6970 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
662 critiques spectateurs
5
88 critiques
4
368 critiques
3
133 critiques
2
41 critiques
1
15 critiques
0
17 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Triskeriaki
11 abonnés
203 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 26 mars 2026
Dossier 137 est un film d'enquête maîtrisé sur des membres de police qui sont allés trop loin au cours d'une manifestation. Le style est sobre, proche de Enquête sur un scandale d'Etat, et j'ai beaucoup aimé le personnage de Léa Drucker, méthodique, rigoureuse, qui a parfois besoin d'entorses au règlement pour accélérer l'enquête.
Ce film montre à quel point il peut être difficile de prouver juridiquement un acte terrible, et ce malgré l'évidence. Les prévenus font preuve d'une intelligence fourbe et Stéphanie a bien du mal à progresser devant tant de mauvaise foi. C'est un film qui parle de la lenteur de la justice, c'est orienté et suggère de profondes lacunes dans le fonctionnement de la DGSE, qui a bien du mal à punir lorsque nécessaire. Quelques images documentaires posent le contexte, grave inquiétant, des violences policières. Si vous aimez les films d'enquêtes, je recommande.
Froide, analytique, la mise en scène épouse parfaitement, à l'instar de l'interprétation millimétrée de Léa Drucker, le travail minutieux d'enquête mené par l'IGPN. Evitant manichéisme ou partialité, à l'inverse de partis politiques ou de personnes à la pensée binaire, le récit atteint un équilibre remarquable entre les différents paramètres de l'histoire, les (res)sentiments opposés, les considérations micro ou macro structurelles. Illustrant la lassitude, la colère, le désarroi des protagonistes aux motivations et actions compréhensibles (sans que cela les rende nécessairement excusables), l'intrigue réussit à nous faire percevoir deux visions du monde distinctes, antagonistes, irréconciliables (?). Un constat amèrement lucide.
excellent film inspiré d'un fait divers. entièrement porté par Léa Drucker, le film décortique le déroulement de l'enquête. j'en suis ressorti, scandalisé devant le laxisme de la justice envers les forces de l'ordre. On ne connait pas la fin du verdict, mais nous fait réfléchir à notre chère police, et ses libertés envers les manifestants.
Dominik Moll parvient encore à surprendre et nous livre un thriller exceptionnel et bouleversant dont la sobriété, l'intelligence et le rythme le rapproche du chef d'oeuvre. On n'est pas loin du film parfait, le film qui passionne, qui intrigue. qui émeut, qui fait sourire, qui fait souffrir et qui fait reflechir. il questionne notre rapport à la violence, à la police et à la justice. Un film nécessaire qui refuse la simplicité et qui élève le débat. Léa Drucker est exceptionnelle.
Après la réussite de « La Nuit du 12 », césar du meilleur film en 2022, Dominik Moll retrouve le milieu de la police française en se plaçant non pas du côté de la police criminelle mais du côté de l’IGPN, plus connue sous le qualificatif de la « police des polices ». La style du réalisateur est rapidement identifiable avec une sobriété dans le jeu d’acteur et la froideur de la réalisation qui donne au film un côté désespéré. En ancrant son scénario dans le réel et une période contemporaine et proche (les émeutes des gilets jaunes de 2018), comme il avait pu le faire sur le fait-divers de « La Nuit du 12 », le réalisateur fait le choix du réalisme. Ici, pas d’enquête riche en rebondissements et en action. Le film propose une reconstitution progressive des faits avec une méticulosité probablement proche du véritable travail d’enquête. Le scénario a aussi la qualité de ne pas choisir un camp. Pas de « police bashing » excessif ou de glorification ou de défense non justifiée de la Police, la nuance est de rigueur. La réalisateur met en avant aussi la lourdeur administrative des procédures et de la justice où un rien peut faire basculer la légitimité d’une enquête voire d’un procès à venir. Cette volonté de réalisme a cependant le défaut de ses qualités avec parfois un rythme un peu trop lent qui nuit un peu à la narration, sans que cela ne desserve la qualité globale. « Dossier 137 » est de nouveau une réussite sur un sujet, très peu abordé dans le cinéma policier. Note : 14/20
Bon le film il casse pas des branche .. Mais ce qui me dérange ces la façon dont ces tournées pour cracher sur la police .. Film très engagée politique.. Donc vraiment peut d intérêt a par attiser la haine ....
Le film avait la volonté de se vouloir impartial, il est pourtant à charge selon moi. Léa Drucker porte le film et donne la réplique à des acteurs plutôt tiedasses, presque amateur pour certains.
On ne s'ennuie jamais devant ce dossier 137, et les forces contraires contre lesquelles se bat le personnage joué par Léa Drucker, comme toujours excellente. Néanmoins, on aurait aimé que l'affaire se révèle un peu plus nuancée, Dominique Moll redoutant de passer pour un Cédric Jiménez
Une enquête sérieuse comme nous a déjà proposé le réalisateur Dominique Moll ( La Nuit du 12 ) situé au moment des manifestations des Gilets jaunes. Des émeutes qui avaient suscité violences de part et d'autres. Léa Drucker, récompensée du César de la meilleures actrice, livre une prestation forte et sincère en policière de l'IGPN, surnommée " Boeuf-mode" en raison de leur façon de cuisiner longuement ceux qui sont incriminés. Le film est un poil trop long mais reste intéressant jusqu’à une fin intelligente sans facilité. Un bon film.
Une enquête intéressante, racontée avec justesse. Léa Drucker y montre tout son talent : bien que son rôle et son environnement soient relativement simples, le ton et les émotions qu'elle imprime sont impressionnants de profondeurs. Il ne faudrait pas pour autant que les faits en cause, matière à scénariser le film, véhicule un message généralisant les méfaits policiers, ce que certains seraient susceptibles de croire quand je lis, par exemple "Un film tendu qui en dit long sur l’état de la police et de notre société".
Ça commence comme un fil. Tendu. Fragile. On croit que ça va tirer droit. Ça bifurque. Ça s’égare. Entre dire et cacher. Le film veut du mystère. Demande une direction. La caméra observe. Elle ne lutte pas. Elle ne transpire jamais vraiment avec les personnages. Ce genre d’histoire, ça ne se raconte pas. Ça se traque. On attend du nerf. Du danger dans les cadres. Une sensation de perte de contrôle. Mais tout reste tenu. Alors l’intrigue avance, mais sans pression réelle. Comme si tout pouvait s’arrêter sans conséquence. Et la fin… Elle ne tranche pas. Elle se retire. Pas de coup. Pas de trace. Dossier 137 n’est pas vide. Il y a une idée. Un climat. Une envie de trouble. Jamais une expérience. Un film qu’on regarde. Pas un film qu’on traverse.
alors ça c 'est du film et ça fait quelque chose quand c'est fini c 'est vraiment une très bonne idée d' avoir fait ce film et ça fera certainement voir ce type d événement avec peu etre un peu plus de recul
le scénario et la réalisation sont un modèle du genre et pour le casting c 'est vraiment du 5 étoiles bref à voir absolument .