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mazou31
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4,0
Publiée le 20 mai 2026
Dominique Moll s'empare d'un sujet brûlant d'actualité : les violences policières et les mécanismes opaques de l'enquête interne qui s'ensuit. La mise en scène, sobre et rigoureuse, privilégie la tension du quotidien bureaucratique à tout spectaculaire facile, ce qui confère au film une crédibilité rare dans le cinéma français contemporain. Le scénario, solidement construit, déroule son intrigue avec une efficacité redoutable, évitant les manichéismes attendus pour explorer les zones grises morales et institutionnelles. On regrettera toutefois quelques longueurs dans la partie centrale, où le récit peine légèrement à renouveler ses enjeux. Léa Drucker, une nouvelle fois magistrale, porte le film avec une intensité contenue et juste, incarnant une enquêtrice tiraillée entre conscience professionnelle et pressions hiérarchiques. Le reste du casting, homogène et solide, contribue à la sensation d'un cinéma ancré dans le réel. Moll signe une œuvre engagée sans jamais verser dans le pamphlet, ce qui est peut-être son tour de force le plus admirable.
En pleine crise des gilets jaunes, une enquêtrice de l’IGPN est chargée d’un dossier dans lequel un jeune manifesté à fait l’objet d’un tir de LBD en plein visage par des policiers lors d’une manifestation. Tiré de faits réels, le long-métrage de Dominik Moll est exemplaire par la rigueur de son écriture que de sa mise en scène aussi précise que factuelle dans sa mécanique. Le récit édifiant tire dans une zone grise dans laquelle la violence devient systémique et banalisée par le système tout en posant une réflexion sur le mépris et la lutte de classe sociale. Le réalisateur dans la continuité de son précédent long-métrage est état de grâce en offrant un long-métrage tout aussi passionnant qui accroche le spectateur dès la première minute et ne relâchera jamais son étreinte jusqu’au générique.
Dominik Moll tente une resucée de son excellent La nuit du 12, mais cette fois la mayonnaise ne prend pas. Là où le rythme millimétré avait alpagué dès les premières minutes, ici il induit un désintérêt quasi total pour un postulat moins intéressant et qui ne parvient pas à tenir la distance.
Ce film est glaçant et donne envie de pleurer... C'est l’histoire de la faillite de l’État qui ne protège plus ses salariés, qui joue à pas vu pas pris. Les femmes s’engagent dans leur fonction mais sont empechées d’aller jusqu'au bout de leur mission, les hommes de la police sont solidaires mais se découvrent lâches...parce qu’ils endurent trop... sont mal drivés et mal equipés... Tout le monde se retourne contre tout le monde... et finit par avoir peur et être déçu de l’autre. Zaï zaï zaï se transforme en aïe aïe aïe... J’ai mal à ma France. Un film excellent...A voir
Inspiré d'un ensemble d'histoires vécues, ce film est censé être une "fiction" très bien scénarisée tout en étant une sorte de documentaire bien fouillé et équilibré relatif au fonctionnement de l'IGPN, mais aussi au travail très difficile des policiers anti-émeutes, avec, hélas, d'inévitables excès voire "bavures" graves, souvent montées en épingle et qui nuisent fortement à l'image générale de la police aux yeux de la population. A travers une enquête complète sur un grave dysfonctionnement d'un groupe de policier sde la BRI, on est confronté au travail des enquêteurs, très complexe du fait du droit français fort circonvolutionné, et très délicat quand il s'agit de policiers qui traquent les fautes d'autres policiers, surtout dans des climats de haute tension sociale. Tout y passe, sans exagération et sans dissimulation, de la difficulté à réunir des preuves matérielles à persuader des témoins de collaborer, de la collision inévitable avec les syndicats aux pressions hiérarchiques et politiques, de l'humanité personnelle des enquêtrices et enquêteurs à leursz vies individuelles et familales, souvent difficiles du fait de leur mérier particumlier... Un film sans parti pris, sans manichéisme, qui ne cherche pas embrigader dans un sens ou dans un autre, mais qui met le spectateur devant les faits et des problèmes sans vraies solutions, tout en ouvrant mieux les yeux sur l'importance d'une police dans nos sociétés modernes, mais aussi d'une police des polices...
