrait pouvoir entendre ce réquisitoire : comment avoir « confiance en la police », si certains de ses agents exercent la violence au lieu d’en protéger ? Et si les garde-fou mis en place pour limiter les débordements, comme il peut s’en produire dans toute profession, l’IGPN chargée d’enquêter sur les faits, se heurte à l’inertie institutionnelle, à l’ « esprit de corps », et aux arguties juridiques ?
Les enjeux sont clairement exposés, les différents points de vue sobrement illustrés : il y a ceux qui ne veulent pas « salir la police » et préfèrent enterrer les exactions, quand il s’en commet. Mais n’est-elle pas plutôt salie, polluée, rendue suspecte, inquiétante, haïssable par une minorité (on veut l’espérer) de brebis galeuses qui violent la loi au lieu de la faire respecter ? On comprend bien que « ce n’est pas un métier facile », que les conditions de la répression qu’on leur donne comme mission exposent à des erreurs d’appréciation : mais là, il ne s’agit pas de ça. On voit des brutes, qui se font plaisir, en profitant de leur uniforme, et des armes qui vont avec.
Un tel métier ne peut évidemment pas recruter que des philosophes et des poètes. Mais on aimerait savoir, à l’issue de ce film ; quelles précautions sont prises pour du moins écarter les sujets problématiques, les profils à l’équilibre psychologique précaire, enclins à satisfaire des pulsions de violence. Et quelles mesures pour retirer la capacité de nuire à ceux qui n’ont pu être détectés dès l’origine, mais se révèlent dangereux par la suite.
Mais on comprend, à la réaction des principaux responsables, à leurs choix de positions déresponsabilisantes, que là n’est pas la priorité : outre que chacun se couvre, se défausse, selon la politique usuelle du « Pas de vague », du « Circulez, y a rien à voir », on comprend que ces « débordements » servent les intérêts du régime, qui, aux abois, ne recule devant rien pour intimider, effrayer et faire taire ses opposants (on le voit aussi dans Les Braises : logique imparable d’une « Justice » qui condamne mécaniquement un plaignant contre des brutalités policières, à son tour accusé de « rébellion et insultes » par ses agresseurs ... assermentés.) Qu’un gouvernement, débordé, qui jette dans la mêlée des services de police dont le maintien de l’ordre n’est pas le rôle, ni la formation (comme la BRI !), crée les conditions de ces « bavures ». Et que ceux qui ont le pouvoir sont à la fois juge et partie, bénéficiaires et en charge du contrôle de ce déni de démocratie : peu de risques de voir les divers responsables, aux différents niveaux de la chaîne de décisions, sanctionnés ...
Ce qui est glaçant, dans ce film, c’est la question « que faire ? », avec laquelle il nous laisse. Que faire à la place de cette enquêtrice de l’IGPN ? Peut-elle continuer à exercer son métier, malgré son inefficacité flagrante ? Au fond, l’existence d’un service de « contrôle » de la police a plutôt une fonction d’alibi, de caution démocratique : « rassurer » sur la possibilité d’un tel contrôle. Que tout a été fait « dans les règles ». Ce dont s’acquitte chacun des personnages, avec une mauvaise foi époustouflante : un manque d’esprit de responsabilité inquiétant.
Que faire en tant que citoyen, acteur et potentielle victime de cette farce grinçante ? Perpétuer le cycle stérile des manifestations de « protestation » (et y subir le risque de blessure pointé par le film !), dont aucun rapport de forces ne peut faire aboutir le exigences ? Assister, impuissant, à cette confiscation de la liberté d’expression, souvent brandie comme preuve de la nature démocratique de notre société, et réduite en réalité (pour combien de temps, encore ...) à la possibilité de faire un film sur le sujet ?
Les partisans de la censure, de la brutalité pour réprimer les contestations, de l’ « ordre à tout prix », font un mauvais calcul : ils ne se rendent pas compte que seule cette concession de pouvoir au moins exprimer son mal-être, sa colère contre les inégalités et injustices de nos sociétés, faute de pouvoir y changer grand-chose, constitue un rempart contre les révoltes désespérées. Quand les Puissants se retranchent derrière des murailles, ils ne laissent pas d’autre choix à ceux qu’ils oppriment que de les renverser.
Démonstration implacable des faillites de « l’Etat de droit ». Inspiré de faits réels, comment des policiers infligent sans nécessité, « pour le plaisir » ( !) des blessures graves à un jeune manifestant des Gilets Jaunes, et, plus glaçant encore, comment chaque échelon de la hiérarchie avalise, justifie, légitime cette violence d’Etat. La politique de la répression à tout prix : « quoi qu’il en coûte ».
