Dossier 137
Note moyenne
4,1
7199 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

674 critiques spectateurs

5
89 critiques
4
375 critiques
3
135 critiques
2
42 critiques
1
15 critiques
0
18 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Clonie
Clonie

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2025
Film engagé assez percutant grâce à des acteurs remarquables, surtout l'actrice principale dans le rôle de l'inspectrice à la recherche de la vérité. Un grand bravo!
Pierresicard5734
Pierresicard5734

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2025
Un film qu’il faut voir. Certains moments paraissent un peu artificiels et on a de la peine à y croire. Mais l’ensemble tient le coup et c’est vraiment courageux de s’attaquer à un sujet aussi difficile que celui des violences policières…
juste1zeste
juste1zeste

2 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2025
Je ne me suis pas ennuyée une minute! c'est très bien documenté. Et ce n'est jamais manichéen. Les policiers sont sous pression et peuvent comme tout citoyen dépasser les limites, commettre des délits. Et certains très certainement n'ont rien à faire dans la police, c'est un fait. Mais se pose la question de comment faire appliquer des sanctions vis à vis de ces bavures dans un milieu très protégé, avec des syndicats puissants, où règne une certaine omerta et on se couvre les uns les autres (comme le dit si bien la jeune femme qui vit en banlieue, aucun ne se fait jamais virer). J'ai trouvé le film puissant de par le travail minutieux de documentation de Dominik Moll et le jeu très impliqué de Léa Drucker, qui malgré son illustre nom et le milieu protégé dont elle est issue, brille par son authenticité et est l'anti-star par excellence.
Cadreum
Cadreum

91 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2025
Qui est le film ?
Avec Gilles Marchand, compagnon d’écriture de longue date, Dominik Moll poursuit ce qui ressemble de plus en plus à une trilogie ouverte par Seules les bêtes et prolongée par La Nuit du 12. Dossier 137 s’installe au cœur de l’IGPN, endroit fantasmé, opaque et dépourvu d’angles morts, pour suivre l’enquête autour d’un tir policier lors d’une manifestation "gilets jaunes", un tir qui a touché un jeune manifestant, Guillaume Girard. Tout est là, sous nos yeux, les preuves comme les coupables, et reste cette question : que se passe-t-il, exactement, pour qu’un pays doté d’institutions, de lois et d’images ne parvienne plus à sanctionner ce qui devrait l’être ? Dossier 137 observe une nation en doute, une nation qui a honte de ses institutions, et qui tente par l'intermédiaire d'une enquête, de recomposer un réel en se rapprochant autant que possible du présent des faits.

Par quels moyens ?
Moll aborde ce « film d’après » avec la grammaire du film-dossier, un assemblage de fiction traversé par des images réelles. La procédure policière n’est plus un cadre, mais un langage. Les enquêteurs accumulent les vidéos, recoupent, remontent, et le film expose cette fabrique du sens : on voit naître une vérité circonstancielle, fragile, changeante, qui dépend autant de l’image que de celui qui la regarde. La neutralité affichée se révèle une pratique, un instrument qui met à l’épreuve la capacité du récit à recomposer l’événement.

Le point de vue adopté, celui de l’IGPN, est à lui seul un pari. Il oblige à quitter la tension binaire entre manifestants et policiers, pour se placer dans un entre-deux où tout est question d’interprétation. Elle permet de s’abstraire de l’opposition manichéenne « police vs manifestants » et d’obliger le spectateur à contempler la pluralité des lectures. Mais cette neutralité a un coût narratif : elle dilue la passion, transforme en analystes des sujets qui, dans la rue, vivent la douleur autrement. La figure de Stéphanie, portée par une Léa Drucker fabuleuse, cristallise ces tensions. Elle défend une institution qu’elle doit examiner, incarne l’autorité tout en suspectant ses dérives.

Au cœur du film, les images prolifèrent : Moll met au centre l’obsession contemporaine : si tout se voit, comment se forme le sens ? Le film déconstruit l’illusion de l’image transparente (vidéos amateurs, caméras de surveillance, posts) et montre leur plasticité interprétative. Les images démantèlent les récits, mais elles ne constituent pas une vérité évidente ; elles sont l’objet d’interprétations politiques.

Le montage, structuré comme une mosaïque, joue un rôle essentiel. Plans fixes sur écrans, auditions, extraits d’archives… Moll montre comment une version des faits se fabrique, comment des fragments s’agencent pour produire une hypothèse. Mais à force d’éclairer, le film flirte avec le didactisme. Ici, tout doit être démontré, articulé, mis en relation. C’est à la fois la force et la limite du film : la démonstration devient parfois trop précise, trop refermée sur elle-même, réduisant la part d’opacité qui fait la matière du réel.