Ce film est un modèle du genre : bien que pas directement basé sur ce fait réel, il s'inspire d'un incident similaire pour scénariser l'équilibre complexe du maintient de l'ordre face à la pression. Et ce qui est bien vu, c'est de ne pas prendre parti : l'enquêtrice a bien sa vision des choses mais elle n'est pas seule et des intérêts plus globaux interviennent également. "C'est peut-être des cow-boys mais c'est pas eux qui ont inventé le far west". Lea Drucker est formidable et repartira avec un César (le film ayant eu une tonne de nominations également).
Dossier 137 m’a intéressé surtout pour son sujet, parce qu’on est plongé dans quelque chose de très concret et actuel. J’ai aimé cette approche assez froide, presque neutre, qui montre comment une enquête se déroule de l’intérieur, avec tout ce que ça implique comme pression et zones floues.
Ce que j’ai trouvé fort, c’est ce côté réaliste, sans chercher à en faire trop. Le film prend le temps, il installe une ambiance assez tendue, mais tout reste très contenu.
Par contre, c’est justement ce côté très posé qui m’a un peu freiné. J’ai trouvé que ça manquait parfois d’émotion ou d’impact, et je suis resté un peu à distance.
Ça reste un film sérieux et intéressant, mais qui ne m’a pas totalement marqué. Note : 3/5
Intense, dramatique et source de questionnements. Un très beau film super bien ficelé. Le casting est impeccable. Lea Drucker joue parfaitement bien et s'efface totalement derrière son personnage. Le sujet est intéressant et un vrai sujet d'actualité. La réalisation est bonne et on a beaucoup d'empathie des deux côtés. Vraiment un très beau film qui traite d'un sujet sensible tout en essayant d'avoir une impartialité.
Ce film s'inspire de faits reels mais évidemment ce n'est pas un fait reel dans le film mais ca montre bien a quel point l'IGPN a les main et pieds lier entre les syndicats factieux de police et le ministère de l'intérieur.
C'est mon premier film de Dominik Moll et c'est une excellente pioche. Presque un documentaire, "Dossier 137" est une immersion fascinante à l'IGPN, apportant un élcairage essentiel sur son travail avec, en plus, le choix d'une affaire ô combien clivante (les gilets jaunes). Peut-être voit-on un peu trop Léa Drucker qui, néanmoins, crève l'écran. Et les scènes hors enquête (de "comédie") ne sont pas toujours très réussies. Mais autrement, rien à dire, c'est neutre dans son traitement, avec toutes les nuances nécessaires. Moll, c'est du solide.
Léa Drucker porte (presque) à elle seule le poids de cette enquête et de l’atmosphère qui s'y dégage. Charismatique dans son extrême simplicité, l’enquêtrice de la Police des Polices ira jusqu'au bout pour découvrir la vérité sur ce jeune homme grièvement blessé d'un tir de flashball lors des émeutes des gilets jaunes en 2018. Affaire bien réelle qui nous emmène vers les ficelles et les coulisses des services de la République avec ses scandales et son omerta. L'affaire est très intéressante à suivre sans en faire trop, dans une certaine simplicité et sincérité. C'est une belle réussite.
Encore un film documentaire sur l’intolérable et aveugle violence policière. J’aurais aimé voir aussi un film documentaire sur l’intolérable et aveugle violence d’un certain extrêmisme politique auquel fait face cette institution qui protège les fondements de notre république. Lea Drucker est parfaite dans son registre comme également le tournage et le découpage du film. Cependant je n’ai pu aller jusqu’a sa fin tant je l’ai trouvé gravé de subjectivité et de parti pris.