La question qui importe, c’est ce qu’on peut faire d’un tel film. Impeccablement interprété et mené, d’autant plus efficace que ce n’est pas un pamphlet, une charge partisane contre la police : toute conscience mesurée devrait pouvoir entendre ce réquisitoire : comment avoir « confiance en la police », si certains de ses agents exercent la violence au lieu d’en protéger ? Et si les garde-fou mis en place pour limiter les débordements, comme il peut s’en produire dans toute profession, l’IGPN chargée d’enquêter sur les faits, se heurte à l’inertie institutionnelle, à l’ « esprit de corps », et aux arguties juridiques ?
Les enjeux sont clairement exposés, les différents points de vue sobrement illustrés : il y a ceux qui ne veulent pas « salir la police » et préfèrent enterrer les exactions, quand il s’en commet. Mais n’est-elle pas plutôt salie, polluée, rendue suspecte, inquiétante, haïssable par une minorité (on veut l’espérer) de brebis galeuses qui violent la loi au lieu de la faire respecter ? On comprend bien que « ce n’est pas un métier facile », que les conditions de la répression qu’on leur donne comme mission exposent à des erreurs d’appréciation : mais là, il ne s’agit pas de ça. On voit des brutes, qui se font plaisir, en profitant de leur uniforme, et des armes qui vont avec.
Un tel métier ne peut évidemment pas recruter que des philosophes et des poètes. Mais on aimerait savoir, à l’issue de ce film ; quelles précautions sont prises pour du moins écarter les sujets problématiques, les profils à l’équilibre psychologique précaire, enclins à satisfaire des pulsions de violence. Et quelles mesures pour retirer la capacité de nuire à ceux qui n’ont pu être détectés dès l’origine, mais se révèlent dangereux par la suite.
Mais on comprend, à la réaction des principaux responsables, à leurs choix de positions déresponsabilisantes, que là n’est pas la priorité : outre que chacun se couvre, se défausse, selon la politique usuelle du « Pas de vague », du « Circulez, y a rien à voir », on comprend que ces « débordements » servent les intérêts du régime, qui, aux abois, ne recule devant rien pour intimider, effrayer et faire taire ses opposants (on le voit aussi dans Les Braises : logique imparable d’une « Justice » qui condamne mécaniquement un plaignant contre des brutalités policières, à son tour accusé de « rébellion et insultes » par ses agresseurs ... assermentés.) Qu’un gouvernement, débordé, qui jette dans la mêlée des services de police dont le maintien de l’ordre n’est pas le rôle, ni la formation (comme la BRI !), crée les conditions de ces « bavures ». Et que ceux qui ont le pouvoir sont à la fois juge et partie, bénéficiaires et en charge du contrôle de ce déni de démocratie : peu de risques de voir les divers responsables, aux différents niveaux de la chaîne de décisions, sanctionnés ...
Ce qui est glaçant, dans ce film, c’est la question « que faire ? », avec laquelle il nous laisse. Que faire à la place de cette enquêtrice de l’IGPN ? Peut-elle continuer à exercer son métier, malgré son inefficacité flagrante ? Au fond, l’existence d’un service de « contrôle » de la police a plutôt une fonction d’alibi, de caution démocratique : « rassurer » sur la possibilité d’un tel contrôle. Que tout a été fait « dans les règles ». Ce dont s’acquitte chacun des personnages, avec une mauvaise foi époustouflante : un manque d’esprit de responsabilité inquiétant.
Que faire en tant que citoyen, acteur et potentielle victime de cette farce grinçante ? Perpétuer le cycle stérile des manifestations de « protestation » (et y subir le risque de blessure pointé par le film !), dont aucun rapport de forces ne peut faire aboutir le exigences ? Assister, impuissant, à cette confiscation de la liberté d’expression, souvent brandie comme preuve de la nature démocratique de notre société, et réduite en réalité (pour combien de temps, encore ...) à la possibilité de faire un film sur le sujet ?
Les partisans de la censure, de la brutalité pour réprimer les contestations, de l’ « ordre à tout prix », font un mauvais calcul : ils ne se rendent pas compte que seule cette concession de pouvoir au moins exprimer son mal-être, sa colère contre les inégalités et injustices de nos sociétés, faute de pouvoir y changer grand-chose, constitue un rempart contre les révoltes désespérées. Quand les Puissants se retranchent derrière des murailles, ils ne laissent pas d’autre choix à ceux qu’ils oppriment que de les renverser.
Un film qui secoue et qui responsabilise tout le monde. Très bien fait. Il fait vraiment comprendre que les négociations par la manifestation n’est absolument pas une bonne solution.
Film bien fait et palpitant. Un aspect néanmoins est totalement passé sous silence comme si l'idée même en était répréhensible, c'est la responsabilité morale de parents qui incitent leurs adolescents à participer à des manifestations de foule en général, annoncées violentes de surcroit. A l'heure où la précaution maximale est érigée en principe, comment peut on prôner le droit à la manifestation pour tous en croyant que la police qui doit protéger tout le monde ne commettra aucun excès ou bavure...
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