Où me situer ?
J’en retire un film qui parvient à rendre visible ce qui d’ordinaire se dissimule, un film qui cartographie la chaîne de responsabilités sans jamais céder au confort du coupable unique. J’y vois aussi ses prudences, cette neutralité qui hésite parfois entre nuance et frilosité, mais ce flottement me semble l’exact miroir de notre époque où chaque image devient suspecte, chaque récit contesté, chaque vérité pulvérisée par la multiplicité des regards. Le film réussit beaucoup : un montage qui pense, des acteurs dirigés avec précision, une enquête rendue sensible dans sa méthode. Il échoue parfois là où il voulait toucher plus profondément : quelques passages didactiques, une émotion qui se dissipe dès que la victime se réduit à un dossier.

Quelle lecture en tirer ?
Ce que Dossier 137 laisse derrière lui, c’est une question plus qu’un verdict. Une question qui naît des images mêmes du film et de la façon dont elles circulent entre les personnages : comment continuer à faire société quand ce que l’on voit ne suffit plus à ce que l’on croit ? Le film montre l’enquête comme une tentative désespérée de recoller le réel, de fabriquer un récit commun à partir de morceaux contradictoires.
fraivert
fraivert

6 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2025
Quête indispensable de vérité dans ce thriller social sur le rôle et la responsabilité des forces de l’ordre. Et les failles des uns et des autres. Léa Drucker est admirable et la mise en scène au cordeau.
Cam Pattier
Cam Pattier

26 abonnés 309 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2025
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, et au final c’est un film vraiment solide.
L’enquête est prenante, avec un vrai suspense autour des vidéos et de ce qui s’est réellement passé, et on se laisse rapidement embarquer.
Léa Drucker est excellente, elle apporte beaucoup de tension et de crédibilité à l’histoire.
L’ambiance assez froide fonctionne bien, et la mise en scène reste simple mais vraiment maîtrisée.
Il y a quelques passages un peu plus lents, mais globalement ça se suit très bien.
Un bon thriller social, efficace et bien joué, qui reste en tête après le générique.
mathieu leblanc
mathieu leblanc

2 abonnés 83 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2025
Alors oui, à de nombreuses reprises les mots sonnent lourds, empesés dans la bouche des personnages. Mais voilà un film qui vous saisit dans un étau émotionnel et intellectuel rare. Étau du mouton noir de l'IGPN. Étau du peuple des victimes. De la justice qu'on étrangle. De la police dans son ensemble. Étau qui vous serre et vous serre la gorge jusqu'à l'ultime seconde. Sans rien abandonner à la simplicité de la grâce ou à l'intégrité du coeur. Une oeuvre essentielle.
Clem Lepic
Clem Lepic

64 abonnés 383 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2025
Film digne d'un documentaire sur les violences policières et le rôle de l'IGPN pour rétablir la justice. Malgré le très bon jeu de Léa Drucker, le film est assez plat et sans relief.
eduardomig
eduardomig

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2025
Excellent thriller qui combine des éléments de tension, d'émotion mais aussi de réflexion "équilibrée" en profondeur sur le piètre état de la police en France. Salle pleine et silence sépulcral de bout en bout. Le résultat : c'est un excellent déclencheur de l'assainissement de la police en France, pas simplement des brebis galeuses et des fachos mais aussi de la tête de l'hydre qui se trouve dans les ministères et au sommet de la hiérarchie.
Isa barbie
Isa barbie

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2025
Excellent film qui mérite amplement un 5 (pourquoi mettre un 4 quand on trouve le film excellent ?). Sujet sensible et très intéressant. Une interprétation magistrale de Léa Drucker qui sera je l’espère couronnée d’un César. Bonne séance !
Jean De Villers
Jean De Villers

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 novembre 2025
Bon film , Léa Drucker est parfaite dans cet épisode dramatique durant les manifestations des gilets jaunes .
dkp broc
dkp broc

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2025
Film impeccable, aucun défaut. J'y suis allé à reculons, mais je n'ai pas regretté. Une enquête policière comme un polar, saupoudrée de social. Le scénario est précis, ciselé jusque dans le langage admistratif utilisé par les acteurs tous bons. Pas de pathos, des faits glacants. Un excellent moment de cinéma à rapprocher du film les algues vertes pour le côté enquête
Sylvie
Sylvie

22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2025
Film bien interprété, intéressant, et finalement révélateur d'une certaine façon. Les acteurs, l'histoire, tout match. J'ai bien apprécié l'ambiance du film et la simplicité de l'ensemble: pas de fioritures !
Totoscope
Totoscope

12 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2025
Avec Dossier 137, Dominik Moll continue de repousser les limites du polar social. Comme dans La Nuit du 12,il part d’une enquête présentée comme un simple fait divers pour révéler un phénomène systémique. Le tout à travers un récit très documenté, inspiré de faits réels et nourri par une longue immersion au sein des véritables services de la “police des polices”.

L’histoire d’une enquêtrice de l’IGPN chargée de faire la lumière sur une affaire de violence policière pendant les manifestations des Gilets Jaunes. Ainsi, en partant d’une situation particulière, individuelle, il bâtit un discours global, politique, qui interroge le fonctionnement même de l’institution policière. Mais sans jamais tomber dans la dénonciation aveugle ou le manichéisme.

