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Deroo Blar
1 abonné
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3,0
Publiée le 29 mars 2026
Comme une impression de téléfilm pour ma part.
Je suis un peu passé à côté sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi. Je pense en fait que j'aurai aimé qu'on parle des injonctions que de simples policiers ont reçu. La dimension aurait sans doute été autre, plus politique.
Après, il faut pouvoir accepter les angles choisis par la réalisation.
Certains disent que le film ne prend pas parti, je pense que c'est tout le contraire mais forcément il faut contre balancer un peu. En contre partie il est bon de parler des débordements et de rendre justice aux victimes. Sauf que les victimes sont ( selon moi ) tout le monde sauf les décideurs.
Le cas évoqué ici est justement sans équivoque, ne découle pas d'injonction, il est dramatique et le film salue aussi la mémoire de ceux qui se battent contre des moulins à vent pour rendre la justice.
Léa Drucker m'impressionne à chaque fois que je la vois, c'est une grande actrice.
Chaque film a des objectifs différents, je l'ai regardé sans savoir de quoi il parlait et je m'attendais à du divertissement. Ce n'est pas du divertissement mais un film social.
Rien de neutre dans ce film. Quand on choisit de raconter l’histoire d’un manifestant innocent et de policiers coupables on a un a priori anti police. Moi j’ai vu beaucoup plus de manifestants enragés cassant et pillant tout sur leur passage. Mais D. Moll a préféré voir 2 flics coupables … Lea Drucker interprète bien son role d’ex flic qui préfère passer son temps à traquer les siens plutot que les casseurs et les bandits
Toujours intéressant les films qui dénoncent certains travers de notre société et de nos institutions assez bien retranscrit dans ce film bien que cela reste du cinéma. J'adore Léa Drucker et elle porte ce film, mais je suis un peu déçu que son rôle n'évolue pas et qu'elle reste prostrée dans son attitude aussi peu expressive. Ces entretiens que ce soit avec les victimes où son discours est minimaliste et avec peu d'empathie, ou que ce soit dans son service où elle manque d'énergie face à une bavure flagrante et une hiérarchie fuyante.
Quelle intensité ! Au coeur d’une enquête de l’IGPN, on découvre une problématique de sens : « votre travail ne sert à rien » dixit une mère de victime de violence policière. Cette mission force le respect car elle essaie, contre la vindicte de l’institution policière. Et DRUCKER est admirable dans ce rôle ingrat et pourtant tellement humaniste de justicière intègre. Les discussions intenses se succèdent : avec son fils, avec les présumés coupables, avec les autorités, avec son ex (policier lui-même)… Et l’épilogue est terriblespoiler: (le biais de procédure est invoqué) . Intense !
Vraiment décevant! Film très engagé. Pas sûr que notre police ait besoin de ce film à charge.. Léa Drucker porte le film et mérite son Cesar mais plus de profondeur aurait été souhaité dans le scénario pour dire ce que c’est un bon film et pas un téléfilm.
Dossier 137 est un film d'enquête maîtrisé sur des membres de police qui sont allés trop loin au cours d'une manifestation. Le style est sobre, proche de Enquête sur un scandale d'Etat, et j'ai beaucoup aimé le personnage de Léa Drucker, méthodique, rigoureuse, qui a parfois besoin d'entorses au règlement pour accélérer l'enquête.
Ce film montre à quel point il peut être difficile de prouver juridiquement un acte terrible, et ce malgré l'évidence. Les prévenus font preuve d'une intelligence fourbe et Stéphanie a bien du mal à progresser devant tant de mauvaise foi. C'est un film qui parle de la lenteur de la justice, c'est orienté et suggère de profondes lacunes dans le fonctionnement de la DGSE, qui a bien du mal à punir lorsque nécessaire. Quelques images documentaires posent le contexte, grave inquiétant, des violences policières. Si vous aimez les films d'enquêtes, je recommande.
Froide, analytique, la mise en scène épouse parfaitement, à l'instar de l'interprétation millimétrée de Léa Drucker, le travail minutieux d'enquête mené par l'IGPN. Evitant manichéisme ou partialité, à l'inverse de partis politiques ou de personnes à la pensée binaire, le récit atteint un équilibre remarquable entre les différents paramètres de l'histoire, les (res)sentiments opposés, les considérations micro ou macro structurelles. Illustrant la lassitude, la colère, le désarroi des protagonistes aux motivations et actions compréhensibles (sans que cela les rende nécessairement excusables), l'intrigue réussit à nous faire percevoir deux visions du monde distinctes, antagonistes, irréconciliables (?). Un constat amèrement lucide.
excellent film inspiré d'un fait divers. entièrement porté par Léa Drucker, le film décortique le déroulement de l'enquête. j'en suis ressorti, scandalisé devant le laxisme de la justice envers les forces de l'ordre. On ne connait pas la fin du verdict, mais nous fait réfléchir à notre chère police, et ses libertés envers les manifestants.
Dominik Moll parvient encore à surprendre et nous livre un thriller exceptionnel et bouleversant dont la sobriété, l'intelligence et le rythme le rapproche du chef d'oeuvre. On n'est pas loin du film parfait, le film qui passionne, qui intrigue. qui émeut, qui fait sourire, qui fait souffrir et qui fait reflechir. il questionne notre rapport à la violence, à la police et à la justice. Un film nécessaire qui refuse la simplicité et qui élève le débat. Léa Drucker est exceptionnelle.
Après la réussite de « La Nuit du 12 », césar du meilleur film en 2022, Dominik Moll retrouve le milieu de la police française en se plaçant non pas du côté de la police criminelle mais du côté de l’IGPN, plus connue sous le qualificatif de la « police des polices ». La style du réalisateur est rapidement identifiable avec une sobriété dans le jeu d’acteur et la froideur de la réalisation qui donne au film un côté désespéré. En ancrant son scénario dans le réel et une période contemporaine et proche (les émeutes des gilets jaunes de 2018), comme il avait pu le faire sur le fait-divers de « La Nuit du 12 », le réalisateur fait le choix du réalisme. Ici, pas d’enquête riche en rebondissements et en action. Le film propose une reconstitution progressive des faits avec une méticulosité probablement proche du véritable travail d’enquête. Le scénario a aussi la qualité de ne pas choisir un camp. Pas de « police bashing » excessif ou de glorification ou de défense non justifiée de la Police, la nuance est de rigueur. La réalisateur met en avant aussi la lourdeur administrative des procédures et de la justice où un rien peut faire basculer la légitimité d’une enquête voire d’un procès à venir. Cette volonté de réalisme a cependant le défaut de ses qualités avec parfois un rythme un peu trop lent qui nuit un peu à la narration, sans que cela ne desserve la qualité globale. « Dossier 137 » est de nouveau une réussite sur un sujet, très peu abordé dans le cinéma policier. Note : 14/20
Bon le film il casse pas des branche .. Mais ce qui me dérange ces la façon dont ces tournées pour cracher sur la police .. Film très engagée politique.. Donc vraiment peut d intérêt a par attiser la haine ....
Le film avait la volonté de se vouloir impartial, il est pourtant à charge selon moi. Léa Drucker porte le film et donne la réplique à des acteurs plutôt tiedasses, presque amateur pour certains.
On ne s'ennuie jamais devant ce dossier 137, et les forces contraires contre lesquelles se bat le personnage joué par Léa Drucker, comme toujours excellente. Néanmoins, on aurait aimé que l'affaire se révèle un peu plus nuancée, Dominique Moll redoutant de passer pour un Cédric Jiménez