Au contraire, en s’en tenant aux faits, avec une précision clinique et en en disséquant chacun des rouages, il offre une autopsie complète de cette institution. Alors oui, il pointe du doigt les dérives du maintien de l’ordre et les violences policières. Mais il en analyse aussi les causes : manque de moyen, manque de préparation, détournement de leur fonction pour protéger les institutions davantage que pour protéger le peuple. Enfin et surtout : la chape de plomb, la culture du silence et du soutien inconditionnel malgré les dérives et in fine l’impunité totale.

Il montre que ce n’est pas une question d’amour mais une question de confiance. On se fiche de savoir si on aime ou pas la police, en revanche comment peut-on faire société si on n’a plus confiance en elle ? Et comment faire confiance à une institution intouchable, que rien ne semble pouvoir remettre en cause, même l’évidence des faits ?

Car finalement c’est l’histoire d’une désillusion, celle d’une enquêtrice qui tente de faire son travail mais dont tout l’empêche de le faire. Travaillant au sein de l’IGPN, un service dénigré, critiqué voir même détesté, accusé de trahison par les policiers autant qu’il est accusé de complicité par le reste de la population. Mais surtout un travail qui semble inutile, puisque la vérité n’a aucun impact dans une institution qui est sacralisée et où règne la mécanique du soutien inconditionnel, quels que soient les faits. Comme si reconnaître ses torts serait lui porter atteinte. Et au final, tout cela semble créer le terrain propice à ce qu’il soit plus facile d’être un mauvais flic qu’un bon.

C’est d’une densité et d’une richesse narrative proprement folle. Le film traite également en creux des fractures sociales, de l’enjeu des réseaux sociaux et même des biais discriminatoires dont sont victimes ceux qui n’ont pas attendu les Gilets Jaunes pour découvrir les violences policières.

Un film d’une grande puissance politique grâce à sa justesse, son application et évidemment ses qualités cinématographiques qui en font une œuvre remarquable. Il travaille le réel de façon passionnante, la procédure de l’enquête étant elle-même intégrée au cœur de l’écriture, de la mise en scène et du montage, tous trois maîtrisés à la perfection. La construction narrative est exemplaire, c’est didactique, tout est fluide et cohérent. Et ça reste un film très divertissant, un excellent thriller d’enquête sur une injustice avec certaines séquences qui sont purement des scènes de cinéma de genre. Le tout soutenu par un rythme, un découpage et un montage eux-aussi ultra maîtrisés. Il parvient également à incruster avec beaucoup d’habileté les véritables images d’archives des gilets jaunes et des violences, la place des vidéos étant centrales dans un contexte où les faits reprochés sont systématiquement niés, jusqu’à en devenir comique. Toute la question du film étant : comment faire parler les images ?

En cela, c’est aussi un film sur le regard, puisqu’ici les personnages n’ont que cette possibilité : voir, regarder, en boucle. Constater rien d’autre. Et formellement c’est un empilement de regards qui nous pose nous-mêmes, spectateurs, en observateurs.

La preuve qu’on peut être divertissant et haletant, sans perdre en subtilité, en rigueur et en intelligence, le tout en parvenant à transmettre un message puissant. Une puissance atteinte sans tomber dans la sentence ou le propos radical et bourrin. Au contraire, cette puissance repose ici sur la précision et la justesse.

Une précision qu’on retrouve, comme toujours, dans le jeu de Léa Drucker, excellente dans le rôle d’un personnage qui évolue, qui semble prendre conscience, de l’intérieur, des dysfonctionnements d’une institution en laquelle elle a encore foi au début, étant persuadée de servir à quelque chose. Mais qui va progressivement évoluer, en créant du lien, en amenant une part d’humain dans un travail qui lui demande de ne pas l’être. Un personnage en conflit entre loyauté et justice. Et qui, progressivement, va se rendre compte qu’elle n’a aucun contrôle, qu’elle peut enquêter, mettre en accusation mais uniquement des individus, qui ne seront jamais vraiment punis et, surtout, dont les actes ne sont que les conséquences d’un système qui lui ne sera jamais remis en cause. D’où ce sentiment d’impuissance et ce bouillonnement interne qu’on sent monter petit à petit.

Bref, Dossier 137 travaille le réel de façon passionnante. C’est avant tout un récit d’injustice. Pas une dénonciation de la police, mais l’étude des dérives d’une institution gangrenée, qui pointe du doigt les dysfonctionnements, accuse un système malade mais qui, en même temps, montre qu’une réconciliation est possible. Seulement pour qu’elle soit possible il faut être capable de voir les problèmes, de reconnaître les dérives, et de les nommer clairement, ce qui, en l’état actuel des choses, semble difficile. En cela c’est un film qui a identifié les problèmes mais reste relativement fataliste. Un film qui donne la parole à tout le monde, dans une société divisée et fermée au dialogue, avec cette question : “Comment on tient ensemble ?”
Emmanuel d
Emmanuel d

31 abonnés 149 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2025
Très bon film sur les violences policières pendant la crise des gilets jaunes. Léa Drucker est fantastique !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse